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jeudi, 02 juillet 2009

Une première en France: le conseil municipal vote un moratoire sur les antennes relais

Lundi soir, le dossier de la téléphonie mobile était une fois de plus à l'ordre du jour du conseil municipal du 14e. Sur proposition du Groupe Les Verts, les élus ont adopté à l'unanimité un moratoire sur toute nouvelle installation d'antennes relais sur le territoire de notre aantennes_relais_2.jpgrrondissement. Ce moratoire prendra fin uniquement si la révision de la Charte de Paris intègre un seuil d'exposition du public aux champs électromagnétiques à 0.6 volts par mètre*. Ce vote est une première en France en matière de téléphonie mobile!

Depuis quelques mois, le dossier de la téléphonie mobile est au coeur des débats. On assiste à une véritable prise de conscience des risques pour la santé que peut présenter l'utilisation de cette technologie, qu'il s'agisse du portable ou des antennes relais. Associations et riverains d'antennes réclament l'application du principe de précaution.

Les études scientifiques indépendantes l'ont démontré: les antennes relais créent une pollution. C’est une pollution plus compliquée à appréhender, à ressentir que ne l'est par exemple que la pollution de l’air. Pourtant le parallèle est évident : au-delà d’un certain seuil de polluants dans l’air, il y a risque pour la santé. Pour la téléphonie mobile, au-delà d’un certain niveau d’exposition des personnes aux champs électromagnétiques, il y a un risque important pour la santé.

Dans notre arrondissement, cette prise de conscience existe depuis plusieurs années. Depuis 2002, le 14e a connu de nombreuses mobilisations:

- c'est au 65 rue du Moulin Vert, que tout a commencé. A cette adresse, Orange n'a toujours pas installé ces antennes, faute d'accord avec les riverains sur l'application du 0.6 Volts par mètre;
- le quartier Mouton Duvernet a été le lieu d'une importante mobilisation en 2004 et 2005 suite à la volonté de déploiement de l'UMTS sur les sites de la rue Ernest Cresson et du square Delormel;
- les parents d'élèves ont aussi pris part au débat lors de la création des sites du 15 rue de l’ouest, du 3 rue Lebouis ou encore du 46-48 Jean Moulin. (voir notre article du 1er avril 2005)
- et les mobilisations ont été nombreuses : 47 rue Froidevaux, 277 Bd Raspail, le Faubourg St Jacques, le square Auguste Renoir, etc...

A aucun moment, il n’a été question d’aller contre le développement de la téléphonie mobile, mais bien au contraire d’arriver à une utilisation de cette technologie dans des conditions ou elle ne présente aucun danger pour la santé.

Systématiquement, sur les sites posant un problème particulier, les habitants, les associations ont demandé l’application du seuil de 0.6 Volts par mètre. Leur demande a été relayée par quatre conseils de quartier sur six, qui en 2004 et 2005 ont voté des vœux demandant au Maire d’arrondissement l’application du seuil de précaution.

La voix des habitants et des associations a enfin été entendue.
Prochaine étape: le débat au Conseil de Paris lundi 7 juillet. Les élus du 14e défendront ce moratoire et la demande d'application du seuil de précaution dans le 14e et à Paris. La réponse du Maire de Paris sur cet épineux dossier sera connue la semaine prochaine.

A suivre...

Celia B.

* Le seuil de 0.6 Volts par mètre est le seuil de précaution prôné par un nombre croissant d’experts scientifiques. Ils considèrent qu’au-delà de ce seuil, les rayonnements électromagnétiques émis par les antennes relais présentent un risque pour les personnes exposées. Aujourd’hui en France, le niveau d’exposition du public aux champs électromagnétiques issus de la téléphonie mobile est régi par le décret du 3 mai 2002. Il fixe les seuils d’exposition du public entre 41V/m et 61V/m.

