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mardi, 27 août 2019

Des rêves sans étoiles DVD

Mehrdad Oskouei réalisateur iranien a beaucoup souffert pendant sa jeunesse du fait notamment de l'incarcération de son père et de son grand-père . Désireux de faire des films depuis toujours, il a décidé de parler des malheurs de l'humanité. Ses sujets de prédilection sont les femmes et les enfants, et c'est une des premières personnes dans son pays à avoir pu tourner plusieurs films dans un centre d'éducation.  Relater en images l'espoir de mettre fin aux injustices est sa volonté première : " Je voulais montrer la vérité sur ce qu'était devenu une majorité silencieuse dans la société iranienne contemporaine." " La maison de ma mère" qui raconte le parcours épineux de deux femmes isolées, une mère centenaire et sa fille pêcheuse de 70 ans , est son premier film professionnel.

Ce DVD qui contient quatre films " La maison de ma mère", " De l'autre côté de la burqa", " Les derniers jours de l'hiver" et " Des rêves sans étoiles" est très explicite sur la dureté de vie de toutes ces personnes choisies par le cinéaste. Dans " De l'autre côté de la burqa", l'on voit des femmes au sud de l'Iran tellement à bout moralement qu'elles en arrivent à se suicider…

Quant aux témoignages des adolescents (tes), ils sont édifiants et montrent leur clairvoyance malgré leur jeune âge. Les garçons qui ont tous moins de 15 ans sont en manque affectif et parlent avec nostalgie de leur famille. L'un d'entre eux déclare " : " Si on me permet de voir ma mère, j'accepterai la perpétuité, et ma famille 5,6 fois la peine de mort. Je n'ai pas peur de la mort, mais de la vie." Un autre âgé de 10 ans : " J'ai assez souffert pour avoir besoin de me reposer ici. Le pire moment de ma vie c'est quand je commençais à goûter à l'amour de ma mère et qu'elle est partie, et le moment le plus heureux quand elle est revenue"…

Les filles pour leur part, semblent davantage satisfaites du fait d'être dans un centre; et témoignent avec un certain contentement. Mais leur parole n'en est pas moins aussi violente, et elles n'ont  pas l'air de regretter vraiment l'absence familiale. L'une a été victime de sa mère qui l'a brûlée avec un réchaud. Elle a des implants aux doigts car elle s'est immolée. Une autre a poignardé son père qui a abusé d'elle à 12 ans. Leurs agissements passés sont variés  :  meurtres, vols, drogues, prostitution…

En écoutant ces jeunes, l'on est un peu éberlué par leur maturité, et leur grande sensibilité pour la plupart. L'on pourrait penser que ce sont des enfants qui portent le mal en eux, or il n'en est rien et on leur attribue vite des circonstances atténuantes. C'est tout l'art du réalisateur d'avoir montré cela. C'est d'ailleurs ce qu'il avait dit aux filles : " J'aimerais montrer votre intelligence, votre créativité, votre gentillesse et votre beauté. Je pense que vous n'êtes pas différentes des autres filles…"

Mehrdad Oskuei a réussi son pari et pose des questions judicieuses et profondes ce qui permet aux enfants d'être en confiance et de se confier sans crainte et avec authenticité.

Du beau travail…

Agnès Figueras-Lenattier

 

vendredi, 16 août 2019

Rendez-vous au théâtre de la Contrescarpe

En ce moment, au théâtre de la Contrescarpe se jouent deux spectacles qui valent la peine d'être vus. Le 1er, thriller psychologique écrit par Lucas Andrieu et Emma Badoux raconte l'histoire d'Emilie Artois jolie femme de 23 ans convoquée par un jeune inspecteur. Elle est accusée d'avoir volé la carte bleue de son petit ami. Or, cet interrogatoire va prendre un virage quelque peu inattendu décontenançant l'inspecteur et mettant en scène une Emilie diabolique, prenant plaisir à manipuler son interlocuteur. Jouant de ses charmes, elle finira par le dominer et sortir victorieuse de la situation.

