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mardi, 19 février 2013

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnes notre critique du XIVè

Barbara par Roland Romanelli
Après Charles Trenet chez Maxim's, voici une autre soirée d'hommage, cette fois-ci en l'honneur de Barbara. L'accordéoniste Roland Romanelli qui a accompagné la chanteuse pendant une vingtaine d'années raconte ici quelques moments de leur vie artistique commune. Ayant composé pour elle " A peine", " Vienne", "Cet enfant là", il évoque sa première rencontre avec Barbara au Moulin de la galette. Deux jours plus tard, il partait en tournée en Italie et avait 30 chansons à apprendre en 24h. Ce fut pour lui la découverte d'un nouveau monde musical, qui lui sembla un peu difficile dans les débuts.
En plus des impressions de Roland Romanelli, on entend en voix off, le ton clair et limpide de Barbara qui s'adresse à lui. Tout ceci nous donne l'impression pendant une bonne heure, de vivre en compagnie de cette artiste, qui comme le dit Roland Romanelli savait si bien " parler musique en image et en couleur." Sans compter l'interprète Rebecca Maïs dont la belle voix pleine de force et l'élégante gestuelle, nous enchante avec la vingtaine de chansons, qu'elle fait savamment résonner dans nos oreilles. Restent les jeux d'ombre et de lumière astucieusement mis en scène par Jacques Rouveyrollis..
Quel vrai plaisir de ressentir ainsi toute l'aura et la merveilleuse poésie musicale de Barbara. Ce spectacle théâtral et musical dirigé par Gil Galliot est une véritable délectation. Aussi bien pour les fans de Barbara que pour les plus jeunes qui ont là une véritable occasionde la découvrir.
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Comédie Caumartin 25 rue Caumartin
Métro : Havre Caumartin

mardi, 12 février 2013

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnes notre critique du XIVè

Cabaret Charles Trenet
A la veille du centenaire du " Fou chantant" (Charles Trenet), qui devient pour l'occasion le " Fou cent ans", voici une comédie musicale qui a lieu tous les lundis soirs. Et c'est ainsi que la mémoire de ce poète dont on fredonne souvent les refrains ("Que reste-t-il de nos amours", " Le soleil a rendez-vous avec la lune",  "La mer"..) revit agréablement dans le petit théâtre de chez Maxim's. Avec 23 chansons, la joyeuse troupe nous entraîne des années insouciantes, à la drôle de guerre, de l'occupation à la libération, du swing au be-bop, des zazous aux existentialistes. La mise en scène de Gérard Chambre acteur, et qui a suivi une formation en chant est pleine de gaieté, d'entrain et sans prétention. Les voix sont agréables, harmonieuses, et l'on suit le mouvement sans se poser de questions. Ainsi prend-on plaisir à chanter notamment " Y a de la joie" dont le texte est distribué aux spectateurs. On ne voit vraiment pas  le temps, passer, et l'on s'imprègne de la bonne humeur que distillait Charles Trenet. Un bel hommage lui est rendu lors de cette soirée, et la magie qu'il mettait dans ses mélodies est là pour nous faire rêver.
Agnes Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Chez Maxim's 3 rue Royale
Métro: Concorde

 

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jeudi, 03 janvier 2013

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

L'affaire Dussaert
Philippe Dussaert (1947-1989) est à l'origine du mouvement vacuiste dans les années 80. Peggy d'Argenson galeriste, critique d'art, a exposé et promu son oeuvre. Et c'est la rencontre entre cette femme et l'auteur de la pièce Jacques Mougenot, qui a fait naître l'idée de ce spectacle. Et quel spectacle! Drôle, brillant, fin, astucieux.
Jacques Mougenot également comédien raconte avec subtilité, et sous forme de théâtre conférence, l'histoire de ce peintre. Notamment la vente publique de sa dernière oeuvre qui a suscité bien des remous.. Rien est-il une oeuvre d'art? Une question que l'art contemporain avec parfois ses dérives et ses escroqueries peut entraîner.
En tout cas de ce rien, Jacques Mougenot en a tiré un texte qui est tout sauf du rien. La richesse des mots et la truculence du langage sont au rendez-vous. Et l'on rit de bon coeur des réponses qu'apporte cet homme à nous les profanes. Ce n'est d'ailleurs pas pour " rien" que ce spectacle a obtenu le prix Philippe Avron décerné pour la première fois par la Fédération des festivals d'humour et la SACD. Que l'on apprécie ou pas l'art contemporain, il faut impérativement aller savourer l'affaire Dussaert..
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos:
Théâtre des Mathurins 36 rue des Mathurins
Métro : Havre Caumartin

