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mercredi, 12 février 2020

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du 14ème

Le K

Belle présence du comédien Grégori Baquet ( Molière 2014 de la " Révélation"et nommé comme meilleur comédien aux Molières 2018-2019) qui interprète ici 13 histoires du célèbre recueil de nouvelles " Le K" de l'écrivain et journaliste italien Dino Buzzati. Celles-ci sont adaptées et co-mises en scène par Xavier Jaillard (Molière 2008 de "L'adaptation" pour " La vie devant soi").

Bref, un duo de choc et ce n'est donc pas étonnant si l'on se régale à l'écoute et à la vue de ce spectacle. Dino Buzzati qui a également écrit le roman très connu " Le désert des tartares" aime recourir au fantastique et à l'humour. Dans la nouvelle la plus connue "Le K", il imagine l'histoire d'un petit garçon Stefano poursuivi par un monstre marin qu'il fuira toute sa vie. Jusqu'au moment où ce squale lui annoncera qu'il ne voulait pas le dévorer mais lui remettre une petite " Perle de la Mer" procurant à son propriétaire fortune, puissance, amour et paix de l'âme. Mais trop tard, c'est le destin… Cette fatalité présente dans la condition de l'humain fait partie des thèmes chers à Buzzati. Parmi les autres sujets de prédilection de cet auteur mis ici en avant : la création et son amie la solitude..

L'imagination fertile et drôle de Buzzati résonne ici avec brio grâce au beau travail de Grégori Baquet et Xavier Jaillard. Grégori Baquet semble totalement en accord avec les personnages de Buzzati et la joie qu'il ressent à les jouer fait plaisir à voir. Il a d'ailleurs avoué un jour à Xavier Jaillard qu'il avait l'impression de ne pas jouer mais de vivre Buzzati,." Cette confession a fait dire au metteur en scène qu'ils pouvaient peut-être présenter la pièce au public"…

Et c'est vraiment une réussite. Grégori Baquet dont la diction est excellente, est agile, et vraiment à l'aise quant à la maîtrise de ses mimiques, de ses mouvements et déplacements. Son regard est très expressif, et sa mine joviale et ses rictus correspondent bien à la verve humoristique de l'auteur. Le décor consistant en une grosse lettre le K est fort bien exploité par le comédien qui l'utilise à bon escient en fonction des histoires.

Bravo à ce duo qui nous enchante pendant une heure et dont la belle complicité sous-jacente retentit à merveille sur scène….

Plus d'infos :

Théâtre Rive Gauche 6 rue de la Gaité

Métro: Edgar Quinet, Gaité, Montparnasse Bienvenüe

 

Autre spectacle dans la même rue qui m'a laissée sans voix tellement c'est magnifique " Marie des Poules" spectacle sur la gouvernante de Georges Sand. C'est au Petit Montparnasse et tout est splendide : texte, mise en scène, interprétation... 

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

01:00 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 10 février 2020

" Des pieds à la tête " DVD

Si l'on veut analyser la quintessence de l'âme d'un champion d'athlétisme, ses aspirations, ses sensations, sa technique, rien de mieux que ce film de Jacques Ertaud cinéaste-aventurier.

Que ce soit les sprinteurs, les sauteurs en longueur, en hauteur, les lanceurs de javelot, les coureurs de demi-fond l'on se régale à les voir évoluer grâce au parcours de la caméra insistant sur les gros plans, les détails physiques comme par exemple la comparaison filmée entre la foulée du sprinter et celle du coureur du demi-fond, ou les ralentis. La voix qui commente est agréable et la description de chaque spécificité a droit à son lot de réflexions savamment étudiées. Maurice Houvion battant son record de France, Jocelyn Delecour, Michel Jazy, Michel Bernard, Robert Bogey et bien d'autres, font partie des athlètes dont il est question ici.

De plus, ce DVD à notre grande satisfaction englobe un livret préfacé par Guy Lagorce, (ancien champion de sprint français, journaliste, écrivain, prix Goncourt de la nouvelle en 1980 pour son recueil " Les héroïques" ), tout à fait captivant retraçant l'enquête qu'avait faite en 1962 Jean Cau écrivain, journaliste, scénariste, dramaturge, essayiste sur l'athlétisme français publiée dans " L'Express". Quelques semaines avant le championnat d'Europe à Belgrade, cet écrivain prix Goncourt pour son roman " La pitié de Dieu" avait pris la décision d'aller vivre parmi les athlètes pour les voir s'entraîner.
Ce texte est si pur, si délicieux, l'atmosphère globale qui règne sur le gazon du stade de Fontainebleau décrite avec tellement de joliesse, que l'on a envie de tout citer comme extraits.

