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samedi, 30 septembre 2017

Jean Rictus, Gaston Couté : Les poètes populaires

Lecture : Daniel Mesguich

CD Frémeaux et Associés

 

Jehan Rictus né en 1867 et considéré comme un écrivain populaire célébrait la misère et les gueux. " Les soliloques du pauvre" son premier recueil de poésie et " Le cœur populaire" qui englobe tous les poèmes ne constituant pas des soliloques sont lus ici avec brio par Daniel Mesguich. Loué par Céline et Queneau, Jehan Rictus défendait le travail poétique de beaucoup de ses contemporains. Parmi eux, Gaston Couté décédé en 1911, qualifié de "poète paysan" dont il admirait le talent et que l'on peut également découvrir lors de cet enregistrement.. Gaston Couté critiquait les bourgeois, son époque, et défendait le principe de l'égalité des hommes et des femmes.

Daniel Mesguich comédien, metteur en scène de plus de 200 spectacles, auteur de plusieurs essais sur le théâtre, professeur depuis 1983 au Conservatoire national supérieur d'art dramatique traduit avec justesse et finesse, la poésie de ces deux poètes. Le jeu sur les rimes et le langage souvent argotique de Jehan Rictus ressort bien comme d'ailleurs les accents libertaires de Gaston Couté. Il y a du rythme, des assonances, des allitérations, de la révolte, et l'on se régale du ton qu'emploie Daniel Mesguich pour chanter la gloire de ces deux poètes. A écouter avec soin…

Agnès Figueras-Lenattier

lundi, 04 septembre 2017

Jean Teulé

 CD Audiolib

 

Etonnante personnalité que celle de l'écrivain Jean Teulé. C'est ce dont on peut se rendre compte en écoutant ce CD où Jean Teulé se révèle être un homme nature, authentique, et quelque peu singulier. Né à Saint-Lo, n'ayant selon ses dires, jamais vécu de crise d'adolescence, contrairement à beaucoup d'auteurs, il ne revendique pas l'introspection qui pour lui ne sert à rien. Très épris de liberté, il apprécie le travail d'écrivain, car personne ne lui donne d'ordre. Passionné de poésie, il a tendance dans son travail à désacraliser les mythes comme pour Héloise et Abélard, et peut choquer. Ainsi est-il arrivé à sa mère de jeter à la poubelle des ouvrages de son fils… Mais d'un autre côté, elle prie également pour que son fils ait du succès. Amusant d'entendre des anecdotes sur le sujet…

Semblant de caractère très fidèle, il a par exemple gardé des contacts avec l'institutrice qui lui a appris à lire et à écrire. Ill n'a pas non plus lâché la maison d'édition avec qui il travaille depuis ses débuts.

Les métiers qu'il a exercés ont toujours été des concours de circonstance, et il n'a jamais décidé de faire telle ou telle activité professionnelle. Mais tout ce qu'on lui a proposé lui a toujours plu " J'ai fait de la bande dessinée sans en lire, quand j'ai travaillé à la télé je n'en avais pas chez moi. J'ai écrit des romans alors que je n'en lisais pas, je n'en lis toujours pas." Pourquoi? Il donne une explication lors de cette interview…

Se donnant à fond pour ses bouquins, en période d'écriture, il travaille de 10h du matin à 19h avec juste une petite pause de ¾ d'heure à l'heure du déjeuner. Il ne pense qu'à cela, et n'arrête pas un seul jour tant qu'il n'a pas fini… " A chaque livre j'ai peur, et je me dis "Pourvu que j'y arrive. Je ne sais pas comment on rédige un livre, et le fait d'en avoir écrit ne m'a rien appris sur la manière de le faire. " D'après ses dires, son bureau est vide, et ressemble à une cellule de moine. Un besoin d'avoir l'impression qu'il est neuf à chaque fois… Autre sujet évoqué : les maladies qu'il attrape en écrivant, tellement il s'implique.

