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mardi, 21 mars 2017

Franz Liszt Tout le ciel en musique

Pensées intempestives

Editions Le Passeur

 Que de belles pensées du grand compositeur Franz Liszt choisies et réunies dans ce livre par le musicologue et chercheur Nicolas Dufetel au CNRS. Extraites de ses écrits publics et de sa correspondance privée, ces maximes évoquent tous les domaines et indiquent la manière dont Franz Liszt concevait le monde. Elles dévoilent sa haute conception de l'art et du rôle de l'artiste, sa forte croyance en Dieu, sa vision de la musique. Franz Liszt dresse également des petits portraits de musiciens, d'écrivains, de philosophes, de peintres (Beethoven, Mozart, Châteaubriand, Flaubert, Raphaël, Tintoret…) et l'on perçoit bien son admiration pour certaines de ces personnalités... Les femmes, les pays, la spiritualité et la religion, la mort, et j'en passe… font également partie des sujets proposés.

Bref, c'est un tour d'horizon complet sur le monde auquel nous avons droit, et la riche personnalité de ce pianiste émérite se profile bien au sein de cet ouvrage. .. On voit que Franz Liszt en plus d'être un virtuose du piano était également un penseur de haut niveau.

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

12:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liszt pensées, aperçu

dimanche, 19 février 2017

Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt

 Comment le dessin peut servir de fondement à la peinture, c'est le thème que propose cette magnifique exposition. 21 tableaux et une centaine de dessins sont réunis dans les salles de la fondation Custodia et retracent le siècle d'or hollandais. (XVIIè siècle). Pour les artistes hollandais, la formation commençait par l'apprentissage du dessin, et l'on peut s'en apercevoir ici, en admirant les esquisses préliminaires et les dessins de construction d'environ quarante des plus grands peintres hollandais.

Sont exposés tous les genres picturaux (paysages, natures mortes, études de nus, de paysannes, de mains, portraits…) et à travers ces œuvres on se rend compte des nombreuses techniques dont se servaient ces peintres pour créer leurs peintures.

Rembrandt avait recours à très peu de feuilles préparatoires, et avait coutume de dessiner directement sur le support définitif. Mais pour son somptueux tableau " Saint Jean Baptiste prêchant", il avait utilisé au moins 6 feuilles préparatoires et 3 sont exposées ici. C'est donc très savoureux d'observer la finesse de ces dessins dont une sanguine. Autre magnifique tableau en grisaille de Rembrandt qui vaut vraiment le détour : " Joseph racontant ses songes" sujet biblique tiré du livre de la Genèse.

Peuvent se contempler avec ravissement des études comme celles d'Adrian Van Ostade pour son tableau "Portrait d'une famille" même si elles ne correspondent pas vraiment à l'œuvre finale. Ou encore les dessins d'architecture réalisés par Pier Jansz Saenredam à la règle et au compas pour réaliser ses intérieurs d'église.

Autres peintres présents Abraham Bloemaert avec " Tête de vieillard tournée vers la droite, le dessin étant presque plus joli que le tableau. Ruisdal et son " Panorama du port et de l'If", Saftleven et son " étude "Chasseur endormi" exécutée à la pierre noire et au lavis gris. Le joli ricordo (dessin fait après un tableau pour de nouvelles versions de l'œuvre) de Caspar Netscher pour " Jeune femme avec un perroquet". Dans la dernière salle Barholomeus Breenbergh un " Nu masculin allongé " fusain huilé et craie blanche sur papier bleu avec accentuation du modelé. Là au contraire une grande fidélité au tableau " Venus pleurant la mort d'Adonis peut s'entrevoir.

En corrélation avec l'exposition a été édité un épais et inédit catalogue savamment illustré avec une 1ère vraie étude passionnante sur le sujet. 3 essais constituent ce bel ouvrage englobant également des analyses sur les artistes et un fort rappel des dessins préparatoires.

Bref, un gros travail a été effectué, que ce soit côté exposition ou côté écriture, et ce serait dommage de louper cette riche initiative…
Agnès Figueras

Plus d'infos

Fondation Custodia 121 rue de Lille

Métro : Assemblée nationale

10:28 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dessins, peintures, hollande

mardi, 07 février 2017

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Bartelby

Une chaise, un pupitre, une carafe, un verre. Un jeune comédien commence par lire, puis petit à petit va interpréter seul sur scène le copiste Bartelby et les différents personnages gravitant autour de lui.
" Bartelby" est un roman d'Herman Melville (auteur de Moby Dick) paru en 1843 avec pour narrateur un célèbre juriste new yorkais. Celui-ci va prendre à son service Bartelby, homme mystérieux, sans histoire, mais qui va s'opposer à ses volontés. Ne parlant pas, se nourrissant exclusivement de biscuits au gingembre, Bartelby refusera d'obéir à son employeur en répondant systématiquement par la célèbre phrase " Je préfèrerais pas". Deux copistes Dindon et Lagrinche travaillent à ses côtés, et peu à peu, il va contaminer tout le monde. Notamment son patron qui va se prendre d'une véritable passion pour lui.

