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jeudi, 14 octobre 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Le dernier venu, le coltane

Deux bons spectacles sont à l'affiche en ce moment au théâtre de l'Essaïon. Le premier " Le dernier venu" raconte la rencontre entre un SDF quelque peu dépité et révolté et une petite fille. L'idée est venue à l'auteur Roger Défossez suite à une discussion  avec un SDF un jour où il attendait d'aller jouer " La cantatrice chauve" à la Huchette. Il n'a jamais revu cet homme mais en tout cas son imagination a pris son envol et une jolie pièce de théâtre est née. Alors que le SDF(Bernard Carpentier ) est en train de repriser une de ces chaussettes surgit une gamine (Guylaine Laliberté) sautant à la corde et intrigué par ce monsieur. La conversation s'installe et de là s'amorce une belle amitié. En huit tableaux vont survenir de fortes émotions, et les deux acolytes vont se mettre à gentiment délirer ensemble dans une atmosphère poétique et entraînante. Avec de la partie un humour corrosif et une mise en scène habile de Xavier Lemaire) mettant en relief la notion de rêve et de jeu. On prend plaisir à voir évoluer ces deux êtres l'un incarnant la dérision et l'autre l'innoncence enfantine. Le deuxième spectacle met en scène une joyeuse troupe pleine d'entrain et on nage dans la bonne humeur. C'est l'histoire de Paul Lenoir(Marc Pistolisi) pour qui tout va mal. Il est ruiné, sa femme veut le quitter et il a des problèmes d'entente avec son frère. Quant à sa secrétaire elle est très jolie et attire tous les regards. Un de ses amis géologue va lui annoncer que la maison de son frère contient un minerai très rare le coltane. Quoi de mieux pour remonter la pente financièrement  que de racheter cette maison . Il lui faudra en tout cas faire preuve de beaucoup de ruse. Y parviendra t-il? C'est le mystère que vous éluciderez si vous allez voir cette bande de comédiens qui interprètent tous un rôle bien à eux. Paul est très bon en homme nerveux et cherchant des solutions à tous ses problèmes. Il déploie une energie farouche et doit être bien fatigué après le spectacle. Les autres (Clément Rouault, Isabelle Jeanbrau, Sandra Velocia, Guillaume Destrem, Damien Cimma, Margaux Schramm Decroix,
Jérémy Malkhior) lui donnent tous bien la réplique et c'est une soirée où l'on rit volontiers et où on se détend.
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos
Théâtre de l'Essaïon 6 rue Pierre-au-Lard
Métro : Rambuteau ou Hôtel de Ville

jeudi, 23 septembre 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Les cahiers de Malte Laurids Brigge

Rainer Maria Rilke né à Prague en 1875 a écrit ces deux volumes de notes alors qu'il était devenu le secrétaire de Rodin. Ils ont été publiés en 1910. Dans ce journal intime à travers ce personnage dans lequel il se transfigure,  il raconte ses souvenirs, ses expériences, ses angoisses, ses joies  et songe souvent au passé. Il évoque également la poésie, la peur et analyse la mort sous de multiples formes. Bérengère Dautun qui a adapté l'oeuvre,  qui a mis en scène et qui joue la mère a choisi de mettre l'accent sur les relations qu'entretenait Rilke avec celle qui l'a mis au monde. Ils lisaient des contes ensemble, histoire de se faire une image en société mais avoue Rilke (Guillaume Bienvenu ) dans ce spectacle , ils n'aimaient les contes ni l'un ni l'autre. Ils avaient tous  deux une autre conception du merveilleux. Or cette vision du merveilleux, ils nous la font quelque peu partager à travers leur interprétation qui ne manque ni de charme ni d'élégance.  " Aimer c'est rayonner d'une lumière inépuisable dit la  mère et effectivement ils rayonnent car ils s'aiment ces deux là c'est incontestable. Habillés avec goût, ils nous  confessent leur  amour et se renvoient les phrases de manière rythmée et variée. Sont évoqués notamment la mort de la grand-mère, du chambellan, du chien de Rilke. A un moment donné comme il prend plaisir à le faire, Rilke à la fois lyrique et profond  évoque un personnage inconnu qu'il a croisé, le dépeint avec éloquence et se fond en lui. De temps à autre, une belle musique accentue l'atmosphère paisible et envoûtante de la soirée. Les deux comédiens au début plutôt placides s'animent au fur et à mesure du déroulement de la pièce. Ils adoptent alors un ton plus passionné et plus violent donnant encore plus de vie à l'adaptation. Pour accompagner les descriptions, ils jouent parfois lascivement avec leurs mains accentuant ainsi astucieusement ce qu'ils veulent dire. Bref c'est un duo enchanteur et qu'on écoute avec grand plaisir..
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos
Théâtre petit Hébertot 78 bis bd des Batignolles
Métro : Rome ou Villiers

