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vendredi, 01 juillet 2016

Scènes de la vie impressionniste

Le Musée des Beaux-Arts de Rouen où Monet a exposé dès 1872 le portrait de sa femme Camille, possède une importante collection de peintures, sculptures, dessins et objets d'art provenant de toutes les écoles du XVè siècle à nos jours. A l'occasion du 3ème festival Normandie Impressionniste, ce musée présente jusqu'au 26 septembre une facette de l'impressionnisme un peu différente. On peut y découvrir plus d'une centaine de peintures, des photographies, des dessins, des sculptures et des correspondances. Sont exposés des caricatures de Monet lorsqu'il était jeune en particulier le notaire Léon Manchon, des portraits de famille, d'artistes,  d'amies ou  d'amantes.

De jolies scènes de lecture enchantent le regard comme " Jeune fille lisant une lettre" d'Otto Scholderer ou " Intérieur, femme lisant" de Gustave Caillebotte. L'on peut admirer Julie Manet peinte par son oncle Edouard Manet et par sa mère Berthe Morisot. Comme " la jeune fille au lévrier", animal offert à Julie par Stéphane Mallarmé. Les proches des peintres ou des anonymes sont peints dans leurs intérieurs avec par exemple " La tasse de thé" de Mary Cassat.

On peut également contempler des lieux de vie comme les cafés, les salons. Ainsi peut-on observer la seule scène de café peinte par Caillebotte, un client solitaire dont c'est la 5ème consommation. Le thème de l'enfance avec la place de l'enfant au sein de la famille est largement représenté. A noter par exemple le portrait que Monet a réalisé de son fils sur son cheval mécanique. Ou une des nombreuses scènes de maternité de Berthe Morisot" " Le berceau" qui représente sa sœur entrain de veiller sur sa fille Blanche endormie.

Quant au catalogue édité pour cet événement, il évoque en plus des impressionnistes les plus illustres, des peintres moins connus comme Bartholomé, Gonzalès, Grün, etc. Englobant des photographies, des manuscrits et des sculptures, il permet d'approfondir notre connaissance de tous ces artistes. Les lettres de Caillebotte à Camille Pissaro, de Gauguin à Emile Bernard, ou de Degas éveillent notre curiosité. Il est amusant de revoir des sculptures présentes dans l'exposition comme Degas à 50 ans et à 72 ans. Avec tout d'abord l'exposition, puis la lecture du catalogue, l'on s'enrichit énormément, et nos yeux prennent grand plaisir à admirer toutes ces beautés

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos Musée des Beaux-Arts de Rouen esplanade Marcel Duchamp 02-35-71-28-40

samedi, 28 mai 2016

Jean Genet L'échappée belle

En ce moment à Fort Saint-Jean se déroule une exposition sur l'écrivain Jean Genet ( 1910-1986) jusqu'au 18 juillet. A cette occasion est sorti un catalogue " Jean Genet l'échappée belle" chez Gallimard en coédition avec le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée. On se rend compte à travers cet ouvrage du grand intérêt de l'auteur pour la Méditérranée. Trois de ses œuvres citées ici "Journal du voleur", " Les paravents", " Un captif amoureux" en témoignent largement.

Vagabond et déserteur, protégé par Cocteau, mis en scène par Jouvet, étudié par Sartre et Derrida, Jean Genet a admiré un seul homme dans sa vie : Alberto Giacometti. Sa relation avec ce peintre et sculpteur est ici détaillée avec précision.

Riche, très documenté, ce livre en apprend beaucoup sur Jean Genet qui exécrait la France et qui a fini à la prison militaire du fort Saint-Nicolas de Marseille. Voyageant avec de faux papiers, il commence son œuvre à 32 ans en cellule. Il en sortira grâce à l'écriture, et ne cessera de déambuler. Soldat dans les année 30, témoin des massacres au Liban, il s'engagera profondément dans le militantisme. C'est notamment ce que montre son œuvre " Un captif amoureux".

Homosexuel, marginal, faisant l'éloge de la solitude qu'il considère comme un impératif moral et esthétique, il sera enterré au Maroc. Une photo de sa tombe est d'ailleurs exposée ici. Autres documents contenus dans cet ouvrage : ses manuscrits, des archives de son travail avec Roger Blin et André Jacquart, 130 illustrations, , ses publications dans la presse, des extraits de ses œuvres, des documents produits de son vivant (lettres de sa mère à l'Assistance publique, lettres de Genet, lettres d'un médecin évoquant un certain degré de débilité de Genet… ). Vraiment un beau panorama de la personnalité et de l'œuvre de Genet…

Agnès Figueras-Lenattier

 

mardi, 01 mars 2016

Modigliani au musée du LAM

 

Tout près de Lille, ville qui fut d'abord une île aux multiples canaux et qui devint française lors du règne de Louis XIV, se trouve la ville de Villeneuve d'Ascq. Celle-ci dotée d'une belle mairie et d'une splendide église abrite en ce moment une exposition sur Modigliani (1884-1920). Lors de cette rétrospective, on peut observer l'importance de la sculpture dans l'œuvre du peintre avec notamment ses premières cariatides inspirées de l'Egypte antique. L'art khmer l'influença également.