Quelques portraits en exergue : " Voici Lagorce. D'allure, au repos, le plus élégant et le plus racé. Des joues creuses, des yeux très doux d'animal de course, des jambes- lorsqu'il les extraira précieusement de la gaine du survêtement- merveilleuses de modelé et de race"… " Michel Bernard c'est Ignace de Loyola déguisé en coureur. Une tête curieuse sur un corps-carcasse, des yeux sombres où ne se lit qu'une passion, des cheveux noirs : une araignée mystique"…

Une magnifique sublimation du sport qu'il faut absolument savourer…

Agnès Figueras-Lenattier

02:22 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, enquête, athlétisme

mercredi, 05 février 2020

Rocio Marquez

Rocío Márquez est l'incarnation du  flamenco contemporain à son plus haut niveau, tant par la transcendance de son chant, que par la profonde connaissance des racines de son art, ou  par l’innovation permanente qu’elle y apporte. Son excellence a été reconnue dès ses débuts, en 2008 au Festival International del Cante de las Minas à La Unión. Elle y récolta une moisson de prix, dont le plus prestigieux d’entre eux, la Lampara Minera. Elle a depuis sorti quatre albums, aussi ambitieux que réussis, qui sont devenus des jalons dans l’histoire récente du flamenco et ont nourri les répertoires de ses nombreux concerts internationaux.

 Rocío Márquez propose d' écouter des mémoires vivantes et plurielles. Elle le fait en utilisant, en découpant et en collant, en un mot en revisitant des chansons et des cantes, des palos flamencos et des musiques populaires reliés par un lien diffus mais à la fois crucial sur un plan personnel : tout a été déniché au marché aux puces historique du jeudi, El Jueves, de la rue Feria à Séville. Ainsi est né « Visto en el Jueves » son 5ème album où la distinction entre flamenco et chanson s’estompe.

On trouve ainsi des arrangements de titres de grandes figures de la musique espagnole ainsi que des palos flamenco revisités. Bambino, Rocío Jurado, Paco Ibáñez, Concha Piquer, El Cabrero, Turronero, Pepe Marchena, José Menese et Manuel Vallejo se croisent et s’entremêlent dans des serranas, abandolaos, fandangos, malagueñas, rondeñas, peteneras, bulerías, marianas, romances et rumbas.

Après deux albums sans guitare (« Firmamento » et « Diálogos de Viejos y Nuevos Sones »), Rocío Márquez revient à cet instrument fondamental du flamenco. Lors d'un concert le 12 février à 20h au Pan Piper, elle interprètera ce 5ème album,  accompagnée  à la guitare par Juan Antonio Suarez « Canito » (guitare) et aux percussions par Agustín Diassera...

Plus d'infos :

Pan Piper : 2-4 impasse Lamier 75011 Paris

pan-piper.com

 

01:07 Publié dans concert | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 28 janvier 2020

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du 14ème

" Toulouse Lautrec chez Maxim's", et " Jacqueline Kennedy, la Dame en rose"

Au théâtre Maxim's, un endroit enchanteur où l'on ressent une certaine griserie, se jouent en ce moment deux spectacles très différents mais tout aussi attractifs. L'un "Toulouse-Lautrec chez Maxim's" , l'autre "Jacqueline Kennedy, la dame en rose" ont été écrits et mis en scène par le dynamique et jovial Gérard Chambre.

Le décor du 1er étage comprenant un magnifique bar anglais, est réservé aux spectateurs de Toulouse-Lautrec, tandis que que ceux de Jacqueline Kennedy ont le plaisir de goûter le charme du rez-de-chaussée. L'idéal puisque les deux spectacles se jouent à la suite, est d'assister aux deux. C'est un vrai plaisir pour les yeux et l'ouïe avec une équipe harmonieuse , gaie et entraînante.

