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samedi, 27 juin 2015

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Kiki

 Un spectacle musical de grande qualité d'Hervé Devolder évoquant la vie de Kiki née en 1901 et surnommée " la reine de Montparnasse". Muse, modèle, peintre, actrice de cinéma, chanteuse, amuseuse de cabaret, amante d'artistes célèbres, Kiki quitte l'école à 13 ans sur l'initiative de sa mère. Elle travaille d'abord comme apprentie, puis est bonne à tout faire chez une boulangère. Mais mal traitée, elle se rebelle et est renvoyée. Elle se dispute avec sa mère qui la chasse de chez elle, après qu'elle a posé pour un sculpteur. Elle est alors recueillie par le peintre Chaïm Soutine. Concubine du peintre juif polonais Maurice Mendjizki, puis compagne et modèle préférée de Man Ray, Kiki écrira ses mémoires à moins de 30 ans. Ce livre sera refusé aux Etats-Unis par les autorités douanières pour cause de propos jugés "scabreux".

A 33 ans, son poids est de 80kg. Ce qui ne l'empêche pas de poser pour le peintre Per Grogh qui trouve sa " croupe très belle". Après avoir fondé son propre cabaret, et s'être libérée de la drogue grâce au pianiste et accordéoniste André Laroque, elle meurt en 1953. Il semblerait que seul Foujita ait assisté à son enterrement.. Les souvenirs de cette star dormiront 65 ans avant d'être publiés..

L'actrice Milena qui la représente est tout simplement sensationnelle. On croirait vraiment la vraie Kiki. D'une part, la ressemblance physique est frappante, et d'autre part elle a une manière si gaie et si vivante de se confier au public qu'on a  vraiment l'impression d'être au milieu des " années folles". Accompagnée au piano par Ariane Cadier, Milena Marinelli chante également très bien. Le joli timbre de sa voix réchauffe toute la salle. Bref c'est un moment délicieux..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre de la Huchette 23 rue de la Huchette

Métro : Saint-Michel

05:55 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 18 juin 2015

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Dali, conférences imaginaires

 Excellente performance de Philippe Kieffer dans le rôle de Dali. Que ce soit côté aspect physique ou côté verve spirituelle et humoristique. D'après un texte brillant et une mise en scène astucieuse de Christophe Gauzeran, ce comédien incarne un Dali provocateur, attiré par le sens de l'exagération et par la subversion. 

On apprend sa profonde admiration pour Raphaël et Vermeer, et on l'écoute faire une introduction de la laideur au sein de l'art moderne. Se faisant appeler " Divin Dali" par celui qui l'interroge, il reconnaît volontiers sa mauvaise foi. Et fait l'éloge de Picasso qu'il estime être le plus grand génie du monde contemporain après lui. " Le surréalisme c'est moi" affirme t-il en toute modestie.

Sa mésentente avec André Breton et son amitié avec Paul Eluard sont également retranscrites sur scène. Pendant presque deux heures, on est happé par ce flot de paroles et ce délire verbal. En revanche, sa femme Gala n'est pas évoquée ce que le Dali imaginaire regrette. L'occasion peut-être un jour d'une nouvelle pièce..

Ce spectacle enchantera aussi bien les admirateurs de Dali, que ceux qui ne le connaissent que superficiellement. En effet, que l'on aime ou pas ce peintre, sa personnalité quelque peu extravagante vaut le coup d'être évoquée.. C'est ce qui ressort de cette soirée où l'art pictural est bien mis en valeur..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos : Studio Hebertot 78 bis bd des Batignolles

Métro : Villiers ou Rome

dimanche, 14 juin 2015

CD Zola "humaniste révolté"

 

Après la soirée consacrée à Emile Zola qui a eu lieu fin avril 2014, voici le CD. La soirée était un véritable enchantement, et avec ce CD on retrouve bien l'atmosphère de ce délicieux moment. La vie de Zola est retracée de manière précise, vivante, variée : Anecdotes sur ses amitiés et rencontres, analyse de ses divers combats notamment l'affaire Dreyfus, des différentes  étapes de sa carrière et de sa vie affective, extraits de textes, de lettres, résumés de certains de ses livres. 

Plaisantes sont les intonations de voix et la diction. Quant aux morceaux de musique de compositeurs tels que Chopin, Schubert, Debussy, Prokofiev, ils accompagnent plus qu'agréablement les différents tableaux. Un bel hommage à ce romancier, homme de théâtre, critique d'art, journaliste, photographe dont l'œuvre est toujours bien d'actualité..