15:22 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dussaert, rien, humour

lundi, 19 novembre 2012

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Les confessions
" Les confessions" de Jean-Jacques Rousseau ont été éditées en deux parties. L'une en 1782 et l'autre en 1789. C'est la première fois qu'un écrivain ose ainsi parler de sa vie intime. De sa naissance à sa 53ème année. Il évoque notamment sa vie amoureuse davantage faite d'échecs que de réussite, et montre comment la chair influence l'esprit. " Ce qui se voit n'est que la moindre partie de ce qui est" déclare t-il.
Le comédien Eric Chartier a choisi de s'attaquer à cette oeuvre en retraçant pendant deux heures quelques propos de cet auteur devenu paranoïaque à la fin de sa vie. Il parle de son enfance, de la pension où il fut envoyé dès l'âge de 8 ans, de sa timidité naturelle, et de son horreur pour les filles publiques. Il a choisi d'insister sur sa relation avec Madame de Warens. Celle-ci a une dizaine d'années de plus que lui et Jean-Jacques Rousseau la considère comme une maman jeune et jolie à caresser. Sont relatés ici aussi leur séjour aux Charmettes, et le moment où Rousseau devient précepteur à Lyon. Eric Chartier ne manque pas de talent, et c'est un vrai plaisir de l'écouter nous parler de cet homme qui fait l'apologie de la jouissance par l'imagination. Il possède une voix forte, agréable, variée et une bonne diction. Grâce à ses mains qu'il agite sans cesse, à de bons rictus, et à son corps vigoureux, Jean-Jacques Rousseau revit dans ce petit théâtre de l'île Saint-Louis. Et que l'on apprécie ou non l'auteur, on a en tout cas une bonne idée de sa mentalité.
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos:
Théâtre de l'île Saint-Louis 39 quai d'Anjou
Métro : Pont-Marie

 

11:39 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 06 octobre 2012

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Cher menteur
12 avril 1889: Bernard Shaw auteur dramatique irlandais et prix Nobel de littérature en 1925 vient de rencontrer Mrs Patrick Campbell actrice célèbre. En un rien de temps, il tombe amoureux. Va naître alors entre eux une fascination réciproque et un échange épistolaire qui va durer 40 ans. Lui deviendra " Joey the clown", elle " Stella stellarum" ou " Beatricissima". Celle longue complicité s'achèvera en avril 1940 avec la mort de la comédienne.
Bernard Shaw termine sa pièce " Pygmalion" en 1911 qu'il rêvait d'écrire pour Stella alors en pleine gloire. Le soir du 14  avril 1914, tout se joue sur scène et l'on assiste au triomphe de " Pygmalion". C'est le succès de la saison..Pacifiste, Bernard Shaw écrira ensuite des articles contre la guerre, et Stella se mariera avec un baron. Son prestige diminuant avec les années, elle en viendra à faire des conférences sur la diction dans l'art dramatique.
Le texte français est de Jean Cocteau et l'adaptation de Jérôme Kilty. Bernard Shaw (Marcel Maréchal) de par son style alerte et incisif se montre romantique, chaleureux, exubérant, tendre. Ses yeux pleins de malice respirent la faconde intellectuelle.Sa langue est belle et fait dire à Stella que "Si elle écrivait ainsi, elle enverrait des lettres à Dieu". Elle (Francine Bergé) est plus froide et un peu hautaine. Elle n'est pas star pour rien!..
Cette pièce contenant à la fois de l'humour et des moments tragiques est profondément réaliste. Les acteurs ne ressemblent pas vraiment physiquement à leur personnage mais pour Jérôme Kilty quelle importance. " Les mots qu'ils nous ont laissés et l'imagination du public ne suffisent-ils pas?". Merci en tout cas à Jean Cocteau pour ce moment bien agréable où comme il le dit " La marche de l'intrigue amoureuse l'emporte même sur l'intérêt historique de l'entreprise"..
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Théâtre La Bruyère 5 rue la Bruyère
Métro : Saint-Georges

