mardi, 16 mars 2010

Animations photographiques autour de la rue Daguerre

L'association "Photoclub Paris-Val de bièvre" fète, ces jours-ci, ses 60 ans autour de la rue Daguerre, du nom de ce précurseur de la photographie.
 
Après un studio éphémère samedi dernier, une exposition se tient désormais jusqu'au 28 mars tout le long de la rue, avec le concours des commerçants du secteur.
Dans 41 boutiques de la rue Daguerre ou à proximité, à la maison des associations du 22, rue Deparcieux et à la galerie du Photoclub, 28ter rue Gassendi, sont ainsi exposées 220 images de photographes du club.
 
Le dernier week-end, du vendredi 26 à 11h au dimanche 28 à minuit, un "marathon photographique" sera ouvert à tous.
 
Nicolas Mansier

Plus d'info :
+ vous trouverez de plus amples détails (notamment sur l'inscription au "marathon") sur le site suivant : http://www.photo-bievre.org/60ans/

 

lundi, 15 mars 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules

 

En 1997, Philippe Delerm va se faire connaître grâce à son recueil de nouvelles «  La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules ». Marc Rivière scénariste et réalisateur a décidé de l’adapter au théâtre et de le mettre en scène. Cette idée lui est apparue comme une nécessité première. « Le bonheur doit se faire partager » écrit-il. C’est sa première mise en scène. Avec l’aide précieuse de Jean-Louis Foulquier créateur des Francofolies de la Rochelle , homme de radio et acteur de cinéma, il  exploite avec brio ce texte.  Jean-Louis Foulquier à la voix claire et agréable dit les mots de Philippe Delerm avec jubilation et on sent qu’il apprécie les phrases qu’il énonce. Il le dit lui-même, il adore ce livre. Par moment son visage s’illumine , il sourit. A d’autres instants, il se fait jouisseur et fait résonner avec sensualité les petits plaisirs intimes de la vie. Comme par exemple écosser des petits pois, déguster les gâteaux du dimanche, sentir un couteau gonfler dans sa poche, voir les clients d’un restaurant loucher sur son assiette lorsqu’on se fait servir un banana split. Ou encore sentir l’odeur des pommes, ou siroter sa première gorgée de bière... Autre personne remarquable dans ce spectacle la jolie et gracieuse Maëva le Berre. Elle accompagne délicieusement Jean-Louis Foulquier. Et donne l’impression tellement elle est habile de faire l’amour avec son violoncelle. Sans compter les autres instruments qu’elle fait tinter avec douceur et délicatesse. Bref c’est un trio qui doit sûrement réjouir l’auteur car ses nouvelles sont bien mises en valeur. C’est une autre manière de les considérer et ça donne envie à ceux qui ne les connaissent pas de se plonger dedans.. Un seul regret cependant, le fait que tout passe par l’intermédiaire d’un micro invisible. Il aurait sans doute été préférable de savourer ce spectacle sans artifice..

 Agnès Figueras-Lenattier

Plus d’infos :

Théâtre du Rond-Point 2 bis av. Franklin-Roosevelt

Métro : Franklin-Roosevelt

 

10:57 Ecrit par Agnès Figueras-Lenatier dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelles, plaisirs simples de la vie

samedi, 13 mars 2010

Le chien d'en face en concert à l'entrepôt, samedi 13 mars à 21h30

Le chien d'en face

lechiendenfacenew.jpgJonglant avec les mots, les instruments, les atmosphères et les influences, le Chien d’en Face nous livre une mosaïque d’impressions et d’images qui font naître de jolis contes urbains, dans la droite lignée de ces groupes qu’ils ont accompagnés sur scène (la rue Ketanou, Mon côté punk ou Karpatt). «Il y a en cette meute le sens de la mélodie, de l’écriture, de paroles entêtantes. On dira, c’est immanquable mais vrai, que ce groupe... ne manque pas de Chien [...]» (Chorus, 2009).
Sam 13 : O de Mars, Justine Jérémie - Pierrot Panse - Le Chien d’En Face

