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lundi, 27 juin 2016

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Nuit d'ivresse

 

Adaptée au cinéma en 1987 , " Nuit d'ivresse" pièce de Josiane Balasko, est ici reprise par Dominique Guillo qui la met en scène avec brio. Et ne parlons pas des acteurs Elisabeth Buffet, Denis Maréchal et Philippe Gruz (en alternance avec Jean-Christophe Barc) qui sont vraiment très drôles.

C'est l'histoire de Jacques Belin présentateur vedette de télévision qui en fin de soirée dans un bar désert va faire la connaissance de Simone taularde en permission sous les yeux amusés du serveur. Jacques complètement imbibé d'alcool, est tout d'abord peu attiré par Simone. Mais il va doucement se laisser aller, et entrainer cette femme un peu paumée dans une folle nuit d'ivresse. Or le lendemain oh surprise Jacques se retrouve chez lui en compagnie de Simone, et il ne se souvient de rien. Même pas non plus qu'il a invité le serveur qui ne se gêne pas pour débarquer et en prendre à son aise.
Avec ce trio plein d'énergie ça déménage. Simone interprète très bien cette femme un brin vulgaire, en mal d'amour et son numéro de majorette est hilarant. Jacques et le serveur sonnent également très justes, et l'on sent que le trio prend vraiment plaisir à jouer et à combler les spectateurs qui rient à gorge déployée. Bref, on joue le jeu à fond car les personnages sont crédibles et s'éclatent autant que nous...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre Michel 38 rue des Mathurins

Métro : Havre-Caumartin

08:33 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jacques, simone, ivresse

vendredi, 17 juin 2016

Apollinaire au Musée de l'Orangerie

" Apollinaire le regard du poète" exposition située au Musée de l'Orangerie parle de cette célébrité surtout durant la période de 1902 à 1918. C'est l'époque où il s'imposa progressivement comme critique d'art devenant un témoin important de l'art de son temps. Passionné d'art africain, il devient un ami intime de Picasso. On se rend compte de leur goût commun pour l'érotisme, et l'on a un bon aperçu de leurs échanges (poèmes, cartes postales, lettres, dessins, caricatures).

Egalement proche de Paul Guillaume et d'Alfred Jarry, Apollinaire fondateur de la revue " Les soirées de Paris" portait un vif intérêt aux affiches publicitaires, au théâtre, au cinéma, au cirque. Quelques-uns de ses calligrammes (il est l'inventeur du mot), sont exposés, et l'histoire de la mise en scène de sa pièce " Les Mamelles de Tirésias" est évoquée.

Une exposition qui retrace un aspect peu connu d'Apollinaire complétée par la publication d'un catalogue détaillé, qui approfondit avec sérieux ce qui est dépeint au Musée de l'Orangerie. Ainsi, après notamment une explication sur les nombreux liens unissant Baudelaire et Apollinaire, la complicité qui unit Picasso et l'auteur du recueil "Alcool" est très fortement mise en valeur. L'influence de la mort du poète décédé de la grippe espagnole sur l'œuvre de Picasso se devine très bien.
Les femmes ayant eu de l'importance dans la vie du poète comme Marie Laurencin, la comtesse Louise de Coligny-Châtillon, Madeleine Pagès ne sont pas oubliées. Surprenant aussi de découvrir une initiative née d'une collaboration avec Max Jacob : la création de la SAF " la Société des amis de Fantômas". Bien d'autres informations sur la vie du poète se révèlent captivantes avec la présence d'une chronologie, d'une bibliographie, d'une anthologie.

Avec ce catalogue de plus de 300 pages, on réalise encore mieux l'importance qu'a pu avoir Apollinaire dans le monde des arts. Ceci grâce à un regard aiguisé sur son côté spirituel et esthétique. Intéressant à tout point de vue…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Musée de l'Orangerie Jardin des Tuileries

Métro Concorde. Jusqu'au 18 juillet

mardi, 07 juin 2016

Opéra en plein air

Opéra en plein air créé en 2001 revisite chaque année une grande oeuvre du répertoire lyrique. Cette année, c'est " La Bohême" de Puccini qui a été choisi mis en scène par Jacques Attali. 

" La Bohême " est l'adaptation de " Scènes de la vie de bohème " d'Henri Murger, et se passe à Paris en 1830. Ce mélodrame en quatre actes, raconte l'histoire d'amour entre le poète Rodolfo et Mimi une séduisante brodeuse.

