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lundi, 12 novembre 2018

Jazz meeting

Résolument acoustique et fidèle à l’esprit BeBop/HardBop, le sextet « Formule Bop » du pianiste Gilles Seemann  plonge dans l’univers du Jazz des années 50/60 dont l’esthétique sonore « Blue Note » est toujours bien vivante aujourd’hui. Une soirée anniversaire qui réunira le meilleur du répertoire et des musiciens ayant contribué au succès de ces 20 dernières années. Un concert avec 2 ambiances musicales : 1er Set instrumental et 2nd Set vocal et invités…

Le bal Blomet

33 rue Blomet 75015 Paris

07-56-81-99-77

www/balblomet.fr/programmation/

Vendredi 16 novembre à 20h30

02:58 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 11 novembre 2018

Une jeune fille de 90 ans

DVD

 Hôpital Charles-Foix d'Ivry : Un chorégraphe renommé au regard enjoliveur Thierry Thieu Niang, anime un atelier de danse pour des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Blanche Moreau âgée de 92 ans va tomber amoureuse de cet homme et renaître à la vie laissant de côté sa maladie. Cet émouvant film documentaire de Valéria Bruni Tedeschi et Yann Coridian, montre que la vieillesse peut parfois se révéler surprenante et faire des miracles. Sous nos yeux un peu ébahis on assiste à la transformation de cette femme qui va redevenir une jeune fille et se laisser totalement aller dans les bras de Thierry. Le chorégraphe au moyen de gestes doux, décomposés, et l'incitant à fermer les yeux, la soulève et la porte comme dans les films. Ils dansent ensemble sur des rythmes très variés et l'on voit Blanche radieuse et émerveillée comme une enfant. Elle se laissera aller à des paroles tendres et ira jusqu'à lui dire qu'il a de jolies mains, que c'est un vrai caïd et qu'elle éprouve des sentiments pour lui…" Ayant recours à l'autodérision, elle déclarera à cet artiste : "Que doivent penser les autres patients? Que j'ai aguiché un gamin.. Pourquoi je colle ce mec. En tout cas, tous les pensionnaires que ce soit Adélaïde, Pierrot, Gisèle et d'autres la regardent avec une certaine envie et subissent le charme de ce duo atypique… Ils sont en quelque sorte transformés eux aussi.

Marchant normalement avec une canne, c'est finalement toute seule que Blanche viendra de sa chambre. Or, au début du film on la voit s'écrouler sur la table de fatigue, le regard triste et dans le vide… Comme quoi il ne faut jamais perdre espoir, et toujours avoir en tête que l'individu possède des pouvoirs insoupçonnés que ce soit en tant que thérapeute, en tant que victime et quel que soit son âge… Un film riche en enseignement.

Agnès Figueras-Lenattier

 

lundi, 05 novembre 2018

Fous rires 2019

Toute l'actualité de l'année en près de 1000 blagues hilarantes

 Faire rire n'est pas à la portée de tout le monde, et c'est sûrement un don que beaucoup de gens aimeraient posséder. Là en l'occurrence dans ce livre, il est un fait que les auteurs, François Jouffa, homme de radio, ethnomusicologue, Frédéric Pouhier auteur de one-man-show, homme de radio, auteur de nombreux livres d'humour et Olivier Ranson dessinateur pour " Le Parisien/ Aujourd'hui en France" sont assez experts en la matière même si les blagues sont inégales et quelquefois un peu faciles. Mais il y en a de vraiment excellentes, d'autres plus attendrissantes, et c'est varié. Certaines sont longues, d'autres courtes, parfois frisant l'humour noir et nos hommes politiques en prennent souvent pour leur grade. On trouve aussi les plus belles perles de Johnny Hallyday, de Donal Trump, des devinettes bien ficelées, des témoignages, des phrases de stars, des citations. L'on sourit beaucoup, même plus parfois, et en groupe vu l'émulation qui s'installe, on peut sûrement en arriver aux fous rires.

Il serait bon, en tout cas l'hiver approchant, de lire une ou deux pages chaque matin, histoire d'arriver l'humeur plus guillerette au travail, ou plus en forme quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve. C'est une sorte de yoga du rire que tout le monde devrait pratiquer pour amoindrir l'agressivité, le stress, le mal être, et les humeurs moroses.