Plus d'infos:

+ Le site de Robin des Toits: http://www.robindestoits.org/

+ Le dossier "Antennes Relais" de Paris14.info

+ Texte adopté par le Conseil du 14e arrondissement:
"Le conseil d'arrondissement émet le vœu que dans le prolongement des actions mises en place par la Ville en matière de téléphonie mobile et d'implantation des antennes relais, le Maire de Paris retienne le 14e arrondissement pour expérimenter un seuil maximum d'exposition à 0.6 volts par mètre et que cette expérimentation permette d'aboutir à la fixation de ce seuil maximum lors de la renégociation de la Charte relative à la téléphonie mobile à l'automne 2009. Dans l'attente de l'adoption de la nouvelle Charte relative à la téléphonie mobile, un moratoire sur toute nouvelle installation d'antenne est institué sur l'ensemble du territoire du 14e arrondissement."

samedi, 13 septembre 2008

L'avenir du site de Broussais en débat

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Plus d'info :
+ Manifestation organisée avec l’appui du Conseil de quartier Didot – Porte de Vanves, des l’association « culture dans la ville » et "Urbanisme et Démocratie".
+ A (re)découvrir sur le site du CRB : http://c.r.broussais.free.fr.

mardi, 17 juin 2008

On reparle de la téléphonie mobile

On se souvient des voeux des Conseils de quartier du 14ème en février 2005, qui avaient réclamé, pour des installations d'antennes relais, des mesures de précaution au Maire d'arrondissement et au Maire de Paris. Notre Ville et nos vies sont-elles suffisamment protégées par la charte mise en place entre la Ville de Paris et les opérateurs ? Le problème sanitaire posé est en effet très complèxe, puisque l'effet des ondes électromagnétiques sur notre santé au quotidien, reste très délicat à mettre en perspective. Aujourd'hui, une vingtaine de scientifiques, essentiellement des cancérologues, viennent de lancer un appel à la prudence dans l'utilisation des téléphones portables - et on reparle du danger des ondes électromagnétiques.

 

"Nous sommes aujourd’hui dans la même situation qu’il y a cinquante ans pour l’amiante et le tabac. Soit on ne fait rien et on accepte un risque, soit on admet qu’il y a un faisceau d’arguments scientifiques inquiétants", explique Thierry Bouillet, cancérologue à l’hôpital Avicenne de Bobigny et signataire de l’appel. Pour le professeur de psychiatrie David Servan-Schreiber, à l'origine de ce texte, il faut "absolument" prendre des précautions du fait de l'absence de recul suffisant dans le temps. "Même sans preuve définitive, il faut expliquer aux gens que l'usage des portables n'est sans doute pas anodin", explique dans le JDD l'auteur de plusieurs best-seller sur la santé.

 

Si de nombreuses études sont menées, la question de leur financement et de l'indépendance des experts qui ont en la charge, suscite régulièrement de vives polémiques. Pour les associations Agir pour l'environnement et Priartem, il faudrait s'inspirer de ce qui a été fait pour le tabac : "mobiliser des moyens analogues de sensibilisation aux risques, afin de favoriser une consommation plus raisonnée, et éviter que le téléphone portable soit le prochain et le plus important scandale de santé publique".

 

Il s'agira donc de démontrer un lien de causalité, entre l'exposition quotidienne aux champs d'ondes électromagnétiques (d'une grande ville comme Paris), et l'augmentation du nombre de certaines tumeurs au cerveau. En attendant d'être les victimes, obligeons les pouvoirs publics à la prudence. Ne serait-ce pas l'occasion pour la Ville de Paris, de se ressaisir du dossier de l'implantation des antennes relais de téléphonie mobile, puisqu'à chaque nouvelle génération, elles viennent s'implanter sur les toitures des grandes barres HLM, pour le plus grand bonheur des caisses de l'OPAC ou de la RIVP ? Le téléphone et ses profits d'accord, mais la santé d'abord.

Dan

 

+ d'infos : sur le site de l'association Robin des Toits - très intéressant rapport Bioinitiative sur le danger pour la santé des différents systèmes de "téléphonie" mobile (portables, antennes-relais, WiFi,...).

vendredi, 11 avril 2008

Quelques rendez-vous à vous signaler dans les jours à venir...

Tout est !

Pierre

Plus d'info :
+ La constitution d'un comité de rédaction et d'une équipe rédactionnelle plus formalisée autour de Paris14.info avance. D'ici là, on continue à faire dans le système D. Donc, si vous avez envie de nous adresser des articles à l'emporte-pièce, c'est go, go, go !

lundi, 07 janvier 2008

Mon beau sapin, roi du recyclage !

