dimanche, 13 juillet 2014

Festival de harpe celtique

 

 Du 9 au 13 juillet a eu lieu dans la belle cité médiévale de Dinan (Côtes du Nord),  le 31ème festival de harpe celtique. L'après-midi, le soir, se sont succédé expositions (sur la lutherie), animations (découverte de la harpe pour les enfants), ateliers (dessin technique de plan de harpe), et concerts. Dans les rues pavées de la vieille ville, " Harpes en rue" a également séduit le public.

Le samedi soir au théâtre des Jacobins, parmi les harpistes un virtuose de la harpe baroque, et également chef d'orchestre, Andrew Laurence-King. Originaire de Guernesey, il avait en sa possession une harpe avec cordes croisées fabriquée pour lui par un luthier allemand. Possédant un charmant petit accent, il a évoqué avec lyrisme les morceaux qu'il jouait. Et serrait et caressait son instrument avec sensualité comme si c'était sa maîtresse.. Un enchantement..

Après lui, Mathilde de Walpoel et son goût pour les musiques écossaises et irlandaises.. Et puis Run un trio composé de musiciens bretons (harpe celtique, guitare basse et percussions ethniques) défendant les couleurs celtiques de Bretagne, d'Irlande, d'Ecosse.. Lors d'un de leurs morceaux, une jolie danseuse vêtue d'une robe rouge a fait vibrer le public. Une belle soirée même si les deux heures trente de spectacle auraient sans doute pu être écourtées.. Rendez-vous l'année prochaine..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos : 

Maison de la harpe 6 rue de l'horloge

 

dimanche, 29 juin 2014

Cria Cuervos

Trois films cultes pour la 1ère fois en Blu-Ray Disc : "Assurance sur la mort" de Billy Wilder (1944), "Sa majesté des mouches" de Peter Brook (196") et "Cria Cuervos" du réalisateur espagnol Carlo Saura (1976). Cria Cuervos qui a obtenu le prix spécial du Jury, raconte l'histoire de 3 fillettes Irène 11 ans, Anna 8 ans, et Maité 5 qui vivent dans une grande maison au centre de Madrid. Leur mère est décédée, et elles sont entourées de leur père militaire de carrière franquiste, de leur grand-mère paralytique, de leur tante Paulina femme plutôt rigide, et de leur bonne Rosa.

C'est surtout autour d'Ana que se concentre le film qui entretenait une relation privilégiée avec sa mère. Pour combler ce vide, cette petite fille quelque peu introvertie et mystérieuse, va se transporter dans un monde de rêves. Grâce à son imagination et sa sensibilité enfantine, elle va faire revivre le souvenir de sa mère, et s'adresser à elle comme si elle était vivante. Son père personnage peu sympathique, et qui maltraite psychologiquement sa femme, va mourir sous ses yeux, dans les bras de sa maîtresse.

Dans ce film, où l'on peut entendre la célèbre chanson " Porque te vas", la mort plane au-dessus de tous les personnages. Anna a envie de tuer tous ceux qui l'ennuient. Au sein d'une atmosphère un peu morbide, et un monde essentiellement féminin, l'enfance est traitée avec subtilité. Mais, "l'innocence et la naïveté" enfantine ont disparu au profit d'une réalité plus noire et plus douloureuse..En effet, ces trois fillettes et en particulier Ana, portent un jugement assez sévère sur le monde des adultes. Cependant, la fin se termine sur une note plus optimiste, et porteuse d'espoir..

Agnès Figueras-Lenattier

08:40 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : enfance, mort, franquisme, espoir

jeudi, 19 juin 2014

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Les fiancés de Loches

L'originalité est de mise au sein de ce spectacle adapté de la pièce de Feydeau, et transformé en comédie musicale. Ce qui donne une soirée pleine de gaité, de fraîcheur et de drôlerie. Les comédiens-chanteurs qui forment un ensemble harmonieux, nous entraînent dans un joyeux tourbillon, et nous racontent les aventures d'Eugène Gévaudan apothicaire à Loches, de son frère Alfred et de sa sœur Laure. Ceux-ci sont venus à Paris dans le but de se marier. Mais au lieu d'avoir affaire à une agence matrimoniale, ils vont se retrouver dans un bureau de placement pour domestiques..

Vont s'ensuivre comme toujours chez Feydeau, de nombreux quiproquos et coups de théâtre tous plus amusants les uns que les autres. Ceci d'autant plus, que l'adaptation et les astucieux couplets en vers de Jacques Mougenot, plus la mise en scène enivrante de Hervé Devolder sont là pour mettre en valeur le texte, et les rebondissements. Quant à la musique omniprésente, les costumes 1900, les danses effrénées, et le bel éclairage, ils font encore davantage voyager le spectateur. Un humour décapant et délirant..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos:

Théâtre du Palais Royal 38 rue de Montpensier

Métro : Bourse ou Palais Royal

dimanche, 01 juin 2014

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

La flûte enchantée

 

Violon alto, hautbois, basson accompagnent cette enchanteresse version «  opéra théâtre » de la «  Flûte enchantée » de Mozart. S’y mêlent théâtre, chant, musique, magie et combat. On assiste à la fois en français et en allemand aux aventures du prince Tamino et de son ami oiseleur Papagueno. Tamino a pour mission de retrouver la belle Pamina enlevée à sa mère la reine de la nuit par Sarastro.

