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jeudi, 31 août 2006

Le cinéma (et les DVDs) de Jive : Août 2006

Chaque mois, Jive, notre cinéphile quatorzièmois, nous livre ses critiques de DVD... En cette fin août, nous poursuivons pour une dernière chronique estivale avant une rentrée chargée...

Le coup de cœur du mois

13 TZAMETI (MK2)
Réalisateur : Gela BABLUANI - Acteurs : Aurélien RECOING, Georges BABLUANI, Joe PRESTIA

medium_images.2.jpgRésumé : Quelque part, dans un endroit reculé au bord de la mer, Sébastien, 22 ans, répare le toit d'une maison. Le propriétaire meurt après avoir reçu une étrange convocation censée lui rapporter beaucoup d'argent. Sébastien récupère l'enveloppe et décide de prendre sa place. Commence pour lui un jeu de piste qui le mènera jusqu'à un monde cauchemardesque…
Pour en savoir plus allez cliquer sur www.numero13.com

Critique : Voilà le film noir que le cinéma français attendait depuis des années. Un film âpre, dur, silencieux comme le sont meilleurs films de Jean-Pierre Melville. Un ton unique, un parti pris de noir et blanc superbe et une écriture minutieuse font de ce film malgré les défauts inhérents à un premier long métrage, un film « Culte ».
Gela BABLUANI n’est pas un débutant comme les autres il est le fils d’un cinéaste Georgien reconnu, Temur Babluani, primé à Cannes et Berlin. Gela a vécu une bonne partie de son enfance en pleine guerre civil avant d’être envoyé par son père à Paris pour étudier. Dans son cinéma il y’a donc beaucoup de références au cinéma russe dont il a été bercé toute son enfance, une véritable école de la mise en scène et du montage. Alors si vous aimez le cinéma et les films qui vous laissent sur le carreau, précipitez vous sur 13, vous n’êtes pas prêt à oublier ce numéro là.

Bonus :
- Les frères Babluani (27min54) : Un joli moment intimiste entre le réalisateur et frère qui retracent l’aventure de 13, Avant, pendant, et après sa conception. Ils évoquent presque tout : faiblesse du budget, format, mise en scène tant sur le plan narratif que visuel, choix des acteurs et la carrière du film avec beaucoup d’humour.
Le réalisateur dévoile ici sa volonté de faire le remake, (la version américaine devrait être en couleur et choisir une narration différente). Le tout avec les moyens américain et produit par la maison de production de Brad PITT
- Numéro 6 (10min28) : Interview qui donne la parole au n°13 Aurélien Recoing, un acteur épatant, gentil et doux qui contraste fortement avec son personnage.
Un comédien de plus en plus présent dans le cinéma français qui ose prendre des risques et qui trouve toujours encore le temps de tourner des courts métrages. Qu’il soit ici saluer au nom de tous les jeunes réalisateurs.
On apprend comment il a préparé son rôle et qu'il s'assurait personnellement de la sécurité des armes utilisées.
- Scènes coupées (10mns 44) : rien à découvrir de fondamental
- Témoignage d’un survivant + bande annonce (6min11) : Une interview fictive très troublante et dérangeante qui donne un aperçu de la manière dont le réalisateur à orienté sa direction de ses acteurs.

Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 2 :35 - Son : DD : 5.1.  - Durée: 89 minutes - Sortie dvd 23 août

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L E PONT DES ARTS et LE MONDE VIVANT
Réalisateur : Eugene GREEN - Acteurs : Natacha REGNIER, Denis PODALYDES / Adrien MICHAUD, Alexis LORET


medium_images-3.3.jpgRésumé :
/ Le pont des arts : Paris, 1979-1980. Une histoire d'amour impossible entre deux jeunes gens qui ne se rencontrent jamais : l'une est cantatrice tandis que l'autre a découvert sa voix au moment où il allait mettre fin à ses jours.

/ Le monde vivant : Un ogre, pas très bien rasé et disposant de deux enfants vivants dans son garde-manger, veut répudier son épouse pour se marier avec une demoiselle qu'il tient captive dans une chapelle. Deux chevaliers partent le combattre : l'un a un lion, l'autre pas, et tous deux portent des pantalons en toile de Gênes.

