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vendredi, 17 juin 2016

Apollinaire au Musée de l'Orangerie

" Apollinaire le regard du poète" exposition située au Musée de l'Orangerie parle de cette célébrité surtout durant la période de 1902 à 1918. C'est l'époque où il s'imposa progressivement comme critique d'art devenant un témoin important de l'art de son temps. Passionné d'art africain, il devient un ami intime de Picasso. On se rend compte de leur goût commun pour l'érotisme, et l'on a un bon aperçu de leurs échanges (poèmes, cartes postales, lettres, dessins, caricatures).

Egalement proche de Paul Guillaume et d'Alfred Jarry, Apollinaire fondateur de la revue " Les soirées de Paris" portait un vif intérêt aux affiches publicitaires, au théâtre, au cinéma, au cirque. Quelques-uns de ses calligrammes (il est l'inventeur du mot), sont exposés, et l'histoire de la mise en scène de sa pièce " Les Mamelles de Tirésias" est évoquée.

Une exposition qui retrace un aspect peu connu d'Apollinaire complétée par la publication d'un catalogue détaillé, qui approfondit avec sérieux ce qui est dépeint au Musée de l'Orangerie. Ainsi, après notamment une explication sur les nombreux liens unissant Baudelaire et Apollinaire, la complicité qui unit Picasso et l'auteur du recueil "Alcool" est très fortement mise en valeur. L'influence de la mort du poète décédé de la grippe espagnole sur l'œuvre de Picasso se devine très bien.
Les femmes ayant eu de l'importance dans la vie du poète comme Marie Laurencin, la comtesse Louise de Coligny-Châtillon, Madeleine Pagès ne sont pas oubliées. Surprenant aussi de découvrir une initiative née d'une collaboration avec Max Jacob : la création de la SAF " la Société des amis de Fantômas". Bien d'autres informations sur la vie du poète se révèlent captivantes avec la présence d'une chronologie, d'une bibliographie, d'une anthologie.

Avec ce catalogue de plus de 300 pages, on réalise encore mieux l'importance qu'a pu avoir Apollinaire dans le monde des arts. Ceci grâce à un regard aiguisé sur son côté spirituel et esthétique. Intéressant à tout point de vue…

Agnès Figueras-Lenattier

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Musée de l'Orangerie Jardin des Tuileries

Métro Concorde. Jusqu'au 18 juillet

samedi, 28 mai 2016

Jean Genet L'échappée belle

En ce moment à Fort Saint-Jean se déroule une exposition sur l'écrivain Jean Genet ( 1910-1986) jusqu'au 18 juillet. A cette occasion est sorti un catalogue " Jean Genet l'échappée belle" chez Gallimard en coédition avec le Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée. On se rend compte à travers cet ouvrage du grand intérêt de l'auteur pour la Méditérranée. Trois de ses œuvres citées ici "Journal du voleur", " Les paravents", " Un captif amoureux" en témoignent largement.

Vagabond et déserteur, protégé par Cocteau, mis en scène par Jouvet, étudié par Sartre et Derrida, Jean Genet a admiré un seul homme dans sa vie : Alberto Giacometti. Sa relation avec ce peintre et sculpteur est ici détaillée avec précision.

Riche, très documenté, ce livre en apprend beaucoup sur Jean Genet qui exécrait la France et qui a fini à la prison militaire du fort Saint-Nicolas de Marseille. Voyageant avec de faux papiers, il commence son œuvre à 32 ans en cellule. Il en sortira grâce à l'écriture, et ne cessera de déambuler. Soldat dans les année 30, témoin des massacres au Liban, il s'engagera profondément dans le militantisme. C'est notamment ce que montre son œuvre " Un captif amoureux".