Grâce à un magnifique éclairage, les couleurs harmonieuses des costumes ressortent avec éclat, notamment un joli doré. Un nuage de fumée blanche se laisse parfois entrevoir donnant de la féérie à ce spectacle. Félines, agiles, espiègles, coquines, sont les trois créatures au service de la reine. Quant à la troupe de musiciens, chanteurs, et comédiens, elle ne manque pas de talent. Notamment Papagueno particulièrement à l’aise et amusant dans ses diverses facéties. Les voix de la reine de la nuit et de Pamina raisonnent délicieusement sur scène.. Ce mélange inédit des genres s’accorde bien sur scène, même si la musique de Mozart n’est plus tout à fait au 1er plan. C’est l’ensemble que l’on apprécie, et c’est un beau voyage que l’on réalise..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d’infos :

Théâtre des variétés 7 bd Montmartre

Métro : Grands Boulevards ou Bourse

15:36 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 25 mai 2014

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Le legs

 

Marion Bierry metteur en scène de ce spectacle a reçu le prix de la mise en scène de la SACD 2010 pour l’ensemble de ses créations. Et au vu de la mise en scène du « legs » pièce de Marivaux, c’est amplement mérité. En effet, dans ce spectacle tout y est. Bonne interprétation des comédiens, beaux costumes, joli décor, belle musique, belles voix. Le tout dans une atmosphère retraçant bien l’époque de l’auteur.
Marion Bierry a glissé au sein de la pièce avec ingéniosité et audace des airs de Schubert notamment «  la truite » et des poèmes de Ronsard. Et c’est fait avec tant de naturel que l’on a le sentiment que rien n’a été rajouté. «  Marivaux, Ronsard, Schubert explique Marion Bierry ont en commun ce «  dites-le lui pour moi » comme si à chaque instant, la parole devait être portée par un autre, un autre soi-même sans doute. » Et c’est effectivement ce qui ressort de cette pièce, où les intermédiaires jouent un grand rôle. Bref, c’est une réussite, et il faut vite se rendre au Théâtre de Poche, pour assister à ce spectacle délicieux..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d’infos :

Théâtre de Poche 75 bd du Montparnasse

Métro : Montparnasse Bienvenüe

jeudi, 15 mai 2014

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Passion simple

 

Saint-Augustin disait «  Celui qui se perd dans sa passion, perd moins que celui qui perd sa passion ». Une citation en accord avec Annie Ernaux auteur de «  Passion simple »,  et détentrice en 1984 du prix Renaudot pour son livre «  La place ».

Ce spectacle intelligemment mis en scène par Jeanne Champagne, et joliment interprété par Annie Matheron, nous plonge au cœur d’une passion où toutes les actions de l’héroïne sont en lien avec A l’homme qu’elle aime. Les petits plaisirs de la vie quotidienne lui importent peu, et elle n’a pas d’autre avenir que le prochain coup de fil, ou la future rencontre. Elle en arrive même à éviter l’aspirateur ou le sèche-cheveux, afin de ne pas louper un appel de son amoureux.. L’absence de l’être aimé est ici sublimé, et décuple le désir. Jusqu’à selon les propres termes de l’héroïne, faire l’amour à en tituber de fatigue, et aspirer au désoeuvrement total.

Marie Matheron, blonde, cheveux mi-longs, robe noire, est sensuelle à souhait. Son corps gracieux, et sa belle voix grave s’harmonisent agréablement. Et laissent filtrer sur scène l’anesthésie physique et mentale que lui procure cet amour obsessionnel. Ses sensations à la fois teintées d’extase et de souffrance sont finement analysées. La force de cette passion est là, bien présente, et l’on est complètement happé par le jeu de la comédienne et les mots de l’auteur. Une vraie jubilation pour le spectateur..

Agnès Figueras-Lenattier

 

Plus d’infos

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame-des-Champs

Métro : Vavin, Notre-Dame-des-Champs

10:47 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : passion, absence, désir

vendredi, 09 mai 2014

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Radio Trenet 

Charles Trenet a chanté la joie au micro. Et c’est bien ce qui ressort de ce spectacle musical, plein de gaité, d’entrain et d’enthousiasme. Un speaker ( Philippe Ogus), une journaliste ( Léa Gabrielle), un pianiste (Roger Pouly), et un chanteur ( Jacques Haurogé) se relayent pour rendre hommage au «  fou chantant ".