Critique : Si les « qui suis-je, que fais-je, où vais-je, dans quel état j’erre» sont les questions que vous vous posez tous les jours alors ces films sont peut être fait pour vous. Pour ma part je suis resté hermétique à cet univers pseudo intello qui prétend posé de vraies questions sur la vie. Bien sur ce cinéma là doit exister mais dire que c’est du cinéma… Là je reste perplexe.
Pourquoi faut il toujours que certains réalisateurs reste scotchés à la Mauvaise « nouvelle vague » ? Je n'ai pas souvenir que Truffaut, Chabrol, Varda, Godard, Lelouch, Malle etc… se moquaient à ce point des spectacteurs. Il y avait une vraie direction d’acteurs, un vrai sens du cadre et de la photo et enfin il y avait de l'humour ce dont manque cruellement cet auteur, a moins que je n’ai pas su saisir ici le second degré dans ces 2 films.

Durée : 2h06, Durée : 1h15 - Format ; 1 :85 DTS et 5 :1 dolby digital - Sortie 26 août 2006

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LE MAITRE DU ZODIAQUE (TF1)
Réalisateur Claude Michel ROME - Acteurs : Claire KEIM, Francis HUSTER, Yannis BARABAN, Patrick BOSSO…

medium_v-PACK-3D-DEF-LE-MAITRE-DU-.jpgRésumé : Le procès de Mathias Rousseau, l'homme qui s'est fait appeler le "Zodiaque", va s'ouvrir. Rappelée en France pour témoigner, Esther Delaître s'installe avec Quentin, l'enfant qu'elle a adopté, chez son frère Jérôme, dans sa maison située sur les rives du Lac Léman en Suisse. Mais la disparition de la petite Lucie Daguerre remet tout en question. La famille de l'enfant disparue dirige l'Institut Daguerre, une école réputée où Mathias avait séjourné quelques mois lorsqu'il était plus jeune. Le "Zodiaque" tire-t-il les ficelles depuis sa cellule ? Est-il victime d'un imitateur ? Cette nouvelle affaire replonge Esther deux ans en arrière...

Critique : Voilà donc la 2ème saison du « carton » de l’été dernier sur TF1. Une série qui souhaite lorgner du côté américain avec des rebondissements « en veux tu en voilà » , des scènes d’actions, un peu d’érotisme, le tout dans décors de rêves.
Deux ans après le cauchemar recommence qui se cache donc derrière la maître du zodiaque ?
A l’arrivée reste quelques scènes déshabillés, 2 au total, c’est maigre. Tf1 avait indiquer une série hot. On est en droit de rester sur sa faim…2 séquences d’actions dont celle dans l’institut privée pour élèves surdoués qu’on peut prendre comme un clin d’œil au film Elephant.
Ce n’est pas la pire des sagas de l'été et c'est même peut être la meilleure. Mais dommage ne pas avoir soigné plus certains personnages et les dialogues et dommage encore une fois d’avoir un générique aussi peu travaillé.
Claire KEIM fait ce qu’elle peut pour sauver les meubles car face à Francis HUSTER, pas facile de ne pas se retenir de rire. Serait il plus drôle que Patrick Bosso ?
Tout sonne faux dans son interprétation. Cela en devient pénible et on se demande bien comment Huster peut prétendre être un si bon comédien. Dire un peu partout dans la presse qu’il ressemble à Jack Bauer de 24 chrono, qu’il à fait de Keller, son personnage, un « samourai » et que son jeux laissera une trace à la Al Pacino dans le parrain 2, c’est tout simplement consternant.

Durée : 405mns 3dvd sur 5 épisodes dans un coffret - Sortie 3 août 2006

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ASH AND SCRIBBS (TF1)
Créé par Nick Collins - Avec Caroline CATZ, Lisa FAULKNER, Jeremy SHEFFIELD

medium_v-Ashets-3d.jpgRésumé : Au-delà de l'apparence paisible des quartiers de Londres, la criminalité prend de l'ampleur. Pour combattre les malfrats, deux femmes veillent sur la ville, l'inspectrice Kate Ashurst et le brigadier Emma Scribbins.