En conclusion cap sur l'une des blagues de l'introduction : " Ca y est c'est décidé, je change de voiture et de femme. Ah bon? Pourquoi? Parce que l'une suce trop et l'autre pas assez. Ou encore : Pendant le Conseil des ministres, le président Macron glisse à l'oreille de son premier ministre : Est-ce que tu sais ce qu'est un fonctionnaire qui travaille une demi-journée par jour? " Non, lui répond Edouard Philippe. Un hyperactif!

La dernière : Un journaliste interroge Patrick Balkany : Monsieur Balkany, que pensez-vous des impôts? Je ne ferai aucune déclaration…

Agnès Figueras-Lenattier

09:15 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre, fous rires, 2019

samedi, 27 octobre 2018

Ciné Club

Le 5 novembre dans le cadre du Ciné Club du Théâtre de Poche Montparnasse animé par Olivier Barrot journaliste, présentateur de l'émission " Un livre, un jour" aura lieu la projection de "Dom Juan" (1965). Un très beau film en noir et blanc de Marcel Bluwal avec Michel Piccoli et Claude Brasseur où Dom Juan apparaît comme un libertaire ennemi et rival de Dieu. Suivra une discussion avec le public en présence du réalisateur.

Ce ciné club a lieu environ tous les mois.

Le lundi 17 décembre sera projeté " Avec le sourire" ( 1965)de Maurice Tourneur avec comme acteurs Maurice Chevalier et Marcel Simon. L'histoire est celle de Victor Larnois arrivé à Paris sans un sou qui charme une modeste employée du Palace. Il séduit aussi le directeur et finit par prendre sa place…

A 20H 75 Bd du Montparnasse

12:41 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 25 octobre 2018

Paris 1900 DVD

Doriane Films

Les vies antérieures existent-t-elles? Qu'elles existent ou pas, en tout cas on a le sentiment d'en vivre une avec ce DVD qui nous plonge dans le Paris des années 1900. On est vraiment dans un autre monde...

Ce film de Nicole Vedrès réalisé en 1946 et composé de plusieurs parties est un document savamment articulé qui retrace les moments marquants de la mondanité de l'époque, de l'atmosphère politique et culturelle. Dans le premier DVD, on assiste aux événements les plus importants en compagnie des stars du music-hall, des arts et de la politique. En même temps, l'on voit également la vie des gens plus modestes. Les images tirées de plus de 700 films d'actualité évoquent par exemple l'exposition universelle, une partie de l'histoire de la Tour Eiffel, la naissance du premier bateau mouche allant du Louvre jusqu'à Suresnes, l'apparition de la première femme en pantalon, Buffalo Bill et son immense troupe d'animaux, les peintres Renoir et Monet, le sculpteur Rodin, le musicien Debussy, l'écrivain André Gide qui médite aux Buttes Chaumont… On en a plein les yeux de cette effervescence et voir les grands chapeaux, les broderies et les bijoux de ces dames est un vrai plaisir. Dans le 2ème DVD, un homme venant de sa province ( Jean-Pierre Aumont), côtoie des personnalités telles qu'André Labarthe, Frédéric Joliot-Curie, Jacques Prévert, Pablo Picasso, Jean-Paul Sartre, André Gide, Jean Rostand, et Le Corbusier. Il les interroge sur le futur et de passionnantes discussions s'engagent qui appellent à la réflexion et élèvent spirituellement.

Pour compléter le tout, deux courts-métrages coréalisés avec Jean Rostand, un portrait de Nicole Vedrès et un livret de 32 pages. Du beau travail…

Agnès Figueras-Lenattier

 

15:35 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, belle époque, film

samedi, 13 octobre 2018

Vagues de renouveau

Estampes japonaises modernes 1900-1960

 La Fondation Custodia a toujours l'art de réaliser des expositions avec goût et raffinement. Cette fois-ci, ce sont les estampes japonaises de 1900 à 1960 qui sont présentées ici afin de fêter l'année du Japon en France. Les deux principaux courants artistiques mis en valeur sont le shin hanga inspiré par Watanabe et le sosaku hanga dont Onchi Kashiro est une figure de proue.

L'on peut admirer une cinquantaine d'artistes et plus de deux cents œuvres assez différentes de l'art japonais en général. C'est surtout la femme qui est à l'honneur à travers cette exposition où l'esthétisme et la beauté féminine dominent. Notamment au début et dans la salle intitulé " Beautés d'aujourd'hui" avec les belles danseuses de Kosayakawa Kiyoshi et les femmes de Itô Shinsui se coupant les ongles, se noircissant les sourcils ou se regardant dans le miroir. Plus loin, dix types de nus féminins de Toraji d'Isikawa sont à voir également.