Homosexuel, marginal, faisant l'éloge de la solitude qu'il considère comme un impératif moral et esthétique, il sera enterré au Maroc. Une photo de sa tombe est d'ailleurs exposée ici. Autres documents contenus dans cet ouvrage : ses manuscrits, des archives de son travail avec Roger Blin et André Jacquart, 130 illustrations, , ses publications dans la presse, des extraits de ses œuvres, des documents produits de son vivant (lettres de sa mère à l'Assistance publique, lettres de Genet, lettres d'un médecin évoquant un certain degré de débilité de Genet… ). Vraiment un beau panorama de la personnalité et de l'œuvre de Genet…

Agnès Figueras-Lenattier

 

lundi, 25 avril 2016

Trois regards sur Modigliani

Trois œuvres de Modigliani, trois écrivains. C'est ainsi que les éditions Invénit (Collection Ekphrasis) à l'occasion de l'exposition sur Modigliani à " La piscine" de Tourcoing ont permis à Colette Nys-Mazure ( " Quand tu aimes il faut partir sur "Maternité" de Modigliani" ), Régis Detambel ( "Louise au vitriol sur " Tête de femme" de Modigliani" ), et Patrick Varetz ( "Modigliani une bonté bleue"), de laisser libre cours à leur imagination en compagnie de ce peintre décédé en 1920.

Colette Nys-Mazure professeur de lettres, conférencière, évoque avec charme la vie du peintre de son enfance jusqu'à sa mort. Elle raconte ses aventures féminines. Se basant sur " Maternité" représentant Jeanne Hébuterne également peintre, portant sur ses genoux le premier enfant qu'elle a eu avec Modigliani, elle parle en détail de l'amour intense qui unissait ces deux artistes. Lorsqu'ils se rencontrent, elle est âgée de 19 ans alors qu'il en 34. Fuyant sa famille pour vivre avec lui, elle se suicidera le lendemain de la mort du peintre enceinte de leur 2ème enfant.

Régine Detambel masseur kinésithérapeute, formatrice en bibliothérapie créative, imagine une liaison entre Louise et ce sculpteur. Elle montre avec acuité la difficile cohabitation entre l'amour et la création. Louise est subjuguée par le physique de ce peintre. Elle parle de sa clarté, de son lumineux visage, de son corps musclé. Elle est profondément jalouse de la tête de femme que va sculpter Modigliani. " Ce matin, j'ai essayé de lui expliquer combien c'est terrible d'imaginer toujours cette pierre entre lui et moi, comme s'il voulait m'empêcher de m'approcher encore de lui. Ce machin, ce truc qui ne ressemble à rien, juste une barrière entre lui et moi. Tu es ridicule de te promener toujours avec cette chose dans les bras et de parler tout seul comme un ivrogne. Je vais la foutre par la fenêtre, tu m'entends.." Et Modigliani de s'exprimer avouant l'impuissance de son amour comparé à son art: " Et puis Louise, je n'ai plus envie d'elle. Je préfère mille fois l'atelier où ma volonté se réveille, où ma vision s'éclaire. A présent, la tête me réclame. Elle veut être protégée comme une blessure. Je la laisse parler, je la goûte pour m'imprégner de sa saveur. Emporté dans une reconnaissance plus sensuelle encore, il m'arrive de la masser. Sa chaleur me gagne sans peine…"

Patrick Varetz pour sa part travaille à Lille. Il a publié trois romans et un recueil de mille poèmes aux éditions P.O.L. Dans son livre, il joue les observateurs et insiste surtout sur le bleu de la vareuse de Moïse Kisling parti combattre dans une Europe en guerre.. Il prend comme prétexte une phrase d'Henri Michaux sur le bleu et va en faire la trame de son récit. " Après plusieurs semaines, le bleu t'encourage à tout abandonner de ton ancienne vie. Tu réclames une ouverture dans le vide obscur de la poitrine, et tu rêves d'y installer en creux cette bonté bleue qui t'obsède. La description des mains de Moïse Kisling est très belle et le style attachant.

Bref, trois livres vendus séparément, qui chacun dans leur style permettent une vision assez originale de l'œuvre de ce peintre mort d'une méningite tuberculeuse.. On se laisse volontiers prendre au jeu de l'imagination de ces trois auteurs…

A noter également si l'on veut encore approfondir ses connaissances sur Modigliani l'intéressant film de Jacques Vichet dans la collection "Les plus grands peintres du monde." L'oeil intelligent du réalisateur ainsi que des conservatrices de musée expliquent en détail la technique du peintre...

