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dimanche, 03 octobre 2021

"Jazz Ace"

Toutes les semaines, Agnès Figueras-Lenattier ex joueuse de tennis professionnelle (n°8 française) anime une émission intitulée " Jazz Ace" sur la radio Web " Jazz Box Radio International" qui passe tous les jours à 15h. Elle interroge soit une personnalité du tennis, soit un musicien qui joue au tennis et fait un parallèle entre ces deux disciplines. Avec entre les questions, des morceaux de jazz choisis spécialement pour l'occasion par le directeur de la radio Jacques Thévenet. Celui-ci possède une grande culture dans ce domaine et présente d'ailleurs une émission sur cette radio web dédiée au jazz "Jazz box" diffusée tous les jours à 17h. Cette même émission est diffusée sur la bande FM à Radio Aligre depuis Paris tous les samedis à 17h. Et c'est suite à cette aventure sur Radio Aligre que Jacques Thévenet passionné dès sa tendre enfance de radio et de jazz a décidé de prolonger l'aventure en créant cette radio web qui existe depuis 2015. Abyale très connue dans les années 90 dans le disco-funk et d'autres animateurs (trices) de talent y collaborent également….

www.jazzbox-radio.fr

 

 

09:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tennis, musique, émission

lundi, 10 mai 2021

François Lemaire

lemaire,exposition,l'orangelemaire,exposition,l'orangeFrançois Lemaire  présente actuellement une exposition inédite sur la couleur orange jusqu'au 16 mai à la Fabrique Contemporaine situé 30 rue Vergniaud. Il est présent là-bas tous les jours de 14h à 18h. 

Avant de devenir artiste peintre, François Lemaire a travaillé dans le cinéma (fiction pour M6)  et a également écrit des documentaires axés surtout autour des adolescents notamment pour Arte. Mais il s’est rendu compte qu’il n’était pas vraiment heureux dans cette profession et la peinture à l’huile a pris le relais.  Il a peint de nombreux paysages, plus de cents appelés « paysages improbables » et a aussi réalisé des tableaux sur les animaux mais en tant que créatures. Il n’a jamais fait de peinture animalière. Récemment, il a décidé de travailler sur une couleur en particulier, et pour l’instant il a choisi le bleu et l’orange.  Il aime partir des trois pigments de base , le jaune, le rouge, le bleu et concevoir les couleurs qu’il souhaite. «  C’est de la tambouille explique t-il un peu comme de la cuisine. Chacun possède ses petites recettes, ses petites astuces… » Il est fort possible qu’il continue dans cette voie dans les années à venir.

 

 

Vous exposez actuellement vos tableaux consacrés à l’orange . Avant vous aviez fait le bleu. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette aventure ?
Le bleu est une couleur qui me fascine depuis déjà un certain temps. On en a beaucoup parlé comme étant une couleur froide mais selon moi elle peut dégager beaucoup de chaleur. Comme le bleu et l’orange sont deux couleurs complémentaires, je fais un travail reposant sur le spectre de la lumière. En même temps, le bleu disparaît dans l’orange, quand tombe le soir. Le coucher de soleil est orange alors qu’auparavant le bleu dominait. Je m’intéresse de plus en plus à la couleur, à sa puissance et aux effets sur soi-même. Ce n’est pas pour rien que les gens s’habillent de telle ou telle manière ou qu’ils peignent différemment leur lieu d’habitation.  Certains laissent tout en blanc, d’autres font des chambres bleue, rose, orange. On n’y fait pas attention, mais la couleur nous accompagne en permanence depuis notre naissance. Les bébés sont attirés par les couleurs, c’est quelque chose de très primaire.

 

Vous l’avez constaté sur vous ou vos enfants !

J’ai pu le remarquer avec mes enfants qui petits aimaient les couleurs vives. C’est très attrayant pour eux. J’avais un ballon rouge dont j’étais presque amoureux pas seulement parce que c’était un ballon mais aussi à cause de sa couleur. Je me suis acheté un vélo de course rouge car c’était mon rêve. J’aime le rouge.

 

Pourquoi le rouge ?

Ca me fait du bien ; ça me rassure. C’est très vivant et ça éclate les yeux. L’orangé aussi ; toutes ces couleurs là. Mais pas plus le rouge que le bleu. J’aime la couleur en général, et l’effet qu’elle peut produire. Je constate avec mon travail sur les couleurs que les gens réagissent différemment si le tableau est orange, ou bleu. Ceux qui aiment le bleu ne sont pas forcément friands de l’orange et vice-versa. Les émotions ne sont pas les mêmes non plus. Une couleur c’est comme une note de musique que tu pousses le plus loin possible dans sa transmission d’émotion, d’affect, de joie, de tristesse ou de colère.  Peu de peintres ont travaillé sur une seule couleur. Il y a le fameux bleu Klein, le bleu de Matisse et la période bleue de Picasso. Et le noir de Soulage qu'il a appelé outre noir.