Ce duo est fort, et Elena El Ghaoui joue admirablement. L'air de rien, elle mène son discours avec intelligence et rouerie. A première vue, elle a plutôt l'air d'un petit ange, ce qui se révèlera être tout le contraire. Lucas Andrieu est un peu plus " tendre" dans son interprétation, mais s'en sort bien malgré tout, laissant planer avec un certain naturel ses doutes et interrogations. Tous deux nous captivent pendant une bonne heure, et le spectacle malgré l'horreur qu'il met en scène, finit par en être drôle grâce à un texte astucieux, une interprétation amusante et grâce également à une mise en scène mettant l'accent sur l'humour noir de la situation. N'hésitez pas à vous laisser tenter.

Le deuxième spectacle " What is love" réalisé par Anne Buffet est plus près de la réalité, mais n'en est pas moins digne d'intérêt. L'actrice qui a puisé dans sa propre expérience cherche à la fois à condamner l'amour et en même temps à le mettre en valeur. C'est cette contradiction qui fait le sel de ce one man show drôle et bien conçu. " J'ai été déçue explique Anne Buffet, j'ai souffert, j'ai beaucoup pleuré, mais non je ne vivrais pas sans. Et comme Edith Piaf le chante si bien" A chaque fois j'y crois, et j'y croirai toujours, ça sert à ça l'amour".

C'est le récit d'Eva podologue, que l'on écoute ici, où elle fait le tour de l'amour avec un scalpel et se questionne sur lui. Amusant par exemple de l'entendre évoquer les 5 dangers de l'amour, de décortiquer les 3 ans fatidiques qui ensuite débouchent sur un amour qui s'estompe.

Très à l'aise corporellement, cette actrice fait preuve de beaucoup de présence et finalement nous invite malgré sa critique de l'amour à en user et à en user… Laissez vous tenter une deuxième fois…
Agnès Figueras-Lenattier

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Théâtre de la Contrescarpe 5 rue Blainville

Métro : Monge

 

mercredi, 24 juillet 2019

Festival Rive gauche

Le 5ème festival Rive gauche " Les voix s'invitent à l'orgue" avec pour parrain l'organiste et soliste de Radio France Michel Robert et pour marraine la soprano Nathalie Manfrano détentrice de la médaille de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres va avoir lieu du 27 au 31 juillet dans 5 communes bretonnes situées tout près de Saint-Malo : Dinard, Pleurtuit, La Richardais, Saint-Lunaire et Saint-Briac. La musique classique est à l'honneur mais s'ouvre à d'autres horizons tels que le jazz et la chanson. Parmi les participants un saxophoniste, un accordéoniste, une flûtiste, un hautbois solo…

Une nouveauté cette année : des répétitions ouvertes aux résidents des maisons de retraite, des foyers logements et Ephads du territoire afin de lutter contre l'isolement et les maux psychiques.

En dehors des concerts, l'association contribue à l'enrichissement du patrimoine local, avec la mise en œuvre de dotations d'orgues à tuyaux à des communes du territoire. Ainsi cette année par exemple, sera organisée le relevage de deux instruments dans les villes de Saint-Lunaire et de la Richardais. 

A.gnès Figueras-.Lenattier

 

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Renseignements et réservations sur orguesrivegauche.com

Tarifs : 20 euros tarif réduit : 15 euros, gratuit pour les moins de 18 ans

jeudi, 11 juillet 2019

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Casanova, le pardon

Beau texte, magnifique interprétation, mise en scène à la belle mécanique, c'est ainsi que peut se résumer ce spectacle mis en scène par Jean-Louis Tribes.

L'auteur Christian Rome a su se glisser subtilement dans la peau d'une femme actrice, Zanetti Farussi, la mère du célèbre Giacomo Girolamo Casanova. Il en parle avec beaucoup de profondeur, d'authenticité comme l'aurait fait une femme d'expérience. Quant à Casanova, pour le décrire, il s'est basé sur ses mémoires, et lui fait adopter un langage lyrique, poétique, qui parle avec raffinement de la race féminine. On reconnaît bien l'homme libertin, fougueux, impétueux, jouisseur et séducteur à plein temps.