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

 

 

07:19 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : modigliani, livres, dvd

vendredi, 15 avril 2016

"Acteur et comédien d'une passion à l'autre"

"Acteur et comédien d'une passion à l'autre", un livre d'Agnès Figueras-Lenattier paru aux Editions l'Harmattan. Louis Jouvet n'a t-il pas dit " Au théâtre on joue, au cinéma on a joué". Sacha Guitry a également déclaré qu'il n'y avait rien de plus différent que le théâtre et le cinéma. " Le théâtre c'est positif, la pellicule est négative. Le théâtre c'est le dessin. Le cinéma c'est la litho."

Un bouquet d'acteurs(trices) qui traversent le labyrinthe du double je(u) (Philippe Torreton, Françis Huster, Barbara Schulz…) développent leurs réflexions en miroir des phrases de Louis Jouvet et de Sacha Guitry. Et puis des réalisateurs et metteurs en scène (Philippe Miquel, Patrice Leconte) ayant opéré dans le théâtre et le cinéma évoquent aussi leur manière de travailler dans les deux disciplines…

mardi, 15 mars 2016

Cahiers Colette " Colette animale"

La société des amis de Colette a édité fin 2015 le 36ème numéro des "Cahiers Colette" préfacé par la philosophe Elisabeth de Fontenay. Il s'agit cette fois-ci de " Colette animale" où l'on se rend compte de la place particulière de l'écrivain dans la réflexion sur les animaux et leurs implications morales. Dans son œuvre, elle s'est servie surtout des chiens et des chats pour faire ressortir des vérités qu'elle ne pouvait révéler autrement. Si l'on risque une image, l'on peut affirmer qu'ils lui servirent en quelque sorte de psychiatre. Elle dira dans "La naissance d'un jour " : " Je n'ai plus envie de me marier avec personne, mais je rêve encore que j'épouse un grand chat".

Profondément engagée dans la défense des animaux, elle déclarait en 1914 : " La condition des bêtes encagées, si l'on s'y arrête est un tourment pour l'esprit."

Ce nouveau cahier englobant de belles photos de l'écrivain en compagnie de chiens et de chats est un ouvrage bien intéressant ponctué de différents points de vue d'écrivains sur la romancière. On peut également lire sa correspondance intime à la fin de sa vie avec son médecin Marthe Lamy. Celle-ci assistera à l'hôpital américain de Neuilly à l'embaumement du corps de sa patiente…

Autre texte révélateur de Colette et de sa relation avec les animaux : la retranscription de la conférence " Les bêtes et nous" qu'elle a prononcée au café Excelsior le 18 février 1914. Anecdotes, souvenirs, descriptions croustillantes, affluent pour notre plus grand plaisir. Citons par exemple pour finir ces quelques phrases : " ... vous ne nierez pas que nos bêtes ont un sens très éveillé du ridicule : voyez la mine vexée du chien qu'on coiffe d'un bonnet, ou d'un chat qui vient de rater le bouchon dansant au bout d'une ficelle!...

Agnès Figueras-Lenattier

 

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10:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : colette, animaux, relation

mardi, 01 mars 2016

Modigliani au musée du LAM

 

Tout près de Lille, ville qui fut d'abord une île aux multiples canaux et qui devint française lors du règne de Louis XIV, se trouve la ville de Villeneuve d'Ascq. Celle-ci dotée d'une belle mairie et d'une splendide église abrite en ce moment une exposition sur Modigliani (1884-1920). Lors de cette rétrospective, on peut observer l'importance de la sculpture dans l'œuvre du peintre avec notamment ses premières cariatides inspirées de l'Egypte antique. L'art khmer l'influença également.