 

Miro aussi a pas mal travaillé sur le bleu !.

Oui. Des bleus avec des espèces de signes assez grands. Il a même donné aux gens une boisson à base de bleu de méthylène et le lendemain ils ont fait pipi bleu. En revanche, même si bien évidemment je ne connais pas toute l’histoire de la peinture, peu de peintres ont travaillé la couleur orange. Le peintre américain Rotko a fait quelques tableaux avec l’orange. Mais il ne me semble pas que des peintres ont fait une exposition consacrée à l’orange ; c’est inédit.

 

Chagall aussi est réputé pour son bleu !

Oui. Ce n’est pas de l’abstraction ; c’est plutôt un peintre figuratif. Le bleu est une couleur qui a été extrêmement utilisée. C’est une couleur courante, presque de base dans la mesure où l’on vit dans le bleu sauf la nuit. Presque tout le monde a du bleu dans sa tête. Ne serait-ce que d’observer combien les gens sont contents quand le ciel est bleu. Ca évoque forcément quelque chose d’agréable, d’émotionnel ; c’est sensitif.

 

Robert Ryman a fait des toiles blanches !

Oui, dans les années 70, en utilisant un blanc qui sort du tube. D’ailleurs à l’époque, cela avait créé une certaine polémique. Il y avait des gens qui pensaient que c’était vraiment se « foutre du monde », car il n’y avait rien. En outre, il a eu beaucoup de succès et a été acheté très cher. Des collectionneurs se sont arrachés ses tableaux. Personnellement, ça ne m’intéresse pas tellement d’avoir un tableau blanc chez moi, mais après tout chacun fait ce qu’il veut. Tout est possible dans l’art.

 

 

Chez vous quelles sont les couleurs dominantes ?

Je laisse blanc car je mets beaucoup de tableaux en particulier les miens que je fais tourner pour voir comment ils «  vivent ». Les tableaux sont faits pour aller dans les appartements. Non pas comme un objet de décoration, je n’aime pas trop cette expression mais je l’accepte, mais plus comme un objet d’affect. Souvent, les gens me disent j’ai un coup de cœur pour un de vos tableaux, je ne peux résister.

 

On ne résiste pas à un tableau comme on ne résiste pas à une femme !

Peut-être… C’est bien trouvé !...

 

Pour le bleu et l’orange avez-vous travaillé de la même manière ?

J’ai travaillé avec des aplats de couleur très lisses et aussi beaucoup de matière ou en confrontant une plage lisse et une plage de matière. Certains tableaux sont exclusivement faits avec beaucoup de matière, très en pâte qui tournent plutôt vers l’abstraction figurative et d’autres en correspondance sur du lisse.  L’intermédiaire existe aussi avec la moitié en matière et l’autre en lisse. Et j’ai fait la même chose avec les bleus. Tantôt au pinceau, tantôt au couteau à peindre qui ressemble à une petite truelle. Au départ l’on appelait cela un couteau à palettes, c’était destiné à mélanger les couleurs.

 

Pour la matière peut-on se servir aussi bien d’un pinceau que d’un couteau à peindre ?

La différence vient de la manière de le tenir mais on peut mettre beaucoup de pâte aussi sur le pinceau. Y aller de façon rapide, brutale, en jetée comme ça. Se servir du couteau représente un geste particulier et il faut apprendre à le manier. C’est un apprentissage, et l’on ne peut pas faire des tableaux sans avoir appris le maniement même de l’instrument. Le pinceau tout le monde sait comment cela marche. On en a tous fait  et d’une certaine façon c’est comme un crayon qui se termine différemment. Le geste n’est pas le même pour le couteau.

 

Vous dîtes que les gens ne réagissent pas de la même manière selon les couleurs. Et vous selon que vous travaillez sur du bleu ou sur l’orange ?

C’est un petit peu différent mais pas tant que cela en fait. Mon émotion est surtout concentrée sur le fait de peindre. Cela me procure une joie très forte, un stimuli émotionnel très puissant. Tout ce travail découle des souvenirs mon enfance. J’ai vécu dans une ferme au Nord de la France et mon terrain de jeu c’était les terres de mon père que je partageais avec mon frère. On sortait et l’on avait sous la main un champ immense. On s’en donnait à cœur joie tantôt dans la forêt, tantôt près d’une rivière ou d’un ruisseau. Chaque saison faisait naître une couleur, et je profitais des coquelicots, des marguerites, des champs de blé, des lilas de ma grand-mère. Des roses dans le jardin… J’ai aussi vécu sous la voûte du ciel. Et puis aussi les couleurs de la terre comme le marron. C’est aussi un thème que j’aimerais aborder ; ça s’appellera tout simplement « la terre ».