Les quelques portraits d'hommes montrent la symbolique du kabuki, forme épique du théâtre japonais traditionnel, avec en particulier des visages d'acteurs en pleine interprétation théâtrale. Défilent aussi des vues citadines, et des gravures de Tokyo. Les salles du sous-sol comprennent tout d'abord un petit film bien fait sur la technique de l'estampe japonaise traditionnelle. Suivent entres autres des dialogues post-impressionnistes, des artistes voyageurs, des spectacles de la vie moderne (troisième et quatrième acte de l'opéra Carmen, cirque, acrobaties), quelques visages masculins.…

C'est une collection très variée, et cela donne un véritable aperçu de l'estampe japonaise qui après avoir connu une crise sans précédent fin XIXè, connaîtra un grand essor après l'ouverture du Japon au monde occidental en 1853.

Quant au catalogue de cette rétrospective, c'est un véritable enchantement pour les yeux. Il complète de manière riche et rigoureuse l'histoire de la gravure japonaise au début du XXè siècle. La maison d'édition Watanabe fondée en 1909 qui continue de publier et de commercialiser des estampes se détache avec une longue interview de Watanabe Shoichiro expliquant son travail d'éditeur. Des textes retraçant la biographie des artistes, complètent le tout. Sans compter les superbes images d'estampes qui comme dit précédemment régalent notre sens visuel et l'aiguisent . On voyage dans l'univers japonais avec délice…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Fondation Custodia 121 rue de Lille

A 100 m du métro Assemblée Nationale

03:03 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japo, estampes, xxè siècle

samedi, 06 octobre 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Oscar et la dame rose

 L'histoire est plutôt triste, mais que ce soit le comédien âgé de 35 ans qui l'interprète (Pierre Matras) ou l'auteur de la pièce Eric-Emmanuel Schmitt, tous deux ont su y apporter de l'humour et de la poésie, et faire oublier le côté dramatique.

Oscar 10 ans souffre d'une leucémie et vit quotidiennement à l'hôpital. Marie, une ancienne catcheuse victorieuse de 160 combats sur 165 dont beaucoup par ko est là pour égayer sa vie et l'encourager à faire de Dieu son confident. Oscar ne croit pas à son existence, mais joue le jeu et lui écrit régulièrement. Ainsi, la vie entourée de Marie-Rose et de Dieu paraît moins morose.
Oscar surnommé " Crâne d'œuf" a pour voisins Pop Corn, Einstein, Bacon et Peguy Blue pour qui il a un faible. Cela s'écoute comme un conte où l'auteur glisse subrepticement des idées philosophiques. Pierre Matras grâce à son excellente interprétation met bien en relief le texte et ce duo nous enchante. Par moment l'on sourit allègrement, l'on peut même rire, et l'on est happé par l'atmosphère touchante qui se reflète sur scène.

Eric-Emmanuel Schmitt a l'art de raconter des histoires, c'est incontestable, et celui qui le représente joue l'enfant avec brio, délicatesse, empathie en le rendant attendrissant et jamais mièvre. Fort dans sa maladie, Oscar irradie et sa vie ne semble pas si laide qu'on pourrait le penser.
C'est tout le talent de ces deux hommes de rendre plus positive l'image de cette affreuse maladie qu'est le cancer et de donner du courage à ceux qui en souffrent. Une belle leçon de vie…
Agnès Figueras-Lenattier

 

Plus d'infos :

Comédie Bastille

5 rue Nicolas Appert

75011 Paris

lundi, 01 octobre 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Sonate à Kreuzer

Un spectacle monté d'après la très belle nouvelle de Léon Tolstoï et des extraits du journal de Sofia Tolstoï. Dans cette nouvelle " Sonate à Kreuzer", Pozdnyshev confesse avoir tué son épouse par jalousie. La complicité que sa femme avait avec son professeur de musique lorsqu'ils interprétaient ensemble la musique de Beethoven dite " Sonate à Kreuzer" lui a fait perdre la raison.

Lorsque Tolstoï entendit lors d'un concert en sa résidence de campagne cette musique de Beethoven, il en fut littéralement bouleversé. Inspiré par cette sonate, il créa cette histoire quelque peu autobiographique publiée en 1890. Le texte est beau, puissant et dépeint avec acuité les relations homme femme et les violences qu'elles peuvent susciter.