Pour "Toulouse-Lautrec chez Maxim's", Véronique Fourcaud et Gérard Chambre chantent avec une certaine sensualité et coquinerie des chansons amusantes et veloutées accompagnés par un artiste de renom Toulouse Lautrec( Fabrice Coccito) " la star" du Moulin Rouge qui parle notamment de son ami Erik Satie et de son pouvoir auprès des femmes… Sa complicité avec "La Goulue"n'a pas été oubliée…

Quant à "Jacqueline Kennedy la dame en rose", Gérard Chambre a repris des musiques de différentes époques et y a mêlé de jolies paroles, en référence à l'époque de Jacqueline Kennedy, dont le mari disait d'elle qu'elle "apportait de l'élégance à sa présidence". Cette comédie musicale ponctuée de quelques danses permet de mieux se familiariser avec certains épisodes de la vie de cette femme, qui a perdu deux enfants et qui prenait des cours de sirtaki.

Bref, on passe plus de deux heures à observer avec une certaine volupté, cette troupe de qualité qui sait avec un certain brio exploiter la beauté du cadre de chez Maxim's où sont venus Proust, Guitry, Cocteau, Diagilev… . Il serait donc dommage de passer à côté de ces deux soirées que l'on peut aussi goûter en deux fois…

Agnès Figueras-Lenattier

 

Plus d'infos

Théâtre chez Maxim's  3rue Royale

Tous les lundis à 19h et 20h30

Métro : Concorde

 

10:47 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 20 janvier 2020

Violaine Arsac

En ce moment au théâtre 13 jardin ( 103 A Bd Auguste Blanqui) se joue la pièce " Les passagers de l'aube", un très bon spectacle qui évoque pour la première fois sur scène le spirituel. Elle s'est jouée trois années de suite au festival d'Avignon remportant un gros succès et se joue pour la première fois à Paris jusqu'au 9 février. Ensuite aura lieu en mars, avril une tournée en province. Violaine Larsac l'auteur et également la metteur en scène s'explique sur son travail. Ancienne comédienne, c'est sa première pièce de théâtre en tant qu'auteur, et sa quatrième mise en scène.

 

" Les passagers de l'aube " est votre première pièce. Quel en est exactement le sujet?

C'est l'histoire de Noé un jeune interne brillant, cartésien, très rationnel en dernière année de neurochirurgie qui est en train de boucler sa thèse sur le cerveau. Or, il va être confronté à un cas d'expérience de mort imminente contredisant quelque peu le sujet de sa thèse. Au départ, il prend cet exemple comme quelque chose d'un peu loufoque, et va éprouver l'envie de s'y intéresser pour démontrer que c'est une imposture. Ainsi pourra t-il avancer tranquillement sur sa thèse. Mais finalement, il va mettre le doigt dans l'engrenage et se rendre compte que ce cas est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît et que l'on ne peut en parler scientifiquement en deux temps trois mouvements. Tout ceci va mettre en péril son avenir professionnel, ses relations et va même provoquer une dispute avec sa femme... L'ensemble de son monde et de ses certitudes va vaciller…

 

Pourquoi traiter de ce thème? C'est un sujet auquel vous êtes sensible?

J'ai lu beaucoup de choses là-dessus, écouté des vidéos, et j'ai trouvé ce domaine étonnant, questionnant. Je me suis dit que c'était un sujet qui n'avait jamais été traité au théâtre, et j'ai eu le souhait de le faire. De manière générale, le spirituel est quelque chose qui m'interpelle.

 

Lorsque vous avez écrit cette pièce aviez-vous déjà toute l'histoire ou est-ce venu progressivement? D'autre part l'intention de la mettre en scène était-elle déjà présente?

J'avais le début et la fin, et j'ai commencé par écrire toute la trame avant de construire les dialogues. J'ai créé toute mon histoire, tous les rebondissements et une fois la grille et toute la structure mises en place, j'ai  rédigé la pièce à proprement parler. Oui, quand j'ai écrit la pièce, j'avais déjà les images de la mise en scène. Peut-être même avant; tout est très mêlé…

 

Ecrire une pièce de théâtre a t-il été difficile?