15:31 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : joey, stella, lettres

jeudi, 19 juillet 2012

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Folles noces
Sous nos yeux un drôle de mariage entre Jean-Paul (Jean-Paul Delvor) et Catherine ( Catherine Delourtet). A peine la marche nuptiale terminée de drôles de mots fusent de ci de là. Elle le traite de poisson  pas frais, de pain de mie rassis, de couille molle. Lui la traite de morue, de pétasse, de mal baisée..C'est leur manière de s'aimer..
Leur amour commun des planches et de la musique les fait s'ébaudir sur scène pour notre plus grand plaisir. Ce qui donne un spectacle cocasse alliant théâtre, cabaret et music-hall. Pendant une heure et demi, au son du piano, les voilà in-terprétant avec humour et facétie des chansons des années folles à aujourd'hui. Jean-Paul est parfois très amusant dans sa manière de se mouvoir et de se dandiner avec son corps. Elle, joue avec brio de sa féminité. On a le droit de voir se succéder des couples célèbres comme Bonny and Clyde, Adam et Eve. Ou alors Tarzan chantant du Mike Brant à Jane, ou encore Jules César s'adressant à Cléopâtre par le biais de Michel Polnareff. Des références à Jean-Luc Godard ou à Cyrano de Bergerac sont également présentes.. Bref, c'est entraînant, dynamique, burlesque et l'on entend  de nombreux rires dans la salle. Une soirée où l'on sort de bonne humeur..
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos
Théâtre Alambra 21 rue Yves Toudic
Métro: République, Jacques Bonsergent

samedi, 16 juin 2012

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Peggy Guggenheim femme face à son miroir

Dans ce spectacle interessant, Stephanie Bataille ancienne étudiante en histoire de l'art incarne brillamment Peggy Guggenheim mécène décédée en 1979. Héritant d'une fortune colossale à la mort de son père, elle utilisera l'essentiel de se fortune pour se constituer une collection d'oeuvres d'art représentant l'ensemble des courants avant-gardistes : cubisme, futurisme, constructivisme, dadaïsme, surréalisme, art abstrait. En 1938, elle ouvre une galerie à Londres et en 1948 achète le Palazzo Venier deil Léoni à Venise. Elle y installe son musée personnel, aujourd'hui le grand musée d'art moderne de la cité des doges." Ce n'est pas seulement la plus grande collection d'art moderne au monde explique
l'auteur de cette pièce, c'est la plus grande collection privée de tous les temps."
Stéphanie Bataille fait revivre la mémoire de cette femme au moyen d'un monologue en quatre tableaux. Elle est drôle, et nous présente une femme plutôt excentrique, qui n'hésite pas à sortir des vacheries. Ayant connu des dizaines d'hommes, elle aura deux maris dont Max Ernst. On apprend qu'elle est mère de deux enfants. Un fils Sinbad qui a hérité de l'affreux nez Guggenheim, et une fille peintre Pegeen sa fierté. Evoluant parmi ses toilettes venant de Chanel, Balenciaga elle évoque ses aventures. Et parle d'une robe Dior parfaite pour faire une pipe.. Picasso n'a jamais voulu lui vendre un de ses tableaux, elle ne les méritait pas soi-disant.. Une soirée où l'humour et la passion de l'art s'entremêlent..
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Théâtre du Petit Montparnasse
31 rue de la Gaité Métro Gaité ou Edgar Quinet

mardi, 27 mars 2012

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Amphitryon 38

Principe du théâtre du Nord Ouest : choisir un auteur et réaliser tout un cycle autour de l'intégrale
de ses oeuvres. En ce moment jusqu'à fin juin c'est Jean Giraudoux qui est à l'honneur. Et parmi les spectacles présentés Amphytrion 38. Inspirée de la comédie latine de Plaute, cette pièce raconte comment Alcmène reine de Thèbes épouse d'Amphitryon est désirée et trompée par Jupiter.
Celui-ci est fasciné par la fidélité à toute épreuve qu'elle porte à son mari. Elle dit elle-même qu'elle préfèrerait se tuer plutôt que de tromper son mari. Troublé par cette honnêteté, il veut lui faire un enfant Hercule. Avec son complice Mercure, il envoie Amphitryon à la guerre et prend la forme humaine d'Amphitryon. Mercure fait croire à Alcmène que son mari va revenir le soir pour passer la nuit avec elle. Alcmène couchera en fait avec Jupiter sans se douter de quoi que ce soit.
C'est un beau spectacle dans une salle idéale pour de belles mises en scène avec un superbe escalier d'où débouchent les acteurs. Et où le public peut choisir de regarder la pièce de face ou sur le côté. Le texte est magnifique bien que Paul Claudel ait dit qu'il n'avait pu le lire jusqu'au bout à cause de son "ton égrillard et polisson". Les acteurs dans l'ensemble sont convaincants. Seul Amphitryon fait preuve d'un peu de fadeur et manque de présence.

