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vendredi, 17 janvier 2020

Biennale d'art flamenco

Du 26 janvier au 13 février 2020, aura lieu au Théâtre National de Chaillot la 4ème biennale d'art flamenco proposée également conjointement à la Biennale de Séville. Proposant un panorama le plus diversifié possible des flamencos ( huit spectacles endiablés) , elle réunit des artistes d'univers et de cultures en apparence très éloignés.

Parmi ces artistes : Anna Moralès ex-soliste du ballet flamenco d'Andalousie et détentrice du prix Geraldillo de la meilleure danseuse 2018 avec à ses côtés un trio de musiciens et le danseur José Manuel Alvarez. Olga Pericet allongée à même une table qui manie castagnettes aussi bien que la bata de Cola… Ou encore le duo Marie-Agnès Gillot et Andres Marin aidés du batteur Didier Ambact et du contrebassiste Bruno Chevillon.

`Bref, un superbe panel mettant à l'honneur cette magnifique et sensuelle danse qu'est le flamenco...

mercredi, 15 janvier 2020

Hair, The Musical

En ce moment dans le 6ème arrondissement parisien, se joue la célèbre comédie musicale " Hair" composée en 1967 par Galt Mac Dermot qui a notamment lancé la carrière de Julien Clerc. Sont mis en scène de jeunes hippies vivant à New York en pleine guerre du Vietnam. Leur souhait est de vivre au sein d'un monde sans consumérisme, sans racisme et sans militantisme...

Cette histoire où se profile l'image de la contestation des années 60 a fait scandale à un moment donné à cause entre autre de son irrévérence. Adaptée au cinéma par Milos Forman, cette pièce a fait le tour de L'Europe et est présente au MPAA Saint-Germain jusqu'au samedi 18 janvier. En anglais avec sous titres en français…

4 rue Félibien Métro : Mabillon

 

22:41 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 05 janvier 2020

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du 14ème

Léonard de Vinci

Un petit bijou cette pièce de Brigitte Kernel et Sylvia Roux réalisée d'après le roman de Brigitte Kernel sélectionné par la librairie du Louvre et le Clos-Lucé dans le cadre de la granbde rétrospective Léonard de Vinci.

Tout y est : un texte intéressant, une belle interprétation avec une diction quasiment parfaite et des émotions en pagaille, un décor artistique et créatif, un éclairage bien adapté à la mise en scène elle-même pleine de joliesse…

Tout commence lorsque Léonard à 9 ans et qu'il est élevé par un père tyrannique et violent. Puis c'est le grand-père qui prend le relais. Celui-ci est cultivé, amène et va inciter son petit fils à s'élever spirituellement et à exploiter ses nombreuses qualités.

Léonard va donc s'épanouir intellectuellement et trouver une certaine tranquillité d'esprit en observant la nature et en débutant dans ses inventions. Très curieux des chauve-souris, des animaux fantastiques, il va se confier à son ami intime : un grand cahier noir. Il va y dépeindre ses pensées, ses observations, et parler de sa grande attirance pour le dessin et l'anatomie. On le verra même évoquer sa technique quant à la fabrication de sa palette. C'est instructif, poétique, et la douce et agréable musique qui accompagne le tout apporte encore plus de féérie. Vraiment un régal!...Le dimanche à 17h jusqu'au 25 janvier
Agnès Figueras-Lenattier

 

Plus d'infos :

Studio Hebertot 78 bis bd des Batignolles

Métro : Rome, Villiers

 

 

 

 

