Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 17 juin 2018

L'étonnant pouvoir de la musique

 

Marie-Noël Vidal

Editions du Palio

 Il est évident à la lecture de ce livre divisé en différents chapitres que Marie-Noël Vidal connaît bien son sujet. Elle parle de la musique avec passion et grande précision. Mais parfois de manière si technique que les néophytes peuvent trouver l'ouvrage un peu compliqué. Mais l'ensemble est intéressant, bien écrit, au moyen d'un langage imagé et riche d'enseignement.

De nombreuses citations de personnages illustres, et des références à la mythologie sont nombreuses. L'auteur se pose beaucoup de questions sur la quintessence de la musique, sur ses influences. Ainsi est-elle par exemple intriguée par le fait qu'une même musique puisse bouleverser les uns et laisser les autres de marbre… Elle évoque aussi l'avenir de la musique face à l'industrie, parle des études réalisées en fonction des siècles, des bienfaits de la musique côté médecine. " Pour soigner les pathologies, les prévenir, on échange musicalement avec l'organisme" explique t-elle…

La technique de la musique, la manière de se servir d'un instrument est également analysée : " Suivant la façon que nous avons de pincer, d'effleurer, de gratter une corde de guitare, elle sonne différemment" déclare t-elle.

Une jolie définition de la musique parmi tant d'autres est à citer : " La musique qui coule dans les mots, l'intonation, est un projet magique à double finalité : mouvoir, émouvoir. Ecouter, c'est courir le risque d'être ensorcelé pris au piège du songe et du mensonge."

Des phrases de ce style, on en trouve pléthore, ce qui donne à ce livre plein de charme et montre l'universalité de la musique et son pouvoir dans tous les domaines. . L'on en sort plus érudit, et encore plus convaincu de l'étonnant pouvoir de la musique.

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

vendredi, 01 juin 2018

Anna Les lumières de l'asile

Anna petite fille différente des autres, abandonnée là par son père et oubliée pendant des années, essaye de survivre du mieux qu'elle peut. Se voulant tantôt observatrice, tantôt auditrice ou lectrice, elle doit sublimer ce qui l'entoure pour pouvoir supporter son sort et l'accepter...

Pascale Martineau qui a écrit le texte et qui l'interprète également est bouleversante, passant  avec maestria de la tristesse à la gaieté. Elle est si criante de vérité qu'on ne peut s'empêcher de l'admirer. UN spectacle à ne pas manquer... A.F.L

Jusqu'au 30 juin au théâtre le Guichet Montparnasse.

jeudi, 31 mai 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Légende d'une vie

 Etre le "fils de", tel est le thème de " Légende d'une vie" adapté et traduit par Caroline Rainette. Cette pièce fait partie des 8 pièces de théâtre qu'a écrites Stefan Zweig. Elles sont beaucoup moins connues que ses nouvelles et biographies et c'est un vrai plaisir de découvrir quelque chose de nouveau le concernant. Même si c'est une adaptation, on devine que l'auteur maîtrise aussi très bien ce style d'écriture.

Dans la première partie, Friedrich fils du grand poète Karl Amadeus Franck doit présenter au public sa première œuvre. Mais il n'est pas du tout serein, et se sent " tout petit" comparé à son père adulé de tous et considéré comme irréprochable. En tout cas, la femme de Karl Amadeus Franck et la biographe du poète nommée Clarisse ont tout fait pour que cette réputation d'homme remarquable lui colle à la peau. Au point de mourir effrontément.

Or dans un deuxième temps, tout en discutant avec Clarisse, Friedrich va se rendre compte que son père n'est pas celui que l'on croit. Ce qui va le soulager, et lui permettre de créer sa propre identité.
Comme d'habitude chez Stefan Zweig, l'analyse psychologique des personnages est savamment étudié : profondeur des sentiments et des caractères, description raffinée des forces et faiblesses, paradoxe des comportements. Mais élément rare chez ce romancier, l'histoire ne se termine pas par un échec…

Les deux comédiens ( Caroline Rainette et Lennie Coindeaux) dotés d'une voix agréable, possèdent de la force dans leur interprétation, articulent bien, et cela donne un spectacle de  bonne qualité par lequel on se laisse facilement happer. Stefan Zweig est bien représenté, et c'est un moment savoureux. Les admirateurs de l'écrivain seront particulièrement satisfaits…