Théâtre du Nord-Ouest 13 rue du Fbg-Montmartre
Agnès Figueras-Lenattier

vendredi, 04 novembre 2011

La compagnie Le Vent d'Est présente "Rue Ines Armand, Moscou. Chronique d'une adolescence ordinaire"

http://www.lentrepot.fr/

Ado Affiche Dates WEB.JPG

Rue Inès Armand, Moscou. Chronique d'une adolescence ordinaire
Authentiques correspondances d’adolescents russes du début des années 90

Lecture

Comme un fil rouge, les empreintes des douces pattes invisibles traversent la chronique documentaire de l’adolescence.

Les affrontements de la mafia ou la perestroïka gouvernementale avaient-ils de l’importance? Non, car c’était sur une autre planète, celle d’adultes. Quant à nous, remplis de rêves, et en dépit de tous les malheurs, on découvrait la vie en observant la beauté du ciel étoilé. La complicité avec les amis et les premiers amours étaient oh combien plus
importants que la fin du monde !

On riaient devant les films indiens, pleuraient en écoutant la musique du film « Professionnel », et se moquaient de la crise économique qui rendait la vie encore plus drôle par ses incohérences.

Les guerres éclataient, le système s’écroulait, les bombes tombaient, et nous on s’en foutait, car nous avions le coucher de soleil et un chat super héros !

Traduction et adaptation : Tatiana Karmanova
Avec : Amandine Barbotte, Lévy Blancard, Tatiana Karmanova, Paul-Émilien Rivière

 

GRATUIT

lundi, 13 juin 2011

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Love Letters 

 

A l’heure où Internet a mis presque fin à «  l’épistolaire », il était intéressant d’aller voir ce spectacle. Il raconte une correspondance entre Alexa et Thomas qui a commencé alors qu’ils avaient 8 ans. Et par la suite, ils n’ont jamais cessé de s’écrire. Et les voilà sur scène âgés d’une soixantaine d’années relisant pour nous les milliers de phrases qu’ils se sont adressées. Paroles d’écoliers, d’adolescents amoureux, d’adultes évoquant leur vie de famille, leur métier. Lui qui est tombé sous le charme d’Alexa alors qu’elle portait un affreux costume marin est devenu un républicain libéral se battant pour le droit des femmes. Elle qui petit dessinait tout le temps, notamment un kangourou sautant au-dessus d’un verre de jus d’orange ou un pot de chambre est devenue peintre. Que d’années ont passé et la complicité qui les unit, les sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre sont dépeints avec charme, tendresse, humour, et authentique simplicité. Tous deux font preuve d’une personnalité bien à eux. Elle est très nature, parfois un peu provocante et incisive verbalement. Lui est plus posé, plus doux. Cette pièce qui comporte à la fin un petit coup de théâtre a été traduite en plus de trente langues. Elle a valu à son auteur A.R. Gurney habitant à New York une renommée internationale. Et c’est vrai que dans un monde où le virtuel détient un pouvoir important l’idée est séduisante. On retourne à une ère antérieure où les êtres humains avaient  beaucoup plus recours au papier à lettre pour communiquer et confier leurs états d’âme. Autre époque qui peut en laisser certains nostalgiques et que A.R. Gurney a su faire ressurgir avec talent. Rien n’empêche d’ailleurs les quelques nostalgiques de rêver encore qu’ils reçoivent de belles lettres d’amour. C’est un peu habité par cette douce mélancolie que l’on ressort de cette attrayante soirée.. Le spectacle se joue jusqu’au 2 juillet et sera repris au Festival off d’Avignon du 8 au 31 juillet..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d’infos

Théâtre du Lucernaire 53 rue Notre Dame des Champs

Métro : Vavin ou Notre-Dame-des-Champs