Le texte est magnifique, quelque peu grinçant, et bien mis en valeur par Romain Arnaud-Kneisky. Happant totalement le public, il montre bien le véritable chamboulement que va faire naître Bartelby autour de lui. Au moyen de belles variations de ton, d'une bonne diction et d'une voix qui porte, il arrive à faire défiler sur le plateau avec brio tous les personnages. La troublante personnalité de Bartelby est également bien reproduite. Bruno Dairou le metteur en scène a su diriger de main de maître Romain Arnaud-Kneisky et tous deux nous font passer un très agréable moment...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Guichet Montparnasse 15 avenue du Maine

Métro : Montparnasse, Edgar Quinet

11:39 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 30 janvier 2017

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Alma Mahler

 Ce spectacle dédié à Alma Mahler surnommée " muse de tous les génies" est vraiment de toute beauté. Que ce soit côté écriture, interprétation, mise en scène.

Nous sommes à New York en 1960. Alma Mahler vient d'écrire ses mémoires, et attend son éditeur en retard de plus de 25 minutes. Elle ne manquera d'ailleurs pas de lui faire remarquer, ce qui prouve déjà son caractère bien trempé…

Tout au long de la soirée, Alma Mahler va raconter aussi bien ses moments d'allégresse, que ses heures beaucoup moins réjouissantes. , Sont évoqués ses trois maris le grand musicien Mahler, l'architecte inventeur du Bauhaus Gropius, ou le poète Werfel .Sans oublier ses nombreux amants tels que le compositeur Zemlinsky, les peintres Klimt, Kokoschka ou encore le théologien père Hollnsteiner. Celle qui connut les deux guerres mondiales fut donc plongée toute sa vie dans le domaine de la musique, de l'architecture, de la littérature, et de la peinture, ce qui lui vaudra un autre surnom de la part de ses amis : " Veuve des Quat'z arts".   Ne voulant jamais abandonner le nom de Mahler, elle rêvait d'être la première femme à composer un grand opéra. Ayant écrit une centaine de lieder, elle revendiquait également l'art de la survie.

Le metteur en scène a choisi de faire revivre deux Alma. Celle qui vient de rédiger ses mémoires (Geneviève Casile), et une bien plus jeune que l'on voit agir avec tous ses soupirants (Julie Judo). Toutes deux sont joliment habillées, et donnent une belle image de cette femme brillante, déterminée, combative, sensible, distinguée, et possédant une forte personnalité. Stephane Valensi interprète également avec aisance les trois maris et les amants. Quant à la musique présente lors de cette soirée, elle est on ne peut plus magnifique. On jubile vraiment…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre du Petit Montparnasse 31 rue de la Gaité

Métro : Gaité ou Edgar Quinet

 

 

 

11:08 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 16 janvier 2017

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Noces de sang

 

 Belle et dramatique histoire que cette pièce "Noces de sang" du poète espagnol Federico Garcia Lorca assassiné à 38 ans par les milices franquistes.             .

Le metteur en scène péruvien Antonia Diaz-Florian a également traduit le texte et l'a adapté en huit tableaux tous plus intenses les uns que les autres. Le décor est simple, juste un tréteau, mais à chaque nouvelle partie, l'un des comédiens explique l'environnement dans lequel se déroule l'histoire. Une initiative astucieuse qui permet aux spectateurs de bien se plonger dans l'atmosphère de la pièce.

Un mariage va avoir lieu. Mais la fiancée n'aime pas celui avec qui elle va convoler. Elle est passionnément amoureuse de Léonardo son ancien fiancé, mais le destin les a séparés. Or le soir de la fête, Léonardo va venir enlever la future mariée, et l'emmènera dans la forêt. Le fiancé actuel partira sur leur trace, et les deux hommes s'entretueront…

L'interprétation est magnifique, les voix puissantes, la diction impeccable. Cela fait plaisir de voir du beau théâtre, d'autant plus que cela se déroule dans ce superbe endroit qu'est le théâtre de l'Epée de bois. Bref, tout est fait pour que l'on se régale…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre de l'épée de bois route du Champ de Manœuvre

Métro : Château de Vincennes

10:22 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : noces, enlèvement, tuerie

lundi, 19 décembre 2016

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

La famille Semianyki

Connaissez-vous la famille Semianyki, troupe de Saint-Pétersbourg qui promène partout son spectacle depuis 2005? Si tel n'est pas le cas, précipitez-vous à La Cigale voir ces six clowns déjantés. Entre une mère enceinte d'humeur joyeuse, un père aimant la boisson, et les quatre enfants, les relations ne sont pas toujours faciles. Personne ne parle, mais les mimiques, les comportements entremêlés de multiples facéties en disent long. Et l'on rit, même beaucoup.

