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dimanche, 12 juillet 2020

La Fontaine et moi

J'aimerais me promener tranquillement dans une forêt et contempler la nature. N'avoir aucune pression et discuter avec une personne de philosophie, d'art ou autre. Voilà la journée dont je rêve aujourd'hui mais ce ne sera pas le cas. Mais c'est dimanche et Paris devrait être plus calme. J'ai envie de calme, de sérénité et de paix. Après de telles journées, il faut couper et se ressourcer.  Je viens de boire du lait de soja, c'est délicieux et rafraîchissant. Je n'aime pas le lait de vache, d'ailleurs ce n'est pas très bon pour la santé, surtout à l'heure actuelle.  Du calme, du calme et encore du calme. L'euphorie du sport je connais bien, mais quand cela devient une addiction sans limite, elle devient dangereuse. On en veut encore et encore et le malsain s'émancipe. C'est comme l'euphorie de l'écriture si l'on va trop loin l'on se dirige également vers un monde malsain. Il faut s'évader mais ensuite revenir à la réalité et garder les pieds sur terre. Donc aujourd'hui, tranquillité, équanimité...

Une autre euphorie celle du sexe c'est la même chose, elle finit par devenir toxique. Mais c'est la même chose pour le jeu, les écrans vidéo ou autres. Il faut stopper à un moment donné.  Même la musique je ne la supporte pas. Elle me fait mal aux oreilles. C'est pour cette raison que j'aimerais être à la campagne et me nourrir du silence de la nature ou du bruit des cigales. Voir des animaux et être connecté avec eux. Je pense au cheval de ma fille, je n'en ai pas beaucoup profité hier c'est dommage mais je n'avais pas la tête à ça. Il faudra que je retourne voir ma fille en Bourgogne pour discuter avec sa pouliche d'une autre manière.

En face de chez moi, s'érige un square, j'imagine plein d'animaux là en train de s'amuser, de parler ensemble. Ils me font signe de venir et de parler avec eux. C'est une belle image que j'ai là et je veux la garder longtemps. C'est pur, c'est beau, c'est naturel. Et cela ne fait de mal à personne. Au contraire aucune violence et de la joie, de la joie de voir tout le monde branché sur la même longueur d'onde. Des poètes pourraient se joindre à la fête, et des musiciens pourraient faire chanter tous ces animaux.  Je vois une belette traverser soudain la rue, un renard me sourire. Ce serait si magnifique, si joli. La paix règnerait sur terre, plus de guerre, plus aucune violence. La sérénité partout dans le monde. Plus de chasse, plus de corrida, plus de pêche avec comme nourriture uniquement des plantes, et tout ce qui se trouve dans la nature. Plus de tueries d'animaux, plus d'exploitations animales.

A quoi rêvent les animaux? Je me demande bien ce qu'ils pensent de nous, s'ils nous aiment ou au contraire nous détestent car nous les mangeons. Ils pourraient se rebeller d'être mangés, et torturés sans merci.  Je les encourage à le faire, à manifester comme les gilets jaunes et à faire la révolution. Mai 68 chez les animaux pourquoi pas? Je pense aux fables de la Fontaine, j'aimerais en écrire de pareilles en dialoguant avec les animaux.  Ou leur apprendre à faire du sport, à faire un beau revers, un service gagnant. Voir une équipe de chiens ou de chats faire du volley-ball ou du rugby. Je m'amuse toute seule de mes idées, et j'imagine le fou rire que tout le monde piquerait en voyant ce spectacle.  On prendrait des rides c'est sûr mais au moins on se détendrait et on rirait, rirait... Une autre société, toute neuve, toute belle.  

Tout d'un coup l'idée me vient : Maître corbeau sur un arbre perché tenait en son bec une raquette de ping-pong.  Maître renard alléché par la beauté de la raquette le pria de descendre. Maître corbeau prit une balle et commença à lui apprendre la technique du ping-pong et tous deux s'amusèrent comme des petits fous.  

Je me sens vraiment proche de La Fontaine et imagine très bien ce qu'il a pu ressentir en écrivant ces fables. Sur le moment c'est mon ami et je discute avec lui. Tous deux nous sommes les porte-paroles des animaux et nous rions ensemble. 

Je me sens toute guillerette, comme porteuse de quelque chose de nouveau que Dieu m'a dictée. Tennessee la jument de ma fille me remercie de lui avoir rendu visite même si elle a bien compris que je n'étais pas dans mon assiette. Elle me souhaite bon courage et me dit à une prochaine fois. Les animaux de tous mes amis se réunissent pour me dire merci de chanter leurs louanges et de les défendre dans cet univers de violence, de guerre et de corruption. Voilà, je crois que j'ai épuisé ce que j'avais à dire sur le sujet, du moins pour l'instant. Peut-être y reviendrais-je plus tard mais je dois m'extirper de ce monde.

Agnès Figueras-Lenattier

 

02:32 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la fontaine, rêverie, sports