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mercredi, 17 février 2021

Le pansement Schubert

musique,thérapie,interviewmusique,thérapie,interviewClaire Oppert fille d’un père médecin et d’une mère danseuse, manie le violoncelle avec une grande dextérité et donne notamment des concerts à travers le monde. Détentrice d’une licence de philosophie et d’un diplôme d’art-thérapeute, reconnue par le monde scientifique, elle se sert de toutes ses compétences pour soulager la douleur et l’anxiété des autistes, des déments, des malades douloureux, des personnes en fin de vie. Elle a écrit un livre riche et imagé «  Le pansement Schubert » où elle évoque son expérience de « soignante » en y intégrant le récit de rencontres avec ses divers patients… Elle travaille notamment à l’hôpital Rives de Seine à Puteaux, et à l’hôpital sainte Perrine à Paris

 

Quels sont vos souvenirs de votre premier contact avec la musique?

La musique était très présente au sein de notre famille et mon père était tout à fait conscient de son pouvoir thérapeutique. C’était naturellement inclus dans sa vision des choses. Avec aussi le théâtre. Mes parents n’étaient pas des professionnels de la musique mais tous deux des amateurs éclairés qui jouaient du piano. J’ai été bercée dans cet univers médical à travers cet instrument et ma première vraie rencontre choc c’est lorsque j’ai entendu le violoncelle pour la première fois.  Je suis allée au concert bien avant l’âge de 8 ans, et c’est là que j’ai eu une sorte de révélation, comme un gros coup de foudre pour cet instrument. Mon père et ma mère de par leur profession et leur façon d’être m’ont de toute évidence inspirée… 

 

Pourquoi le violoncelle en particulier?

C’est l’ instrument qui se rapproche le plus de la voix humaine et c’est cela qui m’a touchée lorsque je l’ai entendu la première fois. Avec mes 20 ans d’expérience, j’insiste toujours sur cet aspect qui m’a attirée petite et qui m’attire toujours.  D’ailleurs encore très récemment, une patiente m’a dit «  J’ai l’impression que votre violoncelle est un être humain qui me parle ». 

 

A quel moment avez-vous su que vous étiez faite pour vous servir de cet instrument comme moyen de soulager les malades?

Dès mon premier concert.  Un auditeur est d’ailleurs venu me voir et m’a dit «  Si vous aviez été médecin, vous m’auriez soigné…Ça a été le coup de tonnerre, comme une évidence.Vraiment très jeune, je suis allée jouer par çi par là. C’était complètement intuitif, ce qui ne m’:empêche par ailleurs d'être concertiste. La forme actuelle cadrée est venue progressivement. Il y a d’abord eu la rencontre avec Howard Buten et les autistes, puis ensuite les études avec l’acquisition d’outils et la possibilité de pouvoir entrer dans un protocole et conceptualiser. Cela m’a permis de faire des fiches d’observation mais ce travail je le faisais déjà quand j’avais 15 ans et que j’allais jouer pour les enfants atteints de trisomie 21 ou les personnes  démentes. Quelque part, je faisais la même chose qu’aujourd’hui. 

 

Selon vous est-ce que le violoncelle est l’instrument le plus propice à soulager les patients? 

Tous les instruments peuvent apporter quelque chose, mais ce qui est important aussi c’est la façon dont on va apporter la musique, et les compétences générales. C’est évident également que le violoncelle ou la harpe ou la voix humaine  peuvent s’adapter davantage à des contextes dans lesquels j’évolue comparé par exemple à un trombone.  Je m’adapte aussi beaucoup notamment au niveau du volume. Parfois, je joue très fort notamment pour les personnes dotés de problèmes auditifs. Mais je suis aussi capable de jouer très doucement pour ne pas heurter les patients. Et pour que les décibels ne soient pas trop nombreux. Parfois, les patients me disent qu’ils sont fatigués, parfois ce sont  juste des tonalités émotionnelles. «  Oh là là, je vous ai entendu à travers la porte, c’est trop triste ce que vous faites, je préfère que ce soit plus gai. Ça rejoint l’idée de la musique vivante non enregistrée. La question du répertoire est importante et avant d’aller à la rencontre de tous les patients en soins palliatifs, j’ai des informations  de l’équipe soignante sur le malade, notamment sa pathologie mais pas de façon très détaillée. .Aussi sur son origine, ses goûts. Ce sont soit des médecins, soit des infirmières, tout membre de l’équipe pluri-disciplinaire dont je fais partie. Il est bien de mentionner que je ne suis pas une animatrice, je ne viens  pas faire un concert à l’hôpital. C’est une posture particulière à visée thérapeutique. Je joue aussi pour les personnes dans le coma.

 

Modification du souffle

 