En savoir plus:
+Le chien d'en face, en concert à l'entrepôt samedi 13 mars à 21h30. Entrée 7€

>
http://www.lentrepot.fr/

Lecture musicale "Un printemps couleur femme", mardi 16 mars à 19h15 dans la galerie de l'entrepôt

Un printemps couleur femme

entrepot_printemps_visuel2.jpgDans le cadre du Printemps des Poètes, une fresque poétique dite et chantée par Simone Hérault et la participation exceptionnelle de Gilbert Laffaille, accompagné au piano par Nathalie Fortin
A fleur de mots, qu’elles soient poètes ou héroïnes, de l’insolence jusqu’au désir, de l’oppression à la liberté, ces femmes s’expriment avec passion. Une lecture proposée par la Cie Lire Autrement et en partenariat avec la Mairie du 14ème.
(Image : Copyright Irène Sheri Pier side gallery ,Californie USA)

En savoir plus :
+ Lecture musicale "Un printemps couleur femme" dans la galerie de l'entrepôt, mardi 16 mars à 19h15. Entrée libre!

>
http://www.lentrepot.fr/

mercredi, 10 mars 2010

Prochaine séance du ciné-quartier Mouton-Duvernet ce mardi 16 mars

RaisinsDeLaColere.jpgLe conseil de quartier Mouton-Duvernet a le plaisir de vous convier mardi prochain à la prochaine séance de son ciné-quartier autour du film "Les raisins de la colère" réalisé en 1940 par John Ford avec Henry Fonda, Jane Darwell, John Carradine,…
Dans l'Amérique des années trente, la grande dépression touche toute la population. Expropriée de ses terres, une famille de fermiers traverse les États-Unis vers la Californie dans l'espoir de retrouver travail et dignité ...
Un grand classique du cinéma inspiré d’un grand classique de la littérature.
Nicolas Mansier

Plus d'info :
+ Cette séance est ouverte à tous. Elle a lieu le mardi 16 mars à partir de 19h30 au cinéma Le Denfert (24, place Denfert Rochereau). Le prix d'entrée est de 4 euros, le film est suivi d'un débat.
+ Pour être informé(e) régulièrement des séances mensuelles, vous pouvez vous inscrire à l'adresse : conseil_mouton.duvernet@yahoo.fr (la séance suivante est prévue le 13 avril 2010 avec le film "Soleil trompeur" , de et avec Nikita Mikhalkov).

samedi, 06 mars 2010

Lecture "La poésie dans le monde...le monde dans la poésie" à l'entrepôt, mardi 9 mars à 19h15

"La poésie dans le monde...Le monde dans la poésie"

Dans le cadre du Printemps des Poètes, Ira Feloukatzi organise cette lecture-rencontre, lecture de poèmes d'ici et d'ailleurs sur le thème de l'année "couleur femme", par des représentants et des journalistes de l'APE (Association de Presse Etrangère).
Lecture par : Ira Feloutakzi, Missawa Kano, Agnieska Kumor, Ruggero De Pas, Michela Secci et Giovanna Serravalle.
Contribution musicale : Sandrik de Davrichewy, Peter Gaskell.

+ Lecture poétique "La poésie dans le monde...le monde dans la poésie" dans la galerie de l'entrepôt, mardi 9 mars à 19h15. Entrée libre!
>
http://www.lentrepot.fr/

Vernissage de l'exposition "Dominique Maurizi" à l'entrepôt, mercredi 10 mars 2010 à partir de 18h

Vernissage de l'exposition de peintures de Dominique Maurizi

DSCF1210-detouree.jpgDes études en philosophie, lettres et beaux-arts ont fait de Dominique Maurizi une artiste aux multiples facettes, s'illustrant aussi bien dans ses écrits que dans la peinture ou la photographie. Et, c'est dans la peinture que Dominique Maurizi exprime son rapport à la musique et la philosophie.