Après les années de guerre, il se remet surtout à faire des portraits tout à fait novateurs. Trois artistes de l'Europe centrale Moïse Kisling, Pinchus Krémègne et tout particulièrement Chaïm Soutine occupent une place importante dans sa vie. Aidé dès 1916, par le poète d'origine polonaise Léopold Zborowski, il peint aussi bien des personnalités du monde de l'art que des anonymes. Jeanne Hébuterne la mère de sa fille fait partie de ses modèles privilégiés. Sa vie fut constituée de seulement 12 ans de création, mais quelle belle exploitation de ce laps de temps finalement assez court. Il meurt le 24 janvier à 36 ans d'une méningite tuberculeuse. Jeanne de nouveau enceinte, met fin à ses jours 2 jours après…

Parmi les œuvres exposées au Musée du Lam, le portrait de Zborowski, de Roger Dutilleul qui achètera plusieurs tableaux du peintre. Des têtes de femme, de magnifiques nus, et de jolies peintures comme la " jeune fille brune assise" ou la " femme assise à la robe bleue"..

Dans cette exposition, le style bien particulier de Modigliani se profile nettement. C'est surtout l'artiste plus que l'homme que l'on découvre ici avec des aspects cachés de son œuvre... L'on voit les influences qu'ils a subies particulièrement celle de Cézanne, et les diverses aides dont il a bénéficiées.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos : 
Le LAM 1 Allée du Musée à Villeneuve d'Ascq

0320196868

 

 

jeudi, 24 septembre 2015

Nouhaila el Majidi & Lina el Oufir à la Cité Internationale Universitaire de Paris

À l’invitation du directeur de la Maison du Maroc, M. Mohamed Kouam, la Maison des étudiants canadiens (MeC) accueille l’exposition de deux jeunes Marocaines, Lina El Oufir et Nouhaila El Majidi. Ce projet voit le jour dans le cadre de la coopération existante entre la MeC et la Maison du Maroc de la Cité internationale universitaire de paris (Ciup).

Exposition Nouhaila el Majidi et Lina el OufirCes jeunes artistes ont séjourné quelque temps sur le continent américain, ce que reflètent directement plusieurs des œuvres exposées, qu’elles soient figuratives ou abstraites. Après avoir été présentées en juillet 2015 à la Villa des arts de Casablanca, elles arrivent maintenant pour une exposition temporaire à la Maison des étudiants canadiens,  constituant en quelque sorte un pont entre les cultures et les continents.

Nouhaila El Majidi et Lina El Oufir, une fraîcheur et un sens chromatique intuitif

Si les deux exposantes ont été formées chez un même professeur de peinture, elles ont déjà deux façons de pratiquer la peinture qui dénotent des tempéraments distincts avec néanmoins un trait commun : la passion et le plaisir de la peinture. Dans la préface du catalogue d’exposition, le critique d’art marocain Abderrahman Ajbour écrit : « Nouhaïla El Majidi et Lina El Oufir cheminent dans le monde de l’art avec comme seule fin : le plaisir de peindre. Elles sont reconnaissantes au travail d’apprentissage en atelier. Elles savent la valeur d’un geste plastique décisif. Elles connaissent le sens de l’étude des œuvres. Elles rendent hommage à des prédécesseurs de renommée. Et la fluidité de certaines de leurs compositions suppose l’aisance enjouée avec laquelle elles les ont réalisées. Elles ont vécu l’acte de peindre comme Jeu et Enjeu, comme découverte et ravissement. »

Exerçant une peinture résolument figurative, Nouhaila El Majidi peint des tableaux qui expriment une démarche originale. Elle s’empare du monde extérieur avec une préférence pour le couvert végétal. D’une touche à la fois réaliste et impressionniste, les toiles de Nouhaila El Majidi se distinguent par une maîtrise des couleurs vives et des harmonies.

Lina El Oufir, quant à elle, mêle souvent dans ses peintures abstraction et figuration. Elle n’établit pas de limites à l’expression artistique et pratique en toute liberté la peinture sans aucune contrainte au regard du sujet à traiter.