Cela fait l’objet d’une des études que je suis en train de mener  pour les familles à Puteaux sur le souffle des patients qui est modifié massivement. On l’a observé sur des patients sédatés ou qui sont dans un degré profond de coma avec des troubles de la vigilance. La musique continue de toucher mais dans des proportions très impressionnantes.  Je me suis occupée d’un homme chanteur de fado qui n’était pas dans un  coma profond mais dans une phase pré agonique. Il a été très impliqué toute sa vie dans la musique, a sorti des CD. On avait chanté ensemble et la semaine suivante sa femme et sa fille très affectées m’ont dit qu’il ne s’était pas réveillé. Elles m’ont demandé de le stimuler par tous les moyens possibles  et j’ai commencé à jouer le fado  de ce chanteur. IL a alors ouvert les yeux, a même levé légèrement le pouce, et a émis quelques bruits comme s’il chantait. Un léger sourire est apparu sur son visage  et ces deux femmes pour qui ce fut une joie extraordinaire m’ont chaudement remerciée. Elles ont eu le sentiment qu’il avait été en vie une dernière fois et cela leur a permis de prendre congé.  Et c’est souvent ce qui ressort. Je suis très engagée en tant que violoncelliste mais aussi en tant qu’art thérapeute et chercheuse. Je fais partie de groupes de recherche cliniques avec des professeurs de neuro-science, de médecine. Bien évidemment, je ne guéris pas les cancers ni les douleurs rebelles mais je travaille avec des gens qui ont déjà des doses de morphine bien adaptées permettant à Schubert d’agir. Il existe des diminutions radicales de la douleur. C’est un complément et cela s’adresse à ce qui est en dehors de la pathologie, à la partie saine.  Notamment pour les personnes démentes ou Alzheimer qui ont en eux une présence qui subsiste ,parfois extrêmement ténue. Même si c’est le dernier souffle, la vie est là et parfois, elle redouble d’activité.  De grands penseurs comme Michel M'uzan ont parlé de ce phénomène. Il existe  parfois une exaltation , une sorte d’appétence relationnelle qui renaît justement dans les derniers instants, les derniers jours avec l’ouverture de la musique.  Un contexte très clinique avec la mise en place de choses absolument extraordinaires…

 

Vous parlez dans votre livre du mot vibration qui revient très souvent d’après 450 paroles de patients!

Quatre mots sont vraiment prononcés très souvent. Vibration oui, car le violoncelle est un instrument extrêmement vibratoire. C’est pour cela qu’il pénètre les corps avant d’arriver à la tête. On le ressent plus qu’on ne le comprend dans un premier temps. Il y a aussi le mot coeur qui se devine vraiment chez les patients. Ils le montrent avec un mouvement de la main qui va du bas vers le haut, qui s’arrête au coeur. Le mot joie revient également souvent. Evidemment la musique n’enlève pas le tragique, mais souvent elle fait naître une joie résiduelle réelle quelquefois difficile à saisir. C’est propre aux soins palliatifs, propre au regard global posé sur un patient. Celui-ci est avant tout une personne avant d’être un malade et la musique l ‘atteste et en témoigne. C’est très fort.  Quatrième mot  : vie.  Des gens qui en fin de vie disent «  Je ne savais pas que c’était si vivant, là je sens la vie et ça me donne l’envie de vivre. C’est très fréquent que les personnes rejoignent une partie d’eux-mêmes vraie et lumineuse.

 

Quel que soit le genre de maladie, la musique agit-elle  de la même façon?

Je pense que ce sont d’abord les personnes qui sont plus ou moins réceptives à la musique. Et cela n’a rien à voir avec le fait d’en avoir ou non fait ni de la connaître.  Ce n’est pas non plus  lié à la pathologie car des expériences similaires sont menées auprès d’anorexiques, dans les milieux carcéraux, en psychiatrie. Ce qui va faire la différence c’est l’adaptation.  Certains des grands autistes par exemple avec qui j’ai travaillé étaient particulièrement sensibles à la musique et à la vibration vocale. D’autres étaient sensibles à d’autres formes. Il y en avait un qui était extrêmement olfactif. Il  sentait tout et  se repérait dans le monde par le biais de  son odorat. Il a été plutôt orienté dans un atelier sensoriel. Ce n’est pas la pathologie la partie dominante car j’ai travaillé avec des patients atteints de surdité totale. J’ai eu une rencontre incroyable que je n’ai pas citée dans mon livre en Ehpad avec une patiente âgée, démente et sourde e à 100% depuis 30 ans. Elle ne voulait plus vivre et avait décidé du jour de sa mort. 5 jours avant la date fatidique , elle avait fermé les yeux, les mains et ne s’alimentait plus. Sa famille m’avait dissuadée de jouer et ses proches  ne communiquaient qu’avec une ardoise. Or en fait lorsque j’ai joué pour elle, c’était faramineux. Elle a entrouvert les yeux, et la famille était carrément en état de choc heureux. Elle a aussi déserré les mains , a même parlé et a dit quelque chose de très drôle : «  Vous avez joué,  maintenant vous devriez aller à la cuisine ». Elle est décédée quelque temps après et son départ était totalement différent . La musique avait touché quelque chose en elle lui permettant cette dernière communication et cette incroyable réaction. Je lui avais joué «  La vocalise » de Serge Rachmaninov. Donc même là où il y a surdité, il peut y avoir réaction…

 

Il y a quand même des gens plus ou moins réceptifs!

Oui, et parfois on ne sait pas. C’était la grande question d’Howard Buten. Que ressentent ces autistes? Comment appréhender le ressenti qu’ils ont puisque nous on n’est pas autiste. Il disait toujours "Quelle est la différence entre leur souffrance et la nôtre?"  Il peut y avoir un déferlement de sensations qui ne ressemblent en rien à celles d’une personne qui va s’assoir dans une salle et qui écoute une symphonie. Un jour, un autiste a cassé mon violoncelle. Pourquoi? Qu’est-ce qu’il a perçu qui a engendré ce geste?  Il y a une étude un peu grossière qui disait «  Quand un autiste entend, il ne voit pas. » On avait remarqué en mettant des électrodes que quand on montrait une image à de jeunes autistes profonds et qu’à ce moment là un bruit se produisait ils ne voyaient plus et réciproquement.  Quand ils entendaient la musique et qu’on leur passait une image ils n’entendaient plus.  C’est vrai que neurologiquement, toutes les sensations ne sont pas particulièrement objectives et vécues comme cela peut être le cas lorsque l’on est dit «  normaux ». Je fabriquais justement  toutes sortes de bruits qui faisaient que cela pouvait être compris comme de la musique. Je tapais le violoncelle avec la baguette, je créais des crissements, des hurlements avec mon instrument. Ce que l’on appelle des modes de jeux ressemblant plus à des freins de voiture qu’à des harmonies musicales… L'on peut partir de sons parfois peu agréables pour faire un travail thérapeutique amenant vers quelque chose de plus apaisé.