Vingt années sous la plume de Jacques Pessis historien de la chanson française, défilent sur scène,  par le biais de l’actualité politique, de spots publicitaires, et d’émissions célèbres. Et c’est un véritable enchantement d’écouter Jacques Haurogé, nous interpréter des refrains intemporels de Trenet. Une belle voix pleine de suavité, une vraie présence, et une joie de vivre incontestable. Charles Trenet a d’ailleurs salué sa folie chantante en le découvrant sur scène. Quant à Roger Pouly accompagnateur attitré de Charles Trenet pendant 30 ans, il ne manque pas de talent non plus. Léa Gabrielle est amusante, et Philippe Ogouz également metteur en scène de ce spectacle complète bien le tableau. Un enivrement assuré..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d’infos :

Théâtre du petit Montparnasse 31 rue de la gaité

Métro : Gaité ou Edgar Quinet

09:24 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 24 mars 2014

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Voltaire Rousseau

 

Belles prestations que celles de Jean-Paul Farré et de Jean-Luc Moreau qui interprètent respectivement Voltaire et Rousseau d’après un texte fictif de Jean-François Prévand.
La pièce se situe en 1765. Rousseau vient rendre visite à Voltaire dans sa propriété à Ferney et se présente avec un bouquet de chardons d’Ecosse.  Un pamphlet anonyme «  Sentiment des citoyens » l’a fait bannir pour avoir abandonné ses 5 enfants à l’hôpital public. Et il veut savoir si c’est Voltaire l’auteur de ce pamphlet.  Au fur et à mesure de la discussion d’abord placide et conviviale, les deux philosophes vont se disputer de manière de plus en plus virulente, chacun développant ses arguments avec fougue et passion. On les entend parler d’éducation, de Dieu, de liberté, de théâtre.. L’interprétation et la mise en scène sont réalisées de telle manière que la progression dans le désaccord est très bien menée. Rousseau habillé en caftan qui au début est plutôt calme et flegmatique, va petit à petit se révolter, et tenter de se disculper.  Voltaire vêtu d’un costume, et plutôt moralisateur, arrogant et quelque peu méprisant, va le faire sortir de ses gonds et le mettre en face de ses contradictions.  Vont naître alors de ces deux hommes des idées diamétralement opposées, et la richesse des propos va régaler le spectateur.  C’est un face à face détonnant, plein d’esprit  et de malice qu’il ne faut pas manquer d’aller écouter..

Agnès Figueras-lenattier

Plius d’infos :

Théâtre de poche Montparnasse 75 bd du Montparnasse

Métro : Montparnasse bienvenüe

 

 

jeudi, 06 mars 2014

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Moi, Baudelaire

 

Baudelaire en chair et en os, c’est ce que réussit à nous faire croire le comédien Chris Orlandi, auteur et metteur en scène de ce spectacle enchanteur et plein d’intérêt. Pour réaliser ce beau travail, il a fait près d’un an de recherche, passant des biographies de Wikipédia, aux lettres les plus intimes du poète.

Nous sommes en 1865. Baudelaire 44 ans,  revient de Belgique, malade (la syphilis le ronge) , ruiné, et mourra 2 ans plus tard. Enfant, il rêvait d’être pape ou comédien, et le voilà se livrant à un véritable jeu d’acteur, racontant sa vie en un face à face avec le public. Et pendant qu’il se livre à cette confession, il en profite pour nous dire avec brio des extraits de ses poèmes.

C’est un Baudelaire plein de sincérité et de naturel que l’on retrouve ici avec son côté perfectionniste, rebelle, excessif, amoureux des femmes et qui aimait choquer. «  Il disait « ce qu’il y a d’enivrant dans le mauvais goût, c’est le plaisir aristocratique de déplaire »..

C’est avec un réel plaisir que l’on écoute Chris Orlandi qui chaque soir se maquille pendant une heure avant de nous faire revivre de manière éclatante les  souvenirs de ce merveilleux poète, critique d’art, traducteur d’Edgar Poe.  Une vraie performance  qui ne peut que réjouir les admirateurs de Baudelaire..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d’infos :

Théâtre de Nesle 8 rue de Nesle

Métro : Odéon

 

vendredi, 21 février 2014

Zola "humaniste révolté"

Le mercredi 30 avril aura lieu au Théâtre Traversière une lecture spectacle intitulée «  ZOLA humaniste révolté ». Un spectacle littéraire et musical conçu et écrit par Jacques Pagniez avec des textes interprétés par Simone Hérault, Amanda Langlet, Alexandre Lachaux, Xavier Clion. Tous font partie de la Compagnie Lire Autrement fondée en 2001 regroupant des comédiens et des musiciens professionnels. Elle se produit à Paris, en île de France, en province et à l’étranger. Offre un répertoire en constante évolution, sous forme de spectacles vivants, et organise des rencontres avec les métiers du livre. Lors de cette soirée, destinée à rendre hommage au grand écrivain naturaliste, éditorialiste et démocrate, on pourra entendre du piano (Domitille Bes), de la flûte (Johanne Favre-Engel) et une chanteuse (Anne Le Coutour).. 

Theâtre Traversière 15 rue Traversière 75012 Paris à 20h30

Clôture des réservations le 30 mars

0145263610 (messagerie) ou jacques-pagniez@wanadoo.fr

 

12:49 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : zola, littérature, musique