samedi, 27 avril 2013

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

 

Pierre et Jean

 

 

 

« Pierre et Jean » quatrième roman de Guy de Maupassant est paru en 1888. C’est l’histoire de Monsieur Roland ancien bijoutier parisien, maniaque de la pêche, qui se retire avec sa femme et ses deux fils au Havre. Les deux frères sont forts différents physiquement et moralement. Jean l’aîné, brun, sec et nerveux est médecin, Pierre plutôt enveloppé et blond est avocat. Un soir, la vie tranquille de la famille va être bouleversée par une nouvelle : Jean hérite. C’est un certain Monsieur Maréchal ami de la famille et mort à Paris qui lui lègue toute sa fortune.. Pierre assailli par la jalousie se pose des questions. Et si Jean était le fils de ce Monsieur Maréchal..

La Compagnie Guépard Echappée a eu l’idée d’adapter ce roman pour la scène avec six comédiens jouant dans un décor simple, avec une mise en scène variée, inventive et drôle. Le spectacle se déroule sous forme de nombreux tableaux et respecte assez bien l’histoire du roman tout en possédant une liberté de forme et d’expression. La musique est constamment présente et les acteurs laissent filtrer une belle et plaisante harmonie. Des jeux avec les vêtements, des ralentis corporels, une scène avec des masques enjolivent l’atmosphère vivifiante de la soirée.  Présent également un narrateur qui avec habileté accentue le côté émotionnel de la pièce.  Le tout est astucieusement mis en branle, ce qui donne un spectacle très agréable à voir.

Agnès  Figueras-Lenattier

Plus d’infos :

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame-des-Champs

Métro : Notre-Dame-des-Champs, Vavin

 

 

 

 

mercredi, 10 avril 2013

Le recours au ciel saints protecteurs et guérisseurs

Exposition, Le recours au ciel, Musée de l'Histoire de la MédecineExposition de pièces du XIVe au XVIIIe représentant la Vierge ou des saints auxquels les hommes s’adressaient les protéger des maladies ou les guérir.Exposition, Le recours au ciel, Musée de l'Histoire de la Médecine

 

 

 

 

 

 

Au Moyen Âge et jusqu’au XVIIIe siècle, la religion marque profondément la vie et le quotidien des hommes en Occident

 

 

Les progrès de la médecine sont durant des siècles lents et laborieux, les milieux populaires, durs au mal, répugnent souvent à s’adresser au « médecin de papier » (professionnel de la médecine), les remèdes du quotidien par les « simples » ou les « remégueux » ne répondant pas toujours à leurs attentes, le recours aux saints, à la Vierge

Exposition, Le recours au ciel, Musée de l'Histoire de la Médecine

ou au Christ, s’avère souvent l’ultime moyen pour obtenir soulagement et guérison. Ne sont-ils pas réputés accomplir des miracles ?Exposition, Le recours au ciel, Musée de l'Histoire de la Médecine

 

 

 

 

 

 

 

Ils leur demandent de les protéger contre les fléaux tels que l’incendie, l’orage, l’inondation, de garantir les récoltes, mais surtout de le prévenir ou plus encore de le guérir des maladies bénignes ou graves,

 

 

Exposition, Le recours au ciel, Musée de l'Histoire de la Médecinequelquefois mortelles, de préserver la santé du bétail, indispensable au travail de la terre, source d’alimentation vitale.

 

 

Cette exposition vous permettra de voir des objets exceptionnels qui, pour la plupart, font partie de collections particulières et donc ne seront plus exposés.

 

 

 

 

Elle a lieu dans un endroit magique que peu de parisiens connaissent :Musée de l'Histoire de la Médecine

le Musée d’Histoire de la Médecine (une salle contruite en 1905)

 

 

 

 

 


Musée d’Histoire de la médecine jusqu’au 29 avril 2013.
83, Bd Saint Germain - 75006 Paris
Tous les jours de 14h à 17h30, sauf jeudi, dimanche et jours fériés.
3 € 50

Sainte Anne trinitaire (vers 1400 ?)
Vierge reliquaire (Allemagne XVe)
Bras reliquaire (XVIe)
Saint-Antoine, Picardie vers 1500, invoqué contre le Mal des Ardents
Saint Nicolas, Lorraine vers 1500, invoqué contre les maladies nerveuses