Après les années de guerre, il se remet surtout à faire des portraits tout à fait novateurs. Trois artistes de l'Europe centrale Moïse Kisling, Pinchus Krémègne et tout particulièrement Chaïm Soutine occupent une place importante dans sa vie. Aidé dès 1916, par le poète d'origine polonaise Léopold Zborowski, il peint aussi bien des personnalités du monde de l'art que des anonymes. Jeanne Hébuterne la mère de sa fille fait partie de ses modèles privilégiés. Sa vie fut constituée de seulement 12 ans de création, mais quelle belle exploitation de ce laps de temps finalement assez court. Il meurt le 24 janvier à 36 ans d'une méningite tuberculeuse. Jeanne de nouveau enceinte, met fin à ses jours 2 jours après…

Parmi les œuvres exposées au Musée du Lam, le portrait de Zborowski, de Roger Dutilleul qui achètera plusieurs tableaux du peintre. Des têtes de femme, de magnifiques nus, et de jolies peintures comme la " jeune fille brune assise" ou la " femme assise à la robe bleue"..

Dans cette exposition, le style bien particulier de Modigliani se profile nettement. C'est surtout l'artiste plus que l'homme que l'on découvre ici avec des aspects cachés de son œuvre... L'on voit les influences qu'ils a subies particulièrement celle de Cézanne, et les diverses aides dont il a bénéficiées.

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos : 
Le LAM 1 Allée du Musée à Villeneuve d'Ascq

0320196868

 

 

jeudi, 24 septembre 2015

Nouhaila el Majidi & Lina el Oufir à la Cité Internationale Universitaire de Paris

À l’invitation du directeur de la Maison du Maroc, M. Mohamed Kouam, la Maison des étudiants canadiens (MeC) accueille l’exposition de deux jeunes Marocaines, Lina El Oufir et Nouhaila El Majidi. Ce projet voit le jour dans le cadre de la coopération existante entre la MeC et la Maison du Maroc de la Cité internationale universitaire de paris (Ciup).

Exposition Nouhaila el Majidi et Lina el OufirCes jeunes artistes ont séjourné quelque temps sur le continent américain, ce que reflètent directement plusieurs des œuvres exposées, qu’elles soient figuratives ou abstraites. Après avoir été présentées en juillet 2015 à la Villa des arts de Casablanca, elles arrivent maintenant pour une exposition temporaire à la Maison des étudiants canadiens,  constituant en quelque sorte un pont entre les cultures et les continents.

Nouhaila El Majidi et Lina El Oufir, une fraîcheur et un sens chromatique intuitif

Si les deux exposantes ont été formées chez un même professeur de peinture, elles ont déjà deux façons de pratiquer la peinture qui dénotent des tempéraments distincts avec néanmoins un trait commun : la passion et le plaisir de la peinture. Dans la préface du catalogue d’exposition, le critique d’art marocain Abderrahman Ajbour écrit : « Nouhaïla El Majidi et Lina El Oufir cheminent dans le monde de l’art avec comme seule fin : le plaisir de peindre. Elles sont reconnaissantes au travail d’apprentissage en atelier. Elles savent la valeur d’un geste plastique décisif. Elles connaissent le sens de l’étude des œuvres. Elles rendent hommage à des prédécesseurs de renommée. Et la fluidité de certaines de leurs compositions suppose l’aisance enjouée avec laquelle elles les ont réalisées. Elles ont vécu l’acte de peindre comme Jeu et Enjeu, comme découverte et ravissement. »

Exerçant une peinture résolument figurative, Nouhaila El Majidi peint des tableaux qui expriment une démarche originale. Elle s’empare du monde extérieur avec une préférence pour le couvert végétal. D’une touche à la fois réaliste et impressionniste, les toiles de Nouhaila El Majidi se distinguent par une maîtrise des couleurs vives et des harmonies.

Lina El Oufir, quant à elle, mêle souvent dans ses peintures abstraction et figuration. Elle n’établit pas de limites à l’expression artistique et pratique en toute liberté la peinture sans aucune contrainte au regard du sujet à traiter.

Il y a toujours un aspect frais chez les jeunes talents qui pratiquent sans prétention la peinture. Nouhaila El Majidi et Lina El Oufir nous plongent dans le plaisir de peindre qui a partie liée avec l’enfance de l’art.

Romain Lep.