Epicéa, Nordmann ou Omorika (épicéa bleuté) ont animé votre intérieur de l’esprit de Noël et accueilli les cadeaux déposés par le Père Noël. Au moment de vous en séparer, pensez qu’il peut être recyclé. La Mairie de Paris met ainsi en place des points de collecte dans 65 parcs et jardins. Des affiches apposées à l’entrée des parcs vous indiqueront l’endroit du point de collecte. Dans les 4 plus grands parcs : Monceau (8e), Belleville (20e), Buttes-Chaumont (19e) et Montsouris (14e), l’accès au point de collecte sera fléché depuis les différentes entrées.

Attention : ne déposer que les sapins naturels sans ornementations ni flocage d'aucune sorte.

Ainsi, vous n'aurez pas l'impression terrible d'abandonner le roi des forêts, et en plus, vous lui offrez une deuxième vie. Après broyage, je sais c'est terrible, votre sapin viendra enrichir les sols des parcs et jardins de votre ville...

Pour le XIVe arrondissement, voici la liste des points de collecte :
- Montsouris  BOULEVARD JOURDAN  (75014)
- Serment de Koufra  30 RUE ERNESAINT-REYER  (75014)
- Brunot  3 RUE DUROUCHOUX  (75014)
- Wyszinski  54 RUE VERCINGETORIX  (75014)

Pierre

Plus d'info :
+ Tous les points de collecte ? Ici.

dimanche, 29 juillet 2007

Où trouver un point d'accès wifi gratuit dans le XIVe arrondissement ?

Si de nombreux cafés proposent ce service, il n'en reste pas moins obligatoire de consommer... La Mairie de Paris a donc décidé - mieux vaut tard que jamais - de mettre progressivement en place des bornes d'accès à internet wifi gratuites - sans oublier au passage d'éradique juridiquement toute expérience collective associative (voir note "P14.info ?" sur le "Carnet de bord de Pierre Vallet" ci-contre colonne de droite) puisque le wifi gratuit recèle d'importants enjeux financiers (combien coûterait aux opérateurs téléphoniques un accès gratuit généralisé à la VOIP ?) et donc politiques...

Le service Paris Wi-Fi est accessible à tous de 7h à 23h et dans la limite des horaires d’ouverture au public des sites municipaux équipés (parcs, bibliothèques...). Voici la liste de ces points d'accès dans le XIVe arrondissement.

Points Wi-Fi ouverts depuis le 16 juillet

- Parc Montsouris, 2 rue Gazan
- Square Serment de Koufra, 1 avenue Ernest Reyer
- Square Aspirant Dunand, 26 rue Mouton-Duvernet
- Bibliothèque Georges Brassens, 38 rue Gassendi
- Bibliothèque Vandamme, 80 avenue du Maine
- Mairie du 14e, 2 place Ferdinant-Brunot.

Points Wi-Fi dont l'ouverture est prévue en septembre 2007

- Square Claude Nicolas Ledoux, 2 place Denfert-Rochereau
- Bibliothèque Plaisance, 3 rue de Ridder
- Square Ferdinand Brunot, 3 rue Durouchoux
- Square du Chanoine Viollet, 72 rue du Moulin-Vert
- Square Julia Bartet, 1 rue Julia Bartet
- Stade Jules Noël, 3 avenue Maurice d'Ocagne
- Jardin Porte de Châtillon, 26 rue de Châtillon
- Maison des associations du 14e, 22 rue Deparcieux
- Espace économie et emploi du 14e, 13 rue Rémy Dumoncel

Pierre

Plus d'info :
+ A noter, le débat relancé autour de ces installations Wi-Fi dans les locaux scolaires du fait de leur dangerosité avérée ou non, débat dont Vincent Jarrousseau, ajoint aux Affaires scolaires auprès du Maire du XIVe arrondissement se fait l'écho sur son blog.

vendredi, 22 juin 2007

Pollution atmosphérique à Paris : une vérité qui dérange (2/3)

Nous vous avons proposé récemment un entretien avec Franck Laval (part. I / part. II), Président d'Ecologie Sans Frontière. L'association environnementaliste initie depuis quelques jours une vaste campagne de sensibilisation. Elle a notamment publié une étude dont nous vous livrons les conclusions :

• L’air ambiant de l’agglomération parisienne est pollué par une mixture de substances qui ne font pas toutes l’objet d’une réglementation. Certains polluants sont insuffisamment, voire pas du tout, surveillés dans l'air ambiant.

• L’information délivrée en continu par le dispositif de surveillance régional renseigne peu sur la pollution des sites à très forte fréquentation, notamment à proximité du trafic automobile. Les sites de mesures servant de base aux « indices ATMO » sont très peu représentatifs de l'exposition réelle de la population.