Agnès Figueras-Lenattier

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame-des-Champs

Métro : Notre-Dame-des-Champs, Vavin

18:47 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : père, fils, découverte

samedi, 12 mai 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Mon Lou

 Lorsqu'il aperçut Louise de Coligny à Nice, Guillaume Apollinaire fut immédiatement séduit. Mais il commença par subir une rebuffade, et croyant l'affaire compromise, il s'engagea le 6 décembre 1914 dans les troupes françaises à Nîmes. Or Louise de Coligny qu'il surnommait " Lou" le rejoint, et s'amorce alors pendant une semaine une véritable passion amoureuse…

De cette relation sont nés des écrits ( "Lettre à Lou", et " Poèmes à Lou"), et c'est cette correspondance qui est ici mise en scène avec originalité par Christian Pageault. La comédienne Moana Ferre interprète à tour de rôle le poète et Lou. Et c'est poignant dans le paradoxe car l'interprétation dégage à la fois de la pudeur et en même temps une grande sensualité allié à un texte érotique et plein de lyrisme.

Relisant avec empressement les lettres de son amant, Lou semble prendre un plaisir extatique à cette lecture. Le visage comme illuminé, elle nous dévoile quelques-uns des sobriquets dont l'écrivain l'affuble : " Jasmin de grâce", " tubéreuse de Nice". Ensuite, micro en main, puis peignant, elle lui répond avec grâce.

Après une période d'amour fou, d'idéalisation, c'est la description de l'atmosphère des tranchées et l'affadissement des sentiments. Pour accompagner cette baisse, un écran qui relate l'ambiance de la guerre, et accentue le côté plus distant du jeu de l'actrice. La musique de Sati ajoute du charme au spectacle, et Moana Ferre possède un vrai talent de comédienne. " C'était selon ses dires le personnage de Lou qui l'intéressait tout particulièrement, et elle a réussi son pari. En effet, cette femme qui a été infirmière sur le front, qui portait des pantalons et a eu plein d'amants, revit avec brio sur scène. On est happé…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame-des-Champs

Métro : Rue Notre-Dame-des-Champs, Vavin

14:55 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 01 mai 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Leandre clown "Rien à dire"

 Clown catalan, Léandre Ribera, réputé internationalement s'inspire notamment du cinéma muet et du mime. Au cours de son spectacle; on trouve de tout : poésie, humour, burlesque, et un brin de merveilleux et de magie.

Dans un décor constitué d'une porte et de quatre meubles, tout ce qu'il trouve est l'occasion pour lui de donner libre cours à ses fantaisies. Et ce n'est pas l'imagination qui lui manque! Vêtu d'un ample costume couleur claire, et évoluant sur un sol rempli de chaussettes jaunes, il a aussi l'art de faire participer le public et d'installer une belle complicité avec lui. Aussi bien enfants qu'adultes d'ailleurs.

Une musique parfois douce, parfois plus rythmée accompagne ses facéties et les jeux de lumière complètent agréablement ce spectacle gai, amusant et adroitement mis en scène. Bref, petits et grands y trouveront leur compte…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Du 15 au 20 mai

Théâtre du 13ème art Centre commercial Italie

Métro : Place d'Italie

 

10:58 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 23 avril 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Une singulière thérapie

Encore une petite quinzaine de jours pour assister au spectacle " Une singulière thérapie" qui en vaut vraiment la peine. C'est l'histoire d'un homme qui comble sa solitude en vouant une véritable admiration à une star de cinéma. Sa femme de ménage femme plutôt évoluée, lui propose un jeu: elle jouera le rôle de cette vedette le temps d'un rendez-vous. C'est amusant, astucieux et très bien interprété. Le texte de Vincent Duviau est plaisant, varié et dans ce petit théâtre où l'on est tout prêt des comédiens, on est comblé par l'ambiance qui se dégage de cette soirée. Elle  (Esmeralda Marzo), vêtue d'une jolie robe rouge pour l'occasion et tout à fait séduisante, se transforme avec naturel et raffinement. Lui ( l'auteur de la pièce), un peu hésitant au début, finira par se prendre au jeu et une belle complicité naîtra sur scène...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre du Guichet Montparnasse 15 rue du Maine

Métro : Edgar Quinet, Montparnasse

lundi, 16 avril 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Moi comme toi

 Un dimanche exquis en compagnie de la chanteuse Véronique Fourcaud et du pianiste Vincent Gaillard. D'après un texte cinglant et amusant de Sylvain Meyniac, et une mise en scène enlevée de Théodore Mytakis, tous deux nous régalent avec leur franche complicité, et incarnent à merveille le dicton " Qui aime bien châtie bien". Dans ce charmant décor du théâtre Maxim's, ils ne cessent de se chamailler pour ensuite mieux se réconcilier. Elle le traite de " mollusque", de " cerveau de poulpe", lui la juge râleuse, caractérielle. Mais ils s'aiment, s'adorent même, c'est incontestable, et ne peuvent se passer l'un de l'autre.