L'histoire raconte une confrontation très animée entre la mère et le fils où s'entremêlent amour, haine et mises au point teintées d'une grande franchise et parfois de violence psychologique en frappant là où ça fait mal. Cela se passe à Dresde pendant l'hiver 1770 chez Zanetti, alors que son mari, un comte est en train d'agoniser. Elle se prépare à jouer dans une pièce de Goldoni et ne cesse de faire l'apologie du théâtre et de l'art qui selon elle sauve de tous les maux… Malgré ses 65 ans, toujours très attirante, elle s'accroche fermement à son rôle et ne veut en aucun qu'on lui dérobe…

Tous deux se font des reproches, et en même temps se dire des vérités leur permet de se rapprocher et de mieux se connaître. Casanova reproche par exemple à sa mère son éducation, et elle, lui parle de sa morale dévoyée.
C'est un beau duo, très bien joué, où la forte personnalité des deux personnages est bien mise en valeur. Les sentiments sont intenses, variés et l'on est réellement dans un vrai moment théâtral. A ne pas louper…
Agnès Figueras-lenattier

Plus d'infos :

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame-Des-Champs

Métro : Vavin, Notre-Dame-Des-Champs

samedi, 06 juillet 2019

Un matin comme les autres (DVD)

par Henri King

Editions BQHL

Ce très beau film raconte la passion amoureuse entre Scott Fitzgerald et la journaliste américaine Sheila Graham. Elle le rencontre lors d'un reportage et tombe tout de suite sous le charme ce qui l'amènera à rompre ses fiançailles. Leur histoire se déroule alors que l'écrivain est encore marié à Zelda Seyre devenue schizophrène et séjournant au sein d'une maison de repos. Après s'être fabriquée un personnage, Sheila finira par lui avouer la vérité. 

Scott exerce la profession de scénariste qu'il déteste et va se mettre à boire. On le voit en train d'écrire son roman "Le dernier nabab" qu'il n'achèvera pas, décédant brusquement d'une crise cardiaque.
Sheila et Scott partagent une maison et la chroniqueuse fera tout pour aider Scott à se sortir de son addiction à l'alcool. Ce ne sera pas un rôle facile, mais elle se dévouera corps et âme pour lui, et après avoir fait un break se laissera reconquérir à nouveau. Scott pour sa part concoctera à Sheila un programme éducatif avec entres autres la lecture de nombreux livres à la clé et lui permettra de prendre confiance en elle et d'évoluer intellectuellement et professionnellement.

Ce film qui évoque leur relation d'une durée de trois ans et demie relate bien ce grand amour qui les a unis. Le réalisateur Henri King venu du théâtre et qui aime peindre les hommes illustres, dirige les deux acteurs de qualité Deborah Kerr et Gregory Peck avec brio, ce qui donne une excellente interprétation. Ce n'est pas l'avis de Jean Tulard critique bien connu des cinéphiles qui dans son" Guide des films" parle d'une interprétation frisant le ridicule. Comme quoi toutes les opinions sont présentes dans la nature…

Les deux personnages sont criants de vérité, et leur amour est touchant et puissant. Romantisme, entraide, force des sentiments allant parfois jusqu'à une certaine violence font partie de la technique de réalisation, et l'on voit bien les tourments que l'écrivain apporte à sa compagne et la manière dont elle se débat pour l'aider.

Un témoignage fort avec deux personnalités attachantes, intéressantes, et au caractère bien trempé. Un très bon moment de cinéma…

Agnès Figueras-Lenattier

vendredi, 15 mars 2019

Roger Planchon cinéaste DVD

Ce coffret contient les trois films de Roger Planchon grand metteur en scène de théâtre ,"Dandin", " Toulouse Lautrec" et " Louis enfant roi" . Ces films parfois trop un peu trop frénétiques, englobent de nombreux changements de lieux, de situations, et de personnages. Par exemple dans " Louis, l'enfant roi", fresque historique qui raconte les premières années du roi Louis XIV, on a du mal à suivre  l'histoire  avec une intrigue un peu confuse où tout a tendance à se mélanger. Dans "Dandin", premier film du réalisateur, Claude Brasseur qui joue avec maestria le mari trompé, a un rôle peut-être un peu trop caricatural. Mais l'ensemble est quand même intéressant à voir. " Toulouse Lautrec est sûrement le plus réussi, dévoilant un peintre à la vie tumultueuse, qui se bat comme il peut contre son infirmité. Amoureux des femmes, il apparaît comme un personnage coquin, malicieux. Malgré son handicap, il est assez charmeur, et de ce fait, les femmes semblent oublier sa difformité physique.

Ce DVD est très intéressant quant à l'éclairage qu'il apporte sur la personnalité de cet homme spécialiste du XVIIè siècle, et sur sa manière de concevoir le théâtre et le cinéma.