Critique : Ces deux agents de police, très différents, agissent de concert. La première, méticuleuse, travailleuse et obstinée, s'oppose aux méthodes plus instinctives de la seconde. Un duo de glace et de feu qui fait des étincelles tout au long de ses 2 saisons. Un ton à l’humour sauce anglaise qui fonctionne. Une réalisation qui a du puntch et qui sait être originale.
Les crimes rencontrés dans la banlieue de Londres ne ressemblent pas aux autres. En effet, ici tout est possible : du crime passionnel à l'assasinat prémédité, de la basse vengeance aux rancœurs familiales.
Lisa Faulkner vient de la série télé. C'est grâce à son rôle dans MI-5 qu'elle se fait remarquer. On avait pu la remarquer en France dans le tout premier film de Cédric Klapisch, le Péril jeune. Caroline katz tout comme Lisa Faulkner, qu'elle a fait l'essentiel de sa carrière à la télévision.
Bonus : 1 livret de 12 pages , filmographie, bandes annonces

Coffret 2 saisons avec 12 épisodes de 52mns - Format image : 1.33 son : DD2.0 VO et VOST - Sortie dvd 25 août 2006

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La perle du mois

LE REPTILE (Warner)
Réalisateur :Joseph L MANKIEWICZ - Acteurs : Kirk DOUGLAS, Henry FONDA…
NB: ceci n'est jaquette du dvd mais de l'affiche originale

medium_images-1.2.jpgRésumé : Paris Pitman Jr., prisonnier à la forte personnalité, se sert de l'humanisme du nouveau directeur pour préparer son évasion. Il manipule ses co-détenus pour obtenir leur aide.

Critique : Peut être pas le film le plus connu de ce très grand réalisateur mais certainement le plus jouissif, ambigu, une perle d'une méchanceté et d'une intelligence incroyable. Tout y est pour le plus grand plaisir des cinéphiles.
C’est grâce à son frère qui le fait rentrer à la Paramount en la qualité de dialoguiste et scénariste qu’il va devenir un des réalisateurs les plus importants. Il devient producteur à la MGM où il travaille sur plusieurs films dont Fury de Fritz Lang et remplace au pied levé Lubitch tombé malade sur le château du dragon.
Ensuite il va enchaîner quelques chefs d’œuvres dont Chaînes conjugales, Eve, La comtesse aux pieds nus, Jules césar, Soudain l’été dernier etc…Celui dont on disait qu’il était le réalisateur américain le plus cultivé savait aussi naviguer dans tous les genres. Ce reptile est la preuve de son génie et sa direction d’acteurs est des plus impressionnantes.
Un très grand moment de cinéma, à posséder d’urgence

Durée: 2h06 - Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format 2.35 - Son : Mono 1.0 Anglais, Français - Sous-titres : Français - Sortie 9 Août 2006

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L’ HOMME QUI EN SAVAIT TROP PEU (Warner)
Réalisateur : Jon AMIEL - Acteurs : Bill MURRAY, Alfred MOLINA, Johanna WHALLEY KILMER…

medium_images-2.3.jpgRésumé : Wallace a toujours rêvé d'être acteur. Mais pour l'heure, il doit se contenter d'un modeste emploi dans un vidéo club de l'Iowa. Pour fêter son anniversaire, il prend la décision de se rendre à Londres chez son frère cadet, homme d'affaires. Celui-ci craint que Wallace ne gâche un repas organisé avec de riches investisseurs. C'est pourquoi il fait appel à une troupe de comédiens et d'improvisateurs pour occuper la soirée de son frère. Wallace, content de participer à un jeu interactif, se rend dans une cabine téléphonique pour y recevoir ses premières instructions

Critique : Un film drôle, où l'on est tordu de rire du début à la fin, quasiment sans interruption, grâce à la performance de Bill Murray toujours formidable est qui ici, sait être particulièrement inventif dans son rôle de gentil naïf enchaîné malgré lui dans une affaire d'espionnage. Il va se retrouver dans de nombreuses situations qui vont donner lieu à des scènes folles. Totalement hilarant, original et bien mené on suit cette fausse enquête policière avec délice. On en redemande encore et encore!
Dommage de n’avoir qu’une seule et unique piste française qui se montre exécrable car les voix sont trop mises en avant. Quant à l'interactivité, elle est absente et le menu est laid.