+Vernissage de l'exposition de peintures de Dominique Maurizi  dans la galerie de l'entrepôt, mercredi 9 mars à partir de 18h. Entrée libre!
>
http://www.lentrepot.fr/

mardi, 02 mars 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Le chandelier

 

«  Le chandelier est une pièce qu’Alfred de Musset a remanié trois fois. Elle a été écrite en 1835 et jouée seulement en 1848. Interdite par la censure «  Le chandelier » raconte l’histoire de Jacqueline mariée à un vieux notaire et qui a un amant. Ce dernier lui conseille pour détourner les soupçons de son mari de se servir d’un « chandelier ». Cette jeune femme  va suivre son conseil et avoir recours à un adolescent très épris d’elle. Celui-ci sait qu’il risque sa vie, mais par amour il est prêt à tout..

La pièce est interprétée par des acteurs de la compagnie Le théâtre du Trèfle, une équipe qui défend le travail collectif. Et cela donne effectivement un bel ensemble. Les comédiens utilisent leur corps de manière quasi permanente pour faire ressortir le joli texte d’Alfred de Musset. Comme le résume le metteur en scène  Marie-Claude Morland , c’est une écoute physique et sensuelle des mots. Le décor est constitué essentiellement d’un piano, objet permettant aux comédiens de laisser parler leurs fantaisies corporelles.  Ce jeu très physique n’empêche pas l’amour, le désespoir amoureux, et le flou des sentiments  de ressortir sur scène. C’est un spectacle pouvant déplaire à ceux qui préfèrent un théâtre plus statique, mais il a le mérite de respecter le texte et de donner au corps une place de premier choix.. 

          Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre Dame des Champs

Métro : Vavin ou Notre Dame des Champs

14:06 Ecrit par Agnès Figueras-Lenatier dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, désespoir, jeu corporel

samedi, 27 février 2010

Lecture sur "Pessoa" par Zygmunt Blazynsky et Catherine Mery à l'entrepôt mardi 2 mars 2010 à 19h15

Pessoa

pessoa jeune.jpgPessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l’on n’a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d’une oeuvre informe, inachevée, mais d’une incomparable beauté.
Une lecture proposée par le Théâtre du Regard et la Compagnie Art et Latte.

En savoir plus :

+ Lecture poétique "Pessoa" dans la galerie de l'entrepôt, mardi 2 mars à 19h15. Entrée libre!

>
http://www.lentrepot.fr/

dimanche, 21 février 2010

La splendeur des Camondo

L'exposition retrace le parcours de la famille Camondo. Promoteurs du progrès, les Camondo ont un grand rôle culturel et politique dans l'évolution des institutions ottomanes.

En 1867-1868, la famille Camondo décide de s'installer à Paris afin d'y établir sa banque.
En 1870, les deux frères, Abraham-Béhor et Nissim acquièrent deux propriétés au 61 et 63 rue de Monceau et planifient le splendide aménagement de leurs futures demeures dans ce nouveau quartier des élites de la capitale.

Très vite, ils s'immergent dans la vie mondaine parisienne. Selon leurs humeurs et les modes, ils collectionnent indistinctement des œuvres d'art de divers styles, goûts et époques, qui leur sont proposées : la peinture flamande voisine avec les objets d'art d'extrême orient, l'École de Barbizon, la peinture orientaliste ou historique

De Nissim (très dandy) on peut voir l'exceptionnelle collection d'épingles de cravate.Camonde Épingles cravate.png

55 épingles de Boucheron  : chinois fumant la pipe, Méduse, Mélusine, Tête de guerrier franc, Le soleil et La lune, Mercure, Flore, bestiaire miniature : caniche sanglier aigle souris scarabée abeille.