On voit bien toute l'originalité du personnage, et son indifférence devant ce que pensent les gens. Son goût de la liberté, et son mépris du qu'en dira-t-on semblent être ce qui le caractérise le plus. Intéressant à découvrir…

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

16:41 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : teulé, liberté, naturel

Jean Teulé

 CD Audiolib

 

 

 

 

16:41 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : teulé, liberté, naturel

vendredi, 11 août 2017

JARDINS

Paradis des artistes (DVD)

Arte Editions

 Suite à l'exposition au Grand Palais, voici un DVD en rapport avec cet événement. Le film relate les relations qu'entretiennent les artistes avec les jardins et la façon dont ils s'en inspirent. Pour commencer, on remonte à l'Antiquité qui déjà s'intéressait à ce sujet. Puis on passe à Tim Burton, Fragonard, Murakami ou autres…

Pour agrémenter ce thème, des artistes (paysagiste, cinéaste, sculpteur, dessinateur) donnent leur avis, et évoquent par exemple leur vision des arbres ou des fleurs… Il semblerait d'ailleurs que la frontière entre l'artiste et le jardinier soit réduite à presque rien. Ainsi Le Nôtre aurait voulu être peintre.
La conservatrice Coline Zellal parle avec précision du jardin impressionniste, notamment celui de Claude Monet à Giverny. Ce dernier refusera d'ailleurs les fleurs sur sa tombe, les préférant vivantes et resplendissantes. Coline Zellal parle également du problème que constitue la représentation figée du jardin, alors que celui-ci évolue constamment. En tout cas, on se rend bien compte que les artistes peuvent laisser totalement libre cours à leur imagination…

En plus du film, quatre entretiens (Peter Greenway cinéaste, Arnaud Maurières paysagiste, Guiseppe Penone sculpteur, François Schuiten dessinateur ) sont réalisés avec des artistes déjà présents dans le film, et c'est intéressant d'avoir un point de vue plus détaillé. Chaque témoignage possède ses richesses, mais l''opinion d'Arnaud Maurières paysagiste est peut-être la plus touchante. Il raconte que le jardinier n'appartient pas au domaine artistique tel que l'on peut le concevoir, mais explique avec émotion tout le côté créatif du métier.

Ce DVD bien conçu constitue un bon complément à l'exposition, et pour qui veut garder une trace, c'est un bon moyen d'en avoir une…

Agnès Figueras-Lenattier

17:53 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

JARDINS

 (DVD)

 

mardi, 01 août 2017

Paul Delvaux " Maître du rêve"

Somogy Editions d'Art

Quel beau catalogue édité à l'occasion de l'exposition sur le peintre belge Paul Delvaux (1897-1994) au Palais Lumière d'Evian. Avant que l'on découvre les somptueuses peintures laissant planer tout l'univers poétique de Paul Delvaux, quelques personnalités évoquent les diverses facettes de l'artiste. Parmi eux, Pierre Ghêne collectionneur des tableaux du peintre et qui dit avoir été atteint de Delvaux-pathie.

Il faut dire que l'univers de Delvaux est fantasmagorique, et même si on n'a pas vu l'exposition, il est tout à fait possible grâce à ce livre, de se faire une nette idée du splendide travail de Paul Delvaux.

Ce dernier qui a notamment inspiré le poète Paul Eluard ne différencie pas sa vie de son œuvre, et ses thèmes personnels de prédilection de toujours s'y retrouvent : ruines gréco-romaines, tramways, trains, squelettes, femmes nues avec notamment l'univers lesbien. Le gris est la couleur prédominante de l'ensemble de ses toiles. " J'aimais les gris comme les hommes du Nord."

Influencé par Raphaël dans son approche du corps humain, celui qui l'a le plus marqué picturalement est Giorgio de Chirico. Tous deux étaient fascinés par l'agora grec, et après la découverte de De Chirico, il n'aura qu'un seul but " faire de la poésie en peinture".