 

Pourquoi Schubert tout particulièrement?

Cette première rencontre en 2012 très frappante où l’on assisté à cette radicale diminution de la douleur de Madame Kessler lors d’un pansement a inspiré et donné son nom à l’étude clinique «  Le pansement Schubert »  : 112 soins douloureux sur des patients en fin de vie. Au départ en hommage à cette femme  que j’ai accompagnée  jusqu’à sa mort. Elle était en Ehpad et a ensuite été transférée en soins palliatifs et je lui ai joué Schubert jusqu’au bout.  En dehors de cette rencontre, il y a le fait que Schubert possède en lui quelque chose de profondément humain. C’est un compositeur qui a réalisé énormément de leaders, plus de 600 et qui en quelque sorte a toujours mêlé la parole à la musique avec de la mélancolie. Sa recherche s’adresse toujours à un voyageur, englobe de la solitude, de l’errance, un récit de vie. On trouve aussi chez ce compositeur la quête d’un ailleurs supposé meilleur et cette obsession de la mort. Ce n’est pas un hasard si Schubert a cette capacité de diminuer la douleur mais c’est vrai aussi pour Bach, Beethoven, Mozart et toute la musique sans exception. Il y a peu de temps, une personne m’a demandée de lui jouer «  La jeune fille et la mort ». Elle ne voulait écouter que cette pièce là. Je regardais cette femme qui avait 94 ans et je me disais qu’elle incarnait tout à fait la jeune fille et la mort… Elle avait quelque chose dans sa demande qui était très juvénile. 

 

Est-ce que c’est arrivé qu’une personne ne supporte pas telle ou telle musique?

Oh oui. Ou alors beaucoup plus drôle encore une réflexion du genre «  Oh là là ça ne ressemble pas du tout. Il m’arrive par exemple quand on me demande du Jonnhy Halliday de ne pas prendre le bon tempo car je ne connais pas. Le tempo est beaucoup trop lent et parfois j’ai des critiques très drôles. J’ai aussi eu une patiente Madame Block qui ne voulait pas de musique craignant que cela lui procure trop d’émotions.  Elle préferait écouter à la porte pour ne pas être trop touchée.  Parfois  les larmes coulent  même si la plupart du temps c’est cathartique. Une reconnaissance s’établit  «  Merci de m’avoir permis de pleurer." Il faut traverser cette tempête  pour qu’à un moment donné l’apaisement surgisse. J’ai eu une réflexion amusante aussi d’une personne qui me demandait de faire le tri car toutes sortes d’émotions ressortaient. Le gai, le triste et elle désirait  que je fasse ressortir uniquement le gai. 

 

Justement la musique est sûrement celle qui parmi toutes les thérapies artistiques fait le plus appel aux sens!

Oui absolument et surtout sa grande force c’est de faire appel au sens auditif mais pas à l’intellect. Par exemple le fait de contempler un tableau demande déjà de pouvoir le regarder . Or les personnes qui ont les yeux fermés ne comprennent rien même pas les mots. La musique n’a pas besoin de mots car elle fait naître des sensations, des idées à un niveau d’intériorité qu’aucun langage ne peut atteindre. Et puis, encore plus fort que de toucher les sens, le fait de passer d’abord par le toucher. Tous les grands autistes ont touché mon instrument, et en absorbaient la vibration. Cela arrive que certaines personnes demandent à mettre la main sur le bois de l’instrument pour le sentir encore plus vibrer. On est effectivement dans un très grand élargissement sensoriel. 

 

Sait-on pourquoi parfois cela ne marche  pas?

C’est arrivé que ce soit difficile de mesurer une réaction mais en tout cas il n’existe aucune dégradation de l’état. Par exemple, c’est diffilcile de se rendre compte de l’effet sur des patients lors de comas profonds. Mais dans la majorité des cas, il existe une amélioration, une réaction, une détente. On l’observe au niveau de la relaxation musculaire, du pli du front, de la respiration. Ça m’est arrivée de jouer pour un patient vraiment en état de mort clinique un peu comme une dernière chance et il n’a pas réagi. C’est quand même une responsabilité. Est-ce parce qu’il n’avait plus de connexion pour pouvoir capter puisque l’on sait que la contrestimulation musicale stoppe l’influx de la douleur,. Les neurosciences mettent en lumière de plus en plus tout cela de façon évidente. Il est rare qu’il ne se passe rien, à cause de la part de suggestion positive qui augmente les chances de réussite. Ceux qui font le pansement Schubert y croient à fond. Ils chantent, dansent avec le patient. Tout est fait pour que ça marche et les soignants qui ne sont pas sensibles ne le font pas. Le patient lui-même est d’accord, c’est le moteur du soin même si parfois certains malades refusent. Cette dame qui m’a envoyée sur les roses en hurlant « sortez de ma chambre. Parfois il  peut y avoir au départ un mécanisme de défense et puis quand on repose la question, quand on parle un peu, ceux qui ont refusé le plus fortement sont souvent ceux qui réagissent le plus. Une fois, avec une patiente j'ai du arrêter car la musique  l’envahissait trop et elle ne le souhaitait pas. 

