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dimanche, 13 mars 2022

Julien Legalle

87e42e_965a702ca1934b2ebbb9952d7d86d787.jpgIMG_5534.JPGJulien Legalle est membre fondateur de l’association «  Ecrire le sport » une association mélangeant sport et culture. «  Ce qui nous intéresse explique t-il c’est de montrer qu’il n’existe pas de mur entre les deux , et que l’on peut tout à fait aimer l’un et l’autre. Les membres de notre association démontrent que l’on peut autant aimer aller au théâtre que dans un stade ou une salle de sport.  Que les écrits sur le sport ne sont pas de la sous littérature ou un sous genre. Ce que l’on perçoit, c’est que côté sport les gens sont intéressés par ce que l’on peut publier . Au départ, comme ils ne sont pas trop motivés, ils se disent « Je vais commencer par lire la biographie de mon sportif préféré ». Ca fonctionne assez bien. En revanche, on a plus de mal à intéresser  les gens de la culture sur le sport. Cela dit, ces derniers temps des pièces de théâtre  commencent à sortir sur des sujets sportifs. J’espère que ça va continuer et se débloquer de ce côté-là.… « Julien Legalle est en train d'écrire un livre aux éditions du Volcan, englobant des portraits de grands écrivains décédés férus de sport  : Samuel Beckett, Albert Camus, Colette, Agatha Christie... Deux membres de l'association ont écrit récemment un livre. Valentin Deudon un recueil de poèmes " L'intendresse " aux éditions du Volcan et Gaétan Albert " Une histoire populaire du baseball" qui sortira le 17 mars aux éditions Blaklephant...

 

Comment est née votre association « Ecrire le sport » ?

Elle est née fin 2013 mais au départ ce n’était pas sous forme d’association. On était plusieurs enseignants ou bibliothécaires  de l’Université de Caen à vouloir faire une exposition sur les cent ans du stade Malherbe de Caen où nous nous sommes rencontrés. Nous avons travaillé à la fois sur des archives personnelles et sur celles de la bibliothèque universitaire. A l’issue de cette exposition, on a également organisé une table ronde sur ce sujet et nous nous sommes dits ensuite qu’il serait peut-être judicieux de continuer à développer ce lien culture et sport. Et avec des collègues, enseignants chercheurs ou bibliothécaires on a organisé un genre de petit festival sur quelques jours où l’on convoquait à chaque fois des auteurs de bandes dessinées, des romanciers, des journalistes. Avec souvent une exposition en plus. Des séances de cinéma ont eu lieu avec des films sur le sport comme par exemple celui sur Borg, Mac Enroe, des lectures, et de nombreuses animations. Puis en 2016 on a décidé de transformer ce projet interne à l’Université en association. D’une part pour avoir un peu plus de liberté et d’autre part pour pouvoir nous produire dans des lieux hors de l’Université.

 

Comment s’est faite l’évolution par la suite ?
On a réalisé en 2016 un livre autour du foot et de la littérature avec les photos du photographe hollandais Hans Van der Meer. C’était à l’occasion de l’Euro de football masculin. L’idée était de parler d’un sport collectif étant donné que l’activité littéraire est plutôt solitaire. On a organisé des événements dans certains lieux culturels autour de Caen soit dans des médiathèques, ou des collèges qui nous ont sollicités pour leur trouver des intervenants développant ce thème sport et culture. Nous accompagnons par exemple le lycée Fresnel depuis trois éditions. Ils ont créé une sorte de rencontre intitulée « Va y avoir du sport « avec des enseignants de géographie, histoire, français, anglais, sport, qui travaillent en cours sur un sujet précis avec un intervenant.

 

Etes-vous sportif vous-même ?

Oui, mais plutôt un sportif du dimanche. Je fais par exemple partie de l’équipe de foot des écrivains également créée en 2016 à l’occasion de l’Euro sous la houlette de Benoït Heimermann journaliste à « L’Equipe ». Il a réuni à l’époque une vingtaine d’auteurs dont il connaissait la passion à la fois pour l’écriture et le foot. On a déjà participé à un certain nombre de matches internationaux par exemple deux fois en Allemagne pour rencontrer l’équipe allemande des écrivains et participer à un tournoi où étaient présents des auteurs danois, turcs… Avant le COVID on a accueilli au stade Bauer du Red Star l’équipe anglaise et on a également rencontré l’équipe des députés.  On a un certain nombre de matches prévus dans les mois à venir… On a aussi été souvent invités à des festivals culturels désireux de faire une animation ayant trait quelque peu au sport.  Ce fut notamment le cas lors du grand salon du Havre. En Rouen ce sera également ce type de démarche en juin prochain.

 

Avez-vous un lien avec l’Association des écrivains sportifs ?

Oui, en particulier avec Benoït Heimermann qui a longtemps présidé cette association et qui est toujours le président d’honneur. L’équipe de foot des écrivains est justement sous la direction de cette association. On collabore ensemble mais on n’est pas actif au sein de l’association des écrivains sportifs.  Nous ne sommes pas du tout en concurrence et on a déjà invité des gens faisant partie des deux associations.

 

Comment choisissez-vous les intervenants ?

Ce sont des gens que l’on aime bien et avec qui on travaille et que l’on estime compétents par rapport au thème choisi.  Je suis très attentif à tout ce qui est publié que ce soit romans, bandes dessinées, biographies, mangas. La sélection des livres dont on parle ?  Ce sont forcément des bouquins que l’on a aimés.  On ne parle pas et c’est une règle au sein de l’association d’un livre qui ne nous a pas plu mais si on nous demande on répondra. On préfère passer du temps à évoquer nos coups de cœur et des choses qui ne passent pas forcément à la télévision ou à la radio.  On le fait soit sous forme de critiques, soit sous forme d’interviews d’ auteurs qui paraissent sur notre site. Ca peut aussi être des podcasts, des vidéos ou audios…

 

Côté littérature féminine est-ce de plus en plus développé ?

 Oui je l’observe ceci d’autant plus que je m’occupe de la rubrique du journal « Les sportives ». Il règne une vraie évolution à ce niveau là et il y a quelques années ce n’était pas aussi facile de lire de la littérature sur les femmes. Il fallait vraiment chercher dans tous les coins pour en trouver et les biographies de sportives étaient plus rares.  Au départ, on a beaucoup parlé des footballeuses et ces derniers temps l’offre est bien plus variée.  C’est valable aussi pour la bande dessinée, le manga.

 

Quels sont vos projets ?

On va sans doute faire une exposition dans un des campus de l’Université de Caen sur le roller Derby avec un groupe d’étudiants qui a travaillé sur ce sujet là et que l’on accompagne. Et puis on aimerait recommencer en 2023, ce que l’on faisait auparavant.  Notamment créer un festival ambitieux de quelques jours, mais il nous faut trouver des financements. C’est la même chose pour notre projet d’un salon du livre du sport.

 

Demandez-vous une cotisation ?

Non pour l’instant, nous n’avons pas développé cet aspect là. On a un peu coopté les gens dont on trouvait le travail intéressant et dont on sentait qu’ils étaient motivés pour travailler avec nous.  Mais pourquoi pas dans l’avenir envisager cette solution…

Agnès Figueras-Lenattier

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