Deux femmes ont particulièrement compté dans sa vie : Suzanne Purnal qui partagera sa vie entre 1937 et 1952. Ce sera un mariage non consommé, mais la période de production la plus riche de Paul Delvaux. L'autre femme s'appelle Tram. Il l'a connaîtra jeune, mais ses parents l'obligeront à renoncer à elle. Il la retrouvera 25 ans plus tard, et ne la quittera plus. Très peu d'hommes peuplent son univers, et Otto Lindenbrock héros du roman de Jules Verne (qu'il affectionne tout particulièrement) est l'une des rares créatures masculines présentes dans son œuvre.

" Je rêve lorsque je peins déclare t-il. Tout est tangible, les éléments existent mais sont placés dans un autre contexte, le domaine de la poésie"…

A nous maintenant de rêver en compagnie de cet artiste surnommé " le peintre des gares" grâce à ce magnifique livre d'art…

Agnès Figueras-Lenattier

 

14:08 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : delvaux, poésie, rêve

vendredi, 07 juillet 2017

"La Musée"

Début 2017, le Musée Camille Claudel a enfin ouvert ses portes à Nogent sur Seine. Vraiment une belle initiative puisqu'il y a 50 ans, cette grande dame n'était absolument pas connue du grand public. Ce qui est quand même incroyable vu son talent… Et d'autres injustices de ce style concernant les artistes femmes ne manquent pas. Prenons par exemple la muse de Guillaume Apollinaire Marie Laurencin dont les œuvres à de rares exceptions près se trouvent uniquement au Japon. Ou encore la peintre mexicaine Frida Kahlo. On connaissait son mari Diego Riveira, et cela fait également peu de temps que ses tableaux sont apparus au grand jour. Depuis, sa côte n'a cessé de monter.

Bref, il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine, et Eugénie Dubreuil diplômée d'un doctorat en art contemporain et qui peint depuis l'enfance se propose de remédier à ce phénomène. Touchant à toutes les techniques (gravure, céramique, dessin, collage), elle a acquis au fil des années entre 300 à 350 œuvres d'artistes féminines. Une collection englobant tous les arts depuis le XVIIè siècle jusqu'à nos jours (peinture, sculpture, dessin, gravure, céramique, broderie, timbres) et venant d'environ 25 pays même si la France est la plus représentée. Elle souhaiterait léguer ses œuvres à l'Etat afin de créer ce qu'elle appelle " La Musée", un musée dédié uniquement aux femmes artistes. Avant d'en arriver là-, elle a commencé par parler de son projet à la ville de Paris. On peut le découvrir sur le site Budget Participatif de la ville de Paris Secteur culture et patrimoine sous le nom de Virtu'elles Muséum... Un vote des parisiens aura lieu au mois de septembre pour savoir si son initiative est retenue et si des subventions pourront lui être accordées. Il s'agirait de numériser ces œuvres et de les exposer virtuellement sur un site internet accessible au plus grand nombre.. Ensuite, le virtuel pourrait devenir réalité… Pour ce faire, une publicité sous forme de flyers, d'affiches se mettra en place dans la capitale, donnant à tous les habitants l'occasion d'exprimer ou non leur approbation quant à cette idée.

En attendant, Eugénie Dubreuil invite la population à venir voir son atelier situé dans le XIIIè arrondissement. Elle organise diverses expositions autour d'un thème bien précis, afin de donner un avant-goût de ce qu'elle possède. " "Mais déclare t-elle, il faut que je trouve une solution car chez moi ce n'est pas grand. De plus, c'est au détriment de mon travail personnel. Mais je suis très mordue par ce projet, et maintenant que c'est en cours, je suis à fond dedans"… N'hésitez pas à contacter Eugénie Dubreuil au 0689338807.