 

Quand vous peignez vous y allez au hasard ou vous savez déjà ce que va devenir le tableau ?

Cela dépend. Soit, je prévois déjà le tableau, ce qui est le plus facile. C’est génarelemnt ainsi que je travaille. Mais il m’est arrivé également pour cette série de ne pas vraiment savoir ce que j’allais faire. De commencer un fonds orange, de retravailler après et d’avancer au fur et à mesure un peu à l’aveuglette.

 

Pourquoi le bleu, pourquoi l’orange ?

Dans ma série d’avant « paysages improbables », j’avais remarqué que j’avais pris un grand soin à travailler sur le bleu et j’ai découvert la force de cette couleur. Et puis j’ai eu la chance d’aller en Grèce avec mes enfants, et là-bas j’ai vraiment été sous le charme du bleu très présent dans ce pays. Il y en a partout et des bleus très différents d’une pureté absolument incroyable. Des bleus un peu sombres, des bleus turquoise, des bleus indigos. Le bleu que j’ai utilisé ne sort pas directement du tube, et je me suis servi de plusieurs bleus. Et dans certains bleux, j’ai mis un tout petit de jaune ou de rouge. Très peu pour pas que cela se voit, mais en même temps cela se ressent. Quant à l’orange, ma décision vient d’une conversation avec mon galeriste. Il m’a demandé ce que j’allais faire après le bleu et spontanément j’ai parlé de l’orange de mes yeux. C’est l’orange que l’on voit lorsque l’on s’allonge au soleil en fermant les yeux. J’aimais cela et percevoir un orangé qui passe à travers la paupière. L’émotion de la découverte. Les oranges de mes tableaux se ressemblent tous mais n’ont pas du tout la même gamme.  Selon que j’ai mélangé avec plus ou moins de jaune ou plus ou moins de rouge. Le jaune est une couleur primaire mais à partir du moment où tu le mélanges avec une autre couleur, une couleur secondaire apparaît.

 

Combien de tableaux consacrés au bleu et à l’orange avez-vous fait ?

J’ai fait une cinquantaine sur le bleu et 20 sur l’orange. Faire toute une série sur la même couleur n’est pas si évident que cela car il ne faut pas répéter et arriver à faire émerger quelque chose d’émouvant, de sensationnel. . C’était une sorte de défi ; j’aime les challenges. Quasiment chaque tableau a un orange particulier. Je pars de différents jaunes, le jaune cadmium, le jaune citron, puis un jaune très clair et puis 3 ou 4 rouges, clairs, moyens, foncés.. Et tous ceux qui sont venus à la galerie ont trouvé mon travail très intéressant et très joli.

 

Vous avez peint un tableau avec des pétales, des confettis, des papillons !

Tout est sorti du tube sauf l’orange. Il y en a aussi un plutôt jaune orangé avec des tâches de couleur jaune orangé.

 

Dans quelle catégorie de peintres vous rangez-vous ?

Un peu entre l’abstrait et le figuratif. Quand on regarde mes tableaux, il y figure quand même quelque chose ; ce n’est pas complètement abstrait, mais ça touche malgré tout l’abstraction…

 

Y a-t-il des réflexions de gens à propos de vos tableaux qui vous ont plus spécialement marqué ?

Comme je suis un peintre minimaliste, la réflexion la plus désagréable même si ce n’est pas très méchant, c’est lorsque l’on me demande si mes tableaux sont finis et si je ne vais pas ajouter quelque chose. Par exemple sur ce tableau orange, j’ai mis juste un petit oiseau. Justement, je voulais qu’il soit tout seul. Mais ça dérange certaines personnes qui ont une vision assez classique de la peinture et tout à fait représentative de la vie réelle.

 

Comptez-vous dans les années futures continuer à vous consacrer à une seule couleur

C’est possible. Il y a deux couleurs qui m’intéressent tout particulièrement le vert que j’ai déjà pas mal travaillé et la couleur prune de l’aubergine. C’est un peu plus compliqué comme mélange, car il ne faut pas que ce soit triste. J’essaierai de faire comme Van Gogh qui avait réussi à trouver un joli ton…