Dans un livret de 16 pages provenant des Cahiers du Cinéma de 1962, où il s'entretient avec Claude Gauteur, il explique qu'il a pris la version shakespearienne du monde et l'a adaptée à lui-même. Possédant des parents très modestes, et grand admirateur de la comédie musicale, il confesse que le seul vrai problème au théâtre qu'il aime traiter, c'est le problème du temps. Pour lui une mise en scène est bonne à partir du moment où il est impossible d'en imaginer une autre dessus.

Voici ce qu'il dit concernant sa vision du travail avec les acteurs côté cinéma et théâtre: " En général, les réalisateurs s'intéressent peu à l'acteur parce qu'ils ne vivent pas avec lui. Le plus souvent, ils discutent du scénario, du personnage, en dînant deux ou trois fois avec lui, et ils tournent sans beaucoup de répétitions, autrement dit sans travail effectif sur l'acteur. Quand on s'occupe de théâtre, on passe dix-huit heures de sa vie par jour avec les acteurs, on les comprend plus, on les aime, on les déteste etc…

Autre confession digne d'intérêt, celle qu'il fait dans un lieu de répétition sur la dimension politique de la création artistique. " Les hommes politiques souhaitent que les gens peu intéressés par la culture n'aillent pas plus loin, ils n'en voient pas l'intérêt. L'art a beaucoup de mal à vivre avec la démocratie." Selon lui lors d'un référendum, les préoccupations sont plus axées sur les parkings que sur Mozart… Il est touchant dans sa manière de se confier, et sa passion pour l'art résonne totalement.

Que l'on apprécie beaucoup ou plus modérément ses films, on ne peut que souligner la richesse de sa personnalité, et c'est ce que montre bien ce DVD. Ne serait-que pour cette raison, il faut s'y intéresser...

Agnès Figueras-Lenattier

09:14 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : planchon, films, confessions

lundi, 11 mars 2019

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè-

Philippe Meyer

" Ma radio, histoire amoureuse"

 Philippe Meyer mis en scène par Benoît Carré n'a visiblement pas d'accointance dans l'univers de la fadeur et son spectacle autobiographique est savoureux à souhait. Il se raconte depuis son enfance jusqu'à aujourd'hui avec charme, délicatesse, humour, et par moment a recours à la chanson des autres qu'il interprète avec naturel en compagnie de l'accordéoniste Jean-Claude Laudat. Possédant plus d'une corde à son arc, il a été docteur en sociologie, pigiste à " L'Express", et a travaillé pendant longtemps à Radio France (France Culture, France Inter).   Il a interprété plusieurs spectacles au Théâtre de la Ville, et à partir de 2009 a dirigé à La Comédie Française un cabaret annuel et a participé à divers spectacles de chansons. Et j'en passe et des meilleurs…

Bref, son parcours est étonnant de par sa variété et ses nombreuses expériences et rencontres. Il a toujours aimé la radio et lorsqu'il était pensionnaire, le poste à galène lui permettait caché sous les draps de s'abreuver de multiples sensations. C'est à 30 ans que sa relation avec la radio fut officialisée, et il est devenu l'une des plus grandes voix de la radio française.

Que de belles anecdotes et histoires amusantes il a à nous conter et il le fait de manière tellement fine et spirituelle que c'est un pur plaisir de l'écouter. Si on le connaissait avant, c'est une joie de le retrouver et si on ne le connaissait pas c'est une véritable découverte. Un homme dont la personnalité éclectique vaut le détour.

Agnès Figueras-Lenattier

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Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame-des-Champs

Métro : Notre-Dame-des-Champs, Vavin

jeudi, 07 mars 2019

Exposition Les beaux yeux

Du 8 au 12 mars aura lieu dans l'atelier pittoresque et intime de la peintre Eugénie Dubreuil situé 5 rue Barrault dans le 13ème arrondissement à Paris une exposition intitulé " Graver" disent-elles. Seront exposées des gravures de 16 femmes artistes dont la russe Angelina Beloff première femme de Diego Rivera, Berthe Morisot, Suzanne Valdon ou encore la portugaise Maria-Elena Vieira da Silva.

En plus de la France, 5 pays sont mis à l'honneur : La Russie, La Serbie, la Suède, Le Portugal, L'Allemagne.