Agnès Figueras-Lenattier

 

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05:35 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : femmes, musée, projet

dimanche, 19 février 2017

Du dessin au tableau au siècle de Rembrandt

 Comment le dessin peut servir de fondement à la peinture, c'est le thème que propose cette magnifique exposition. 21 tableaux et une centaine de dessins sont réunis dans les salles de la fondation Custodia et retracent le siècle d'or hollandais. (XVIIè siècle). Pour les artistes hollandais, la formation commençait par l'apprentissage du dessin, et l'on peut s'en apercevoir ici, en admirant les esquisses préliminaires et les dessins de construction d'environ quarante des plus grands peintres hollandais.

Sont exposés tous les genres picturaux (paysages, natures mortes, études de nus, de paysannes, de mains, portraits…) et à travers ces œuvres on se rend compte des nombreuses techniques dont se servaient ces peintres pour créer leurs peintures.

Rembrandt avait recours à très peu de feuilles préparatoires, et avait coutume de dessiner directement sur le support définitif. Mais pour son somptueux tableau " Saint Jean Baptiste prêchant", il avait utilisé au moins 6 feuilles préparatoires et 3 sont exposées ici. C'est donc très savoureux d'observer la finesse de ces dessins dont une sanguine. Autre magnifique tableau en grisaille de Rembrandt qui vaut vraiment le détour : " Joseph racontant ses songes" sujet biblique tiré du livre de la Genèse.

Peuvent se contempler avec ravissement des études comme celles d'Adrian Van Ostade pour son tableau "Portrait d'une famille" même si elles ne correspondent pas vraiment à l'œuvre finale. Ou encore les dessins d'architecture réalisés par Pier Jansz Saenredam à la règle et au compas pour réaliser ses intérieurs d'église.

Autres peintres présents Abraham Bloemaert avec " Tête de vieillard tournée vers la droite, le dessin étant presque plus joli que le tableau. Ruisdal et son " Panorama du port et de l'If", Saftleven et son " étude "Chasseur endormi" exécutée à la pierre noire et au lavis gris. Le joli ricordo (dessin fait après un tableau pour de nouvelles versions de l'œuvre) de Caspar Netscher pour " Jeune femme avec un perroquet". Dans la dernière salle Barholomeus Breenbergh un " Nu masculin allongé " fusain huilé et craie blanche sur papier bleu avec accentuation du modelé. Là au contraire une grande fidélité au tableau " Venus pleurant la mort d'Adonis peut s'entrevoir.

En corrélation avec l'exposition a été édité un épais et inédit catalogue savamment illustré avec une 1ère vraie étude passionnante sur le sujet. 3 essais constituent ce bel ouvrage englobant également des analyses sur les artistes et un fort rappel des dessins préparatoires.

Bref, un gros travail a été effectué, que ce soit côté exposition ou côté écriture, et ce serait dommage de louper cette riche initiative…
Agnès Figueras

Plus d'infos

Fondation Custodia 121 rue de Lille

Métro : Assemblée nationale

10:28 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dessins, peintures, hollande

vendredi, 04 novembre 2016

Paris et l'impressionnisme DVD

                 Editions GrEz

 Manet, Renoir, Caillebotte, Pissaro, Morisot, Monet, Degas, Seurat, tels sont les huit peintres qui apparaissent dans ce film réalisé par Eric Zingraff . Après une petite biographie de chacun, au moins un tableau de ces différents impressionnistes est passé en revue. Des peintures de Paris avec une analyse détaillée du regard de chaque artiste. On peut par exemple observer " La musique aux tuileries" d'Edouard Manet considéré à l'époque par les critiques comme dénué de toute composition. " Le pont des arts" de Renoir avec ses teintes dominantes or et bleu. "Les raboteurs de parquet" peinture qui fera connaître Caillebotte. La Tour Eiffel peinte par Seurat dont les sens sont en affinité avec ce monument...

Nous sommes dans les années 1870 au sein d'une capitale transformée par le baron Hausmann. Les impressionnistes peignent la réalité et la vie de tous les jours. Monet achèvera ses toiles sur Paris avec " Rue Montorgueuil". Berthe Morisot élève de Manet peindra Paris depuis les hauteurs du Trocadéro. Camille Pissaro sera le seul à participer aux huit expositions du groupe et Degas apprendra de Gustave Moreau le travail de la couleur.