 

Vous arrive t-il de vous dire que vous avez pu nuire à une personne? 

Oui justement pour cette patiente  qui avait réagi avec ce torrent de larmes. Ceci de façon tellement massive que je me suis demandée si je n’étais pas en train de la faire souffrir. Je ne suis pas toujours convaincue, pas du tout. Mais cette patiente avait fini par être apaisée. Après, j’ai posé mon violoncelle, j’ai essayé de la faire revenir sans instrument et en parlant. Il faut s’adapter. Je peux parfois juste parler et chanter. Une patiente m’a dit une fois «  je ,ne veux pas de musique, je veux bien parler. On a parlé une dizaine de minute et elle m’a dit «  J’ai l’impression que l’on fait de la musique toutes les deux ». La musique ce n’est pas juste un air de Beethoven, il y a tout un travail derrière.  C’est une conversation qui peut devenir quelque chose d’harmonieux, et de musical. En tout cas c’était le ressenti de cette patiente. Quand il y a échec,  je ne suis pas fâchée car je ne voudrais pas que l’on me dise «  Ca marche trop bien ».  Quand quelqu’un m’envoie balader, je suis contente car cela montre que parfois ça ne fonctionne pas. Parfois ce n’est pas évident et c’est vrai qu’il y a des moments où je doute un peu.  Notamment pour les personnes dans le coma. Je ne sais pas si ça leur fait plaisir et je me demande si elles auraient dit oui en étant conscientes. C’est important d’être dans le respect de la personne. 

 

Vous avez fait une licence de philo et donc étudié quelque peu l’histoire de la musique à travers le temps!

C’est effectivement une question qui m’intéresse beaucoup. J’ai même fait une maîtrise de philo mais comme je suis partie à Moscou, je ne l’ai pas soutenue. Donc je ne pouvais pas dire que j’avais le diplôme, mais j’ai fait 2 ans de maîtrise plus une maîtrise sur l’esthétique, philosophie de l’art. C’est incroyable d’ailleurs car les références à la musique remontent à la Bible. Chez les anciens Hébreux c’est la harpe et la lyre de David qui permettait d’apaiser les crises nerveuses de Saül le premier roi d’Israël. Les Grecs en ont beaucoup parlé aussi notamment Aristote. On dit d’ailleurs dans la mythologie qu’Asclépias donc Esculape considéré comme le dieu des médecins ordonnait souvent  à ses malades de lire des poésies et de chanter des chants. 

 

Est-ce que le fait d’avoir étudié cette histoire de la musique  peut aussi jouer dans votre manière de soulager ou pas?

En tout cas cela peut jouer dans ma façon de comprendre ce que je fais et d’essayer d’appréhender. J’ai passé beaucoup d’années à la Sorbonne, ai énormément aimé surtout la philosophie ancienne , la philosophie grecque aussi. Ma compréhension a grandi. Je ne sais pas si le fait d’avoir rédigé cette maîtrise en philosophie  de l’art  permet une relation soignante thérapeutique, mais c’est un enrichissement de ma personne et de mon rapport à ce que je fais. 

 

Vous avez un diplôme d’art thérapeute. Quelles sont les choses essentielles que vous avez apprises lors de cette étude?

J’ai appris à conceptualiser. Howard Buten m’avait fait jurer de ne rien apprendre, mais j’ai finalement levé cette interdiction avec sa bénédiction pour aller étudier. Cela m’a donné des outils pour une approche plus scientifique mais qui n’a pas changé ma façon de travailler. Mais avec ce diplôme j’ai des outils me permettant de pouvoir prouver, mettre en forme, et mesurer,avec une analyse, et des systèmes d’observation. Ça m’a permis de mener des recherches cliniques avec des professeurs et d’être invitée dans des congrès. Ceci pour pouvoir rendre compte de  mon travail de la façon la plus scientifique possible et  de montrer la difficulté de mesurer l’émotion. Cela m’a ouvert les portes des facultés de médecine puisque je suis appelée régulièrement pour donner des cours aussi bien aux étudiants qu’aux médecins dans plein de DU différents.  C’est une démarche qui peut rentrer dans un cadre soignant. C’est fondamental pour moi, non pas dans ma pratique mais dans la reconnaissance. Par exemple, je travaille maintenant avec un groupe lié aux soins palliatifs dans la reconnaissance de ce type d’apport dans  la loi Léonetti . Ça fait partie d’une approche globale en prenant en compte la sensation, l’émotion, la relation, l’expression, la communication.

 

Vous faites de concerts à travers le monde. Par rapport aux soins les différences?

Quand je suis auprès des malades, j’élargis beaucoup ma façon de jouer. J’adapte ma technique, mon volume, mon répertoire, je joue des extraits, des bouts de symphonie et je prends une grande liberté par rapport au répertoire pour que la musique devienne un pont vers la personne et non plus une réalisation artistique en soi. Quand je suis en concert,  je concentre mes forces pour être  dans une interprétation la plus proche possible du compositeur et de l’ensemble des personnes avec qui je joue. Toute cette pratique nourrit mon rapport à la musique, mon rapport en général à toute chose.

 

Que vous a apporté l’écriture de ce livre?

L’écriture représente la musique se trouvant dans les mots et c’est quelque chose qui me parle. J’aime énormément lire notamment de la poésie. Pour moi, c’était vraiment un cadeau de pouvoir mettre en mots toutes ces expériences et cela représentait également un énorme défi d’arriver à trouver l’angle juste.  Je l’ai écrit en 3 ans, je ne faisais plus que ça. Cela m’a apporté le bonheur de voir les lignes de force de ma vie plus clairement. 