Allez-y en toute confiance car Eugénie Dubreuil habituée des ventes à Drouot a toujours le chic pour dénicher de jolies choses… Ouverture de 15h à 19h
A.F.L

lundi, 04 mars 2019

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

George Sand: Confidences de la dame de Nohant

 Baudelaire est une des rares personnalités à témoigner du mépris envers George Sand. Flaubert par exemple parle d'une "immensité de tendresse dans un génie" et Victor Hugo lors de  l'enterrement de ce célèbre auteur  aux multiples facettes en 1876 évoque une grande femme.

Dans ce spectacle écrit et interprété par Rosa Ruiz d'après les écrits de George Sand ("La lettre au peuple", " Histoire de ma vie", plus sa correspondance) on peut voir la femme de lettres à différents âges et assister notamment à sa première émotion musicale à l'âge de 4 ans. Ou à son entrée au couvent à 13 ans. Même si elle fait référence à Casimir son mari, à Julien Sandeau ou à Musset, c'est surtout de Chopin dont il est question ici. Avec en particulier leur voyage à Majorque où le célèbre compositeur tomba malade ce qui leur valut d'être accusés de phtisie pulmonaire et d'être chassés de chez eux.

La pièce se situe fin mai 48 au moment où George Sand rentre à Nohant. Le 15 mai 1848 à Paris des manifestants envahissent l'Assemblée, mais la Garde nationale les repousse. C'est l'échec de la révolution. Dans ce contexte historique, et sur des préludes de Chopin joués par Nicolas Reulier, l'écrivain qui ne supporte pas la moindre contrainte se confie sur son amour invétéré pour la liberté et sa préoccupation du progrès social. Cette femme qui considère que ne plus aimer c'est ne plus vivre possède une grande soif d'idéal et un bon sens de l'humour et de la répartie.

La comédienne qui évolue dans un cadre sobre et intimiste et en compagnie d'un très bel éclairage fait preuve d'un jeu naturel, sincère avec parfois une certaine placidité et à d'autres moments plus d'exubérance. L'on est agréablement transporté pendant 1h20 dans l'univers de cette femme qui disait vouloir faire "une littérature dans laquelle le pauvre et la femme pourront trouver leur identité et le héros."

Un moment très plaisant où la magie du théâtre consistant à enchanter le lecteur avec  sa manière bien à elle est  tout à fait présente. Il reste une représentation (vendredi 8 mars  à 19h), ne la manquez pas!...

Agnès Figueras-Lenattier

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Comédie Nation 77 rue de Montreuil

Métro : Faidherbe Chaligny, Nation

 

09:55 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 23 février 2019

Le Musée Pouchkine

" Cinq cents ans de dessins de maîtres"

 Une exposition pour tous les goûts, celle de la Fondation Custodia mettant en relief les œuvres graphiques des écoles européennes et russes du XVè au XXè siècle issues de la collection du Musée Pouchkine . Cette rétrospective s'étend sur deux niveaux, avec en bas les tableaux du XXè. (Matisse, Picasso, Dalaunay, Signac, Fernand Léger, Paul Klee, Kandinsky,,Modigliani) et en haut le reste.  Il règne d'ailleurs un contraste assez frappant entre les deux étages, le moderne étant plus coloré, moins fin et délicat dans la représentation générale des sujets. C'est un autre style mais qui n'en vaut pas moins le détour, surtout pour les avant-gardistes..

Gouaches, sanguines, plumes et encre brune, pierre noire et craie blanche, lavis gris ou brin..., se succèdent laissant voir plus de 200 œuvres de grands maîtres aux noms illustres (Rembrandt, Fragonard, Rubens, Corot, Ingres, Poussin, Renoir, Delacroix…).

Deux gouaches de Jean-Baptiste Mallet " La rencontre", " La réconciliation" et une gouache de Pierre-Antoine Baudouin Rose et Colas" sont particulièrement à remarquer. Ce dernier est d'ailleurs considéré comme l'un des plus grands gouachistes du XVIIIè siècle. Parmi les sanguines, celle de Watteau ou de Renoir. Ou encore " Tête d'un jeune saint" en pierre noire et craie blanche de Giovanni Antonio Sogliani.. Et que dire de la pose gracieuse de " La jeune femme endormie" de François Boucher.

La liste des " beautés" est longue, et il ne faut pas louper cette exposition. C'est en effet la première fois qu'autant d'œuvres du Musée Pouchkine sont présentées….
Agnès Figueras-Lenattier

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Fondation Custodia 121 rue Lille

Métro : Assemblée Nationale