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dimanche, 15 janvier 2023

Michel Bouzigues

Michel Bouzigues 2.jpgCet ancien kinésithérapeute a toute sa vie partagé son temps entre le tennis de table et le tennis, deux sports  qu’il a découverts tard. Le premier à 23 ans et le deuxième à 28 ans. 10ème français en tennis de table, il fut le meilleur top spiner français. En tennis il a été classé 0. Et c’est uniquement en regardant les grands joueurs des deux disciplines qu’il a réussi à atteindre ces classements. Ainsi se passionnait-il tout petit, pour Laver, Rosewall, Gonzalès…
En plus de ce don de mimétisme, il possédait un vrai tempérament de gagneur. Grâce à son lift très appuyé au tennis de table, il dominait ses adversaires à la différence du tennis où c’est par le biais d’un jeu régulier mais sans coups d’éclat qu’il battait selon ses dires des joueurs plus forts que lui. « Je ne jouais pas du tout de la même manière dans les deux sports. Au tennis de table c’était moi le patron, et j’étais physiquement capable de jouer très vite et de mettre beaucoup de violence dans la balle.  Au tennis, je me contentais de remettre la balle à l’endroit où ça gênait mes adversaires. Je n’ai jamais gagné un match, je faisais tout le temps perdre l’autre. Je suis monté à 0, car j’étais très solide au niveau vision du jeu. »  Une manière de jouer qui lui a d’ailleurs valu cette réflexion suivante de la part du 5ème mondial qu’il a battu en Croatie lors du championnat du monde par équipe des plus de 75 ans en  2019 : « Vous avez un jeu diabolique. »

C’est le hasard de la vie qui lui a permis de commencer le tennis en rencontrant le professeur du club de tennis de Tarbes François Lacaze. « Il voulait faire un match de tennis de table avec moi. Je lui ai donné 18 points d’avance, et je l’ai battu 21/18…. « Michel Bouzigues ayant fermé son cabinet de kinésithérapie à 27ans, avait besoin de gagner sa vie d’une autre manière et il pensa alors à devenir prof de tennis. Après quelques conseils donnés par François Lacaze pour obtenir le diplôme, il se mit à taper la balle régulièrement et après être monté à 15/2 réussit à passer avec succès le monitorat. Ce n’est que plus tard grâce aux relations obtenus avec le tennis, qu’il reprit son travail de kiné dans la rééducation vestibulaire (troubles de l’oreille interne) et fut très sollicité sur ce plan là.  Actuellement à plus de 80 ans et à cause de pépins physiques, il joue essentiellement en double et s’amuse.  C’est ça le secret du tennis. Il permet de par ses possibilités de jeu et de convivialité et malgré les handicaps de la vie d’être comme il en a d’ailleurs la réputation d’être le sport de toute une vie…

Agnès Figueras-Lenattier

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