Mais Rodolfo très jaloux devient invivable et prend la décision de quitter sa dulcinée. Mimi se sachant condamnée par la phtisie accepte cette séparation...

En juin 2016, cet opéra sera joué au domaine départemental de Sceaux (10 et 11 juin), au château du champ de bataille ( 17 et 18 juin), au château de Vincennes.  Le 8 juillet à la cité de Carcassonne, et en septembre au château de Haroué (2,et 3 septembre), à l'hôtel national des Invalides (du 6 au 10 septembre)  et au château de Fontainebleau (16 et 17 septembre).

samedi, 28 mai 2016

Jean Genet L'échappée belle

En ce moment à Fort Saint-Jean se déroule une exposition sur l'écrivain Jean Genet ( 1910-1986) jusqu'au 18 juillet. A cette occasion est sorti un catalogue " Jean Genet l'échappée belle" chez Gallimard en coédition avec le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée. On se rend compte à travers cet ouvrage du grand intérêt de l'auteur pour la Méditérranée. Trois de ses œuvres citées ici "Journal du voleur", " Les paravents", " Un captif amoureux" en témoignent largement.

Vagabond et déserteur, protégé par Cocteau, mis en scène par Jouvet, étudié par Sartre et Derrida, Jean Genet a admiré un seul homme dans sa vie : Alberto Giacometti. Sa relation avec ce peintre et sculpteur est ici détaillée avec précision.

Riche, très documenté, ce livre en apprend beaucoup sur Jean Genet qui exécrait la France et qui a fini à la prison militaire du fort Saint-Nicolas de Marseille. Voyageant avec de faux papiers, il commence son œuvre à 32 ans en cellule. Il en sortira grâce à l'écriture, et ne cessera de déambuler. Soldat dans les année 30, témoin des massacres au Liban, il s'engagera profondément dans le militantisme. C'est notamment ce que montre son œuvre " Un captif amoureux".

Homosexuel, marginal, faisant l'éloge de la solitude qu'il considère comme un impératif moral et esthétique, il sera enterré au Maroc. Une photo de sa tombe est d'ailleurs exposée ici. Autres documents contenus dans cet ouvrage : ses manuscrits, des archives de son travail avec Roger Blin et André Jacquart, 130 illustrations, , ses publications dans la presse, des extraits de ses œuvres, des documents produits de son vivant (lettres de sa mère à l'Assistance publique, lettres de Genet, lettres d'un médecin évoquant un certain degré de débilité de Genet… ). Vraiment un beau panorama de la personnalité et de l'œuvre de Genet…

Agnès Figueras-Lenattier

 

mardi, 03 mai 2016

"Paris l'essentiel"

 

 " Paris l'essentiel" écrit par la journaliste Daphné Deguines est un petit guide utile pour dénicher de bonnes adresses au sein de la capitale. Facilement logeable dans un sac à main, on trouve dans cet opuscule des lieux culturels et de fêtes, des boutiques amusantes, et des endroits où se promener. Les gourmands peuvent y trouver leur compte avec par exemple "Le bar à quenelles", " Le royaume des boulettes".

En prime des interviews d'artistes ( un pochoiriste, un désigner industriel, un architecte et le président du goupe Noctis..). A la fin un petit tour d'horizon, pour différents types de profil : le romantique, l'hipster, le BCBG, l'écolo, le parent.. Et un cahier pratique…

Un guide intéressant pour parisiens ou touristes à la recherche de lieux loin des clichés…

Editions nomades

09:47 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, adresses, insolite

mercredi, 27 avril 2016

Festival Comedy

Du 27 au 30 avril 2016 va avoir lieu à Dinard (Ille et vilaine) la 19ème édition du Festival Comédy avec comme président du jury Patrice Leconte. Catherine Jacob est cette année la marraine.. Considéré comme l'un des cinq plus importants festival d'humour en France, il est révélateur chaque année de nouveaux talents. De nombreuses personnalités du rire s'y sont illustrées comme Florence Foresti, Gaspar Proust... La soirée d'ouverture avec Pierre Aucaigne "Cessez" est prévue mercredi 27 à 20h3O. Les deux soirées de compétition se dérouleront jeudi 28 et vendredi 29 à 20h mettant en scène de nombreux humoristes.. Golden Moustache pour sa part sera là samedi 30... Egalement prévu en avant première au cinéma les deux alizés " Vicky Banjo" jeudi à 17h et samedi à 15h "Suricate" au Palais des arts...