Agnès.Figueras-Lenattier

 Lire Autrement : 01-45-26-36-10

www.lire-autrement.com

jeudi, 28 mai 2015

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Coiffure et confidences

 "Coiffure et confidences"  est l'adaptation de "Steel Magnolias", pièce à l'origine du film  "Potins de femmes" avec Julia Roberts, Sally Field et Shirley Maclaine. C'est Robert Harling originaire de Louisiane qui a écrit" Steel Magnolias", après la mort tragique de sa jeune sœur diabétique.

Pour "Coiffure et confidences" le lieu un salon de coiffure à Paimpol, les personnages six femmes d'âges différents toutes aussi pimpantes et souriantes les unes que les autres. La grande diversité de leur habillement et de leur style se dessine bien sur scène, et leur énergie fait plaisir à voir.

Thérèse la patronne dont la devise est " La beauté est à la portée de n'importe quelle tête" partage des confidences avec quelques fidèles clientèles. La plaisanterie est de mise, mais l'épreuve que traversent Jeanne et sa fille Magalie est là pour tempérer cette bonne humeur.  C'est une comédie dramatique où l'on ne rie pas à gorge déployée, mais qui laisse un agréable souvenir malgré une fin douloureuse. L'ombre de la solidarité féminine est là pour amoindrir les peines, et l'interprétation des comédiennes forme un ensemble harmonieux. Ce n'est pas un moment impérissable, mais ça se laisse voir. Et ça dure tout l'été..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre Michel 38 rue des Mathurins

Métro : Havre Caumartin

12:08 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 12 mai 2015

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Du domaine des murmures

 

Nous sommes en 1187 au domaine des Murmures en Franche-Comté. Le châtelain a une fille de 15 ans, qu'il oblige à se marier avec " Lothaire-Le-brutal". Mais celle-ci s'élève contre la volonté de son père, et le jour de la noce, se tranche l'oreille. Choisissant d'épouser le christ et sous la protection de l'église, elle est emmurée vivante. Neuf mois plus tard, naît son fils qui porte les stigmates du christ. Elle est prête à tout pour le sauver..

Ce spectacle est tiré du roman de Carol Martinez qui a obtenu le prix Goncourt des lycéens en 2011. Finement adapté et mis en scène par José Pliya, superbement joué par Valentine Krasnochok, c'est un pur moment de poésie et de mysticisme. Le texte plein de force, imagé, allié à la puissance de l'interprétation traduit bien l'amour hors du commun qu'éprouve la jeune fille pour son fils. Et son immense douleur devant ce qu'il subit. Ses mots pour son père sont également terribles, et le chant de Hildegarde de Bingen accompagne agréablement tous ces instants nantis d'une intense spiritualité. Au sol du gravier. Par moment la comédienne tout en interprétant son rôle, frappe deux cailloux l'un contre l'autre. Deux éléments qui donnent du piquant à son jeu.

Une initiative en revanche pouvant se révéler un peu dommage, une amplification sonore de temps à autre à l'aide d'un micro. Cela ne semblait pas forcément nécessaire, la voix de la mère étant assez forte pour créer une belle atmosphère sur scène. Et faire résonner les diverses sensations qui l'habitent. C'est le seul reproche que l'on peut faire à propos de ce beau monologue et de cette jolie soirée..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos : Théâtre de Poche 75 bd du Montparnasse

Métro : Montparnasse bienvenüe

08:00 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : révolte, fils, christ, douleur

samedi, 09 mai 2015

Frederique Nalpas pianiste et peintre

Frederique Nalpas détentrice de la médaille du talent des Arts d'aujourd'hui, et de la médaille d'Argent de l'Académie Arts-Sciences-Lettres propose des performances, Couleur tango, des prestations pianistiques de ses œuvres sur écran géant. Sa démarche picturale aux couleurs vives, s'inspire de la musique avec danse, sensualité,et amour. Du 11 au 26 mai, elle exposera au Centre des Amandiers 11O rue des Amandiers Paris 20ème. En juin, juillet, août, elle sera présente à Art'Immo 46 rue de Ménilmontant, et l'on pourra voir en juillet ses pastels au Centre Annam 4 rue d'Annan Paris 20ème. Enfin, elle participera à l'Exposition universelle de Milan en juillet, août septembre 2015.

frederiquenalpas.com : 06-64-18-80-68

 

lundi, 04 mai 2015

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

ADN Alexandra David Néel

 

Alexandra David Néel d'abord cantatrice, puis exploratrice du Tibet et de l'Asie, journaliste, écrivain, est morte centenaire le 8 septembre 1969. 1ère femme d'origine européenne à séjourner à Lhassa au Tibet, elle a appris le sanskrit et le tibétain ancien. C'est elle qui a importé le bouddhisme en Europe.