Sur des musiques discos, ces six personnages n'arrêtent pas une minute, et le rythme est endiablé. Les idées fusent, et les gags s'enchaînent avec une facilité déconcertante. On est littéralement happé du début jusqu'à la fin par cette famille qui déploie un humour teinté de folie et de vivacité. Réellement vertigineux!...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

La Cigale 120 bd Rochechouart

Métro : Pigalle

12:08 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 08 décembre 2016

La vie à l'envers

Les dimanche 11 et 18 décembre, ainsi que le jeudi 29 se jouera au théâtre du Nord Ouest la pièce " La vie à l'envers" de Charlotte Rita Pichon auteur, comédienne et metteur en scène. C'est l'histoire d'une vieille dame Marie quelque peu neurasthénique qui implore le fantôme de son ancien amant de conquérir sa jeune voisine. Pour ce faire, il devra employer les mêmes mots dont il s'était servi 50 ans plus tôt. Poésie et intimité feront partie du décor.

14:14 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 15 novembre 2016

Theatre

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20:06 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

"Audience", " Vernissage"

 

Ces deux pièces de Vaclav Havel né à Prague en 1936, se situent sous le régime communiste tchèque des années 70. L'humour y tient une grande place et l'auteur fait référence à des personnalités du monde artistique.
Dans " Audience" Ferdinand Vanek (incarnation théâtrale de Vaclav Havel) auteur de pièces de théâtre censurées est employé dans une brasserie. Son chef imbibé de bière le convoque et lui propose tout en le forçant à boire un poste de magasinier. Ce qui lui permettrait de monter en grade. Mais cette offre n'est pas gratuite et il existe une condition… La mise en scène est astucieuse, et l'interprétation des comédiens habile. Les deux personnalités sont bien dessinées avec le calme et l'intériorité de l'un, et la nervosité et l'humeur bilieuse de l'autre.

La deuxième pièce "Vernissage" est vraiment amusante; et le ton humoristique et caustique de l'écrivain ressort bien. Vanek est invité au vernissage de ses amis, (un couple), qui ont décoré leur appartement d'une nouvelle façon. Avec sur les murs le célèbre tableau de Miloslav Mucha " Champ de Colza" reproduit maintes fois sous différents formats. Ce couple bourgeois affiche de manière quelque peu outrée son bonheur, son goût de la culture, persuadé que de cette manière il va convaincre Vanek de changer de vie. Un brin précieux et envahissants, ces deux personnes n'arrêtent pas de crier leur amitié à Vanek et de le chouchouter. Vanek cèdera t-il?

Lors de ces deux spectacles, il s'agit pour Ferdinand Vanek d'accepter ou de résister aux offres alléchantes de son supérieur hiérarchique et de ses amis. On le voit se dépatouiller du mieux qu'il peut, afin d'être fidèle à ses principes.

Vaclav Havel définit le théâtre comme un endroit ou scène et salle se retrouvent pour éprouver le plaisir d'être sur la même longueur d'onde. Du reste, on sent bien lors de cette soirée, la symbiose qui règne entre les comédiens et le public. Vaclav Havel est donc bien mis à l'honneur avec toute sa finesse et son ironie…
Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre Artistic Athévains 45 bis rue Richard Lenoir

Métro : Voltaire

20:01 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 04 novembre 2016

Paris et l'impressionnisme DVD

                 Editions GrEz

 Manet, Renoir, Caillebotte, Pissaro, Morisot, Monet, Degas, Seurat, tels sont les huit peintres qui apparaissent dans ce film réalisé par Eric Zingraff . Après une petite biographie de chacun, au moins un tableau de ces différents impressionnistes est passé en revue. Des peintures de Paris avec une analyse détaillée du regard de chaque artiste. On peut par exemple observer " La musique aux tuileries" d'Edouard Manet considéré à l'époque par les critiques comme dénué de toute composition. " Le pont des arts" de Renoir avec ses teintes dominantes or et bleu. "Les raboteurs de parquet" peinture qui fera connaître Caillebotte. La Tour Eiffel peinte par Seurat dont les sens sont en affinité avec ce monument...

Nous sommes dans les années 1870 au sein d'une capitale transformée par le baron Hausmann. Les impressionnistes peignent la réalité et la vie de tous les jours. Monet achèvera ses toiles sur Paris avec " Rue Montorgueuil". Berthe Morisot élève de Manet peindra Paris depuis les hauteurs du Trocadéro. Camille Pissaro sera le seul à participer aux huit expositions du groupe et Degas apprendra de Gustave Moreau le travail de la couleur.

En compagnie de musiques de Chopin, Debussy et autres interprétées par Moshiki Sugiura, on devine clairement comment ces artistes se sont inspirés de la beauté de Paris. La différence du "coup d'œil "qui les caractérise est observée avec minutie. Le milieu dans lequel ils ont évolué est relaté et montre l'influence que leur éducation a jouée.

C'est frais, agréable à voir et à entendre. Un bel hommage est rendu à la fois à Paris et à la peinture impressionniste qui s'est libérée de l'art académique pour adopter un style bien à elle…

Agnès Figueras-Lenattier