Les dialogues s'entrecroisent avec 15 chansons et mélodies des années 1930 comme : " Tout va bien Madame la Marquise", " J'ai deux amants".. Elle, sensuelle à souhait, possède une jolie voix limpide, et fait preuve d'une belle présence. Lui, complète bien le travail de Véronique Fourcaud et ajoute de la gaieté au spectacle, grâce à son dynamisme et sa joie de vivre. Bref, c'est un duo magique qu'il ne faut pas louper!...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre Maxim's 3 rue Royale

Métro : Concorde

Spectacle le dimanche à 16h jusqu'en juillet

mercredi, 04 avril 2018

Les pionnières

Dans les ateliers de femmes artistes du XXème siècle

Somogy. Editions d'art

 

11 portraits d'artistes femmes dans l'intimité de leur atelier sont réunis dans cet ouvrage bien conçu dont le thème principal est l'abstraction. Ce concept est le lot commun de toutes ces dames nées avant la seconde guerre mondiale, et dont la maturité artistique s'est épanouie dans les années 1950 et 60. Leurs œuvres se voulant donc dénuées de réalisme ont pu être admirées dans les musées et galeries après l'an 2000.

Pendant bien longtemps, elles ont été évincées du domaine de l'art, et c'est une belle initiative de leur rendre hommage en pérennisant leurs créations. Une pérennité émise par le biais de photos éclatantes et colorées de Catherine Panchout et de textes bien écrits et détaillés des deux critiques d'art Elisabteh Vedrenne et Valérie Maulnin.

La première à être citée est Geneviève Claisse qui a depuis toujours adopté l'abstraction géométrique. La liste continue avec Sheila Hicks et ses fils de coton et de laine, Marta Pan et ses sculptures flottantes, Vera Molnar avec l'omniprésence du carré et de la ligne, Pierrette Bloch et son usage du pastel gras, du fusain, des encres, Aurélie Nemours et son exploration du vide comme seul espace de vie, Geneviève Asse et le " bleu Asse", Shirley Jaffe dont les combinaisons entre formes et couleurs donnent l'impression d'infini, Etel Adnan et ses petites toiles plus ses écrits. Parvine Curie et ses sculptures pour la plupart noires. Enfin Judith Reigl admirée par André Breton dont certaines toiles se révélèrent prémonitoires du 11 septembre 2001. Un beau panel à déguster sans modération…

Agnès Figueras-Lenattier

dimanche, 11 mars 2018

Liebe, Love, Amour

Cette année le célèbre quartet féminin "Salut-Salon" né en 2000 à Hambourg de la rencontre entre deux amies d'enfance Angelika Bachmann et Iris Siegfried, rend hommage à l'amour avec un spectacle intitulé " Liebe, Love, Amour. S'étant produit un peu partout dans le monde et en France à l'Olympia et à la salle Gaveau, ces 4 musiciennes se servent de la musique classique, du Tango Nuevo d'Astor Piazolla, des musiques du monde, des thèmes de cinéma, de leurs propres chansons, pour faire surgir tout un panel de nuances musicales.

C'est de manière inédite et avec humour qu'elles présentent sur scène leurs surprenantes acrobaties instrumentales. Maîtrise de l'interprétation, sens du spectacle et charme féminin font partie de ce moment qui promet d'être grandiose. D'autant plus qu'il se produit dans la grande et belle salle du théâtre du 13ème art situé dans le centre commercial de la place d'Italie, ce qui ne peut que mettre encore plus en valeur le talent de ce quartet. …A.F.L

19h le 24 mars et 15h le 25 mars au théâtre du 13ème art

 

10:58 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : quartet, amour, concert

lundi, 26 février 2018

Verino

Verino, jeune humoriste de 35 ans, est en train de se produire au Grand Point Virgule ceci jusqu'à fin avril. Possédant notamment un bon sens de l'improvisation, il évoque de nombreux sujets tels que la paternité, des thèmes d'actualité comme le terrorisme, ou bien encore le handicap, le désir sexuel. Avant d'assister à son spectacle, il est possible pour qui ne le connaît pas de se faire une idée en allant le voir évoluer sur You tube. Que l'on aime ou pas, il est indéniable qu'il possède un certain charisme et qu'il fait beaucoup rire le public présent…

13:52 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)