Marianne Zahar a choisi de la représenter dans un spectacle qui est loin de laisser indifférent. Au moyen d'un texte astucieux et instructif qui mêle spiritualité et science, elle nous révèle quelques-uns des secrets de cette grande dame qui quelque part a contribué à la libération de la femme. Ainsi entrons-nous d'un côté dans une explication du monde de la physique quantique avec de sérieux personnages comme Max Planck et Albert Einstein. Et de l'autre dans les sphères de la méditation profonde où réside le secret d'abandonner toute pensée imaginative et les semences qui les engendrent.

Marianne Zahar qui joue adroitement avec sa voix et son corps nous guide vers  le chemin de l'amour absolu sans l'existence du bien ni du mal. La vibration d'amour résonne sur scène, et l'on est profondément touché. Cette actrice également metteur en scène a ressenti cette création comme un besoin, une nécessité. " J'ai juste eu l'impression d'avoir été à l'écoute du plus profond de moi-même, en y cherchant sinon une réponse, du moins une ouverture. Et l'on peut dire que cette recherche de quête intérieure se révèle contagieuse. On n'a qu'une envie se plonger dans les arcanes de la pensée d'Alexandra David Neel pour mieux entrer en nous-même..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos : Théâtre du Gymnase 38 bd Bonne-Nouvelle

Métro : Bonne Nouvelle, Strasbourg Saint-Denis

08:24 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 27 avril 2015

Chevallier Laspalès

 

Toujours autant de talent et de verve chez ces deux complices qui viennent de faire découvrir leurs nouveaux sketches au public de l'Olympia. Parmi ceux-là : le GPS, le mariage gay, les critiques de cinéma, la maison de retraite, la Chine et son canard laqué. Un duo irrésistible à l'humour acide et n'épargnant personne actuellement en tournée dans toute la France.

Plus d'infos :

Zéniths en automne 2015, Espace Cardin du 17 décembre 2015 au 6 janvier 2016 et Palais des Sports le 30 et 31 janvier 2016.

 

A noter également la reprise de l'excellent spectacle de Daniel Mesguish et de son fils William

"Pascal Descartes " au Théâtre de Poche Montparnasse. (Critique faite en septembre 2014)

A.F.L

dimanche, 05 avril 2015

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Le jardin du prophète

 

Bonne initiative de la part de Nordine Marouf d'avoir adapté et interprété pour la première fois au théâtre " Le jardin du prophète" (tiré de la trilogie " Le prophète, le jardin du prophète, la mort du prophète) de Khali Gibran poète libanais mort en 1931.

C'est un très beau texte imagé, source de métaphores qui parle de la relation de l'homme avec l'univers. Sont évoqués le pouvoir de la nuit, la laideur, Dieu, la réalisation de soi, la solitude… On y voit le reflet du soleil dans une goutte de rosée, et l'on imagine le chant des oiseaux et des feuilles. L'acteur a travaillé un an sur ce texte, et les bruits pleins de force qui accompagnent sa mise en scène sont bien choisis. Nordine Marouf avait pour but d'initier le profane et c'est tout à fait réussi. On a qu'une envie approfondir la lecture, et découvrir la musique de ce poète enchanteur.  Un petit défaut cependant : la diction du comédien qui n'est pas toujours parfaite car un peu saccadée... Mais les mots et l'atmosphère générale nous font un peu oublier ce petit inconvénient..

Agnès Figueras-Lenattier

`Plus d'infos :

Guichet Montparnasse 15 rue du Maine

Métro: Montparnasse Bienvenüe, Edgar Quinet

mardi, 31 mars 2015

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Mémoires d'un vieux tsigane

 

Claquettes, danse, chant et théâtre sont au cœur de ce spectacle frénétique et artistiquement très réussi.  L'âme tsigane est là bien présente devant nos yeux et l'on se régale de la beauté des costumes et de l'agilité des danseurs et danseuses. La chanteuse accompagnée par un guitariste nous ensorcelle par sa puissance et sa virtuosité.  En même temps, le vieux tsigane se remémore ses souvenirs avec émotion et les périodes fastes comme les périodes les plus noires se reflètent sur la scène avec brio.  Bravo à Pétia Iourtchenko qui aidé d'une musique rythmée et entraînante, dirige cette troupe de main de maître. Et nous invite à voyager dans un autre monde. A découvrir absolument. Du 31 mars au 4 avril

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre de Ménilmontant 15 rue du retrait

Métro : Gambetta