Les trois comédiens sur scène dont une talentueuse violoniste (Tijana Milosevic) forment un ensemble harmonieux où se mêlent joliment la musique et la relation entre Tolstoï et sa femme. Le mari déchiré (Jean-Marc Barr) est bien représenté et Sonia (Irina Decermic) dotée d'un charmant petit accent traduit avec une réelle sincérité ses sentiments. Un moment très agréable à voir jusqu'au 7 octobre.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Studio Hebertot

Métro : Rome ou Villiers

 

jeudi, 20 septembre 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Mon ami La Fontaine

 C'est en l'honneur de Nicolas Fouquet surintendant des finances de Mazarin puis de Louis XIV que Philippe Murgier auteur, comédien a écrit cette jolie pièce. Celle-ci se déroule en 1668 alors que Fouquet, après avoir été arrêté sur ordre de Louis XIV et condamné au bannissement  en est à 7ème année d'emprisonnement.

Un ami lui a fait passer en secret " Les Fables de son ami La Fontaine". Il va les découvrir, en lire une dizaine et les faire également partager aux spectateurs. Trouvant là comme une sorte d' écho à son injuste sort, il va demander à son valet Champagne qui partage sa cellule de lui jouer avec sa viole de gambe du Lully et du Marin Malais. " Joue-moi quelque chose de tendre, fais-moi rêver " lui dit-il.

Oubliant un peu sa rancune contre Jean-Baptiste Colbert qui l'a quelque peu trahi, Fouquet fait revivre avec grâce les vers de Jean de la Fontaine. Naturel, enjoué, lyrique, il nous enchante avec sa diction parfaite, sa voix rythmée et c'est un vrai régal de l'entendre dire du La Fontaine. Ceci dans un décor superbe et dans une pénombre envoûtante. Sans oublier les beaux vêtements  bien d'époque.

C'est un moment de pur bonheur de se remémorer "La cigale et la fourmi" ou l'histoire du corbeau sur un arbre perché en proie à la ruse d'un renard…

 Autre spectacle méritant d'être cité " Les carnets de Harry Haller" au Guichet Montparnasse. On retrouve avec joie ce beau texte d'Hermann Hesse dit avec humour et brio par Fréderic Schmitt. Il ne faut pas hésiter à aller voir cette histoire prologue au "Loup des steppes" relatant la vie d'un écrivain en mal d'inspiration qui peste contre son existence fade et sans grand intérêt.

Agnès Figueras-Lenattier

Theâtre14  20 avenue Marc Sangnier

Métro : Porte de Vanves

14:29 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 03 septembre 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Intramuros

 Alexis Michalik, comédien pour le théâtre, le cinéma, la télévision, metteur en scène, auteur de pièces de théâtre dont " Edmond" qui a remporté 5 oscars en 2017, a écrit cette histoire suite à une conversation ayant trait à l'art avec des prisonniers.

Cela se passe dans une maison centrale pour détenus condamnés à de longues peines ou étant jugés comme ayant peu de chance de se réinsérer socialement. Un professeur de théâtre va tenter l'expérience de donner des cours de théâtre à ces prisonniers. 110 détenus séjournent au sein de cet établissement mais seuls deux d'entre eux , Kevin un jeune de banlieue, et Ange un cinquantenaire peu bavard, vont se présenter. Ce professeur nommé Richard aidé par son ex femme également comédienne et une jeune assistante sociale va malgré tout s'investir.

Au début, c'est un peu difficile pour Richard et ses acolytes, qui ont du mal car les deux protagonistes n'ont pas l'air de vouloir jouer le jeu, surtout Ange récalcitrant aux exercices proposés. Puis petit à petit, d'autres formes d'apprentissages plus adaptées vont finalement motiver Kevin et Ange qui vont alors se prêter au jeu. Le passé des personnages va ressurgir, avec des explications sur les raisons de leur emprisonnement, et une introspection intérieure. Une sorte de mise à nu va s'effectuer aboutissant sur un drame contenant parfois des répliques amusantes et laissant planer de nombreux rebondissements et surprises. C'est un spectacle prenant, et qui montre que le théâtre est destiné à trouver des émotions. Aussi bien, côté comédiens que côté spectateurs. Avec un décor totalement réduit à rien, qui fait doublement apprécier l'interprétation et la mise en scène. Bref, c'est à voir…

Agnès Figueras-Lenattier

 

Plus d'infos

Théâtre de la Pépinière 7rue Louis Le Grand

Métro : Opéra, Bus 68,95, 27,21

11:24 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)