 

jeudi, 16 septembre 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Solness le constructeur

Henrik Ibsen a écrit cette pièce en 1892 dont voici le sujet. Haivard Solness est un constructeur très célèbre qui a
peur de se faire détrôner par des plus jeunes. Un jour au cours d'une réception, il promet à Hilde une jeune enfant de 12 ans en admiration devant lui de la choisir pour princesse et de lui donner un royaume. Quelques années plus tard ils se rencontrent à nouveau, et Solness se confie à elle. En fait, sa fortune a commencé le jour où un incendie a détruit la maison natale de sa femme tuant leurs deux enfants. Or Solness désirant que cette vieille maison brûle pour pouvoir en construire une nouvelle n'avait pas réparé une fente de la cheminée. Mais en réalité l'incendie provient d'une autre cause ce qui remet en question l'importance de sa responsabilité. Est-elle atténuée ou pas? En tout cas il se sent coupable. Quoi qu'il en soit Hilde aura t-elle son château? Adapté  par Martine Dolleans, ce spectacle est mis en scène par Hans Peter Cloos assisté de Camille Pawlotsky qui contrairement à la majorité considère cette pièce comme une comédie. " Toutes les étiquettes que l'on a pu attribuer par le passé à l'oeuvre d'Ibsen telles que désespérée, sombre, pessimiste, sont à mon sens, erronées. En réalité, Ibsen plonge son regard dans les profondeurs de l'existence humaine avec humour et c'est cet humour même qui le sauve, et nous sauve. On peut lire la pièce, bien sûr comme la tragédie d'un homme, en pleine maturité, au faîte de sa carrière, mais sur le point de tout perdre et  qui s'isole dans une paranoïa autodestructrice. Je préfère la voir plutôt comme une comédie : un homme en pleine crise de la cinquantaine effrayé par l'énergie et la beauté des jeunes qu'il entraîne dans son sillage, perdu entre ses maîtresses et l'exigence de sa femme et qui en plus, tombe raide amoureux d'une femme très jeune, vraiment très jeune"..Hans Peter Cloos a insisté sur le concept du désir, et sa vision de la pièce donne un Jacques Weber à la fois autoritaire, fragile,  séducteur et une Mélanie Doutey (Hilde ) charmeuse et déterminée. Pour sa deuxième apparition  sur les planches, elle ne déçoit pas et donne aisément la réplique à Jacques Weber qui comme à son habitude en impose  par sa présence et sa forte personnalité. Quant aux  autres acteurs( Edith Scob, Jacques Marchand, Thibault Lacroix, Nathalie Niel,
Sava Lolov ),ils sont bien dans la lignée de l'esprit du spectacle. Une soirée intéressante où l'on se laisse charmer par les représentants d'Ibsen ..
Agnès Figueras-Lenattier
Théâtre Hebertot 78 bis Bd des Batignolles
Métro : Rome, Villiers

jeudi, 09 septembre 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Les aventures d'Octave


Qui est Octave autour de qui tourne toute l'histoire? Mystère! Un indice cependant: c'est grâce au vendeur du Bricorama d'Argenton sur Creuse qu'on entend parler de lui. En tout cas le père René et son fils Antoine s'en soucient drôlement. Il fera même l'objet d'un livre " Les aventures d'Octave" qui deviendra un succès mondial.. C'est Alain Payen l'auteur et l'interprète du spectacle. Il nous fait revivre par le biais de fréquents jeux de mots, avec un certain humour et au moyen d'objets de toutes sortes sa relation avec son père de son enfance à aujourd'hui. Divers personnages et situations se succèdent alors qu'il tourne en rond 30 minutes par jour autour d'un parc. Il fait douze tours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre et passe en revue les différentes personnes qui ont peuplé son existence. Il y a d'abord son père délaissé par sa femme qui fait tout le temps la vaisselle et qui aura ensuite deux femmes dans sa vie. Une banquière aux gros seins et une certaine
Caroline bi-sexuelle plate comme une limande. Une mère mais qu'il décrit très brièvement prof de gym à la belle plastique et sèche comme une trique. Et puis des hollandais, des moines, des éboueurs, un pédiatre, un passionné de botanique, Georges Braque, Robert l'éditeur. Bref, il y a de quoi faire.. Dans ce spectacle, Alain Payen fait preuve d'une certaine imagination et son inventivité nous permet de passer une heure agréable en sa compagnie. On peut même rire ou du moins sourire allègrement...
Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos:
Le Guichet Montparnasse 15 rue du Maine
Métro: Edgar Quinet