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

dimanche, 09 mai 2021

Musicothérapie

«  Là où est la musique, il n’y a pas de place pour le mal » déclarait Miguel de Cervantès écrivain décédé en 1616 et auteur du célèbre «  Don Quichotte ».  En tout cas même si le mal ne se résorbe pas totalement, il n’existe pas de panacée universelle, écouter ou jouer de la musique  entraîne un réel effet positif sur notre être. Et ce n’est pas Claire Oppert violoncelliste qui soigne avec son instrument  l’anxiété et la douleur des déments, des autistes, des malades douloureux, des personnes en fin de vie qui dira le contraire. Exerçant notamment à l’hôpital Sainte Perrine à Paris et à l’hôpital Rives de Seine à Puteaux,, reconnue par le monde scientifique, elle a obtenu des résultats très convaincants sur de nombreux patients. Sa première rencontre avec une certaine Madame Kessler qui en écoutant Schubert a vu sa douleur s’atténuer considérablement lors d’un pansement a donné lieu à une étude clinique «  Le pansement Schubert ». 112 soins douloureux sur des patients en fin de vie.  «  Toutes les sortes de musique peuvent avoir une influence explique Claire Oppert et ce qui importe c’est de s’adapter au patient. Je peux jouer fort  pour le patients ayant des problèmes d’audition ou doucement  pour ne pas heurter les patients. Rares sont les malades qui ne réagissent pas. Dans la majorité des cas, il existe une amélioration, une détente, une relaxation musculaire, une meilleure respiration. Le souffle des patients est massivement modifié en particulier sur des patients sédatés ou dans un degré de profond coma.  Parfois, les larmes coulent, parfois les émotions sont si fortes que cette artiste est obligée d’arrêter.. Il peut aussi  survenir des réactions un peu violentes comme lorsqu’un autiste a cassé son violon. Ce genre d’attitude ou le manque de réaction d’un malade est difficilement explicable. Mais Claire Oppert insiste sur le fait qu’elle s’adresse à ce qui est en dehors de la pathologie, à la partie saine de l’individu. La part de  suggestion positive joue un rôle important avec une équipe qui y croit à fond et l’’accord du patient,  moteur du soin. 

La musique fait d’abord appel au toucher, et beaucoup de malades souhaitent avoir un contact avec le bois de l’instrument. «  Claire Oppert m’a raconté que tous les grands autistes ont touché son violoncelle «  et que même si les réactions des malades se rejoignent, elle  n’a jamais éprouvé la moindre lassitude. «  Au contraire. Si elle est un peu fatiguée, ou un peu triste, elle en ressort toujours rechargée et plus en forme »… Claire Oppert a raconté son expérience dans un livre très riche «  Le pansement Schubert »…

Claire Maugard musicotherapeute, professeur de chant que j’ai eu l’occasion de rencontrer il y a longtemps m’avait parlé de son travail à l’hôpital psychiatrique de Toulouse avec  alcooliques, anorexiques, schizophrènes. Elle avait du mal avec les jeunes femmes anorexiques extrêmement insolentes, caractérielles et dans l’opposition.  Si les patients étaient agités, elle essayait de les apaiser au moyen d’un instrument. Si au contraire, l’humeur était davantage portée vers l’écoute, elle travaillait dans ce sens.  Quand les patients étaient  très enfoncés dans leur maladie, elle jugeait interessant de faire un travail sur les percussions ou un travail sur  l’écoute musicale. Des effets similaires au yoga ou à la sophrologie ou à la relaxation. pouvaient alors survenir. Un travail proche du corps, accompagné d’une rythmique et d’une résonance provoquant des sensations rassurantes au niveau du toucher. Le fait de taper sur quelque chose d’inconnu  incitait les patients à aller au fond d’eux-mêmes…

Certains qui ont un passé de musicien reprenaient leurs instruments, d’autres souhaitaient assister à des concerts. Une fois un patient avait du mal à s’endormir. Il a écouté les musiques  proposées par cette musicothérapeute et  élément très positif, il n’a pas été obligé de prendre son médicament. Voir des patients complètement avachis repartir  en chantant, en dansant avec une pêche extraordinaire lui donnait du baume au coeur. En psychiatrie,  le but est surtout de leur faire passer une heure agréable car après, ils repartent souvent dans leurs idées noires… » 

Ces deux témoignages me donnent envie de terminer par la phrase  de Ludwig Van Beethoven :     « La musique commence là où s’arrête le pouvoir des mots »..