 

Les deux cousins, Isaac et Moïse délaissent l'engagement familial dans les affaires communautaires et sociales pour devenir des mécènes de la culture nationale. Collectionneurs de haute volée, exigeants et connaisseurs, leurs collections suscitent admiration et respect chez les experts.

Isaac décide de placer l'art au centre de sa vie. Lui-même compositeur de musique, il crée plus de 20 œuvres musicales. Ses contemporains qualifient son style d'« impressionnisme musical ».

Isaac lègue ses extraordinaires collections artistiques au musée du Louvre. 159 des tableaux se trouvant au Louvre lui ont appartenu.
L'éclectisme de ses collections, d'une grande qualité lui a permis de léguer  Mobilier, pièces de faïences, tableaux et dessins français du XVIIIe siècle, art asiatique, Vase Zun Eléphant.jpgsculptures du Moyen-Âge et de la Renaissance

 

 

 

 

 

Peintures et dessins impressionnistes dont des œuvres majeures - Delacroix Monet Renoir Boudin Sisley Pissaro Corot

Corot Jeune femme assise devant un chevalet.jpgDegas,          Degas Les Repasseuses.jpg

Cézanne, Jongkind, Le citron de Manet.Manet Le citron.jpg

 

 

 

 

Que serait le musée d'Orsay sans les dons d'Isaac de Camondo ?
Dès 1874 il collectionne objets et œuvres d'art asiatiques son goût pour le Japon va l'amener à rencontrer les artistes impressionnistes qui collectionnent des estampes, lui même en lèguera plus de 400 au Musée Guimet.. Elles sont signées : Hiroshige, Hukisai, Sharaki, UtamaroUtamaro Amour profondément caché.jpg

 

Peu avant sa mort il s'intéressera aux Nabis

N'ayant pas d'héritiers légitimes, ni voulu en désigner, Isaac souhaite donner ses collections à l'État français. Il innovera encore  par l'introduction de donations sous réserve d'usufruit et en faisant entrer des œuvres d'artistes vivants dans les collections du musée du Louvre.

Moïse, de son côté, a aussi développé une passion de collectionneur. Dans un hôtel particulier, il réunit une collection exceptionnelle d'objets et de meubles du XVIIIe siècle. Jusqu'à sa mort en 1935, il n'a cessé d'enrichir sa collection d'objets d'art illustrant les dernières décennies du siècle des Lumières. Il souhaite faire des collections « exemplaires » destinées à servir de référence.

Sans être une reconstitution exacte, son hôtel particulier est une évocation de son XVIIIe siècle rêvé et son goût, le « goût Camondo », devient une référence incontestée dans le domaine des arts décoratifs. Moïse lègue sa demeure aux Arts décoratifs pour qu'elle soit un musée, qu'il nomme en mémoire de son fils Nissim, aviateur héroïque mort pour la France en 1917. Il ne se doute pas alors que l'histoire mettra un terme à cette prestigieuse lignée, par la déportation de leurs derniers descendants : sa fille Béatrice, sera internée au camp de Drancy et mourra à Auschwitz en janvier 1945, plusieurs mois après son époux Léon Reinach et leurs deux enfants déportés et assassinés en 1943.

Vase Zun en forme d'éléphant  Chine du sud, époque Shang (XVIIIe - XIe siècle avant notre ère)
© RMN / Thierry Ollivier

Jean-Baptiste-Camille Corot, L'Atelier de Corot. Jeune femme assise devant un chevalet
© RMN / Gérard Blot

Edgar Degas, Les Repasseuses
© RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Kitagawa Utamaro, Amour profondément cache
© RMN / Harry Bréjat

6 novembre 2009 - 7 mars 2010

Musée d'art et d'histoire du Judaïsme  71, rue du Temple, 75003 Paris
01 53 01 86 60

http://www.mahj.org/fr/

 

 

05:00 Ecrit par Amélie Textiles Puces de Vanves dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : splendeur des camondo, mahj