13:47 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festival, rire, dinard

lundi, 25 avril 2016

Trois regards sur Modigliani

Trois œuvres de Modigliani, trois écrivains. C'est ainsi que les éditions Invénit (Collection Ekphrasis) à l'occasion de l'exposition sur Modigliani à " La piscine" de Tourcoing ont permis à Colette Nys-Mazure ( " Quand tu aimes il faut partir sur "Maternité" de Modigliani" ), Régis Detambel ( "Louise au vitriol sur " Tête de femme" de Modigliani" ), et Patrick Varetz ( "Modigliani une bonté bleue"), de laisser libre cours à leur imagination en compagnie de ce peintre décédé en 1920.

Colette Nys-Mazure professeur de lettres, conférencière, évoque avec charme la vie du peintre de son enfance jusqu'à sa mort. Elle raconte ses aventures féminines. Se basant sur " Maternité" représentant Jeanne Hébuterne également peintre, portant sur ses genoux le premier enfant qu'elle a eu avec Modigliani, elle parle en détail de l'amour intense qui unissait ces deux artistes. Lorsqu'ils se rencontrent, elle est âgée de 19 ans alors qu'il en 34. Fuyant sa famille pour vivre avec lui, elle se suicidera le lendemain de la mort du peintre enceinte de leur 2ème enfant.

Régine Detambel masseur kinésithérapeute, formatrice en bibliothérapie créative, imagine une liaison entre Louise et ce sculpteur. Elle montre avec acuité la difficile cohabitation entre l'amour et la création. Louise est subjuguée par le physique de ce peintre. Elle parle de sa clarté, de son lumineux visage, de son corps musclé. Elle est profondément jalouse de la tête de femme que va sculpter Modigliani. " Ce matin, j'ai essayé de lui expliquer combien c'est terrible d'imaginer toujours cette pierre entre lui et moi, comme s'il voulait m'empêcher de m'approcher encore de lui. Ce machin, ce truc qui ne ressemble à rien, juste une barrière entre lui et moi. Tu es ridicule de te promener toujours avec cette chose dans les bras et de parler tout seul comme un ivrogne. Je vais la foutre par la fenêtre, tu m'entends.." Et Modigliani de s'exprimer avouant l'impuissance de son amour comparé à son art: " Et puis Louise, je n'ai plus envie d'elle. Je préfère mille fois l'atelier où ma volonté se réveille, où ma vision s'éclaire. A présent, la tête me réclame. Elle veut être protégée comme une blessure. Je la laisse parler, je la goûte pour m'imprégner de sa saveur. Emporté dans une reconnaissance plus sensuelle encore, il m'arrive de la masser. Sa chaleur me gagne sans peine…"

Patrick Varetz pour sa part travaille à Lille. Il a publié trois romans et un recueil de mille poèmes aux éditions P.O.L. Dans son livre, il joue les observateurs et insiste surtout sur le bleu de la vareuse de Moïse Kisling parti combattre dans une Europe en guerre.. Il prend comme prétexte une phrase d'Henri Michaux sur le bleu et va en faire la trame de son récit. " Après plusieurs semaines, le bleu t'encourage à tout abandonner de ton ancienne vie. Tu réclames une ouverture dans le vide obscur de la poitrine, et tu rêves d'y installer en creux cette bonté bleue qui t'obsède. La description des mains de Moïse Kisling est très belle et le style attachant.

Bref, trois livres vendus séparément, qui chacun dans leur style permettent une vision assez originale de l'œuvre de ce peintre mort d'une méningite tuberculeuse.. On se laisse volontiers prendre au jeu de l'imagination de ces trois auteurs…

A noter également si l'on veut encore approfondir ses connaissances sur Modigliani l'intéressant film de Jacques Vichet dans la collection "Les plus grands peintres du monde." L'oeil intelligent du réalisateur ainsi que des conservatrices de musée expliquent en détail la technique du peintre...