 

VEGETALISME

De plus en plus de sportifs adoptent un régime végétarien et même végétalien. Les Soeurs Williams par exemple sont végétaliennes. Et je les comprends car c’est un régime qui me va très bien aussi sauf que pour ma part j’oscille entre végétarisme et végétalisme. En effet, je mange des oeufs mais tout le reste de ce qui a trait à l’espèce animale j’occulte. Et cela ne me gêne en rien pour faire mes trois quart d’heure une heure de jogging quotidien auquel j’ajoute parfois quand je suis trop stressée du vélo d’appartement.  Peut-être serais-je un jour totalement végétalienne si ce que j’ai imaginé lors d’une insomnie se réalisait. J’ai imaginé que pour les végétaliens, on prendrait des oeufs venant directement de la ferme , qu’on les broirait en petits morceaux et qu’on les enverrait par la poste. Une petite pensée qui m’a fait bien rire et qui devraient en faire rire quelques-uns…

D’autre part, j’ai eu l’occasion d’interviewer Elodie Vieille Blanchard présidente de l’association végétarienne de Franceet devenue végane  depuis 2013. Elle est également l’ auteur d’un livre très engagé «  Révolution végane »   dont l’interview intégrale est sur paris14.info, site où je mets tous mes articles. Cette femme parle d’un monde reposant uniquement sur le véganisme qui va encore plus que le végétalisme

Devenue végan à 35 ans après un long processus de réflexion, elle assume totalement son choix même si elle est difficilement comprise par son entourage. Les trois arguments les plus fréquents condamnant ce mode de vie, la présidente les réfute avec habileté . Les carences? Dans l’alimentation végétalienne on trouve tous les nutriments sauf la vitamine B12 mais que l’on peut ingurgiter sous forme de gélules. Comme elle le dit très justement dans la nourriture classique il y a aussi des manques en vitamine D et autres. 2ème argument  la souffrance des plantes? On sait que les plantes n’ont pas de système nerveux central qui permet de réagir si l’on est blessé. Troisième argument :

Se soucier d’abord des humains? Beaucoup d’arguments peuvent contrer cette affirmation mais par exemple,  lorsqu’on est végane on est moins dans la discrimination, moins raciste… Et puis comme le dit  Lamartine : « On n’a pas un coeur pour les animaux, et un coeur pour les humains, on a un coeur ou pas du tout. »

Il semblerait même que lorsqu’on est végane, l’humeur soit plus joyeuse. Des philosophes comme Pythagore considéraient que les nourritures carnées n’étaient pas bonnes pour philosopher car elles obscurcissaient l’esprit. Dans l’hindouisme, on pense aussi que le végétarisme est une bonne alimentation pour faire de la méditation. 

Bon aussi pour l’asthme  et la lutte contre le diabète de type 2. Bien évidemment adopter un tel régime ne se fait pas du jour au lendemain mais si chacun faisait un petit effet, ce serait déjà un grand pas pour la protection de l’environnement et la réduction d’environ 15% de gaz à effets de serre provoqué par l’élevage. C’est ce que dit Elodie Vieille Blanchard. 

J’ai un ami avocat et fin gourmet qui adore la viande. Un jour, je lui ai fait goûter des steaks au soja et il n’a pas trouvé cela mauvais. Et pourtant il pensait que ce serait vraiment pas bon. Alors prêts à essayer? Cela ne coûte rien et peut réserver de bonnes surprises. Mathieu Ricard ne dira pas le contraire. Alors à vos fourneaux messieurs et mesdames…

 

 

Propos de Christian Rémésy nutritionniste et ancien directeur de recherche en nutrition humaine à L’INRA  dans «  Alternative Santé (n°86). Il a beaucoup participé au slogan «  manger 5 fruits et légumes par jour ». 

«  Ma question principale n’est pas les fruits et légumes, mais bien la diversité de produits végétaux qui doivent rentrer dans notre alimentation (fruits, légumes, féculents, graines et fruits, oléagineux). Il ne faut pas abuser des calories d’origine animale.  Je préfère le terme d’écovégétarien à celui de flexitarien qui me paraît moins explicite. Ecovégétarien exprime qu’il faut se nourrir majoritairement avec des végétaux d’origine naturelle pour des raisons d’écologie et de santé. Et de façon la plus variée possible. 

La quasi-totalité des composés des fruits exerce des effets bénéfiques. Les fibres facilitent l’élimination du cholestérol, le potassium aide à prévenir l’hypertension. Ils régulent les apports d’énergie favorisant la protection cardiovasculaire. Mais des produits d’origine végétale comme les noix, les céréales complètes et les légumes secs sont aussi des amis du coeur et des artères. N’oublions pas que l’équilibre microbien de notre écosystème intestinal reflète la biodiversité végétale de notre alimentation. Et enfin, pour lutter contre le réchauffement climatique et les élevages industriels, nous n’avons pas d’autre choix que de réduire sensiblement la consommation de produits animaux. »

Agnès Figueras-lenattier

 

vendredi, 23 avril 2021

Exposition sur l'orange

Un dimanche à la campagn	e.jpgL'orange de mes yeux, 100 x 75 cm.jpgFrançois Lemaire peintre va à partir du 3 mai présenter une exposition sur la couleur orange. Cela se passe à la Fabrique contemporaine au 30 rue Vergniaud tous les jours de 14h à 18h. C’est un orange qu’il fabrique lui-même, soit au couteau, soit au pinceau avec différents rouges et différents jaunes assemblés les uns aux autres. Par exemple s’il met un petit peu plus de rouge, il va avoir un orangé assez fort, s’il met un peu plus de jaune il va avoir un orangé plus pâle, plus jaune. Il avait déja fait une exposition sur le bleu en utilisant la même technique.