Durée : 1h33 - Sortie juillet 2006 - Format image : 1.85 Dolby stéréo français uniquement - Format son : Français Dolby Stéréo

Jive Juillet 2006 pour Paris14info

Plus d'Info :
+ Retrouvez toutes les chroniques et interviews de Jive - notre cinéphile quatorzièmois - dans notre rubrique Cinéma.
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lundi, 10 juillet 2006

Le cinéma (et les DVD) de Jive : juillet 2006

Chaque mois, Jive, notre cinéphile quatorzièmois, nous livre ses critiques de DVD, de ses bons plans... En juillet, nous poursuivons pour une petite chronique estivale avant de vous retrouver en Août. ...D’ici là, bonnes vacances à vous tous ... Jive

LONESOME JIM (MK2)
Réalisateur : Steve BUSCEMI - Acteurs : Liv TYLER…

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Résumé : Las de sa vie de promeneur de chiens à New York, Jim, 27 ans, regagne à contrecoeur l'Indiana rural où il est né. De retour dans sa chambre d'enfant, il retrouve vite les raisons de son départ : l'amour étouffant de sa mère, la présence effacée de son père, les frasques immatures de son oncle. Lorsque son frère est victime d'un accident de voiture, Jim prend sa place à l'usine de ses parents et accepte de s'occuper de ses deux nièces. Sa rencontre avec une infirmière et son jeune fils le déleste de ses propres angoisses et jette sur sa vie ordinaire une lueur d'espoir...


Critique : Un film touchant, bouleversant qui fait passer du rire aux larmes. Une réalisation très sobre, un film à petit budget tourné en quelques jours et à l’arrivée une petite merveille d’émotion voilà ce que vous réserve ce film d’un acteur épatant qu’on aime retrouver chez Quentin Tarantino, Roberto Rodriguez et chez les frères Coën :Steve Buscemi
Tourné en vidéo numérique, dans une esthétique grisâtre maîtrisée, le film met surtout en valeur ses comédiens
A commencer par le rôle de Jim, écrivain raté, incapable à la fois d'écrire et de se suicider comme Hemingway et la mère, masquant mal son désespoir sous une apparence résolument souriante et optimiste, qui impressionne le plus par le naturel déchirant de son jeu.


Bonus : Lonesome Steve : interview exclusive avec le réalisateur 15') / Kirby's kong : court-métrage, inspiré par un des figurants du film. (6') / Bande-annonce (1'46)

Image : 16/9 compatible 4/3 – Format 1 :77 - Son : VO stéréo 5.1 - Durée: 110 minutes


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BACKSTAGE (TF1)
Réalisateur : Emmanuelle BERCOT - Acteurs : Emmanuelle SEIGNER, Isid LE BESCO

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Résumé : Lucie, 17 ans, est une adolescente "ordinaire". Sa mère, collectionneuse d'autographes, voue un véritable culte à un tas de vedettes et consacre tout son temps libre à ses activités de fan. Mais Lucie, elle, ne disperse pas ses sentiments. De star dans son coeur, dans sa tête, il n'y en a qu'une. Tout le monde le sait. Ses photos recouvrent les murs de sa chambre, les pages de son cahier de texte. Un jour, son destin va la conduire à pénétrer dans la vie de son idole.

Critique : Sélectionné à Venise en 2005, c’est la 3e fois que la réalisatrice retrouve sa comédienne fétiche Isid Le BESCO pour évoquer une nouvelle fois l’adolescence. Cette fois elle plonge son héroïne dans le monde factice du show business. Peu de films se sont intéressés au phénomène des fans si ce n’est le raté fan de Tony Scott. E. Bercot décortique les rapports entre stars et fans... mais aussi sur les dessous du show-business. La réalisatrice nous montre avec brio que la notoriété peut rendre fou, que ce soit l'artiste ou ses fans. Il y’a Beaucoup de clin d'oeil à la carrière d’une chanteuse rousse que je ne nommerai pas… dommage que le film vers la fin s’enlise et que le portrait ne soit pas plus agressif sur ces pseudos stars de la musique où tout est basé sur le marketing et l’image.

Bonus : les coulisses du film : le concert, l’enregistrement de l’émission…

Durée : 1h55 - Format ; 1 :85 DTS et 5 :1 dolby digital

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BULLITT et la HORDE SAUVAGE (Warner)
Réalisateur : Peter YATES et Sam PECKINPAH - Acteurs : Steve MCQUEEN, Jacqueline BISSET - Willaim HOLDEN, Ernest BORGNINE, Warren OATES

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Résumé : Bullitt, un lieutenant de police, est chargé par un politicien ambitieux de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique. Malgré les précautions prises par Bullitt et ses hommes, Ross est grièvement blessé, puis achevé sur son lit d'hôpital. Bullitt s'aperçoit alors que la victime n'était pas le vrai Ross...