 

Parfois lorsque vous êtes triste vous prenez votre violoncelle et ça va mieux!

Ça peut arriver. Mais c’est vrai aussi de la poésie, la musique du silence. J’aime particulièrement Christian Bobin. Il m’inspire beaucoup et quand je suis triste, je vais plus naturellement lire de la poésie en particulier Christian Bobin. Quand je joue du violoncelle, j’ai un regard critique, celui de la déformation professionnelle et je suis trop dans une analyse de ce que je fais, de ce qu’il faudrait améliorer. D’ailleurs quand il y a soi-disant des musiques relaxantes, je ne trouve pas du tout qu’elles le soient. Elles sont  tellement répétitives et j’analyse leur pauvreté. 

 

Ce qui est important aussi c’est l’humeur dans le soin!

Absolument. Mais je trouve aussi que la force de ce travail c’est que si par hasard je suis triste ou soucieuse, ce partage qui va vers un mieux-être de la personne  malade  m’aide aussi à me sentir mieux. Ce n’est pas quelque chose à éviter, c’est une gratification. C’est pour cela que je dis toujours merci et ce n’est vraiment pas par politesse car je suis toujours mieux même si je suis très fatiguée. Au terme d’une grande journée, j’ai reçu plein de lumière, de paroles et cela remet du sens à ma vie. C’est thérapeutique pour moi aussi. Howard Buten disait «  so good to be good »… 

 

Sinon y a t-il des choses que vous aimeriez faire, que vous n’avez pas expérimentées?

Certainement. Mais même s’il  y a beaucoup de paroles qui remontent et qui sont les mêmes dans la bouche de tous ces patients, je trouve que c’est nouveau à chaque fois. Je ne ressens pour l’instant aucune routine, aucune lassitude.  C’est un peu ma nature, je suis un peu comme ça dans la vie.  C’est pour cela que j’aime tellement Bobin, qui se réjouit aussi de choses très simples.  Même si bien évidemment, ce n’est pas toujours simple de jouer pour une personne qui va mourir…

 

 

Vous semblez ne pas avoir de frustrations!

Si quand je ne peux pas jouer ce que l’on me demande. Ça m’arrive régulièrement.  L’autre jour, il y a un patient qui m’a demandé de jouer du Rolling Stone. Un titre précis que je ne connaissais pas et je n’y arrivais pas. Parfois, je cherche aussi sur Internet pour voir si je ne peux pas trouver une partition. Ce qui me frustre c’est de ne pas connaître une musique alors que ça paraît évident. Souvent tout le monde se met à chanter, et moi je ne connais pas. Je n’ai pas une culture de la variété très développée, et je ne peux pas toujours répondre à une demande précise.  Mais en réalité, les gens sont toujours contents.  A ce propos une anecdote amusante me revient en tête . Un jour je n’arrivais pas bien à comprendre une patiente qui me disait à la fin «  Tcheklundi. » Je ne connais pas du tout lui ais-je rétorqué, mais je vais le marquer et la semaine prochaine je vous l’apporte. Elle éclate de rire et me dit «  Non, je vous demandais si vous veniez chaque lundi… " L’on a fait que rire pendant toute la séance tellement c’était drôle… 

 

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche, 17 juin 2018

L'étonnant pouvoir de la musique

 

Marie-Noël Vidal

Editions du Palio

 Il est évident à la lecture de ce livre divisé en différents chapitres que Marie-Noël Vidal connaît bien son sujet. Elle parle de la musique avec passion et grande précision. Mais parfois de manière si technique que les néophytes peuvent trouver l'ouvrage un peu compliqué. Mais l'ensemble est intéressant, bien écrit, au moyen d'un langage imagé et riche d'enseignement.

De nombreuses citations de personnages illustres, et des références à la mythologie sont nombreuses. L'auteur se pose beaucoup de questions sur la quintessence de la musique, sur ses influences. Ainsi est-elle par exemple intriguée par le fait qu'une même musique puisse bouleverser les uns et laisser les autres de marbre… Elle évoque aussi l'avenir de la musique face à l'industrie, parle des études réalisées en fonction des siècles, des bienfaits de la musique côté médecine. " Pour soigner les pathologies, les prévenir, on échange musicalement avec l'organisme" explique t-elle…

La technique de la musique, la manière de se servir d'un instrument est également analysée : " Suivant la façon que nous avons de pincer, d'effleurer, de gratter une corde de guitare, elle sonne différemment" déclare t-elle.

Une jolie définition de la musique parmi tant d'autres est à citer : " La musique qui coule dans les mots, l'intonation, est un projet magique à double finalité : mouvoir, émouvoir. Ecouter, c'est courir le risque d'être ensorcelé pris au piège du songe et du mensonge."

Des phrases de ce style, on en trouve pléthore, ce qui donne à ce livre plein de charme et montre l'universalité de la musique et son pouvoir dans tous les domaines. . L'on en sort plus érudit, et encore plus convaincu de l'étonnant pouvoir de la musique.

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

vendredi, 06 octobre 2017

Misia

Spectacle littéraire et musical 

La compagnie de lecture publique " Lire autrement" animée par des comédiens et musiciens professionnels continue son passionnant chemin. Proposant notamment, des réalisations littéraires et musicales en plusieurs langues, elle va le 24 octobre au théâtre Traversière organiser un spectacle à 20H30 sur Maria Godebska, jeune pianiste polonaise née en 1872. Egérie des plus grands poètes, peintres et musiciens de la Belle Epoque aux Années folles, tout le monde l'appelait " Misia". Elue "reine de Paris" par les journalistes, elle subjuguait par sa beauté et possédait un pouvoir magique sur les êtres.