 

Si vous voulez un rendez-vous en dehors des heures d’ouverture vous pouvez appeler François Lemaire au 0619533416. 

Ou au galeriste au 0613080969

 

 

Agnès Figueras-Lenattier

13:33 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : exposition, peinture, orange

mardi, 15 décembre 2020

Les heures chaudes de Montparnasse 6CD

Doriane Films

Edgar Poe disait «  Toute certitude est dans les rêves » , une phrase qui s’applique bien à ces deux coffrets englobant chacun 3 DVD et un petit livret résumant le tout. Sous la direction de Jean-Marie Drot écrivain, documentariste, ils évoquent un monde qui dans l’art  n’ a son pareil nulle part ailleurs et qui nous font rêver. C’est le monde de la Belle Epoque , où tout était organisé pour les étrangers. Où les Américains débarquaient à Paris pour y trouver la liberté et où peintres et poètes étaient très amis . Une véritable solidarité existait entre les plus démunis. La concurrence semblait inexistante, et les cafés servaient de lien à toutes ces grands personnages  . Ils pouvaient y rester des heures et des heures à échanger…

Interviews, témoignages, reportages filmés dans les rues, lectures de poèmes, reproductions d’oeuvres d’art ( dadaIsme, surréalisme, cubisme…) s’entremêlent joliment… La femme est alors  la reine incontestée de Montparnasse avec dans les rues une agréable odeur de crottin remplacée de nos jours par celle de l’essence...

On se retrouve au moment de la Ruche, de la Cité Falguière et lorsque Paul Fort jette son dévolu sur La Closerie des Lilas en 1903. Apollinaire, Modigliani, Soutine, Derain, Giacometti, Man Ray, Paul Fargue et tant d’autres deviennent nos familiers. La rue de La Gaité qui a permis à Montparnasse de faire naître cet univers unique défile sous nos yeux.

Les diverses paroles des vrais connaisseurs de  Bobino,  et celles de Cocteau sont savoureuses. On assiste à la naissance de la librairie Shakespeare and Company fondée par Sylvia Beach avec comme premier client James Joyce. Celle-ci évoque sa rencontre chaleureuse avec Hemingway. Autre évènement de l’époque présent ici : Le bal Nègre découvert par Desnos. Evoquées avec poésie et authenticité, les rencontres entre Aragon et Elsa Triolet, entre Apollinaire et Picasso, la rivalité entre Yvonne Georges et Damia surnommée «  La tragédienne de la chanson’. Parmi les inédits, l’interessant témoignage de Fernand Ledoux sur la différence de technique théâtrale entre Gaston Bati et Copeau.  Asse stupéfiante la découverte après sa mort, de la maison stupéfiante de misère et de pauvreté d’Erik Satie. Avec plus de 100 parapluies et deux pianos sans corde appartenant à ce musicien créateur des gymnopédies.

C’était l’époque où les artistes de Montmartre du Bateau Lavoir (Picasso, Braque, Jacob… ) descendaient à Montparnasse. Un monde florissant où régnait un véritable bouillonnement d’idées, d’art, et de  folle concentration. 

 Jean-Marie Drot directeur de la Villa Médicis à Rome entre 1985 et 1994, explique que ces émissions réalisées dans les année 1950-60 grâce à l’historien Olivier Robert  n’auraient plus lieu d’être actuellement car seulement  4, 5, à 6 % de ceux qui regardent la télé sont aujourd’hui susceptibles d’être intéressés . Il ajoute que le fric n’avait pas encore mis sa patte et qu’ à présent les  responsables des chaînes télévisées n’ ont plus rien à faire de ce genre de reportages. Bien dommage en tout cas!…

C’était réellement un autre monde et bravo à Doriane Films d’avoir écarté cette réalité. Et d’avoir pour le plus grand plaisir de certains refait vivre une atmosphère pleine d’enchantement et de féérie…

Agnès Figueras-Lenattier

lundi, 09 mars 2020

Exposition " Le surréalisme au féminin"

Du 7 au 11 mars 2020, aura lieu l'exposition consacrée à 8 femmes artistes du surréalisme des années 1930 aux années 1990, organisée par les Beaux Yeux dans l'atelier de la peintre Eugénie Dubreuil , 5 rue Barrault dans le 13ème arrondissement.