En compagnie de musiques de Chopin, Debussy et autres interprétées par Moshiki Sugiura, on devine clairement comment ces artistes se sont inspirés de la beauté de Paris. La différence du "coup d'œil "qui les caractérise est observée avec minutie. Le milieu dans lequel ils ont évolué est relaté et montre l'influence que leur éducation a jouée.

C'est frais, agréable à voir et à entendre. Un bel hommage est rendu à la fois à Paris et à la peinture impressionniste qui s'est libérée de l'art académique pour adopter un style bien à elle…

Agnès Figueras-Lenattier

vendredi, 21 octobre 2016

De l'alcôve aux barricades.

De David à Fragonard

Cette exposition, fruit d'un partenariat entre les Beaux-Arts de Paris et la Fondation Custodia présente actuellement de magnifiques dessins provenant de la fin du règne de Louis XV jusqu'à la révolution. Une transition du rococo au néo-classicisme s'opère alors avec passage de la Royauté à la République. En parcourant les salles de la Fondation Custodia, on trouve une grande variété de styles aussi bien dans les sujets que dans les techniques. C'est l'occasion de bien différencier le style rocaille avec son côté très minéral , très organique et l'art néo-classique plus austère. Lignes plus droites, plus sobres..

Sont d'abord exposées plusieurs études de nus masculins avec tout au début des contorsions du corps, puis par la suite des attitudes plus statiques. Viennent ensuite des dessins de paysages résultant d'un séjour en Italie. Notamment des représentations du Colisée. Puis c'est le retour en France amorçant une nouvelle approche du paysage dès la seconde moitié du XVIIIè siècle. Les détails sont plus marqués et les imperfections de la nature (formes étranges d'un rocher ou d'un arbre mort) se voient davantage. Autre évolution: L'abandon des sujets mythologiques emplis de sensualité au profit de thèmes héroïques souvent tirés de l'histoire antique.

Egalement dans la seconde moitié du XVIIIè siècle, des programmes de concours de plus en plus tournés vers la conception d'édifices utilitaires. Ce qui fait apparaître des dessins d'architecture très grands formats composés à partir d'un sujet donné. L'ensemble de ces projets architecturaux propose une solution utopique avec en rose les parties maçonnées. Le plus grand au sein de cette exposition mesure 3 m 66, c'est dire... Exemples de projets : des monuments funéraires, des ménageries, une salle de comédie, un pavillon de fête pour un souverain, une bibliothèque. Des dessins d'ornement complètent le tableau comme les décors d'appartements à la chinoise et à la turque de Pierre Ranson ou ses trois lits de modèles distincts.

Tout au long de l'exposition, la beauté se profile. Quelle belle feuille par exemple que " La douleur" de Jacques-Louis David pour lequel il obtint le premier prix du concours de la Tête d'expression. Un pastel associé à de la craie blanche. Ou encore ses nombreux dessins montrant bien l'évolution qui s'est opérée à cette époque. Le dessin de Jean-Baptiste Regnault " La surprise mêlée de joie" est également à noter. Et que dire des sanguines d'Hubert Robert et de Fragonard. Ces deux artistes utilisèrent beaucoup cette technique et lui donnèrent un nouveau départ. L' "Enlèvement de Ganymède " de Fragonard d'après Rembrandt possède un bel effet de clair obscur.

Jean-Baptiste Greuze est aussi à l'honneur avec neuf dessins. .. Les trois études pour "La Scène de déluge" (tableau au Louvre) d'Anne-Louis Girodet de Roucy-Trioson sont très belles. Et l'on pourrait continuer la liste encore longtemps tellement c'est une merveille pour les yeux….

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos : Fondation Custodia 121 rue de Lille

Métro : Assemblée nationale

12:09 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : david, fragonard, transition