Comme à chaque spectacle de cette compagnie, on risque d'être enchanté par cette soirée où se produiront Simone Hérault, Alexandre Lachaux, Amanda Langlet. Domitille Bès agrémentera également ce moment avec un piano…

Lire autrement édite aussi des CD très intéressants, très bien racontés et lus au moyen d'une diction parfaite. Par exemple la liaison entre Victor Hugo et Juliette Drouet, la belle relation d'amitié et la correspondance entre Colette et Marguerite Moreno, l' analyse de l' imagination de Jules Verne, les écrits de Pierre Loti ou Zola en humaniste révolté… Un CD sur Misia est également disponible.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Réservation : Tel : 01 45 26 36 10 (messagerie) ou jacques-pagniez@wanadoo.fr

18:18 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : misia, spectacle, musique

jeudi, 12 février 2015

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

La solitude du coureur de fond

 

 La course de fond, un prétexte pour raconter l'histoire d'un jeune homme Colin Smith enfermé en maison de correction. Celui-ci est remarqué par le directeur pour ses talents de coureur, et va participer à la Coupe nationale du prix du ruban bleu des maisons de correction. Une histoire tirée d'une nouvelle écrite en 1959 par Allan Sillitoe né à Nottingham..

 Patrick Mons qui joue le rôle de Colin Smith et qui signe également la mise en scène court pendant les trois quarts du spectacle. Sur une musique de  Art Pepper, le saxophoniste EsaIe Cid l'accompagne tout au long de ce rythme effréné , teinté d'un brin de folie.

Les souvenirs défilent, et se noient dans le souffle du coureur. Tout un univers de sensations physiques dictées par la mécanique et le tonus de Colin Smith déferle sous nos yeux. Des jeux de lumière variés et attractifs font partie du spectacle, et de temps à autre un écran cinématographique noir et blanc accentue  la performance de l'acteur.

Un mélange artistique bien conçu où la notion d'espace est savamment représentée, même si la musique semble parfois un peu décalée par rapport aux efforts physiques de Colin Smith. Mais ce n'est malgré tout qu'un détail, et l'on se laisse volontiers porter par la belle esthétique du spectacle.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Le Petit Hébertot 78bis Bd des Batignolles

Métro : Villiers ou Rome

vendredi, 21 février 2014

Zola "humaniste révolté"

Le mercredi 30 avril aura lieu au Théâtre Traversière une lecture spectacle intitulée «  ZOLA humaniste révolté ». Un spectacle littéraire et musical conçu et écrit par Jacques Pagniez avec des textes interprétés par Simone Hérault, Amanda Langlet, Alexandre Lachaux, Xavier Clion. Tous font partie de la Compagnie Lire Autrement fondée en 2001 regroupant des comédiens et des musiciens professionnels. Elle se produit à Paris, en île de France, en province et à l’étranger. Offre un répertoire en constante évolution, sous forme de spectacles vivants, et organise des rencontres avec les métiers du livre. Lors de cette soirée, destinée à rendre hommage au grand écrivain naturaliste, éditorialiste et démocrate, on pourra entendre du piano (Domitille Bes), de la flûte (Johanne Favre-Engel) et une chanteuse (Anne Le Coutour).. 

Theâtre Traversière 15 rue Traversière 75012 Paris à 20h30

Clôture des réservations le 30 mars

0145263610 (messagerie) ou jacques-pagniez@wanadoo.fr

 

12:49 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : zola, littérature, musique

dimanche, 10 octobre 2010

XXII Journée Mondiale de la Poésie Nous sommes tous frères en l'Humanité.

Samedi 30 octobre 2010. Salle des Fêtes de la Mairie-Annexe du 14e

12 rue Durouchoux, 75014. 15hs-20hs (suit cocktail) Entrée libre et gratuite.

 

A l’invitation de M. Pascal Cherki, Maire du 14e Arrdt. et Conseiller de Paris, de Mme Danièle Pourtaud, Adjointe au Maire de Paris chargée du Patrimoine et Conseillère du 14e déléguée à la Culture et de Mme. Giulia Bogliolo Bruna, présidente de Poesia-2 Ottobre de Paris, la XXII Journée Mondiale de la Poésie abordera le thème Nous sommes tous frères en l’Humanité.

Co-organisée par Poesia-2 Ottobre et la Mairie du 14e Arndt., en partenariat avec la LICRA Fédération de Paris, la Journée bénéficie de l’adhésion de M. Giorgio Napolitano, Président de la République Italienne.

La manifestation est soutenue moralement par l' Association « Actes de Présence », l'Association étudiante « MUN Team Paris », le Centro Studi Americanistici « Circolo Amerindiano » de Pérouse, la LICRA Bas Rhin, la revue « Nuovi Orizzonti Europa » et le magazine « La Voce ».

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Fidèle aux éditions précédentes, la Journée se propose de donner libre cours à un dialogue fécond entre les arts sous le signe des valeurs humanistes et de la liberté créatrice.


Dirigée par Mme. Giulia Bogliolo Bruna, ethno-historienne, Présidente de Poesia-2 Ottobre de Paris, la Journée pourra compter sur la participation gracieuse de plus d’une trentaine d’intervenants du monde entier : philosophes, écrivains, poètes, artistes, musiciens, responsables associatifs croiseront leurs regards pour célébrer la Fraternité.