Il y a toujours un aspect frais chez les jeunes talents qui pratiquent sans prétention la peinture. Nouhaila El Majidi et Lina El Oufir nous plongent dans le plaisir de peindre qui a partie liée avec l’enfance de l’art.

Romain Lep.

Plus d'info :

+ Deuxième plus vieille maison de la CIUP, la Maison des étudiants canadiens fêtera l’an prochain son 90e anniversaire et souhaite, dans ce contexte, devenir de plus en plus un lieu d’échanges culturels par l’accueil de diverses manifestations artistiques. L’exposition des peintures de Lina El Oufir et de Nouhaila El Majidi s’inscrit dans cette perspective.
+ Cité Internationale Universitaire de Paris - 31, boulevard Jourdan, 75014 paris.
+ Exposition du 19 Septembre eu 29 Septembre 2015.

vendredi, 21 janvier 2011

Exposition Claudie Barral

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Exposition Claudie Barral, Huile sur toiles      

Vernissage le Mercredi 26 janvier à partir de 18h

Claudie Barral vit en altitude, au sommet des Alpes. Son oeuvre entière se décline dans l'événement de la lumière et la force du tempérament. Son travail habite l'éblouissement des choses et possède le secret de leur réserve. La palette de ce grand coloriste est d'une subtile discrétion; elle peint au couteau avec des pigments en tube.

Du mercredi 26 janvier au dimanche 20 mars 2011 dans la galerie, ouverte du lundi au vendredi de 10h à 19h. Entrée libre.

Plus d'information sur le site de l'entrepôt : www.lentrepot.fr

samedi, 11 septembre 2010

Parcours des Mondes

Cette année encore le Parcours des mondes anime le quartier Saint Germain, la majorité des galeries d'arts premiers - africain,Paris 14 Parcours des Mondes Nigeria Namji 188.jpg

océanien, eskimo, Paris 14 Parcours des Mondes Nunavut 131.jpgaustralien ou asiatique - du quartier participent  à l'opération. Elles sont rejointes également des marchands internationaux (américains, anglais, belges...) ou de province, qui pour l'occasion, louent les espaces des galeries habituellement consacrées à l'art moderne ou contemporain.

Paris 14 Parcours des Mondes Kachina 136.jpg

Une occasion exceptionnelle de voir des trésors,.mais un regret : que seules des galeries étrangères prennent le soin de faire des cartels explicatifs qui permettent au visiteur, amateur mais non spécialiste, d'avoir des éléments de localisation des œuvres.

Paris 14 Parcours des Mondes _ Masque-Dan-Cote d Ivoire.jpgParis 14 Parcours des Mondes _ Masque de ceinture, Edo, royaume de Benin, Nigeria. 17e siecle.jpgParis 14 Parcours des Mondes _ Masque, Ouest du Nepal.jpg

 

 

 

 

 




Masque Dan, Côte d'Ivoire.
Bois à patine brun‐noir laquée et d'usage, pigments, métal.H.: 23 cm
Photo © Hughes Dubois
Présenté par la Galerie Alain Bovis,Paris

Masque de ceinture, Edo, royaume de Bénin, Nigeria. XVII siècle.
Laiton. H. : 19 cm.
Ex coll. Webster, Mayer, Heinrich
Photo © Hughes Dubois
Présenté par la Galerie Jacques Germain, Montréal

Masque, Ouest du Népal.
Photo © Hughes Dubois
Présenté par Renaud Vanuxem, Paris

PARCOURS DES MONDES - quartier des Beaux Arts Saint Germain des Prés - jusqu'à Dimanche 12 septembre ( 11 h -17 h)

mardi, 31 août 2010

En mai, fais ce qu’il te plaît

Cette exposition réunit onze artistes français et européens, chacun présente une œuvre en résonance avec le musée, ses collections et ses espaces dans le lieu de son choix.

Sculptures, installations, films, photographies et peintures investissent l'ensemble des salles ainsi que le jardin. Si certaines œuvres peuvent laisser dubitatif ou indifférents, 3 créateurs s'en détachent.

Sous les arcades donnant sur le jardin l'installation Questions de Christian Boltanski s'emploie à faire ressurgir le souvenir d'une mémoire individuelle et collective. Composée de dix chaises dépareillées en bois équipées de haut-parleurs. Chaises « parlantes » qui lorsque le visiteur s'assied lui posent par la voix de l'artiste les questions existentielles dont Boltanski est coutumier : "Quels sont tes désirs ?", "Quelle sera ta mort ?", "As-tu des remords ?" "Qu'as-tu fait de ta vie ?"

paris14 Orlan - En mai fais ce qu'il te plaît !.jpgEn écho aux drapés si nombreux dans l'œuvre de Bourdelle, Orlan présente 3 grands volumes abstraits de drapés baroques qui dominent la rotonde.