• Les « pics de pollution » auxquels est confrontée l’agglomération peuvent, ou non, faire l’objet d’une information au public, du fait des insuffisances des règlements préfectoraux.

• L’inventaire des polluants émis dans l’air ambiant est ancien, incomplet et incertain. Les impacts pourraient être sous-évalués concernant d’importantes sources de pollution de l’agglomération : le trafic routier, le trafic aérien et les grandes installations de combustion.

• L'inventaire ignore encore certains phénomènes, tels que les effets secondaires des technologies anti-pollution, et la formation de polluants secondaires à partir des mélanges de substances émis dans l’atmosphère.

• Des liens étroits sont mis en évidence entre pollution atmosphérique et changement climatique : l’ensemble de la pollution contribue au réchauffement local et global, tandis que celui-ci amplifie la formation de polluants dans l’air urbain.

• Compte-tenu des scénarios climatiques disponibles pour l'agglomération parisienne, une multiplication sensible des pics de pollution est à craindre.

• Ainsi, la formation d’ozone et de particules fines au-dessus de l’agglomération constitue une problématique majeure sur le plan scientifique et sur le plan des projets réglementaires.

• L’information disponible sur la pollution atmosphérique de l’agglomération parisienne est incomplète, en même temps que de nouveaux phénomènes d’aggravation se font jour.

Dans ce contexte, les risques encourus par la population sont complètement sous-évalués. De ce fait, l'association exige aujourd'hui qu'un certain nombre de mesures soient prises urgemment...

Pierre

Plus d'info :
+ Suite et fin de notre article, demain très prochainement.

jeudi, 14 juin 2007

Pollution atmosphérique à Paris : une vérité qui dérange (1/3)

Nous vous avons proposé récemment un entretien avec Franck Laval, Président d'Ecologie Sans Frontière. L'association environnementaliste initie depuis quelques jours une vaste campagne de sensibilisation et d’interpellation pour mettre en garde le grand public sur la réalité de la pollution atmosphérique, et prendre à parti les responsables publiques sur cette question.

Elle estime en effet que l'ampleur et les impacts de la pollution atmosphérique sont mal et sous évalués sur l'agglomération parisienne, et que les politiques de réduction mises en oeuvre sont nettement insuffisantes, au regard des connaissances scientifiques actuelles.

Depuis une dizaine d’années, la corrélation entre la pollution atmosphérique et diverses pathologies est de plus en plus renseignée. De même, la connaissance des polluants eux-mêmes a progressé, et mis en évidence de nouveaux risques : effets cocktails, baisse de la fertilité, impact sur le changement climatique… La mortalité directement imputée à la seule pollution automobile est supérieure à celle due aux accidents de la route. Ces valeurs, confirmées par les programmes de recherche institutionnels au niveau national (Institut de Veille Sanitaire) et européen (Air Pollution and Health European Information System) sous-entendent que la pollution atmosphérique constitue tout simplement la première cause de mortalité !

Les Français sont 72 % à percevoir la pollution atmosphérique comme une réelle menace pour la santé. Dans le même temps, 54% d'entre eux ne font pas confiance à l'information délivrée par les pouvoirs publics sur la qualité de l'air.
(Loi sur l'Air : le rapport de février 2007 réalisé par le vice-président du Sénat, estime que le cadre de LAURE est trop limité. Il faudrait élargir au climat – réduction de l'effet de serre)

Un Plan Protection de l’Atmosphère (PPA) engageant l'ensemble des collectivités d'Île-de-France a été adopté le 7 juillet 2006 par un arrêté interpréfectoral. Cependant sa mise en oeuvre est déjà remise en cause par sa faiblesse face à ce gigantesque problème de santé publique. Le PPA n'envisage pas de mesures suffisamment incitatives pour résoudre les problèmes de pollution atmosphérique sur l'agglomération parisienne.

L’Ile de France va connaître prochainement des élections municipales qui vont être marquées par les questions environnementales. La santé liée à l’environnement constituera d'ailleurs l'une des thématiques des négociations annoncées par le nouveau gouvernement dans le cadre du Grenelle de l'environnement, Grenelle lui-même co-initié par Ecologie sans Frontière dés janvier 2007. Enfin, une nouvelle Directive européenne sur la qualité de l'air est actuellement en élaboration pour l'horizon 2010.