 

lundi, 01 avril 2013

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Attention maîtres chanteurs

Depuis 2006, Raphaëlle Farman (école d'art lyrique de l'Opéra Bastille )  et Jacques Gay (premier prix d'art lyrique au Conservatoire supérieur de musique de Paris) auteurs et metteurs en scène de cette comédie musicale créent de nombreux spectacles lyriques. Après notamment "Les aventures de la diva et du toréador" resté trois ans à l'affiche à Paris, voici un nouveau voyage, en compagnie de cinq artistes (quatre chanteurs lyriques et un pianiste comédien).
C'est l'histoire de la famille Dugosier de la Glotte, depuis l'âge des cavernes jusqu'à nos jours. Avec comme compagnons Mozart, Offenbach, Bizet, Verdi, Carl Orff, ou encore Charles Trenet.
Chaque période historique est relaté avec humour et ingéniosité. Tout y passe : les hommes de Cro-Magnon, les gladiateurs, la famille royale, François Hollande.. Les chanteurs et chanteuses s'en donnent à coeur joie, révélant en plus de leur superbe voix des talents de comédiens. Quant aux constumes de Monika Eder, ils sont magnifiques, et l'ensemble plein d'harmonie est un véritable régal pour les yeux et les oreilles. Et puis étant donné que les choristes prévus pour la tournée sont absents.., ce sont les spectateurs qui les remplacent. Et cela donne une atmosphère gaie, où chaque participant, grâce à des paroles écrites sur un écran, se nourrit d'un véritable aphrodisiaque musical. Un moment savoureux dont il faut absolument se délecter.
Agnes Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Théâtre La Bruyère 5 rue la Bruyère
Métro : Saint-Georges

 

dimanche, 24 mars 2013

Visite du 1er avril

Secrets de Paris organisera une visite drôle pour le 1er avril. Cette année, nous avons choisi le quartier de Montmartre :

 

Lundi 1er avril 2013 : Visite humoristique et évocation de l'histoire des meilleurs poissons d'avril.

 

Le 1er avril prochain, une étonnante visite guidée se déroulera dans Paris.

Un historien, chemin faisant, contera l'origine méconnue de la tradition du poisson d'avril et évoquera quelques canulars, parmi les plus extraordinaires.

Les passants qui, par hasard, croiseront ce groupe, apparemment sérieux, n'en reviendront pas des propos tenus.

La promenade, au coin d'une rue, au détour d'une place, mêlera l'histoire et la fiction la plus insolite, sous la houlette d'un guide qui ne se départira jamais de son sérieux.

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Thomas Dufresne, le guide, est l'auteur, aux Editions du Cherche Midi d'un ouvrage drôle sur l'histoire de Montparnasse (l'Abécédaire de La Coupole en Montparnasse). Lui-même sacrifie tous les ans à la tradition du 1er avril, une des rares traditions qu'il respecte...

 

Secrets de Paris propose toute l'année des visites historiques originales où l'humour est toujours présent.

 

 

Rendez-vous devant la pharmacie du 5, place Blanche (75009, M° Blanche), à 10h et à 14h.

Tarif 11 euros.

 

www.secrets-de-paris.fr

parisecrets@free.fr

mercredi, 06 mars 2013

Pétition pour sauver la dernière ferme de Paris

Dans le 14ème arrondissement de Paris, au 26-30 rue de la Tombe-Issoire, subsiste la dernière ferme de Paris qu’un promoteur veut défigurer en y construisant un immeuble de standing et ce, au mépris de l’Histoire. En effet, sous cette ferme, des carrières médiévales classées et préservées jusqu’à présent sont dans un bel état et démontrent le génie des bâtisseurs dans le respect de l’environnement d’alors.


La Ferme de Montsouris et la Carrière du chemin de Port-Mahon
Un collectif a demandé des travaux de restauration réelle des carrières, dans le respect du patrimoine classé. Près de douze fois, la justice a annulé les différentes autorisations d’urbanisme non respectueuses des exigences de conservation du sous-sol classé et aboutissant à un «déclassement du monument historique». 