Résumé :  La Horde Sauvage / Au sud du Texas, Pike Bishop et ses hommes s'apprêtent à attaquer les bureaux de la compagnie de chemin de fer. Mais Duke Thornton et ses chasseurs de primes les attendent au tournant. Un bain de sang se prépare

Critique BULLITT : Événement que les ressorties collector de ces deux monstres de cinéma qui ressortent dans des copies éclatantes et restaurées aux petits oignons et bourrés de suppléments.
Est il encore utile de présenter l’inspecteur Bullitt dans ce qui reste une des plus belles poursuites de voitures à ce jour jamais filmée car filmé en temps réel

Un scénario un rien complexe et assez tordu mais dont l’atout est le charisme de Mcqueen qui fait de ce film une référence du polar urbain. La cool attitude du héros sur la music indémodable de Lalo Schiffrin reste à jamais gravée dans la mémoire collective : c’est ce qui s ‘appelle un film Culte.


Critique LA HORDE SAUVAGE : Même si vous n’aimez pas le Western et si vous ne deviez en regarder qu’un seul dans votre vie c’est bien La Horde sauvage. Un opéra de violence dont la scène finale ferait rougir encore aujourd’hui bien des cinéastes. Une mise en scène exemplaire et une direction d’acteurs vénéneuse font de ce film une des référence du cinéma d’aujourd’hui.

Bonus Bullitt : commentaires du réalisateur Peter Yates - Steve MC QUEEN, cool par excellence : documentaire inédit mais un peu trop formaté à mon goût - Avant-garde : la magie du montage : intéressant pour comprendre se fabrique un film après l’avoir tourné.

Bonus Horde sauvage : commentaires audio Nick Redman Paul Seydor - Scènes inédites : pas très nombreuses ni passionnantes - L’ouest selon Sam Peckinpah : documentaire rare + 2 beaux documents d’archives sur le tournage : indispensable à visionner

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ATTENTION LES YEUX

INSEMINOID, L’ EVENTREUR DE NEW-YORK, L’ENFER DES ZOMBIES NEO PUBLISHING

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3 Joyaux de cinéma bis ressortent dans les bacs dans des masters presque impeccables. Le 1er s’inscrit dans la lignée des films qui ont surfé sur le film Alien mais qui a le mérite de s’en démarquer en y apportant son lot de scènes chocs, perverse, voire gore. Le pitch du réalisateur Norman J Warren est assez simple,  une femme se fait violer par un ver extraterrestre tue et dévore son équipage avant d’enfanter 2 horribles jumeaux… Génial. Bref on est dans le n’importe quoi mais ce qui fait la réussite de ce film comme des 2 autres joyaux c’est leur mise en scène et leurs trouvailles dans les soins apportés aux cadres et la lumière.

Après le space opéra gore plongez vous dans la douce ville de NEWYORK ou un Serial Killer qui parle comme un canard s’en prend à de jolies femmes de jour comme de nuit. Les années 80 sont pleins de thrillers urbains comme les tout premiers Abel Ferrara. Lucio Fulci grand spécialiste de films de genres plonge sa caméra dans un NEW YORK rarement filmé de cette façon-là. On assiste presque à un documentaire et c’est ce qui fait la qualité première de ce film. C’est violent, gore, érotique, un vrai film subversif comme on ne sait plus les faire avec toujours des belles idées de cadrages et de mise en scène inventive.

Pour finir en beauté, voilà le fameux ZOMBIE du toujours Lucio FULCi qui se place lui comme la suite du film de Romero. Souvent rebaptisé ZOMBIE 2 Fulci revient ici aux sources du mythe du Zombie en plaçant son action aux Antilles dans l’univers sacré du Vaudou. Sur une île des Antilles, une épidémie transforme les habitants en zombies cannibales. La scène d’introduction est un pur moment d’angoisse ainsi que la scène finale que ne renierait pas le maître du genre Georges A Romero et sa fameuse trilogie des morts vivants. Ne pas rater cette séquence du requin et du Mort vivant, du jamais vu et ça fonctionne bien grâce là aussi à la maîtrise de la mise en scène et des superbes maquillages. L’affiche est bien plus sobre aujourd hui en DVD

Fans de film d’horreurs précipitez vous sur ces perles incontournables du cinéma bis. Vous pourrez enfin jeter vos vieilles VHS des années 80

Jive juillet 2006

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