Parmi les participants,

  • Noni Benegas, poétesse argentine et espagnole, prix Platero de Poesía du Club Espagnol du livre des Nations Unies -ONU, Genève en 1982, prix national Miguel Hernández de Orihuela, en 1986,
  • Philippe Cantinol, poète et conteur: Intervention en hommage à Aimé Césaire (lecture d'extraits de "Cahier d'un retour au pays natal" d'Aime Césaire et d'une parole introductive intitulée "Cités en ébriété")
  • Martine Benayoun, vice-présidente de la LICRA Nationale chargée de la Culture et de la Prospective,
  • Mohamed Djalali, professeur des Universités à l’INALCO, poète et écrivain iranien exilé
  • Myriam Guilhot, journaliste à RFI, comédienne, metteure en scène,auteur du court-métrage  "Poésies d'ici et d'ailleurs"(poésie africaine et dialogue interculturel)
  • Babacar Sall, enseignant universitaire, sociologue, poète, écrivain, Directeur de publication aux Editions Harmattan de la collection "Alternatives rurales", et de la collection "Sociétés africaines et diaspora",
  • Mady Madelein, comédienne, "Poésies d'ici et d'ailleurs"(poésie africaine et dialogue interculturel
  • Joëlle Thiénard, réalisatrice et productrice, auteure du court-métrage Hiver 42,
  • Gilles Winckler, membre du Conseil Fédéral de la LICRA / LICRA Strasbourg et Maria Giuseppina Bruna, membre du Conseil Fédéral de la LICRA /LICRA Paris,
  • Renée Keller, secrétaire générale Union des Déportés et Internés Chrétiens,
  • Renata Ada Ruata, poétesse italo-française, lauréate de prix littéraires en France et en Italie,
  • Louis-Salvatore Bellanti, journaliste et écrivain,
  • Mary Brilli, artiste-peintre et auteur de l’installation éphémère «Vertige fraternel».
  • Sara Laforge, membre du Conseil de la Jeunesse du 14e Arrdt.
  • Antonio Simeoni, directeur du magazine Nuovi Orizzonti Europa,
  • Association Actes de Présence présidée par Pedro Vianna  (Nicolle Leclercq, Christophe Frionnet, Marie Noëlle Gaillet, Michelle Frontil,  Éric Meyleuc, Adeline Perochon, Pedro Vianna, Mohamed Djalali, Christophe Frionnet
  • Conseil Parisien de la Jeunesse de la Mairie de Paris (Fadile Bayat, Shérazade Benzerga, Maria Giuseppina Bruna, Hortense Cheminant, Kevin Lognoné, Olivia Marc...): Lecture d’extraits d’Allers Simples Oswiecim du psycho-sociologue et écrivain Jean-Marc Huguet, pièce de théâtre sur le thème de la Déportation publiée aux Editions l’Harmattan
  • Quatuor de violons : Clément Marin (premier violoniste), Fabrice Menghini (second violoniste), Gabriel Meyer (altiste), Clémentine Vignon (violoncelliste) : Liste de Schindler ; deux premiers mouvements du quatuor numéro 8 de Chostakovitch (dédiés à la mémoire des victimes de la guerre et du fascisme),
  • Vidéo L’Autre par Sylvie Gendreau (auteur de La Cité des intelligences, Consultante de grandes entreprises en management de la créativité, directrice-fondatrice de Les Cahiers de l'imaginaire à Dinard (France), Tania Torrens (comédienne, ancienne sociétaire de la Comédie Française), Pierre Guité (artiste).

La Journée aura lieu à la Salle des Fêtes de la Mairie-Annexe du 14e Arrdt le 30 octobre 2010 de 15hs – 20hs et sera suivie d'un cocktail dinatoire offert par les Restaurants Pastapapà.

Pour rappel, l'adresse de la Mairie-Annexe du 14e Arrdt est 12 rue Durouchoux, 75014 Paris  [Métro : Mouton-Duvernet ou  Denfert Rochereau.

L'entrée à la Journée est libre et gratuite. Contacts : Prof. Giulia Bogliolo Bruna, Présidente Poesia-2 Ottobre de Paris gbogliolo.bruna@gmail.com

Maria Giuseppina Bruna, Poesia-2 Ottobre, margie.bruna@gmail.com.


Fraternité 11.pdf

 

Programme JMP octobre 2010.pdf

mercredi, 31 mars 2010

Cadeaux, surprises et inédit chez ABC MELODY



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Pour fêter notre emménagement dans le 14ème arrondissement,
et à l'occasion de la prochaine sortie de Retour d'Islande, Drôles de Fêtes, et Eva de Stockholm,
nous vous couvrons de cadeaux !
Passez nous voir à la boutique

le mardi 6 avril 2010
de 12h à 14h
dans notre boutique
26, rue Liancourt
(métro Denfert-Rochereau)

tel : 01 44 78 92 43

Nous offrirons aux 6 premiers visiteurs un livre de nos collections :

Retour d'Islande (inédit) collection Retours

Eva de Stockholm (inédit)
Marie de Paris, Paolo de Rome collection Viens Voir Ma Ville

Drôles de Fêtes (inédit), Drôles de Marchés collection Drôles d'Escapades

Hello I'm Max from Sydney, Hello I'm Charlie from London,                                                                                                                         Hello I'm Lily from New York City, Hello I'm Fiona from Scotland collection Hello Kids

Alors venez vite !