Les services du Ministère de la Culture ont fait appel de la dernière décision du Tribunal administratif de Paris et ont parallèlement donné, le 21 décembre 2012 (!) une autorisation de travaux au promoteur avant même que la justice ne puisse dire droit... d’autant que l’appel ne suspendait pas l’annulation qui reste acquise. Que signifie cette précipitation?

Pour quelles véritables raisons, la dernière ferme de Paris ne pourrait pas offrir à voir et à apprécier le patrimoine classé (aqueduc gallo-romain entre autres) et le reste de ruralité de Paris cependant qu’il est fait la promotion de nouvelles fermes urbaines à créer?

Ni l’histoire, ni l’environnement, ni la volonté politique de promotion de ces nouvelles fermes ne peuvent tenir face au contournement, par des services ministériels dédiés, et du respect des monuments classés et de la justice. 


Pour signer la pétition :

http://www.avaaz.org/fr/petition/PARIS_il_faut_sauver_les_carrieres_medievales_sous_la_derniere_ferme/?cYOlneb


lundi, 25 février 2013

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnes notre critique du XIVè

Dans le regard de Louise
Belle interprétation que celle de Bérengère Dautun dans la peau de Louise Michel, la militante anarchiste née en mai 1830. Le 22 janvier 1888, elle est blessée à la tête par deux coups de pistolet tirés par le chouan Pierre Lucas. L'une des deux balles se loge dans le temporal gauche, et lui provoquera régulièrement de violentes douleurs. Pour y remédier, elle consultera le Docteur Pelletier, le seul qui acceptera de lui rendre visite. En fait, il ignore tout de son identité.. Une amitié va naître entre eux, et c'est l'histoire de cette rencontre qui est racontée ici.
L'auteur Georges Dupuis a écrit cette pièce, d'après la vie et les " Mémoires" de la révolutionnaire. Et l'on suit avec intérêt le parcours de cette femme que Victor Hugo a qualifié " d'ange à travers la méduse". S'étant prononcée contre la peine de mort en janvier 1887, s'étant battue debout sur les barricades lors de la Commune, elle meurt le 9 janvier 1905 à Marseille. Louise Michel qui aimait beaucoup les animaux (il est dit dans la pièce qu'elle en a eu 35) était une femme exaltée, nerveuse. C'est du moins ce qui ressort de l'excellent jeu de Bérengère Dautun qui évolue dans la pénombre avec peu de décor et des bougies comme source de lumière.
Goerges Dupuis joue également le Docteur Pelletier, un médecin conservateur qui met bien en relief l'antagonisme de sa personnalité par rapport à Louise Michel. Comme le dit Yves Pignot le metteur en scène, "cette ballade avec Louise Michel et son partenaire représente un privilège pour le spectateur". Et l'on aurait tort de ne pas en profiter. D'autant plus que ce spectacle se joue au théâtre du Ranelagh dans un environnement enchanteur..
Agnes Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Théâtre du Ranelagh 5 rue des Vignes
Métro : La Muette, Passy

mardi, 19 février 2013

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnes notre critique du XIVè

Barbara par Roland Romanelli
Après Charles Trenet chez Maxim's, voici une autre soirée d'hommage, cette fois-ci en l'honneur de Barbara. L'accordéoniste Roland Romanelli qui a accompagné la chanteuse pendant une vingtaine d'années raconte ici quelques moments de leur vie artistique commune. Ayant composé pour elle " A peine", " Vienne", "Cet enfant là", il évoque sa première rencontre avec Barbara au Moulin de la galette. Deux jours plus tard, il partait en tournée en Italie et avait 30 chansons à apprendre en 24h. Ce fut pour lui la découverte d'un nouveau monde musical, qui lui sembla un peu difficile dans les débuts.
En plus des impressions de Roland Romanelli, on entend en voix off, le ton clair et limpide de Barbara qui s'adresse à lui. Tout ceci nous donne l'impression pendant une bonne heure, de vivre en compagnie de cette artiste, qui comme le dit Roland Romanelli savait si bien " parler musique en image et en couleur." Sans compter l'interprète Rebecca Maïs dont la belle voix pleine de force et l'élégante gestuelle, nous enchante avec la vingtaine de chansons, qu'elle fait savamment résonner dans nos oreilles. Restent les jeux d'ombre et de lumière astucieusement mis en scène par Jacques Rouveyrollis..
Quel vrai plaisir de ressentir ainsi toute l'aura et la merveilleuse poésie musicale de Barbara. Ce spectacle théâtral et musical dirigé par Gil Galliot est une véritable délectation. Aussi bien pour les fans de Barbara que pour les plus jeunes qui ont là une véritable occasionde la découvrir.
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Comédie Caumartin 25 rue Caumartin
Métro : Havre Caumartin

mardi, 12 février 2013

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnes notre critique du XIVè

Cabaret Charles Trenet
A la veille du centenaire du " Fou chantant" (Charles Trenet), qui devient pour l'occasion le " Fou cent ans", voici une comédie musicale qui a lieu tous les lundis soirs. Et c'est ainsi que la mémoire de ce poète dont on fredonne souvent les refrains ("Que reste-t-il de nos amours", " Le soleil a rendez-vous avec la lune",  "La mer"..) revit agréablement dans le petit théâtre de chez Maxim's. Avec 23 chansons, la joyeuse troupe nous entraîne des années insouciantes, à la drôle de guerre, de l'occupation à la libération, du swing au be-bop, des zazous aux existentialistes. La mise en scène de Gérard Chambre acteur, et qui a suivi une formation en chant est pleine de gaieté, d'entrain et sans prétention. Les voix sont agréables, harmonieuses, et l'on suit le mouvement sans se poser de questions. Ainsi prend-on plaisir à chanter notamment " Y a de la joie" dont le texte est distribué aux spectateurs. On ne voit vraiment pas  le temps, passer, et l'on s'imprègne de la bonne humeur que distillait Charles Trenet. Un bel hommage lui est rendu lors de cette soirée, et la magie qu'il mettait dans ses mélodies est là pour nous faire rêver.
Agnes Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Chez Maxim's 3 rue Royale
Métro: Concorde

 

jeudi, 10 janvier 2013

Autour du Chat noir

Le musée de Montmartre présente une exposition unique sur un des lieux mythiques de Montmartre, le cabaret du Chat Noir.Exposition, Autour du Chat noir, Musée de Montmartre

Le Chat Noir, fondé en 1881 par Rodolphe Salis à Montmartre est le premier cabaret littéraire, artistique et musical d’avant-garde à Paris.

L’exposition évoque l’atmosphère d’innovation et d’improvisation, littéraire, artistique et musicale du Chat Noir au travers de plus de 300 œuvres d’Henri de Toulouse-Lautrec, Edouard Vuillard, Théophile-Alexandre Steinlen, Adolphe Willette, des Nabis et des Symbolistes.
On peut y admirer une reconstitution du théâtre d’ombres et des accompagnements musicaux (Bruant, Yvette Guilbert, Monique Morelli).

Dès son ouverture en 1881, le cabaret du Chat Noir fondé par Rodolphe Salis fut le rendez- vous des avant-gardes artistiques et littéraires à Paris comme les Hydropathes et les Zutistes, précurseurs des Dadaïstes.

Cette exposition comprend plus de 300 tableaux, aquarelles, dessins, estampes, affiches et les exceptionnelles silhouettes en zinc du théâtre d’ombres, provenant principalement de collections privées qui n’ont jamais été présentées au public en France..

À la fin de 1881, les Hydropathes, s’installèrent à Montmartre et firent du Chat Noir, tout récemment ouvert par Rodolphe Salis, leur quartier général. Montmartre devint alors, aux dépens du Quartier latin, le principal théâtre des activités modernistes.
Présenté à l’époque comme un « cabaret de style Louis XIII fondé par un fumiste », le premier Chat Noir ouvrit ses portes en novembre 1881, au 84, boulevard Rochechouart, en lieu et place d’un ancien bureau de poste. Le cabaret, assez petit, se composait de deux pièces étroites en enfilade, qui pouvaient à peine contenir une trentaine de personnes.

Sous la direction de Salis, et grâce au talent des écrivains et des artistes, Le Chat Noir et son journal furent bientôt une incroyable réussite, tant populaire que financière. En juin 1885, Salis fut en mesure de transférer son cabaret dans un beau bâtiment de trois étages élégamment meublé de la rue Victor-Massé , situé à quelques pas de l’ancien Chat Noir, qui fut, quant à lui, repris par le chansonnier Aristide Bruant et rebaptisé Le Mirliton. À l’entrée de ce second Chat noir se trouvait une pancarte jaune et noire qui exhortait le passant à être « moderne ! »
Exposition, Autour du Chat noir, Musée de MontmartreLe Chat Noir fit beaucoup pour le monde artistique parisien, sa contribution la plus importante et la plus reconnue fut sans doute son formidable théâtre d’ombres, créé en 1886 par Henri Rivière et Henry Somm dont on peut admirer les superbes silhouettes en zinc

Avant de s’installer (avec son cabaret le Mirliton) en 1885 à l’emplacement du premier Chat Noir, Bruant composa sa célèbre chanson sur l’air occitan Aqueros Montagnos, (août 1884)

Je cherche fortune, Autour du Chat Noir
Au clair de la lune, À Montmartre !
Je cherche fortune, Autour du Chat Noir
Au clair de la lune, À Montmartre, le soir.

 

Une salle est dédiée au thème du cirque et des fêtes foraines comme on le trouvait au cirque Fernando et dans les rues de Montmartre. Les peintures de clown tel que Footit et Chocolat rendent compte de la fascination que les artistes avaient pour les spectacles populaires et pour les représentations des marginaux.

Des estampes, des affiches, des peintures et des dessins représentent les artistes populaires tels que Yvette Guilbert, Loïe Fuller et la Belle Otero, qui accompagnent en musique les cafés-concerts.

Une salle présente des artistes comme la Goulue qui ont attiré les personnalités et le public de masse dans les salles de danse de Montmartre comme le mythique Moulin Rouge. La réputation de Montmartre s’est installée dans les années 1900. Les œuvres présentées confirment la prédiction de Rodolphe Salis qui disait que « tout le monde finirait par venir à Montmartre ».

 Des estampes, des affiches, des peintures et des dessins représentent les artistes populaires tels que Yvette Guilbert, Loïe Fuller et la Belle Otero, qui accompagnent en musique les cafés-concerts.

Exposition, Autour du Chat noir, Musée de Montmartre
Musée de Montmartre - 12, rue Cortot 75018 Paris Téléphone : 01 49 25 89 39 - Fax : 01 46 06 30 75 infos@museedemontmartre.fr
Ouvert tous les jours de 10h à 18h

Théophile Alexandre Steinlen, Affiche de la tournée du Chat Noir, Lithographie 58.5 x 79 cm Collection musée de Montmartre © DR
Anonyme, Pour ailleurs : le socialisme, Zinc, 118 x 147.5 cm, Collection musée de Montmartre © DR
M. Balda, Le Cabaret du Chat Noir, Sans date Huile sur toile 30.5 x 38.5 cm Collection musée de Montmartre © DR
Pierre Vidal, couverture Pour la vie à Montmartre, 1897 Lithographie 20 x 27.5 cm Collection privée © DR

lundi, 07 janvier 2013

Avec armes et bagages ... dans un mouchoir de poche

 Avec cette exposition, le musée de l’Armée. invite le grand public à suivre un parcours surprenant dans le quotidien du soldat, et celle de la société française dans son ensemble, aux XIXe et XXe siècles, au gré des multiples avatars d’un objet étonnant et méconnu, trivial et raffiné : le carré de textile imprimé, appelé aussi, selon les époques et les usages, mouchoir ou foulard.

Mouchoir de cou, mouchoir de poche, imprimé ou finement brodé, en cotonnade légère ou en soie... il renvoie aujourd’hui une image surannée. Si le terme « mouchoir » n’est plus usité par nos contemporains que dans son acception la plus triviale, cette exposition vise à remettre sur le devant de la scène ce carré de textile.

Il est carré car, dès 1784: les lettres patentes du Roi imposent la forme carrée comme un standard pour la production manufacturière des mouchoirs.

Tour à tour mouchoir et tableau, pansement et accessoire de mode, bonnet de nuit improvisé ou baluchon de fortune, le carré est, un objet riche de sens, témoin matériel de l’esprit d’une époque.