jeudi, 02 septembre 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

La pleurante des rues de Prague

Imaginez une femme sans nom, sans âge, sans visage, à la haute stature , à la démarche claudicante qui tout d'un coup s'engouffre dans un livre à la manière du vent. Cette femme c'est celle avec qui vous avez rendez-vous si vous allez voir ce beau spectacle qui bénéficie du soutien de l'Ambassade de la République tchèque et du Centre tchèque. L'auteur Sylvie Germain docteur ès philosophie qui a vécu 7 années à Prague a reçu de nombreux prix littéraires pour plusieurs de ses romans. Et cela n'a rien d'étonnant vu sa belle plume et la richesse de son vocabulaire et de ses phrases. Avec quelle grâce dans le verbe elle parle de cette géante incorporelle dont elle dit qu'elle est  l'émanation d'une commune douleur errant dans les rues de Prague.. Tout en évoquant l'atmosphère des rues de  cette ville et l'ambiance en fonction du temps qu'il fait, l'auteur imagine cette femme lors de différentes scènes.  Elle passe, disparaît, revient avec son chuchotis de larmes puis repart tout ceci de manière mystérieuse et envoûtante. Qu'il est beau ce passage où elle croise un cygne sur son chemin.. Il faut dire également que 'actrice Claire Ruppli est rayonnante dans son rôle ne faisant qu'accentuer le charme de l'écriture. Sa voix est agréable, forte, et sa diction impeccable. Accompagnée de fréquents jeux de lumière, elle est tantôt pathétique, tantôt plus légère et frêle, et on a le sentiment d'avoir en face de soi une vision fugace et dont les multiples  facettes retiennent toute notre attention. Bref si vous aimez la belle langue, et la belle interprétation vous serez tout sauf déçu par ce spectacle. 
Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos
Théâtre les Déchargeurs 3 rue des Déchargeurs
Métro : Châtelet

15:23 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : douleur, vision, fugacité

lundi, 09 août 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Les frères Taloche

Comme ils sont complémentaires ces deux frères et cette harmonie entre eux donne un spectacle où l'alacrité règne en maîtresse...Entre les mimiques irrésistibles de l'un (Vincent )  et l'agilité rigolote de l'autre ( Bruno ) on ne sait plus où donner de la tête tellement le rire fait partie intégrante de la soirée. Ces deux comédiens qui rejoignent  la clownerie varient bien leurs sketches utilisant parfois beaucoup la parole, parfois pas du tout. Ils ont une sacré pêche et nous la communiquent avec énergie. Adroits avec leur corps, ils ont recours à des dialogues amusants et parfois à des accessoires originaux tel un énorme poivrier. Leur manière de se servir des ballons, d'une raquette et d'une balle de tennis est particulièrement drôle.  Ils nous transportent  sur une plage, où ils s'exercent à diverses facéties. Ou encore dans une salle  de restaurant où le serveur est comique de par son son sans-gêne. Lors d'un entracte ou d'un enterrement. Un enterrement qui donne lieu à de bons quiproquos.. Le  repas amoureux qui tourne mal repose sur des jeux de physionomies complices et hilarants. Bref, nos deux compères ne manquent pas d'humour ni de talent et l'on ressent chez eux un énorme plaisir à communiquer avec le public. Tout ceci est bon pour les zygomatiques et l'on ressort de là de bonne humeur et avec l'envie de s'en donner encore à coeur joie.. Attention aux spectateurs des premiers rangs!...
Agnès Figueras-Lenattier

PLus d'infos :
Théâtre de la Gaité Montparnasse
26 rue de la gaité
Métro : Edgar Quinet, Gaité,

lundi, 07 juin 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIV

Je t'aime

" C'est épouvantable des gens qui s'aiment pour des gens qui ne s'aiment pas". Cette phrase résume bien l'esprit de la pièce de Sacha Guitry qui évoque un homme qui rencontre une femme au cours d'un concert et qui en tombe amoureux. Après avoir pretexté une invitation à dîner avec des amis communs, il se retrouve seul avec elle. Il lui fait la cour, lui déclare son amour et elle lui rend la pareille. Ils se marient, vivent un vrai bonheur sans jamais se disputer. Ils vont être entourés de bourgeoix jalaoux,et leurs amis les plus proches vont médire sur leur compte. Cette pièce jouée pour la première fois en octobre 1920 représente la jolie déclaration d'amour de l'auteur à Yvonne Printemps. Les répliques sont brillantes, spirituelles, acerbes et les comédiens harmonieusement habillés dans le style de l'époque font revivre avec brio le ton astucieux et délicieux de cette pièce. Ceci en compagnie  d'intermèdes musicaux, et avec pour décor un lit, un canapé, une coiffeuse, une belle vaisselle,et de somptueuses roses..
 Pour le metteur en scène Eric-Gaston Lorvoire " Je t'aime" est un cadeau qui se respecte car c'est toute une ode au  théâtre. Une célébration. Et ça se sent car on devine à travers une mise en scène gaie et subtile qu'Eric-Gaston Lorvoire  a pris un grand plaisir à monter ce spectacle et a communiquer ce plaisir à ses comédiens. La fin montre finalement qu'n dépit de la méchanceté que peuvent déployer les autres on a malgré tout besoin d'eux. Et un point d'interrogation sur le futur de ce couple subsiste..Un spectacle attrayant et qui donne l'occasion de découvrir  une pièce un peu différente de celles de Guitry en général.
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Théâtre 14 20 avenue Marc Sangnier
Métro : Porte de Vanves
 