Plus d'info :

+ Deuxième plus vieille maison de la CIUP, la Maison des étudiants canadiens fêtera l’an prochain son 90e anniversaire et souhaite, dans ce contexte, devenir de plus en plus un lieu d’échanges culturels par l’accueil de diverses manifestations artistiques. L’exposition des peintures de Lina El Oufir et de Nouhaila El Majidi s’inscrit dans cette perspective.
+ Cité Internationale Universitaire de Paris - 31, boulevard Jourdan, 75014 paris.
+ Exposition du 19 Septembre eu 29 Septembre 2015.

dimanche, 14 juin 2015

CD Zola "humaniste révolté"

 

Après la soirée consacrée à Emile Zola qui a eu lieu fin avril 2014, voici le CD. La soirée était un véritable enchantement, et avec ce CD on retrouve bien l'atmosphère de ce délicieux moment. La vie de Zola est retracée de manière précise, vivante, variée : Anecdotes sur ses amitiés et rencontres, analyse de ses divers combats notamment l'affaire Dreyfus, des différentes  étapes de sa carrière et de sa vie affective, extraits de textes, de lettres, résumés de certains de ses livres. 

Plaisantes sont les intonations de voix et la diction. Quant aux morceaux de musique de compositeurs tels que Chopin, Schubert, Debussy, Prokofiev, ils accompagnent plus qu'agréablement les différents tableaux. Un bel hommage à ce romancier, homme de théâtre, critique d'art, journaliste, photographe dont l'œuvre est toujours bien d'actualité..

Agnès.Figueras-Lenattier

 Lire Autrement : 01-45-26-36-10

www.lire-autrement.com

samedi, 09 mai 2015

Frederique Nalpas pianiste et peintre

Frederique Nalpas détentrice de la médaille du talent des Arts d'aujourd'hui, et de la médaille d'Argent de l'Académie Arts-Sciences-Lettres propose des performances, Couleur tango, des prestations pianistiques de ses œuvres sur écran géant. Sa démarche picturale aux couleurs vives, s'inspire de la musique avec danse, sensualité,et amour. Du 11 au 26 mai, elle exposera au Centre des Amandiers 11O rue des Amandiers Paris 20ème. En juin, juillet, août, elle sera présente à Art'Immo 46 rue de Ménilmontant, et l'on pourra voir en juillet ses pastels au Centre Annam 4 rue d'Annan Paris 20ème. Enfin, elle participera à l'Exposition universelle de Milan en juillet, août septembre 2015.

frederiquenalpas.com : 06-64-18-80-68

 

dimanche, 13 juillet 2014

Festival de harpe celtique

 

 Du 9 au 13 juillet a eu lieu dans la belle cité médiévale de Dinan (Côtes du Nord),  le 31ème festival de harpe celtique. L'après-midi, le soir, se sont succédé expositions (sur la lutherie), animations (découverte de la harpe pour les enfants), ateliers (dessin technique de plan de harpe), et concerts. Dans les rues pavées de la vieille ville, " Harpes en rue" a également séduit le public.

Le samedi soir au théâtre des Jacobins, parmi les harpistes un virtuose de la harpe baroque, et également chef d'orchestre, Andrew Laurence-King. Originaire de Guernesey, il avait en sa possession une harpe avec cordes croisées fabriquée pour lui par un luthier allemand. Possédant un charmant petit accent, il a évoqué avec lyrisme les morceaux qu'il jouait. Et serrait et caressait son instrument avec sensualité comme si c'était sa maîtresse.. Un enchantement..

Après lui, Mathilde de Walpoel et son goût pour les musiques écossaises et irlandaises.. Et puis Run un trio composé de musiciens bretons (harpe celtique, guitare basse et percussions ethniques) défendant les couleurs celtiques de Bretagne, d'Irlande, d'Ecosse.. Lors d'un de leurs morceaux, une jolie danseuse vêtue d'une robe rouge a fait vibrer le public. Une belle soirée même si les deux heures trente de spectacle auraient sans doute pu être écourtées.. Rendez-vous l'année prochaine..

Agnès Figueras-Lenattier

Plus d'infos : 

Maison de la harpe 6 rue de l'horloge