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lundi, 05 avril 2021

CONFESSIONS

Aujourd’hui, j’ai décidé de laisser libre cours à ma plume, et de ne pas la gêner dans son effusion. Des pensées diverses vont défiler, et de nombreux domaines vont être évoqués. Notamment le sport, la médecine, la culture, les faits divers. Je vais commencer par le sport qui a de tout temps traversé ma vie, et qui continue à me tenir compagnie quotidiennement. En effet, j'ai pratiqué le tennis à haut niveau (n°8 française, championne d'Europe des moins de 21 ans). J'ai arrêté ce sport à cause d'un accident, mais pas l'exercice physique. Et j'en fais tous les jours (vélo d'appartement, marche rapide, jogging, gymnastique). Comme dit l'ancien sportif de haut niveau en judo et énergéticien de renom Jean-Luc Bartoli dans le livre « Au cœur du mystère des guérisseurs » «  il ne faut jamais arrêter le sport. Si tu as mal au genou quand tu cours, eh bien tu fais autre chose, de la natation, du vélo… Tu fais d'autres sports. Mais par principe, si tu veux garder la santé, il ne faut jamais arrêter le sport. »

Débutons par le vélo d'appartement qui est un bon relaxant, qui a l’avantage de pouvoir être pratiqué par n’importe quel temps, et chez soi. Si l'on est un peu pressé, c’est un moyen rapide d’évacuer le stress de la vie quotidienne. Et puis, pour ne pas perdre son temps, on peut en même temps regarder un DVD, écouter une bonne émission, travailler son anglais. Quant à la marche rapide, c’est très sain pour le corps. Tout en n’étant pas trop sollicité, le corps, s’épanouit, et ressent un certain bien-être. On se laisse emporter, et en même temps que l'on fait bien fonctionner ses muscles, on n’a pas vraiment le sentiment de vraiment souffrir. Et pourtant, on se donne à fond. