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mercredi, 27 avril 2016

Festival Comedy

Du 27 au 30 avril 2016 va avoir lieu à Dinard (Ille et vilaine) la 19ème édition du Festival Comédy avec comme président du jury Patrice Leconte. Catherine Jacob est cette année la marraine.. Considéré comme l'un des cinq plus importants festival d'humour en France, il est révélateur chaque année de nouveaux talents. De nombreuses personnalités du rire s'y sont illustrées comme Florence Foresti, Gaspar Proust... La soirée d'ouverture avec Pierre Aucaigne "Cessez" est prévue mercredi 27 à 20h3O. Les deux soirées de compétition se dérouleront jeudi 28 et vendredi 29 à 20h mettant en scène de nombreux humoristes.. Golden Moustache pour sa part sera là samedi 30... Egalement prévu en avant première au cinéma les deux alizés " Vicky Banjo" jeudi à 17h et samedi à 15h "Suricate" au Palais des arts...

13:47 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festival, rire, dinard

lundi, 25 avril 2016

Trois regards sur Modigliani

Trois œuvres de Modigliani, trois écrivains. C'est ainsi que les éditions Invénit (Collection Ekphrasis) à l'occasion de l'exposition sur Modigliani à " La piscine" de Tourcoing ont permis à Colette Nys-Mazure ( " Quand tu aimes il faut partir sur "Maternité" de Modigliani" ), Régis Detambel ( "Louise au vitriol sur " Tête de femme" de Modigliani" ), et Patrick Varetz ( "Modigliani une bonté bleue"), de laisser libre cours à leur imagination en compagnie de ce peintre décédé en 1920.

Colette Nys-Mazure professeur de lettres, conférencière, évoque avec charme la vie du peintre de son enfance jusqu'à sa mort. Elle raconte ses aventures féminines. Se basant sur " Maternité" représentant Jeanne Hébuterne également peintre, portant sur ses genoux le premier enfant qu'elle a eu avec Modigliani, elle parle en détail de l'amour intense qui unissait ces deux artistes. Lorsqu'ils se rencontrent, elle est âgée de 19 ans alors qu'il en 34. Fuyant sa famille pour vivre avec lui, elle se suicidera le lendemain de la mort du peintre enceinte de leur 2ème enfant.

Régine Detambel masseur kinésithérapeute, formatrice en bibliothérapie créative, imagine une liaison entre Louise et ce sculpteur. Elle montre avec acuité la difficile cohabitation entre l'amour et la création. Louise est subjuguée par le physique de ce peintre. Elle parle de sa clarté, de son lumineux visage, de son corps musclé. Elle est profondément jalouse de la tête de femme que va sculpter Modigliani. " Ce matin, j'ai essayé de lui expliquer combien c'est terrible d'imaginer toujours cette pierre entre lui et moi, comme s'il voulait m'empêcher de m'approcher encore de lui. Ce machin, ce truc qui ne ressemble à rien, juste une barrière entre lui et moi. Tu es ridicule de te promener toujours avec cette chose dans les bras et de parler tout seul comme un ivrogne. Je vais la foutre par la fenêtre, tu m'entends.." Et Modigliani de s'exprimer avouant l'impuissance de son amour comparé à son art: " Et puis Louise, je n'ai plus envie d'elle. Je préfère mille fois l'atelier où ma volonté se réveille, où ma vision s'éclaire. A présent, la tête me réclame. Elle veut être protégée comme une blessure. Je la laisse parler, je la goûte pour m'imprégner de sa saveur. Emporté dans une reconnaissance plus sensuelle encore, il m'arrive de la masser. Sa chaleur me gagne sans peine…"

Patrick Varetz pour sa part travaille à Lille. Il a publié trois romans et un recueil de mille poèmes aux éditions P.O.L. Dans son livre, il joue les observateurs et insiste surtout sur le bleu de la vareuse de Moïse Kisling parti combattre dans une Europe en guerre.. Il prend comme prétexte une phrase d'Henri Michaux sur le bleu et va en faire la trame de son récit. " Après plusieurs semaines, le bleu t'encourage à tout abandonner de ton ancienne vie. Tu réclames une ouverture dans le vide obscur de la poitrine, et tu rêves d'y installer en creux cette bonté bleue qui t'obsède. La description des mains de Moïse Kisling est très belle et le style attachant.

Bref, trois livres vendus séparément, qui chacun dans leur style permettent une vision assez originale de l'œuvre de ce peintre mort d'une méningite tuberculeuse.. On se laisse volontiers prendre au jeu de l'imagination de ces trois auteurs…

A noter également si l'on veut encore approfondir ses connaissances sur Modigliani l'intéressant film de Jacques Vichet dans la collection "Les plus grands peintres du monde." L'oeil intelligent du réalisateur ainsi que des conservatrices de musée expliquent en détail la technique du peintre...

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

 

 

07:19 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modigliani, livres, dvd

vendredi, 15 avril 2016

"Acteur et comédien d'une passion à l'autre"

"Acteur et comédien d'une passion à l'autre", un livre d'Agnès Figueras-Lenattier paru aux Editions l'Harmattan. Louis Jouvet n'a t-il pas dit " Au théâtre on joue, au cinéma on a joué". Sacha Guitry a également déclaré qu'il n'y avait rien de plus différent que le théâtre et le cinéma. " Le théâtre c'est positif, la pellicule est négative. Le théâtre c'est le dessin. Le cinéma c'est la litho."

Un bouquet d'acteurs(trices) qui traversent le labyrinthe du double je(u) (Philippe Torreton, Françis Huster, Barbara Schulz…) développent leurs réflexions en miroir des phrases de Louis Jouvet et de Sacha Guitry. Et puis des réalisateurs et metteurs en scène (Philippe Miquel, Patrice Leconte) ayant opéré dans le théâtre et le cinéma évoquent aussi leur manière de travailler dans les deux disciplines…

jeudi, 14 avril 2016

"Un vrai faussaire"

 

" Les récits des faussaires sont parfois aussi vrais que leurs œuvres". Ce proverbe chinois cité à la fin du film de Jean-Luc Léon " Un vrai faussaire" incarne bien effectivement l'esprit de ce documentaire.

Celui-ci retrace la vie de Guy Ribes peintre émérite et crapule de 65 ans, considéré comme le plus prolifique des faussaires français recensés actuellement. Né d'un père propriétaire d'un cinéma et d'un bordel, et d'une mère voyante, il fait penser côté apparence au Commissaire Maigret (Jules Maigret). Pris par la police en 2005, il a été condamné en 2010 à trois ans de prison dont un ferme.

Dans ce film bien réalisé, Guy Ribes s'exprime avec naturel et clarté sur la façon dont il a pu duper tant de personnes. Et en même temps les faire rêver en leur vendant ce qu'ils aiment… Peignant trois, quatre fois un tableau, il montre qu'à partir du moment où " un faux" est doté d'un vrai certificat, tout problème s'envole. Ayant appris à s'arrêter de peindre un tableau, et à laisser faire l'Art, il avoue que cela n'a jamais été facile pour lui de reproduire. " Même Matisse qui pourtant a l'air si facile" ajoute t-il.

Evoquant ses complices, il affirme qu'il a ça dans le sang, et qu'il continuera sûrement. Mais il met au défi quiconque de le piéger, car à présent, il connaît bien toutes les ficelles pour se défendre. Cela laisse pantois, et l'on peut vraiment s'interroger sur tous les "faux" qui circulent chez les collectionneurs et dans les musées.

Même si bien évidemment son attitude est plus que condamnable, l'intelligence et le talent de cet homme sont là pour nous démontrer que la duperie bien réalisée est malgré tout un métier comme un autre. Instructif et riche d'enseignement…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Cinéma le Lucernaire 53 rue Notre-Dame-Des-Champs

 

mercredi, 30 mars 2016

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Je l'appelais Monsieur Cocteau

 

Délicieux moment que cette soirée consacrée à Jean Cocteau, un homme très mince, à l'allure juvénile selon Carole Weisweiller l'auteur de ce spectacle. Cette dernière a bien connu le personnage, puisque pendant dix années, il a vécu dans la villa de sa mère située à Saint-Jean Cap Ferrat. Son point de vue est d'autant plus riche qu'elle l'a connu enfant, adolescente et jeune femme…

Adaptée pour la scène par la talentueuse Bérengère Dautun, cette pièce nous fait revivre les dernières années du poète. Tandis que Bérengère Dautun dit le texte, l'ombre de Cocteau se profile par le biais d'un jeune comédien Guillaume Bienvenu.

Qu'apprend-on sur Cocteau? Bien des choses. Par exemple que c'était tout sauf un homme d'argent. Qu'il vouait un véritable culte à l'amitié, et que durant sa vie il n'a jamais cessé de donner.
C'est un bel hommage à cet homme qui détestait la haine, et qui estimait que la véritable intelligence est celle du cœur. " Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour " déclarait-il, et c'est effectivement une belle preuve d'amour envers le poète que nous montrent ici Carole Weisweiller et l'ensemble de l'équipe ayant participé à la mise en scène de ce spectacle...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Studio Hebertot 78 bis Bd des Batignolles

Métro : Villiers, Rome

18:10 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 15 mars 2016

Cahiers Colette " Colette animale"

La société des amis de Colette a édité fin 2015 le 36ème numéro des "Cahiers Colette" préfacé par la philosophe Elisabeth de Fontenay. Il s'agit cette fois-ci de " Colette animale" où l'on se rend compte de la place particulière de l'écrivain dans la réflexion sur les animaux et leurs implications morales. Dans son œuvre, elle s'est servie surtout des chiens et des chats pour faire ressortir des vérités qu'elle ne pouvait révéler autrement. Si l'on risque une image, l'on peut affirmer qu'ils lui servirent en quelque sorte de psychiatre. Elle dira dans "La naissance d'un jour " : " Je n'ai plus envie de me marier avec personne, mais je rêve encore que j'épouse un grand chat".

Profondément engagée dans la défense des animaux, elle déclarait en 1914 : " La condition des bêtes encagées, si l'on s'y arrête est un tourment pour l'esprit."

Ce nouveau cahier englobant de belles photos de l'écrivain en compagnie de chiens et de chats est un ouvrage bien intéressant ponctué de différents points de vue d'écrivains sur la romancière. On peut également lire sa correspondance intime à la fin de sa vie avec son médecin Marthe Lamy. Celle-ci assistera à l'hôpital américain de Neuilly à l'embaumement du corps de sa patiente…

Autre texte révélateur de Colette et de sa relation avec les animaux : la retranscription de la conférence " Les bêtes et nous" qu'elle a prononcée au café Excelsior le 18 février 1914. Anecdotes, souvenirs, descriptions croustillantes, affluent pour notre plus grand plaisir. Citons par exemple pour finir ces quelques phrases : " ... vous ne nierez pas que nos bêtes ont un sens très éveillé du ridicule : voyez la mine vexée du chien qu'on coiffe d'un bonnet, ou d'un chat qui vient de rater le bouchon dansant au bout d'une ficelle!...

Agnès Figueras-Lenattier

 

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10:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : colette, animaux, relation

mardi, 08 mars 2016

Quelque part dans le temps (DVD)

Quelque part dans le temps DVD

Un jeune écrivain Richard Collier est abordé par une femme âgée qui lui susurre ces paroles quelque peu étranges : "Reviens-moi je t'en prie". Huit ans plus tard, séjournant dans un hôtel très réputé, il tombe sur le portrait de cette vieille dame. C'est alors qu'il va se replonger dans le passé 68 ans en arrière, et se rémémorer des souvenirs datant du début du XXè siècle. Sur une magnifique musique de Sergueï Rachmaninov (rhapsodie sur le thème de Paganini), une atmosphère emplie de romantisme se déploie sous nos yeux captivés et enchantés par l'imaginaire magique de ce film réalisé par Jeannot Szwarc. La progression vers le passé, est réalisée avec finesse, et la lumière différente entre les années antérieures et le présent accentue la beauté et la pureté des sentiments. Un seul baiser entraînera une véritable passion pleine de délicatesse et de magnificence. Mais le retour à la vie actuelle se révélera difficile aussi bien pour les personnages de l'histoire que pour les spectateurs… C'est tendre, émouvant, merveilleusement interprété par Christopher Reeve et la jolie Jane Seymour, et actuellement on ne voit plus beaucoup de films de cet acabit. Mal accepté à sa sortie, ce film tiré d'un roman de Richard Matheson mérite un hommage, et ce serait dommage de passer à côté…

Agnès Figueras-Lenattier

mardi, 01 mars 2016

Modigliani au musée du LAM

 

Tout près de Lille, ville qui fut d'abord une île aux multiples canaux et qui devint française lors du règne de Louis XIV, se trouve la ville de Villeneuve d'Ascq. Celle-ci dotée d'une belle mairie et d'une splendide église abrite en ce moment une exposition sur Modigliani (1884-1920). Lors de cette rétrospective, on peut observer l'importance de la sculpture dans l'œuvre du peintre avec notamment ses premières cariatides inspirées de l'Egypte antique. L'art khmer l'influença également.

Après les années de guerre, il se remet surtout à faire des portraits tout à fait novateurs. Trois artistes de l'Europe centrale Moïse Kisling, Pinchus Krémègne et tout particulièrement Chaïm Soutine occupent une place importante dans sa vie. Aidé dès 1916, par le poète d'origine polonaise Léopold Zborowski, il peint aussi bien des personnalités du monde de l'art que des anonymes. Jeanne Hébuterne la mère de sa fille fait partie de ses modèles privilégiés. Sa vie fut constituée de seulement 12 ans de création, mais quelle belle exploitation de ce laps de temps finalement assez court. Il meurt le 24 janvier à 36 ans d'une méningite tuberculeuse. Jeanne de nouveau enceinte, met fin à ses jours 2 jours après…

Parmi les œuvres exposées au Musée du Lam, le portrait de Zborowski, de Roger Dutilleul qui achètera plusieurs tableaux du peintre. Des têtes de femme, de magnifiques nus, et de jolies peintures comme la " jeune fille brune assise" ou la " femme assise à la robe bleue"..

Dans cette exposition, le style bien particulier de Modigliani se profile nettement. C'est surtout l'artiste plus que l'homme que l'on découvre ici avec des aspects cachés de son œuvre... L'on voit les influences qu'ils a subies particulièrement celle de Cézanne, et les diverses aides dont il a bénéficiées.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos : 
Le LAM 1 Allée du Musée à Villeneuve d'Ascq

0320196868

 

 

samedi, 13 février 2016

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Jean Piat " Pièces d'identité"

Jean Piat a concocté ici un mélange savoureux de souvenirs et d'extraits de textes littéraires (La Fontaine, Victor Hugo, Musset..). IL en parle de manière charmante avec de délicieuses intonations de voix, et un tonus encore bien à lui malgré ses 91 ans. A 4 ans, il était déjà heureux sur scène et il continue tout autant à l'être, cela fait vraiment plaisir à voir, même s'il explique la difficulté d'être sur scène à son âge.

C'est une véritable confession qu'il fait ici, dans ce joli théâtre des Bouffes Parisiens, sans oublier d' y glisser humour et douce nostalgie. On le voit évoluer de sa plus tendre enfance à aujourd'hui. Un spectacle touchant qui nous rappelle les centaines de personnages qu'il a interprétés et son passage à la télévision dans " Les rois maudits"..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre des Bouffes parisiens 4 rue Monsigny

Métro : Quatre septembre

A noter dans un tout autre genre le superbe spectacle au Théâtre la Bruyère " les Cavaliers" tiré du beau roman de Joseph Kessel. L'histoire se passe en Afghanistan et évoque le jeu du bouzkachi avec une place importante réservée aux chevaux.. L'interprétation est magnifique, pleine de force et la mise en scène grandiose. Une vraie performance qui donne envie de lire ou de relire le livre.

jeudi, 21 janvier 2016

Vous reprendrez bien quelques sketches

Oscillant entre le théâtre et la création de sketches, les deux complices Chevalier et Laspalès se sont ces dernières années consacrés surtout au théâtre. Avec des pièces comme " Le banc", " Le dîner de cons", " Les menteurs". Mais fin 2015, ils sont revenus avec de nouveaux sketches toujours aussi imaginatifs et pleins de finesse. Ils ont fait une tournée à travers la France, et le 30 janvier à 20H30 aura lieu la dernière de leur spectacle au Palais des sports. Avec par exemple au programme " Le gps", " Le mariage gay", " La carte bancaire"…

16:56 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)