 

Jannis Kounellis l'un des représentant majeur de l'arte povera expose Sans titre suite de piédestaux en aluminium supportant chacun un ballot de tissu noir, enfermant du charbon. KOUNELLISparis14 Kounellis - En mai fais ce qu'il te plaît !.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais, si on ne devait voir qu'une seule chose ce serait L'île au trésor

paris14 Claude Lévêque - En mai fais ce qu'il te plaît ! 108.jpg de Claude Lévêque qui entraîne le visiteur à la découverte du sous-sol dans la réserve les moules du musée. Dans une semi obscurité colorée le visiteur déambule comme dans des catacombes renfermant des sarcophages. Deux sons scandent cette promenade : le bruit assourdissant de la chute d'une statue et le glas. Surgissent par endroit des fragments de sculptures ponctués (avec humour) par une lumière jaune. L'atmosphère de ce lieu est indescriptible.....paris14 Claude Lévêque - En mai fais ce qu'il te plaît ! 32.jpg

Même si l'art contemporain vous est indifférent, c'est une occasion unique de voir cet endroit qui est toujours fermé au public. De surcroît votre « guide » pour cette visite est un enthousiaste qui vous fera partager sa passion.

© Photos Amélie Textiles

« En mai, fais ce qu'il te plaît ! » jusqu'au 19 septembre 2010.
Musée Bourdelle - 18, rue Antoine Bourdelle, Paris 15e - http://www.parismusees.com/enmai/

 

samedi, 21 août 2010

SAINT LAURENT AU PETIT PALAIS

La superbe exposition du Petit Palais passe en revue (en 307 modèles) la carrière de Saint Laurent, depuis ses débuts chez Dior avec la collection « Trapèze » jusqu'à la splendeur des robes du soir du dernier défilé de 2002. paris14 Yves Saint Laurent - HC1969E.jpg

En 40 ans de création Yves Saint Laurent a révolutionné la garde-robe de la femme notamment par des emprunts au vestiaire masculin : le smoking, le tailleur pantalon, le caban et la saharienne.

« À bas le Ritz, vive la rue ! » dira-t-il un jour. Chanel a donné la liberté aux femmes. Yves Saint Laurent leur donne le pouvoir.

L'émouvante reconstitution de son bureau si simple, l'extraordinaire présentation de la collection réalisée pour le Bal Proust (1971) mériteraient à elles seules une visite.

Vous vous promenerez à travers les collections mythiques. Celle (1971) inspirées par les années 40 qui, si elle fit scandale, fût immédiatement adoptée par  la rue et ce sera les débuts du style « Retro ». Les collections inspirées de ses voyages imaginaires : (Russie, Chine, Inde, Espagne, Japon, Afrique et Maroc) et son dialogue avec l'Art (Mondrian, Picasso, Matisse, Van Gogh)

Yves Saint Laurent - qui détestait voyager - propose un véritable tour du monde de silhouettes, couleurs et textures Comment imaginer que sa collection intitulée « Bambara » : résilles perlées, transparences et seins coniques date de 1967

Vous pourrez sourire en regardant la bande dessinée qu'il a créé : La vilaine Lulu

paris14 Yves Saint Laurent - AH1983.jpgL'avant dernière salle célèbre les robes du soir à la façon de Visconti, robes de soie, satin, dentelle 68 modèles éblouissants dans un espace hors du temps.Dans ce dernier bal défilent les robes d'une haute couture nostalgique de sa splendeur.

Sur le mur du fond, du sol au plafond, sont rassemblées les plus célèbres déclinaisons du fameux smoking  au féminin.

L'exposition se clôture sur un document de travail du couturier : un couloir tapissé des feuillets de coloris utilisés par le couturier, Un incroyable arc-en-ciel...

paris 14 Saint Laurent 2.jpgjusqu'au 29 août Petit Palais av Winston Churchill www.petitpalais.paris.fr/

 

Si vous ne voulez pas rater l'expositon de l'été :nocturne exceptionnelle
Samedi 28 août (avant dernier jour) de 18 h 30 à minuit.