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lundi, 02 décembre 2019

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du 14ème

Je m'appelle Erik Satie comme tout le monde

En ce moment et encore tout le mois de décembre, a lieu au théâtre de la Contrescarpe une fiction originale et surprenante sur Erik Satie dont on connaît la relation amoureuse avec la peintre Suzanne Valadon. Celui qui l'incarne est un ancien pensionnaire de la Comédie Française Elliot Jenicot qui fait preuve d'aisance et d'agilité, et le représente bien avec sa singularité, sa folle fantaisie. On le voit, toujours en quête de son parapluie, évoquer ses moments passés au " Chat noir", sa relation avec Debussy, Ravel, Picasso et son duo avec la jeune Anaïs Yazit, infirmière, est convaincant. En fond sonore, quelques airs du compositeur, et durant la pièce, sur écran, des illustrations amusantes de Suki. Un mélange intéressant, où expression corporelle, nostalgie et affectivité s'entremêlent laissant découvrir quelques aspects peu connus de la vie du musicien. Le texte de Laetitia Gonzalbes également metteur en scène de ce spectacle a de l'attrait et la mise en scène bien que laissant planer sur le plateau une histoire pas toujours très gaie, emporte le spectateur vers une certaine légèreté… Habile et singulier!...

Agnès Figueras-Lenattier

Théâtre de la Contrescarpe 5 rue Blainville

Métro : Cardinal Lemoine, Monge

mercredi, 27 novembre 2019

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du 14ème

Deux spectacles musicaux, l'un " Looking for Beethoven", l'autre " Wilde Chopin" se jouent actuellement au Ranelagh, coquet théâtre situé dans le 16ème arrondissement. Les deux valent le détour, mais sont un peu gâchés par la présence d'un ennemi juré du théâtre : le micro…

C'est bien dommage et que ce soit Pascal Amoyel, interprète de Beethoven, ou Michel Voletti qui lit " De Profundis" la très belle lettre d'amour d'Oscar Wilde écrite en 1897 à son ami Lord Alfred Douglas , aucun des deux artistes n'aurait du y recourir.

Pascal Amoyel notamment Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres qui évoque avec passion et lyrisme Beethoven, est un excellent pianiste et écouter des extraits des 32 sonates est un vrai plaisir. Qu'aurait donné sa voix si elle n'avait pas été sonorisée, il aurait été intéressant de le découvrir!...

Quant à Michel Voletti, sa voix apparemment assez puissante aurait sûrement laissé place à un résultat moins artificiel et plus agréable à entendre sans ce fameux micro… Il est accompagné par Mickaël Lipari-Mayer également très bon pianiste, qui nous régale avec Chopin et quelques autres musiciens comme Schubert, Schuman, Ravel, Bach…

Bref sans cet "objet de malheur", on aurait pu parler d'un véritable enchantement…

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre du Ranelagh 5 rue des Vignes

Métro : Passy, La Muette

 

 

02:14 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : beethoven, wilde, chopin

jeudi, 14 novembre 2019

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du 14ème

Adieu Monsieur Haffmann

4 molières en 2018 rien que cela pour cette pièce écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre!…

A la vue de ce spectacle, l'on peut dire que ces récompenses sont bien méritées. Tout est judicieux, que ce soit côté écriture, mise en scène ou interprétation…

L'histoire est celle de Joseph Haffmann juif bijoutier qui en plein nazisme propose à son employé de s'occuper de son magasin s'il consent à le cacher jusqu'à ce qu'une époque plus favorable survienne…

Un arrangement des plus singuliers va se mettre en place entre eux. Que résultera t-il de cet accord, c'est un des enjeux de la pièce.

Le jeu des comédiens authentique, sobre, harmonieux et sonnant juste, nous happe jusqu'à la dernière minute. La mise en scène accompagnée d'un éclairage fait pour la circonstance et d'une musique assez douce est bien rythmée.  Avec parfois de brefs moments de jeu habilement ponctués par des noirs. L'absurdité de la situation qui règne en ces temps de persécution et d'étoile jaune bien décrite dans ce texte ressort ici avec panache, et l'humour qui en découle est fin est astucieux. Vraiment poignant…

 

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos :

Théâtre rive Gauche rue de la Gaité

Métro : Edgar Quinet, Montparnasse

vendredi, 16 août 2019

Rendez-vous au théâtre de la Contrescarpe

En ce moment, au théâtre de la Contrescarpe se jouent deux spectacles qui valent la peine d'être vus. Le 1er, thriller psychologique écrit par Lucas Andrieu et Emma Badoux raconte l'histoire d'Emilie Artois jolie femme de 23 ans convoquée par un jeune inspecteur. Elle est accusée d'avoir volé la carte bleue de son petit ami. Or, cet interrogatoire va prendre un virage quelque peu inattendu décontenançant l'inspecteur et mettant en scène une Emilie diabolique, prenant plaisir à manipuler son interlocuteur. Jouant de ses charmes, elle finira par le dominer et sortir victorieuse de la situation.