Une petite surprise attend même les retardataires ! ^^

A mardi !

mercredi, 06 mai 2009

Ex-voto

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Deux jeunes Léa et Gus (Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps) se rencontrent à la fin d'un concert. Léa n'a pas de domicile fixe, couche dans les gares et promène avec elle juste un sac et un walkman volé. Elle lit les magazines de mode, et fait des exercices pour avoir les joues bien fermes.. Gus qui rêvait  d'être boxeur et qui manie habilement la  guitare lui propose de l'héberger pour la nuit.Puis tous deux décident finalement de partir à l'aventure direction la mer. Ils aiment la liberté et vivre à fond. C'est leur histoire qui ne manque pas de charme écrite par Xavier Durringer qui est contée ici. Sur un plateau nu, les deux acteurs incarnent leur personnage avec pétulance, vivacité, et leur jeu dynamique et symbolisant la fougue  de la jeunesse nous entraîne dans la joie de vivre. Ils évoluent à l'aide  d'une mise en scène  alerte, légère de Christophe Luthringer et les lumières définissent les espaces. Tous deux aiment  Jeff Balley un chanteur   in et aiment aussi se prendre au jeu de la griserie provoquée par le fait de rouler en voiture  les fenêtres ouvertes.. .On les voit s'éclater comme deux jouvenceaux un peu fous et avides de vivre des moments intenses.  Puis à d'autres moments  les voilà plus calmes, plus posés en fonction des difficultés que leur pose la vie. Pour accompagner leurs étas d'âme la musique qui joue un grand rôle et qui traduit bien soit  les instants de folie, soit les instants plus mélancoliques.. Nos deux héros ont vraiment la pêche, et nous la donnent. Ils s'amusent autant que nous nous amusons  et on ressort de là détendu et de bonne humeur.
Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :
Lucernaire 53 rue Notre Dame des Champs
Métro: Vavin ou Notre Dame-Des-Champs

10:44 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ex-voto, jeunesse, musique

mercredi, 11 février 2009

Festival START 14, venez découvrir les jeunes talents du 14e !

l_0141389e5cdb4bdfa7d4300de94fbea9.jpgCASDAL 14 et le Conseil de la jeunesse du 14ème vous invitent à la première édition du festival Start 14 ! Ce tremplin découverte se tiendra du 25 au 28 février 2009 au centre d’animation Vercingétorix (181 - 183 rue Vercingétorix - Paris 14e).

Le festival a pour but de permettre aux jeunes talents de l’arrondissement de se faire entendre. Durant les quatre jours du festival en marge des concerts, se tiendront de 15h à 17h des ateliers à thème encadrés par des professionnels du milieu musical. Ceux-ci sont gratuits et ouverts à tous. La préinscription est malgré tout préférable, téléphonez au 01 56 53 53 53.

Chaque soir un ou plusieurs « artistes découvertes » se produiront, suivi d’un groupe confirmé, enfin, une tête d’affiche correspondant au style du soir concluera le soirée. Quatre soirées gratuites (chanson, hip-hop, rock, électro) pour quatre styles musicaux ! Voici la programmation :

> Mercredi 25 février : CHANSON
15h-17h : atelier "écriture de paroles"
20h30 : concert
Raphaelle lorenzi - www.myspace.com/raphaellemusic
Sofiane madjour - http://www.dailymotion.com/pernety
Swan - www.myspace.com/mellecygneaparis
Thom wei - http://www.thomwei.com/
d-boop - www.myspace.com/deborahchoukett

> Jeudi 26 février : HIP-HOP
15h-17h : atelier "techniques du son"
20h30 : concert
Skillrimes - www.myspace.com/skillrimes
Raskulu - www.myspace.com/ras39kulu
Takos, l'insolent, Sins, l'animal
Pumpkin - www.myspace.com/pumpkinisorange
DS de la rime - www.myspace.com/dsdelarime

> Vendredi 27 février : Rock
15h-17h : atelier Guitare
20h30 : concert
Les clakos - www.myspace.com/lesclakos
Rossmann Parade - www.myspace.com/rossmannparade
Parlor Snakes - www.myspace.com/parlorsnakes
All if - www.myspace.com/ifparis

> Samedi 28 février : ELECTRO
15h-17h : atelier "machines vintage et histoire de la musique électronique"
20h30 : concert puis mix
Abstract - www.myspace.com/abstractomega
Arthur
Ed oliver - www.myspace.com/olivered
body mind soul - www.myspace.com/thebodymindsoul
Proto en dj SET (d'n'bass, dub Step)

Plus d'infos :

samedi, 29 novembre 2008

Mellino (des Négresses Vertes) en concert à l'Entrepôt

Mellino des Négresse Vertes en concert à l'Entrepôt Vendredi 5 et samedi 6 décembre

les mellinos chemin.jpgAvant d’avoir ete une signature eclatante et prolifique au sein des Negresses Vertes, Stefane et Iza Mellino reunissaient deja leur singularite sur une intense et viscerale passion rock, une identite unique delivree par le son, aiguisee par le chant, endurcie par la route.

Les annees passees dans le feu des tournees en auront arme et nourri la rage, affine la clameur,ciselant leur chaleur commune dans la puissance du rythme, du souffle des cantiques, dans les ardeurs inassouvies à prolonger les nuits.

Duo radieux, etincelant d’ame, les mellino nous offrent aujourd’hui le fruit de leurs respirations sauvages, carnets de route ensorcelants, melant le sang de leurs influences mediterranéennes aux vibrations profondes du rock.

 

 

 

Plus d'info :
+ Vendredi 5 et samedi 6 décembre à 21h30
+ Entrée 7€
+ Le myspace de Mellino
+ Le site internet de l'entrepôt
+ L'entrepôt , lieu des cultures, 7 rue Francis de Pressensé 75014 Paris, Métro Pernety.
+ Possibilité de manger et de bruncher le dimanche au restaurant, réservation au 01 45 40 07 50