 

Photos Collections YSL © Alexandre Guirkinger

 

vendredi, 13 août 2010

Willy Ronis, Une poétique de l'engagement à la Monnaie de Paris

paris 14 Willy Ronis 04.jpg

« La photographie c’est l’émotion » : ainsi s’exprimait Willy Ronis, ce grand photographe qui fut, avec entre autres Doisneau et Izis, l’un des meilleurs et des derniers représentants du courant humaniste français

Ces 150 photographies célèbres ou inédites mythiques ou oubliées nous montrent les images un peu nostalgiques d’un Paris oublié, mais aussi des images de voyages, notamment en Europe de l’Est, où l’artiste s’est intéressé au monde ouvrier. Son travail fait alors écho à ses convictions communistes

Né en 1910 à Paris, il réalise son premier cliché à l'âge de 16 ans, avec un Kodak 6,5 x 11 cm que lui a offert son père mais la photo de studio l'ennuie, il préfère l'extérieur, la rue.

Il commence à photographier Paris au cours de ses déambulations poétiques, ses ouvriers et ses clochards, son pavé luisant la nuit, les mouvements sociaux. Pendant le Front Populaire, en 1936, Willy Ronis publie ses premiers reportages sur les mouvements sociaux

Il intègre, en 1946, la première équipe de l'agence Rapho avec Robert Doisneau, Brassaï, Boubat. A partir de 1947, Ronis se passionne pour Paris ses rues, les badauds, les enfants, les scènes de la vie de tous les jours, les quartiers populaires de Belleville et de Ménilmontant, les marchés aux Puces.


paris 14 Willy Ronis 07.jpeg

Il métamorphose un instant de banalité éphémère en un cliché immorter de New York à Praque en passant par Londres, la Hollande, Venise... Ronis a promené son regard discret et lucide dans le monde entier. Chaque cliché est une immersion dans les traditions, les habitudes et les environnements propres à chaque pays.


« Faire la photo d’abord, réfléchir ensuite – si j’en ai le temps – ou penser aussitôt après que j’ai peut-être déclenché trop vite et voir si je peux recommencer, en mieux. Surtout ne jamais perdre du temps à peser soigneusement ceci ou cela. »

paris 14 Willy Ronis 20.jpeg

jusqu’au 22 août 2010

Monnaie de Paris - 11 Quai de Conti - 75006 Paris

www.monnaiedeparis.fr

Photos Willy RONIS © Ministère de la Culture et de la Communication

mercredi, 04 août 2010

BOUTONS Phénomène artistique, historique et culturel

 

Habitué des Puces de Vanves, Loïc Allio présente à l'occasion de l'exposition BOUTONS Phénomène artistique, historique et culturel une partie (1.500 boutons) de sa formidable collection (qui en compte près de 10.000 !)Paris14 Boutons Le premier bouton 9.jpg

Dans deux premières salles de l'exposition , une sélection de pièces rares ( des 5 continents, de toutes époques toutes matières), dont un bouton en bronze vieux de 2 500 ans originaire de Mongolie, le plus petit et le plus gros boutons du monde, des pièces du XVIIIe siècle utilisées par des contrebandiers et des révolutionnaires pour dissimuler des messages secrets, Paris14 Boutons Révolution française 23.jpgdes boutons haute couture de créateurs comme Elsa Schiaparelli et Paul Poiret, et des oeuvres d'artistes tels Sonia Delaunay, Giacometti, Maurice de Vlaminck, René Lalique et Matta.

Les boutons de Loïc Allio sont présentés avec beaucoup de raffinement et ses cartels apportent beaucoup de précisions sur ces minuscules merveilles. En effet, insignifiants en apparence, les boutons sont les reflets de leurs époque.

Paris14 Boutons Matières 35.jpgAucun matériau n'est étranger au bouton, nacre (classique) bronze, bois, jade, céramique, pierres ou métaux précieux, du diamant à la croûte de pain en passant par la peau d'éléphant !

La haute couture a été une grande « consommatrice » de boutons. Elsa Schiapparelli notamment qui n'hésitait devant rien au niveau de l'originalité.

Deux autres salles sont consacrées à la collection de la boutique Tender Buttons de New York.

 

La Fondation Mona Bismarck a aussi rassemblé quelques artistes contemporains dont le travail s'articule autour des boutons : Clare Graham, Lisa Kokin, Lauren Lévy, Amalia Amaki, Elvy Billy, Penalope Leaver Green.

 

Ne suivez pas le conseil de l'irrésistible Petit Gibus dans le film "La Guerre de boutons" tourné par Yves Robert Paris14 la-guerre-des-boutons.jpgqui, après s'être fait arracher tous les boutons de sa culotte, s'exclamait "si j'avais su, j'aurai pas venu !".

 

jusqu'au 14 août

Mona Bismarck Foundation 34, avenue de New York 75116 Paris

http://www.monabismarck.org/