L’exposition réunit 60 carrés en tissu imprimé, du plus modeste au plus luxueux, accompagnés de plus de 200 pièces de collection(peintures d’histoire, dessins, estampes, photographies, cartes postales, armes, pièces d’uniformes et objets du quotidien) pour comprendre cet objet « multi-fonction »

« Les connaissances utiles »
Les thèmes traités sont proches du quotidien ; on propose ainsi des recettes ou des astuces indispensables à la tenue d’un ménage : cuisine, jardinage, hygiène, médecine etc. Support didactique, entre l’almanach et le manuel, le mouchoir pénètre ainsi l’univers domestique, avant d’intéresser l’Armée

Exposition, Mouchoirs avec armes et bagages dans un mouchoir de poche, Musée de l'Armée

 

Les conscrits - qui pour la plupart ne savent ni lire ni écrire - bénéficient par son intermédiaire des connaissances à acquérir.

Sur ces mouchoirs d’instructions se déploient des impératifs et consignes divers : apprendre sa géographie, cirer ses chaussures, démonter un fusil ou soigner un blessé.

 

La forme triangulaire est particulièrement appréciée car elle permet de faire des bandages.

Exposition, Mouchoirs avec armes et bagages dans un mouchoir de poche, Musée de l'Armée

 

 

 



On peut voir notamment , datant de la guerre de 14 des foulards jeux de dames et d’échecs ainsi que les foulards imprimés de cartes géographiques que portaient sur eux, pendant la seconde guerre mondiale, les Alliés parachutés sur la France.

La tradition militaire est toujours attachée au mouchoir comme support d’instruction et de commémoration. Il accompagne les soldats sur les nouveaux théâtres d’opérations.

 

Exposition, Mouchoirs avec armes et bagages dans un mouchoir de poche, Musée de l'Armée

 

 

 




Ce mouchoir a été distribué à tous les membres du 3e Rei pour Noël 2007. Les motifs reprennent les gestes emblématiques que peuvent être amené à effectuer ces soldats : reconnaître la faune et la flore, conseils pour le bivouac, rappel des règles de sécurité et de santé etc.


Le carré imprimé du XIXe siècle reste une parure populaire, au début du XXe siècle la haute société se l’approprie, le modifie et le magnifie.
Entre les deux guerres, il devient pochette pour les hommes et foulard en soie aux multiples usages pour les femmes. Particulièrement adapté aux activités et aux divertissements chics d’une élite urbaine, il complète la tenue de la sportswoman élégante.

En 1937, la maison Hermès lance le fameux carré, qui offre des exemples de mise en scène de motifs historiques ou militaires
Exposition, Mouchoirs avec armes et bagages dans un mouchoir de poche, Musée de l'Armée

 

Les sources d’inspiration de cette iconographie sont puisées dans les traditions équestres de la maison, ainsi que dans la collection privée d’Émile Hermès.Exposition, Mouchoirs avec armes et bagages dans un mouchoir de poche, Musée de l'Armée

 

 

 

Il s’impose comme la référence du foulard raffiné, en soie imprimée de motifs variés.












Avec armes et bagages.... dans un mouchoir de poche
Jusqu’au 13 janvier 2013,
Musée de l’Armée Hôtel national des Invalides -
de 10h à 17h
www.invalides.org/ExpoArmesetbagages

Mouchoir d’instruction n°8 : La Revue de détail Atelier Buquet / Manufacture Renault Mouchoir imprimé sur coton France, Rouen, 1884Paris, musée de l’Armée © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMNGP / Emilie Cambier
Mouchoir pansement anglais
: Bandage for First Aid in Accident Mouchoir imprimé sur coton Angleterre, vers 1880 - Mulhouse, musée de l’Impression sur étoffes © David Soyer / musée de l’Impression sur étoffes, Mulhouse
Mouchoir d’instruction
: Le 3e Régiment étranger d’infanterie Adjudant Pelote Mouchoir imprimé sur tissu synthétique - Guyane, 2007 Paris, musée de l’Armée © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMNGP / Emilie Cambier
Dolman de trompette des guides de la Garde impériale Drap de laine France, Second Empire Paris, musée de l’Armée © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMNGP / Emilie Cambier
Brandebourgs Carré de soie Hermès
Collection du Conservatoire des Créations Hermès Dessin Cathy Latham-Audibert, 1972 © Hermès Paris 2012 / crédit photo Studio des Fleurs