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lundi, 23 avril 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Une singulière thérapie

Encore une petite quinzaine de jours pour assister au spectacle " Une singulière thérapie" qui en vaut vraiment la peine. C'est l'histoire d'un homme qui comble sa solitude en vouant une véritable admiration à une star de cinéma. Sa femme de ménage femme plutôt évoluée, lui propose un jeu: elle jouera le rôle de cette vedette le temps d'un rendez-vous. C'est drôle, intelligent et très bien interprété. Le texte de Vincent Duviau est astucieux, et dans ce petit théâtre où l'on est tout prêt des comédiens, on est comblé par l'ambiance qui se dégage de cette soirée. Elle  (Esmeralda Marzo), vêtue d'une jolie robe rouge pour l'occasion et tout à fait séduisante, se transforme avec naturel et raffinement. Lui ( l'auteur de la pièce), un peu hésitant au début, finira par se prendre au jeu et une belle complicité naîtra sur scène...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre du Guichet Montparnasse 15 rue du Maine

Métro : Edgar Quinet, Montparnasse

lundi, 16 avril 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Moi comme toi

 Un dimanche exquis en compagnie de la chanteuse Véronique Fourcaud et du pianiste Vincent Gaillard. D'après un texte cinglant et amusant de Sylvain Meyniac, et une mise en scène enlevée de Théodore Mytakis, tous deux nous régalent avec leur franche complicité, et incarnent à merveille le dicton " Qui aime bien châtie bien". Dans ce charmant décor du théâtre Maxim's, ils ne cessent de se chamailler pour ensuite mieux se réconcilier. Elle le traite de " mollusque", de " cerveau de poulpe", lui la juge râleuse, caractérielle. Mais ils s'aiment, s'adorent même, c'est incontestable, et ne peuvent se passer l'un de l'autre.

Les dialogues s'entrecroisent avec 15 chansons et mélodies des années 1930 comme : " Tout va bien Madame la Marquise", " J'ai deux amants".. Elle, sensuelle à souhait, possède une jolie voix limpide, et fait preuve d'une belle présence. Lui, complète bien le travail de Véronique Fourcaud et ajoute de la gaieté au spectacle, grâce à son dynamisme et sa joie de vivre. Bref, c'est un duo magique qu'il ne faut pas louper!...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre Maxim's 3 rue Royale

Métro : Concorde

Spectacle le dimanche à 16h jusqu'en juillet

mercredi, 07 février 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Trahisons

 

Une pièce subtile et profonde d'Harold Pinter englobant neuf tableaux. Tout commence lors de la rencontre entre Jerry ( Yannick Laurent) et la charmante Emma (Gaëlle Billaut-Danno) qui ne se sont pas vus depuis leur rupture deux ans auparavant. Ils sont mariés avec chacun deux enfants. Un troisième personnage Robert (François feroleto) le mari d'Emma et meilleur ami de Jerry va venir se mêler à l'intrigue.

Au fur et à mesure de la soirée, l'on va remonter le temps, en se laissant charmer par ce trio élégamment habillé. Trois histoires d'amour vont alors surgir.

Les flash-back défilent sous nos yeux, et les répliques mordantes, parfois drôles, résonnent joliment sur scène grâce à une belle symbiose théâtrale des trois comédiens. L'interprétation est excellente, très vivante, et la mise en scène de Christophe Gand enlevée et astucieuse. Quant aux changements de décor qui s'effectuent sous nos yeux, avec naturel et panache, ils ajoutent du charme au spectacle.

Les sentiments amoureux, pas toujours simples, sont analysés au scalpel au moyen d'un style brillant, et d'un humour parfois grinçant. On pourrait presque se hasarder à dire que c'est parfait. Mais sans aller jusque là, disons que c'est vraiment un pur délice dans tous les domaines.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame-des-Champs

Métro : Notre-Dame-des-Champs, Vavin

vendredi, 26 janvier 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Les virtuoses 

Même si au tout début, le spectacle semble s'orienter vers un peu trop de facéties burlesques, il monte en puissance et en qualité. On assiste alors à une magnifique prestation, avec des numéros étonnants et nantis d'une véritable énergie physique.
Deux frères ( Mathias et Julien Cadez), pianistes avertis, élégamment habillés (costume noir, chemise blanche, nœud papillon) et aux cheveux quelque peu hirsutes se disputent la primeur au piano.