Non. J'avais beaucoup travaillé en amont sur la recherche, donc l'écriture en elle-même m'a paru très agréable et j'ai d'ailleurs recommencé depuis car cela m'a beaucoup plu. Cela demande bien sûr beaucoup de travail, mais c'est un exercice que j'ai trouvé jouissif. En outre, j'avais déjà eu l'occasion de me frotter à l'écriture scénique même si je n'avais jamais écrit une pièce en entier. Et puis, il se trouve qu'il y a quelques années j'avais suivi un stage d'écriture de scénario donc de dramaturgie. Et c'est vrai que je me suis un peu replongée là-dedans, pour être vraiment le plus proche possible de ce que l'on doit observer comme règles lors de l'écriture d'une pièce de théâtre…

 

Pourquoi ce titre? L'avez-vous trouvé facilement?
Oh non, j'ai mis beaucoup de temps à le trouver. "Les passagers" car selon moi on est tous des passagers et de plus, cela a également un lien avec un rebondissement présent à la fin de la pièce. Quant à " l'aube", cela fait référence à la lumière…

 

Pour cette mise en scène des " passagers de l'aube" qu'avez-vous voulu dégager comme message?

D'une part quelque chose d'assez suggestif impliquant que le décor fait allusion aux différents lieux plus qu'il ne les représente de façon complètement réaliste. Et puis le deuxième axe du travail a été basé sur le travail physique. J'ai d'ailleurs fait appel à un chorégraphe qui sait très bien faire bouger les comédiens qui ne sont pas danseurs. J'avais vraiment envie que les corps soient présents et qu'ils puissent à un moment donné prendre le relais des mots afin que l'on ne soit pas uniquement dans l'intellect et que l'émotion puisse aussi avoir sa part.

 

Connaissiez-vous déjà les quatre comédiens?

J'en connaissais déjà deux, et les deux autres je les avais remarqués lors d'un spectacle. Les quatre avaient déjà vu mon travail, ce qui était plus facile pour engager une collaboration. Tous les quatre sont assez magiques. Ils s'entendent très bien et cela se ressent beaucoup sur le plateau. Il règne une très belle énergie collective.

 

Comment s'est déroulé le processus de la mise en scène c'est à dire au niveau du décor, des costumes et des répétitions en général?

J'avais déjà en tête une idée très précise de ce que je voulais faire, ce qui a facilité le bon déroulement des répétitions... On a travaillé tout de suite avec les blouses des médecins. On a mis le décor dès la première répétition. Comme les éléments, les accessoires et les costumes circulent, il fallait anticiper dès le départ. Pour les autres tenues, on a travaillé assez tard avec. Lorsque l'on participe au festival d'Avignon, on doit avoir recours à un décor assez léger qui s'installe et s'enlève en 10 minutes. Dans cette pièce, le décor prend quand même de la place, mais les éléments restent faciles à monter et à démonter.

 

Côté spectateurs quelles sont les réflexions qui vous ont fait le plus plaisir?
Le fait que l'on me dise que les quatre comédiens sont vraiment formidables. Après, les compliments sur mon texte. Puis les remarques comme quoi la mise en scène est très fluide.  On a vraiment fait en sorte qu'elle le soit même si c'est un travail qui ne se voit pas forcément. Enfin ce qui est touchant également, c'est l'émotion des gens avec encore les larmes aux yeux à la sortie

 

Le monde scientifique a t-il été beaucoup présent?

Oui, pas mal de médecins, d'infirmiers (ères) ont assisté à la représentation et ont été très contents. C'était intéressant pour nous d'avoir des retours positifs de leur part. J'avais d'ailleurs demandé à un médecin de relire ma pièce car je voulais m'assurer que tous les propos étaient exacts.

 

Votre spectacle s'est joué dans plusieurs pays étrangers. Y a t-il un pays où vous aimeriez qu'il soit à l'affiche?
Le Canada car je pense que les Canadiens sont très ouverts à toutes ces problématiques et qu'ils seraient assez sensibles à cette pièce. Et puis c'est un pays sympathique à mes yeux et j'aimerais beaucoup discuter avec des Canadiens.

 

Vous avez donc écrit une deuxième pièce. Quelle est l'histoire?