"Le but explique Eugénie Dubreuil est de montrer le processus de création du surréalisme à partir de collages comme le faisait Max Ernst… "

Ce sera l'occasion de découvrir les premières gravures de la peintre et illustratrice Valentine Hugo maîtresse de Paul Eluard et d'André Breton. De mieux se familiariser avec Marie-Laure de Noailles femme du fils d'Anna de Noailles. Tous deux ont financé les surréalistes en particulier " L'âge d'or" film de Dali et de Bunuel tourné aux Baléares… Ou encore d'admirer l'art de Dar Maar l'une des amantes et muses de Picasso...

Ce n'est pas tous les jours que la femme artiste est célébrée, et cette belle initiative d'Eugénie Dubreuil mérite qu'elle soit honorée…

Ouvert tous les jours de 15h à 19h

A.F.L

jeudi, 19 décembre 2019

Galerie la Véhémence

La Galerie La Véhémence ( 81 bd Longchamp à Marseille )  mène une réflexion sur des œuvres picturales par le biais de leurs activations et leurs résonnances dans l’espace d’exposition. Elle s’oriente vers une recherche curatoriale autour du corps sujet, du corps de l’image, du corps de l’artiste. Autour d’oeuvres d’artistes reconnus et émergents, la Véhémence présentera à travers une programmation annuelle d’expositions collectives, le fond du peintre Bernard Dufour par une ré-activation de l’oeuvre.

Pour sa première exposition, cette galerie, présente un corpus d’oeuvres modernes et contemporaines, où l’empreinte du réel passe par la surface du corps. Ici, il devient surface tangible d’un visible. Partant du postulat de Jean-Luc Nancy, «Le corps est un lieu. Je suis partout où est mon corps. Mon corps est dans mes écrits. Une écriture, une pensée, c’est un corps », La Véhémence propose une lecture du corps sujet, du corps de l’image, et du corps réactivé. À travers Faire corps , quatre artistes dialoguent et proposent des pièces allant de l’apparition, du relevé, de la présence du corps. Également présence du corps de l’artiste, où le geste intervient ici en tant que partie prenante du processus de création. Réactivant les clichés-verres de Bernard Dufour, La Véhémence accentue la mise en évidence des liens autour de l’appropriation des techniques du médium pictural par les artistes. Partant de la transparence de l’image, Mana Kikuta utilise le collodion humide afin d’en faire émerger une forme, par la superposition des images pour transcrire l’épaisseur de la mémoire, son activation et son oubli. À l’inverse, Tao Douay part du noir de l’image pour donner présence à la lumière des corps qui y apparaissent et font la matière de l’image. Au creux de la matière, Myriam Mechita dresse dans le charbon et dans la terre, des tracés, des sculptures, des corps fragmentés restitués de ses expériences et prélèvements du réel. Dans ces appropriations différentes des techniques picturales, les oeuvres se croisent pour révéler un dialogue où les techniques et les écritures traversent l’espace d’exposition afin de donner corps à l’empreinte, sa surface et sa profondeur. 

Exposition du 31 Janvier au 19 Avril 2020 Du Jeudi au Dimanche - de 14h à 20h, et sur RDV Inauguration le 31 Janvier 2020 - 18h30 à 21h30

07:37 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 11 octobre 2019

Exposition à l'hôpital Saint-Anne :

Rien à voir

"Quand la création échappe au symptôme"

 

En ce moment et jusqu'au 22 décembre a lieu au Musée d'Art et d'Histoire de l'hôpital Saint-Anne (MAHHSA) une exposition réunissant les tableaux de 13 artistes des années 1960-70 intitulée " Rien à voir quand la création échappe au symptôme". La majorité des œuvres présentées ont été réalisées au sein des ateliers occupationnels et thérapeutiques de l'hôpital et la plupart n'ont encore jamais été exposées.

Cette exposition dont le titre est significatif prolonge le parcours des expositions ayant eu lieu depuis 2017. Il s'agit de contrecarrer la théorie des psychiatres des années 60 qui voyaient à travers ces œuvres des signes expliquant la " pathologie" de l'artiste. Or là, il s'agit justement de se débarrasser de cette interprétation, pour développer une vision plus neutre, faisant appel à ses propres émotions et à ses repères artistiques. Effectivement lorsque l'on regarde ces tableaux avec un œil vierge, l'on peut développer une approche totalement différente qui n'a plus "rien à voir" avec la maladie psychique…

Pour l'occasion est sorti un catalogue en vente notamment à la librairie du Musée sous la direction du docteur Anne-Marie Dubois conservateur du Musée d'Art et d'Histoire de l'hôpital Saint-Anne. Avec la participation de Margaux Pisteur chargée de collection et de Dominique Baliko photographe. Cet ouvrage englobe les œuvres exposées et quelques autres en plus avec un portrait de chaque peintre et une explication de sa technique.