Leur agilité manuelle fait plaisir à voir, et leur attitude souvent clownesque donne de la gaîté et de la ferveur à la soirée. Ils jouent au piano dans toutes les positions, avec même une tête en bas sur les touches du piano.

Faisant par moment littéralement les "fous" et laissant libre cours à leur créativité, les voilà aussi magiciens. Leur père est d'ailleurs prestidigitateur, et cela se voit, ils ont du être élevés en compagnie de cet art, car ils le pratiquent avec un naturel déconcertant.

On a même le droit à un numéro de claquettes, et le répertoire musical est grandiose. On passe de " Love Story" à " La danse hongroise" de Brahms jusqu'aux compositions de Mozart ou de Debussy. Deux hommes en tenue de groom (Clément Goblet; Loïc Marles) complètent agréablement le tableau…

Bref, c'est un enchantement que de voir ces deux jeunes artistes se donner à fond devant nos yeux avec humour et vivacité. C'est varié, imaginatif, poétique, et l'on sort de là revigoré et d'une humeur joyeuse. Un vrai délice!...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre Fontaine 10 rue Pierre Fontaine

Métro : Blanche, Saint-Georges

 

Les virtuoses

 

 

10:03 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 11 janvier 2018

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Moi, Diane Fossey

Quel témoignage criant de vérité que celui de Stéphanie Lanier qui interprète le rôle de l'éthologue Diane Fossey assassinée le 26 décembre 1985. Celle-ci s'est consacrée 18 ans à l'étude des gorilles de montagne au Rwanda et n'a cessé de lutter contre les braconniers. Grâce à elle, le regard sur ces animaux a changé, les méthodes de sauvegarde se sont améliorées, et la menace d'extinction s'est dissipée.

Lors de ce spectacle, on voit une Dian Fossey qui après avoir parlé quelque peu de l'Afrique, de son père et de son poisson rouge, se révèle totalement sous le charme de ses singes.   Quelle passion se dégage de son regard notamment lorsque l'on assiste à la description de son favori Digit avec qui elle joue et s'amuse…

La prestation de la comédienne est magnifique. Sa diction est excellente, son regard plein d'expression et de malice lorsqu'elle évoque ses chers gorilles. S'aidant beaucoup de ses mains pour mieux les décrire, elle raconte les heures passées avec eux, les jours entiers consacrés à les observer, les échanges de rots de complicité. Surnommée "Fossile Fossey", elle évoque comment à l'aide de patience, d'amour, et d'imitation, elle a réussi à se faire accepter. Changeant de ton et d'expression, lorsqu'il s'agit de raconter l'inévitable commerce de ces bêtes, elle n'a qu'une idée se faire enterrer près de ses gorilles.

Bravo à Stéphanie Lanier qui sans décor du tout, ce qui augmente la difficulté d'interprétation, réussit pendant une heure à nous captiver avec juste sa belle présence et son aura. Sans oublier le beau texte de Pierre Tré-Hardy. A voir absolument.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre14 20 avenue Marc Sangnier

Métro Porte de Vanves

16:45 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 23 novembre 2017

" Claquettes Jazz... à Paris

Un cours sur les claquettes, un discours sur Fred Astaire et la soeur de ce dernier, tels sont les quelques moments de ce spectacle auquel il est très agréable d'assister. En même temps qu'il évoque ces quelques chapitres, le claquettiste de renommée internationale, chorégraphe, Fabien Ruiz fait son éclatant numéro de claquettes improvisant sur la musique de jazz. Variété, humour et énergie accompagnent ces instants de création et de complicité avec le pianiste Michel Van den Ersch.
Ca claque et ça claque encore et le bruit des chaussures sur le sol résonne avec harmonie dans nos oreilles. Notre ouïe et notre vue sont en éveil et prennent un réel plaisir. Enchanteur!...

 

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Studio Hebertot 78 bis Bd des Batignolles

Métro : Villiers, Rome

jeudi, 19 octobre 2017

"Cirkopolis", "The pianist"

Le programme 2017-2018 de ce nouveau théâtre Le 13ème Art est alléchant. Après les chansons d'Anne Sylvestre c'est actuellement au tour de la troupe du cirque Eloize d'évoluer dans un décor futuriste. 14 comédiens danseurs s'ébaudissent dans une ambiance variée et dynamique, et les projections vidéo en mettent plein la vue.