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

 

 

07:19 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modigliani, livres, dvd

vendredi, 15 avril 2016

"Acteur et comédien d'une passion à l'autre"

"Acteur et comédien d'une passion à l'autre", un livre d'Agnès Figueras-Lenattier paru aux Editions l'Harmattan. Louis Jouvet n'a t-il pas dit " Au théâtre on joue, au cinéma on a joué". Sacha Guitry a également déclaré qu'il n'y avait rien de plus différent que le théâtre et le cinéma. " Le théâtre c'est positif, la pellicule est négative. Le théâtre c'est le dessin. Le cinéma c'est la litho."

Un bouquet d'acteurs(trices) qui traversent le labyrinthe du double je(u) (Philippe Torreton, Françis Huster, Barbara Schulz…) développent leurs réflexions en miroir des phrases de Louis Jouvet et de Sacha Guitry. Et puis des réalisateurs et metteurs en scène (Philippe Miquel, Patrice Leconte) ayant opéré dans le théâtre et le cinéma évoquent aussi leur manière de travailler dans les deux disciplines…

jeudi, 14 avril 2016

"Un vrai faussaire"

 

" Les récits des faussaires sont parfois aussi vrais que leurs œuvres". Ce proverbe chinois cité à la fin du film de Jean-Luc Léon " Un vrai faussaire" incarne bien effectivement l'esprit de ce documentaire.

Celui-ci retrace la vie de Guy Ribes peintre émérite et crapule de 65 ans, considéré comme le plus prolifique des faussaires français recensés actuellement. Né d'un père propriétaire d'un cinéma et d'un bordel, et d'une mère voyante, il fait penser côté apparence au Commissaire Maigret (Jules Maigret). Pris par la police en 2005, il a été condamné en 2010 à trois ans de prison dont un ferme.

Dans ce film bien réalisé, Guy Ribes s'exprime avec naturel et clarté sur la façon dont il a pu duper tant de personnes. Et en même temps les faire rêver en leur vendant ce qu'ils aiment… Peignant trois, quatre fois un tableau, il montre qu'à partir du moment où " un faux" est doté d'un vrai certificat, tout problème s'envole. Ayant appris à s'arrêter de peindre un tableau, et à laisser faire l'Art, il avoue que cela n'a jamais été facile pour lui de reproduire. " Même Matisse qui pourtant a l'air si facile" ajoute t-il.

Evoquant ses complices, il affirme qu'il a ça dans le sang, et qu'il continuera sûrement. Mais il met au défi quiconque de le piéger, car à présent, il connaît bien toutes les ficelles pour se défendre. Cela laisse pantois, et l'on peut vraiment s'interroger sur tous les "faux" qui circulent chez les collectionneurs et dans les musées.

Même si bien évidemment son attitude est plus que condamnable, l'intelligence et le talent de cet homme sont là pour nous démontrer que la duperie bien réalisée est malgré tout un métier comme un autre. Instructif et riche d'enseignement…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Cinéma le Lucernaire 53 rue Notre-Dame-Des-Champs

 

mercredi, 30 mars 2016

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Je l'appelais Monsieur Cocteau

 

Délicieux moment que cette soirée consacrée à Jean Cocteau, un homme très mince, à l'allure juvénile selon Carole Weisweiller l'auteur de ce spectacle. Cette dernière a bien connu le personnage, puisque pendant dix années, il a vécu dans la villa de sa mère située à Saint-Jean Cap Ferrat. Son point de vue est d'autant plus riche qu'elle l'a connu enfant, adolescente et jeune femme…

Adaptée pour la scène par la talentueuse Bérengère Dautun, cette pièce nous fait revivre les dernières années du poète. Tandis que Bérengère Dautun dit le texte, l'ombre de Cocteau se profile par le biais d'un jeune comédien Guillaume Bienvenu.

Qu'apprend-on sur Cocteau? Bien des choses. Par exemple que c'était tout sauf un homme d'argent. Qu'il vouait un véritable culte à l'amitié, et que durant sa vie il n'a jamais cessé de donner.
C'est un bel hommage à cet homme qui détestait la haine, et qui estimait que la véritable intelligence est celle du cœur. " Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour " déclarait-il, et c'est effectivement une belle preuve d'amour envers le poète que nous montrent ici Carole Weisweiller et l'ensemble de l'équipe ayant participé à la mise en scène de ce spectacle...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Studio Hebertot 78 bis Bd des Batignolles

Métro : Villiers, Rome

18:10 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)