Il explique l'histoire de l'art provenant des personnes ayant traversé un épisode d'ordre psychiatrique avec 3 appellations au cours du temps: art des fous, art brut et art psychopathologique.

C'est à partir de 1950 que les échanges entre psychiatres sur le sujet se sont multipliés avec le premier congrès mondial de psychiatrie à Saint-Anne. En même temps, toujours à Saint-Anne s'est tenue une première exposition internationale d'art psychopathologique  rassemblant des œuvres provenant d'hôpitaux psychiatriques et de collections privées du monde entier. Ce sera le début de la collection Saint-Anne qui regroupe à présent près de 1800 œuvres. Grâce à un long travail, le MAHHSA est maintenant reconnu comme le premier musée hospitalier de France…

Agnès Figueras-Lenattier

samedi, 23 février 2019

Le Musée Pouchkine

" Cinq cents ans de dessins de maîtres"

 Une exposition pour tous les goûts, celle de la Fondation Custodia mettant en relief les œuvres graphiques des écoles européennes et russes du XVè au XXè siècle issues de la collection du Musée Pouchkine . Cette rétrospective s'étend sur deux niveaux, avec en bas les tableaux du XXè. (Matisse, Picasso, Dalaunay, Signac, Fernand Léger, Paul Klee, Kandinsky,,Modigliani) et en haut le reste.  Il règne d'ailleurs un contraste assez frappant entre les deux étages, le moderne étant plus coloré, moins fin et délicat dans la représentation générale des sujets. C'est un autre style mais qui n'en vaut pas moins le détour, surtout pour les avant-gardistes..

Gouaches, sanguines, plumes et encre brune, pierre noire et craie blanche, lavis gris ou brin..., se succèdent laissant voir plus de 200 œuvres de grands maîtres aux noms illustres (Rembrandt, Fragonard, Rubens, Corot, Ingres, Poussin, Renoir, Delacroix…).

Deux gouaches de Jean-Baptiste Mallet " La rencontre", " La réconciliation" et une gouache de Pierre-Antoine Baudouin Rose et Colas" sont particulièrement à remarquer. Ce dernier est d'ailleurs considéré comme l'un des plus grands gouachistes du XVIIIè siècle. Parmi les sanguines, celle de Watteau ou de Renoir. Ou encore " Tête d'un jeune saint" en pierre noire et craie blanche de Giovanni Antonio Sogliani.. Et que dire de la pose gracieuse de " La jeune femme endormie" de François Boucher.

La liste des " beautés" est longue, et il ne faut pas louper cette exposition. C'est en effet la première fois qu'autant d'œuvres du Musée Pouchkine sont présentées….
Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Fondation Custodia 121 rue Lille

Métro : Assemblée Nationale

 

dimanche, 13 janvier 2019

Tcha Limberger Trio with Mozes Rosenberg ( CD live)

Editions Frémeaux et Associés

 Tcha Limberger est un violoniste de talent aveugle, également chanteur et possédant un goût prononcé pour la musique hongroise. Petit fils de Piotto Limberger grande figure de l'histoire du swing manouche, il a avant de se mettre au violon à 17 ans appris la guitare flamenca et la clarinette. Dans ce DVD, des maîtres du swing Dave Kelbie et Sébastien Girardot l'accompagnent.. Un invité s'ajoute en plus ; il s'agit de Mozes Rosenberg guitariste de jazz.

L'ensemble donne une musique tantôt très rythmée, tantôt plus romantique. Certains airs donnent envie de danser, d'autres au contraire comme " Flamingo" ou " Clair de Lune" font davantage rêver. Le timbre de voix de Tcha Limberger est assez doux , et le toucher des instrumentistes est agréable, et entraînant. Pour qui veut avoir la pêche, c'est assez stimulant!...

 

Carmen Flamenco (DVD)

Compagnie Coïncidences Vocales et Compagnie Influenscènes. .

Dans un  tout autre genre, le DVD " Carmen Flamenco" en souvenir du spectacle qui a eu lieu notamment à Avignon en 2017 et au Théâtre 13 fin 2018. Ou tout simplement à découvrir sans avoir vu la représentation sur scène. Il s'agit d'une adaptation de l'oeuvre de Bizet et de l'écrivain français Prosper Mérimée mise en scène par Jean-Luc Paliès, mêlant chant lyrique, cante , danse flamenco et théâtre. Don José en compagnie du son de la guitare et du piano raconte avec lyrisme et gravité son amour pour Carmen et tout ce qu'il a fait pour elle. Les artistes sont tous excellents, et ce mélange des deux univers est totalement convaincant. Magistral...

 

Agnès Figueras-Lenattier