 " The pianist" est encore plus séduisant. Ce spectacle met en scène un pantin totalement désarticulé qui tente en vain d'accéder à son piano noir ; c'est comique et plein de fantaisie. Thomas Monckton mime néo-zélandais vêtu d'une queue de pie, semblant regarder ailleurs interprète avec brio un pianiste un peu fou…Nanti d'une incroyable souplesse et d'une agilité corporelle a toute épreuve, il a l'art avec peu de choses de laisser filtrer sur le plateau une inventivité féroce, et  un numéro étonnant de burlesque. Notamment lorsque derrière un rideau, il fait naître des formes étranges. On ne peut s'empêcher de rire, et la soirée passe à toute allure. Deux spectacles de très bonne qualité.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Le 13ème Art Centre commercial Italie Deux avenue d'Italie 75013 Paris

Métro : Place d'Italie

 

 

00:18 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mime, souplesse, humour

mardi, 11 juillet 2017

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

La petite fille de Monsieur Linh

 

Sylvie Dorliat a été subjuguée lorsqu'elle a lu " La petite fille de Monsieur Linh", roman de Philippe Claudel. Très vite, l'idée de l'adapter pour la scène et de l'interpréter s'est imposée à elle. " Le travail présomptueux et déchirant de l'adaptation" explique t-elle " et des " satanées coupes", sans trahir, sans mutiler, tout en préservant la grâce et la pudeur de l'écriture de l'auteur"…

Cette histoire évoque l'arrivée de Monsieur Linh en Occident qui a fui son pays détruit par la guerre. Il porte dans ses bras sa petite fille nommée Sand Diu. Il va faire la connaissance de Monsieur Bark avec qui une amitié très forte va se nouer.

Pour qui n'a pas lu ce roman, cela donne vraiment envie de le lire. Pour celui qui l'a déjà lu, c'est sûrement un vrai plaisir de le voir interprété et mis en scène de cette aussi belle manière. En compagnie de jeux d'ombres et de lumières, parfois de silences et d'un fond musical, Sylvie Dorlat se donne à fond, et joue de manière subtile avec son corps et sa voix. On sent qu'elle a vraiment adoré ce livre, et elle se transforme en une conteuse puissante et attendrissante.

Grâce à sa collaboration avec Célia Nogues la metteur en scène, cette histoire d'exil se révèle très poétique, et les paroles imagées de Philippe Claudel font réfléchir sur le sort des réfugiés. Vraiment magnifique…

Agnès Figueras-Lenattier

Rencontre avec l'équipe artistique le 28 juillet 2017 à l'issue de la représentation

Plus d'infos :

Le Lucernaire 53 rue Notre-Dame-Des-Champs

Métro : Vavin, Notre-Dame-Des-Champs

 

dimanche, 04 juin 2017

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Chat noir

 Sacrée atmosphère que celle de ce spectacle évoquant l'histoire du " Chat noir", cabaret créé en 1881 sous la houlette de Rodolphe Salis. S'y retrouvent des artistes de tout milieu (interprètes, poètes, musiciens, peintres), et l'éloge de la vie montmartroise fait partie de l'ambiance générale.

Sur scène, sept comédiens ayant gardé le prénom du personnage qu'ils interprètent. Tous jouent d'un instrument, chantent, et prennent plaisir dans le mépris des convenances à faire la fête. Diverses situations se succèdent : chansons, danses, rixes, lectures de textes, moments orchestraux, revendications, évocation du journal du cabaret.

Ce lieu de divertissement met en scène des personnages gais, pleins d'ardeur, et quelque peu débauchés. Le décor est constitué d'objets anodins, d'instruments notamment des percussions, et il règne un certain esthétisme côté habillement.

Dans cette grande et belle salle du théâtre 13, se profile la fantaisie, l'humour, la légèreté, l'éclectisme, et l'on ressent bien la complicité entre les différents personnages. Un bon moment même si le spectacle aurait pu peut-être duré un petit peu moins longtemps…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre 13/jardin 103 bd Auguste Blanqui

Métro : Glacière