C'est une pièce intitulée " La dernière lettre" sur la justice et en particulier sur la justice réparatrice. Sur ces associations qui mettent en rapport les familles des condamnés avec les familles des victimes pour essayer de voir comment l'on peut trouver une solution pour arriver à une résilience. C'est l'histoire d'une femme qui reçoit une lettre du condamné pour le meurtre de son mari avec cette impossible correspondance entre les deux. Cela pose la question de savoir si la justice est uniquement là pour condamner et mettre en prison ou si elle peut aussi faire naître des situations réparatrices… La pièce se jouera au Festival d'Avignon 2020…

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

 

 

 

 

 

12:49 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 17 janvier 2020

Biennale d'art flamenco

Du 26 janvier au 13 février 2020, aura lieu au Théâtre National de Chaillot la 4ème biennale d'art flamenco proposée également conjointement à la Biennale de Séville. Proposant un panorama le plus diversifié possible des flamencos ( huit spectacles endiablés) , elle réunit des artistes d'univers et de cultures en apparence très éloignés.

Parmi ces artistes : Anna Moralès ex-soliste du ballet flamenco d'Andalousie et détentrice du prix Geraldillo de la meilleure danseuse 2018 avec à ses côtés un trio de musiciens et le danseur José Manuel Alvarez. Olga Pericet allongée à même une table qui manie castagnettes aussi bien que la bata de Cola… Ou encore le duo Marie-Agnès Gillot et Andres Marin aidés du batteur Didier Ambact et du contrebassiste Bruno Chevillon.

`Bref, un superbe panel mettant à l'honneur cette magnifique et sensuelle danse qu'est le flamenco...

mercredi, 15 janvier 2020

Hair, The Musical

En ce moment dans le 6ème arrondissement parisien, se joue la célèbre comédie musicale " Hair" composée en 1967 par Galt Mac Dermot qui a notamment lancé la carrière de Julien Clerc. Sont mis en scène de jeunes hippies vivant à New York en pleine guerre du Vietnam. Leur souhait est de vivre au sein d'un monde sans consumérisme, sans racisme et sans militantisme...

Cette histoire où se profile l'image de la contestation des années 60 a fait scandale à un moment donné à cause entre autre de son irrévérence. Adaptée au cinéma par Milos Forman, cette pièce a fait le tour de L'Europe et est présente au MPAA Saint-Germain jusqu'au samedi 18 janvier. En anglais avec sous titres en français…

4 rue Félibien Métro : Mabillon

 

22:41 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 10 janvier 2020

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du 14ème

Rosa Luxemburg Kabarett

Qui était Rosa Luxemburg née à Zanosc le 5 mars 1871 et morte assassinée par " Les Corps francs" ,futurs nazis du temps de l'Allemagne hitlhérienne, lors de la répression de la révolution spartakiste. Ce portrait entremêlé de musique, de chansons, de scènes dialoguées composé par Viviane Théophilidès qui signe également la mise en scène nous donne l'occasion d'en apprendre davantage sur cette femme surnommé " L'aigle " par Lénine..

5 acteurs dont une chanteuse à la voix limpide et forte ( paroles en allemand et guitare en fin de spectacle) et une jolie musicienne au piano réalisent ici un travail de mémoire collective et sont réunis pour faire parler cette révolutionnaire, pacifiste fondatrice du 1er parti communiste allemand.
Sur un plateau quasiment dénué de tout décor, Rosa Luxembourg est bien là et le début de son apparition commence lors de son discours sur le but final lorsqu'elle a 27 ans. " Le mouvement n'est rien, c'est le but final qui est tout" déclare t-elle avec détermination.
Dans cette pièce, l'auteur a volontairement inclus des anachronismes, permettant un itinéraire entre passé et présent, nous rendant ainsi plus proche de cette femme qui craignait avant tout le dogmatisme et ne se séparait jamais de l'écrivain Goethe.

Léo Joguiches qu'elle rencontre au " Groupe des pairs" englobant des émigrés révolutionnaires polonais jouera un grand rôle dans sa vie privée et publique. Ensemble, ils créeront " La cause ouvrière" que Rosa Luxemburg rédigera avant de partir pour l'Allemagne en 1898.