Pour disposer d'une information complète et indépendante, Ecologie sans Frontière a commandé une étude synthétique (télécharger cette étude - document .pdf) auprès d'experts environnementaux sur la situation actuelle. Les conclusions de ces travaux confirment que la pollution de l'air de l'agglomération parisienne est encore largement sous-évaluée, et que les nouvelles connaissances scientifiques devancent les réglementations actuelles. Les beaux discours sur l’amélioration de la qualité de l’air à Paris sont complètement remis en cause par cette étude indépendante.

Sur la base de son expertise, ESF souhaite intervenir notamment par le biais d'une pétition qui a déjà reçu 9 500 signatures. ESF mobilise un collectif d'avocats dirigé par Mtre Alexandre Faro, engagés et compétents sur les actions en justice ayant trait aux risques industriels et écologiques. Dans ce cadre, ESF exprime d'ores et déjà plusieurs revendications auprès des pouvoirs publics, des groupes industriels et sociétés de transport, des organismes publics impliqués dans la lutte contre la pollution...

Maroun

Plus d'info :
+ Le site officiel de l'association Ecologie Sans Frontière.

mardi, 29 mai 2007

Le Professeur Axel Kahn dans le 14ème

L'institut Cochin, grand laboratoire de recherche du 14ème, participe à l'opération "Sciences sur Seine" lancée par la Mairie de Paris. En partenariat avec la Mairie du 14è, une exposition de posters scientifiques sera présentée entre le 1er et le 7 juin 2007 dans le hall de la mairie, ainsi qu'une conférence, le lundi 4 juin à 19h dans la salle des mariages, sur le thème "Biologie médicale et citoyenneté", qui sera animée par le directeur de notre Institut, le professeur Axel Kahn.

Nous souhaitons attirer le maximum de personnes à la conférence du professeur Axel Kahn afin d'ouvrir le plus de débats possibles sur le thème de la biologie médicale et permettre à chacun de discuter avec notre directeur sur les enjeux médicaux de demain.

Marie Claude Garel (Directeur de recherche Inserm Institut Cochin)

 

+ d'infos : l'affiche de cette manifestation institut_Cochin.pdf

 

mardi, 22 mai 2007

Inquiétude des parents d'élèves au sujet d'une "enquête" sur la santé des enfants

Une étude de la Fondation de la Mgen (Mutuelle générale de l'Education nationale) sur "la santé mentale et physique des enfants" suscite l'inquiétude des parents d'élèves parisiens de la FCPE. Suite à une réunion organisée le 14 mai dernier, le Conseil d'Administration de la FCPE Paris s'est prononcé pour l'arrêt de l'étude menée dans certaines écoles parisiennes par la fondation MGEN. Notons également que la Ville de Paris, par la direction en charge de la santé scolaire, a suspendu l'opération.

L'enquête, un questionnaire à remplir, comporte 44 questions et des sous-questions qui ont pour but de repérer notamment l'hyperactivité ou des troubles du comportement chez l'enfant aussi bien que de réunir des données sur la relation parents-enfants ou les antécédents familiaux (alcoolisme, dépression). Certains parents d'élèves parisiens se sont émus de l'"indiscrétion" des questions et craignent que l'anonymat de l'enquête ne soit pas garanti... Que fera-t-on des données de ces enquêtes une fois "utilisées" ?

 

Cela nous rappelle l'enquête sur les poux de décembre 2006, qui a été annulée le lendemain de sa distribution pour cause de questions "indiscrètes" : origines éthniques des parents, leur niveau d'études, etc... reliées à l'identité et à la classe de l'enfant ; bref un questionnaire qui cherchait à rentrer dans l'intimité des familles. Pourquoi ?

Cela pourrait encore être le cas aujourd'hui ; cette impression de voir analyser génétiquement donc intimement les familles des écoliers ne fait pas bon ménage avec les valeurs de laïcité comme d'égalité des droits et des chances, véhiculées par l'école de la République. Une question (provocatrice) : la médecine scolaire deviendrait-elle génétique ? Les limites légales de l'utilisation des informations devraient rester un garde-fou (ici Républicain), mais pour encore combien de temps ne permettrons-nous de ne pas pouvoir "tout faire" en matière de santé - ici scolaire ? Y-aura-t-il un jour de "l'eugénisme" (une sélection des meilleurs gênes) pour inscrire des enfants à l'école ? Ou repérer leur famille ?

 

Dan