Ce duo est fort, et Elena El Ghaoui joue admirablement. L'air de rien, elle mène son discours avec intelligence et rouerie. A première vue, elle a plutôt l'air d'un petit ange, ce qui se révèlera être tout le contraire. Lucas Andrieu est un peu plus " tendre" dans son interprétation, mais s'en sort bien malgré tout, laissant planer avec un certain naturel ses doutes et interrogations. Tous deux nous captivent pendant une bonne heure, et le spectacle malgré l'horreur qu'il met en scène, finit par en être drôle grâce à un texte astucieux, une interprétation amusante et grâce également à une mise en scène mettant l'accent sur l'humour noir de la situation. N'hésitez pas à vous laisser tenter.

Le deuxième spectacle " What is love" réalisé par Anne Buffet est plus près de la réalité, mais n'en est pas moins digne d'intérêt. L'actrice qui a puisé dans sa propre expérience cherche à la fois à condamner l'amour et en même temps à le mettre en valeur. C'est cette contradiction qui fait le sel de ce one man show drôle et bien conçu. " J'ai été déçue explique Anne Buffet, j'ai souffert, j'ai beaucoup pleuré, mais non je ne vivrais pas sans. Et comme Edith Piaf le chante si bien" A chaque fois j'y crois, et j'y croirai toujours, ça sert à ça l'amour".

C'est le récit d'Eva podologue, que l'on écoute ici, où elle fait le tour de l'amour avec un scalpel et se questionne sur lui. Amusant par exemple de l'entendre évoquer les 5 dangers de l'amour, de décortiquer les 3 ans fatidiques qui ensuite débouchent sur un amour qui s'estompe.

Très à l'aise corporellement, cette actrice fait preuve de beaucoup de présence et finalement nous invite malgré sa critique de l'amour à en user et à en user… Laissez vous tenter une deuxième fois…
Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre de la Contrescarpe 5 rue Blainville

Métro : Monge

 

jeudi, 11 juillet 2019

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Casanova, le pardon

Beau texte, magnifique interprétation, mise en scène à la belle mécanique, c'est ainsi que peut se résumer ce spectacle mis en scène par Jean-Louis Tribes.

L'auteur Christian Rome a su se glisser subtilement dans la peau d'une femme actrice, Zanetti Farussi, la mère du célèbre Giacomo Girolamo Casanova. Il en parle avec beaucoup de profondeur, d'authenticité comme l'aurait fait une femme d'expérience. Quant à Casanova, pour le décrire, il s'est basé sur ses mémoires, et lui fait adopter un langage lyrique, poétique, qui parle avec raffinement de la race féminine. On reconnaît bien l'homme libertin, fougueux, impétueux, jouisseur et séducteur à plein temps.

L'histoire raconte une confrontation très animée entre la mère et le fils où s'entremêlent amour, haine et mises au point teintées d'une grande franchise et parfois de violence psychologique en frappant là où ça fait mal. Cela se passe à Dresde pendant l'hiver 1770 chez Zanetti, alors que son mari, un comte est en train d'agoniser. Elle se prépare à jouer dans une pièce de Goldoni et ne cesse de faire l'apologie du théâtre et de l'art qui selon elle sauve de tous les maux… Malgré ses 65 ans, toujours très attirante, elle s'accroche fermement à son rôle et ne veut en aucun qu'on lui dérobe…

Tous deux se font des reproches, et en même temps se dire des vérités leur permet de se rapprocher et de mieux se connaître. Casanova reproche par exemple à sa mère son éducation, et elle, lui parle de sa morale dévoyée.
C'est un beau duo, très bien joué, où la forte personnalité des deux personnages est bien mise en valeur. Les sentiments sont intenses, variés et l'on est réellement dans un vrai moment théâtral. A ne pas louper…
Agnès Figueras-lenattier

Plus d'infos :