Partisane de toujours dire la vérité, Rosa Luxemburg avant de mourir, prononcera cette phrase bien représentative de sa ténacité : " J'étais, je suis, je serai"… A Aubervilliers, un immeuble du quartier du Landy porte son nom…

Riche et complet, ce " spectacle-cabaret" est un bel hommage à Rosa Luxemburg et donne envie d'en savoir plus sur elle. Bravo à cette équipe qui a accompli un beau travail collectif…

Agnès Figueras-Lenattier

 

Plus d'infos :

Théâtre les Déchargeurs rue des Déchargeurs

Métro : Châtelet

dimanche, 05 janvier 2020

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du 14ème

Léonard de Vinci

Un petit bijou cette pièce de Brigitte Kernel et Sylvia Roux réalisée d'après le roman de Brigitte Kernel sélectionné par la librairie du Louvre et le Clos-Lucé dans le cadre de la granbde rétrospective Léonard de Vinci.

Tout y est : un texte intéressant, une belle interprétation avec une diction quasiment parfaite et des émotions en pagaille, un décor artistique et créatif, un éclairage bien adapté à la mise en scène elle-même pleine de joliesse…

Tout commence lorsque Léonard à 9 ans et qu'il est élevé par un père tyrannique et violent. Puis c'est le grand-père qui prend le relais. Celui-ci est cultivé, amène et va inciter son petit fils à s'élever spirituellement et à exploiter ses nombreuses qualités.

Léonard va donc s'épanouir intellectuellement et trouver une certaine tranquillité d'esprit en observant la nature et en débutant dans ses inventions. Très curieux des chauve-souris, des animaux fantastiques, il va se confier à son ami intime : un grand cahier noir. Il va y dépeindre ses pensées, ses observations, et parler de sa grande attirance pour le dessin et l'anatomie. On le verra même évoquer sa technique quant à la fabrication de sa palette. C'est instructif, poétique, et la douce et agréable musique qui accompagne le tout apporte encore plus de féérie. Vraiment un régal!...Le dimanche à 17h jusqu'au 25 janvier
Agnès Figueras-Lenattier

 

Plus d'infos :

Studio Hebertot 78 bis bd des Batignolles

Métro : Rome, Villiers

 

 

 

 

14:18 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 19 décembre 2019

Galerie la Véhémence

La Galerie La Véhémence ( 81 bd Longchamp à Marseille )  mène une réflexion sur des œuvres picturales par le biais de leurs activations et leurs résonnances dans l’espace d’exposition. Elle s’oriente vers une recherche curatoriale autour du corps sujet, du corps de l’image, du corps de l’artiste. Autour d’oeuvres d’artistes reconnus et émergents, la Véhémence présentera à travers une programmation annuelle d’expositions collectives, le fond du peintre Bernard Dufour par une ré-activation de l’oeuvre.

Pour sa première exposition, cette galerie, présente un corpus d’oeuvres modernes et contemporaines, où l’empreinte du réel passe par la surface du corps. Ici, il devient surface tangible d’un visible. Partant du postulat de Jean-Luc Nancy, «Le corps est un lieu. Je suis partout où est mon corps. Mon corps est dans mes écrits. Une écriture, une pensée, c’est un corps », La Véhémence propose une lecture du corps sujet, du corps de l’image, et du corps réactivé. À travers Faire corps , quatre artistes dialoguent et proposent des pièces allant de l’apparition, du relevé, de la présence du corps. Également présence du corps de l’artiste, où le geste intervient ici en tant que partie prenante du processus de création. Réactivant les clichés-verres de Bernard Dufour, La Véhémence accentue la mise en évidence des liens autour de l’appropriation des techniques du médium pictural par les artistes. Partant de la transparence de l’image, Mana Kikuta utilise le collodion humide afin d’en faire émerger une forme, par la superposition des images pour transcrire l’épaisseur de la mémoire, son activation et son oubli. À l’inverse, Tao Douay part du noir de l’image pour donner présence à la lumière des corps qui y apparaissent et font la matière de l’image. Au creux de la matière, Myriam Mechita dresse dans le charbon et dans la terre, des tracés, des sculptures, des corps fragmentés restitués de ses expériences et prélèvements du réel. Dans ces appropriations différentes des techniques picturales, les oeuvres se croisent pour révéler un dialogue où les techniques et les écritures traversent l’espace d’exposition afin de donner corps à l’empreinte, sa surface et sa profondeur. 

Exposition du 31 Janvier au 19 Avril 2020 Du Jeudi au Dimanche - de 14h à 20h, et sur RDV Inauguration le 31 Janvier 2020 - 18h30 à 21h30

07:37 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)