16:37 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, bonheur, jalousie

jeudi, 27 mai 2010

Collision

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè

Beau texte, belle interprétation pour cette pièce écrite par Françis Farley auteur de plusieurs pièces de théâtre et de romans à succès. Elle est interprétée par trois bons comédiens Yann Pradal dans le rôle du père, Céline Lo Presti dans celui de la fille et Isabelle Jeanbreau dans celui d'une inconnue qui a perdu la mémoire. L'histoire est la suivante : Un homme qui a abandonné sa fille à l'âge de 4 ans est convoqué par la police pour venir chercher sa progéniture en garde à vue. Celle-ci a juste fumé quelques pétards avec des amis dans un square et s'est endormie avec un peu d'herbe sur elle. Va s'ensuivre alors une découverte progressive entre le père et la fille qui vont déambuler dans Paris histoire de faire connaissance. Le dialogue ne sera pas toujours facile entre un père maladroit et alcoolique mais tendre et une toute jeune adulte de 18 ans à la recherche de son identité. Mais à force de persévérance, un face à face finalement assez profond et essentiellement basé sur le passé verra le jour. Jusqu'au moment où une femme paumée voulant se jeter dans la Seine viendra déranger leur relation. La pièce laisse par moment filtrer un certain humour notamment grâce au jeu d'Isabelle Jeanbreau  personnage quelque peu déséquilibré qui pète un cable. Les trois acteurs sont en harmonie et c'est surtout sur Yann Pradal que repose l'énigme. Une note d'espoir terminera finalement cette pièce attachante . Se rendre sur place sera l'occasion d'assister à un spectacle  agréable et de passer une bonne soirée en compagnie d' une mise en scène de l'auteur qui fait la part belle à la fois à l'écriture et au jeu intelligent des comédiens..
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos :
Théâtre de l'Essaion 6 rue Pierre-au-Lard
Métro : Rambuteau ou Hôtel de Ville

mercredi, 31 mars 2010

Une femme voilée au Théâtre de la Cité

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jeudi, 25 mars 2010

Rendez-vous théâtre avec l'oeil éclairé d'Agnès notre critique du XIVè-

Les justes
La belle et dernière pièce d'Albert Camus est à l'affiche en ce moment et c'est un vrai plaisir pour les oreilles et les yeux.Il s'agit de cinq terroristes  qui veulent tuer le grand duc Serge et en finir avec le despotisme."Tous mes personnages ont réellement existé et se sont conduits comme je le dis" explique l'auteur. L'action se passe en Russie au début du dernier siècle et au départ l'écrivain voulait intituler sa pièce " La corde" ou " Les innocents coupables".C'est Kaliayev qui doit lancer la bombe mais au moment de la jeter il aperçoit  dans la calèche les neveux du grand duc et il revient sur sa décision. L'attentat est remis malgré Stépan qui estime que la terreur ne convient pas aux délicats.Pourla seule femme Dora il existe au contraire des limites. Quelques jours plus tard, Kaliayev tue le grand duc. Arrêté, se repentira t-il? Dénoncera t-il ses amis? En tout cas,la visite de la grande duchesse qui veut le grâcier et les menaces du  directeur du département de police l'y inciteront. Mais..Le metteur en scène Stanislas Nordey a souhaité que le décor soit conçu plutôt comme un espace, avec des costumes d'époque.Sa mise en scène est superbe, et les acteurs dont Emmanuelle Béart qui retrouve les planches depuis longtemps délaissées se fondent les uns dans les autres.Ils se déplacent beaucoup sur la scène et avec synchronicité. Leur diction est excellente et ils jouent juste. Dans cette pièce Albert Camus pose la question de savoir jusqu'où on peut aller et grâce à ce spectacle intelligent et bien conçu, on se pose la même question. On réfléchit, on analyse, et le but d'Albert Camus est sans doute assez bien respecté..
Agnès Figueras-Lenattier
Plus d'infos:
Théâtre de la Colline 15 rue Malte-Brun
Métro : Gambetta