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame-Des-Champs

Métro : Vavin, Notre-Dame-Des-Champs

lundi, 11 mars 2019

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè-

Philippe Meyer

" Ma radio, histoire amoureuse"

 Philippe Meyer mis en scène par Benoît Carré n'a visiblement pas d'accointance dans l'univers de la fadeur et son spectacle autobiographique est savoureux à souhait. Il se raconte depuis son enfance jusqu'à aujourd'hui avec charme, délicatesse, humour, et par moment a recours à la chanson des autres qu'il interprète avec naturel en compagnie de l'accordéoniste Jean-Claude Laudat. Possédant plus d'une corde à son arc, il a été docteur en sociologie, pigiste à " L'Express", et a travaillé pendant longtemps à Radio France (France Culture, France Inter).   Il a interprété plusieurs spectacles au Théâtre de la Ville, et à partir de 2009 a dirigé à La Comédie Française un cabaret annuel et a participé à divers spectacles de chansons. Et j'en passe et des meilleurs…

Bref, son parcours est étonnant de par sa variété et ses nombreuses expériences et rencontres. Il a toujours aimé la radio et lorsqu'il était pensionnaire, le poste à galène lui permettait caché sous les draps de s'abreuver de multiples sensations. C'est à 30 ans que sa relation avec la radio fut officialisée, et il est devenu l'une des plus grandes voix de la radio française.

Que de belles anecdotes et histoires amusantes il a à nous conter et il le fait de manière tellement fine et spirituelle que c'est un pur plaisir de l'écouter. Si on le connaissait avant, c'est une joie de le retrouver et si on ne le connaissait pas c'est une véritable découverte. Un homme dont la personnalité éclectique vaut le détour.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre-Dame-des-Champs

Métro : Notre-Dame-des-Champs, Vavin

lundi, 04 mars 2019

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

George Sand: Confidences de la dame de Nohant

 Baudelaire est une des rares personnalités à témoigner du mépris envers George Sand. Flaubert par exemple parle d'une "immensité de tendresse dans un génie" et Victor Hugo lors de  l'enterrement de ce célèbre auteur  aux multiples facettes en 1876 évoque une grande femme.

Dans ce spectacle écrit et interprété par Rosa Ruiz d'après les écrits de George Sand ("La lettre au peuple", " Histoire de ma vie", plus sa correspondance) on peut voir la femme de lettres à différents âges et assister notamment à sa première émotion musicale à l'âge de 4 ans. Ou à son entrée au couvent à 13 ans. Même si elle fait référence à Casimir son mari, à Julien Sandeau ou à Musset, c'est surtout de Chopin dont il est question ici. Avec en particulier leur voyage à Majorque où le célèbre compositeur tomba malade ce qui leur valut d'être accusés de phtisie pulmonaire et d'être chassés de chez eux.

La pièce se situe fin mai 48 au moment où George Sand rentre à Nohant. Le 15 mai 1848 à Paris des manifestants envahissent l'Assemblée, mais la Garde nationale les repousse. C'est l'échec de la révolution. Dans ce contexte historique, et sur des préludes de Chopin joués par Nicolas Reulier, l'écrivain qui ne supporte pas la moindre contrainte se confie sur son amour invétéré pour la liberté et sa préoccupation du progrès social. Cette femme qui considère que ne plus aimer c'est ne plus vivre possède une grande soif d'idéal et un bon sens de l'humour et de la répartie.

La comédienne qui évolue dans un cadre sobre et intimiste et en compagnie d'un très bel éclairage fait preuve d'un jeu naturel, sincère avec parfois une certaine placidité et à d'autres moments plus d'exubérance. L'on est agréablement transporté pendant 1h20 dans l'univers de cette femme qui disait vouloir faire "une littérature dans laquelle le pauvre et la femme pourront trouver leur identité et le héros."

Un moment très plaisant où la magie du théâtre consistant à enchanter le lecteur avec  sa manière bien à elle est  tout à fait présente. Il reste une représentation (vendredi 8 mars  à 19h), ne la manquez pas!...

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos

Comédie Nation 77 rue de Montreuil

Métro : Faidherbe Chaligny, Nation

 

09:55 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)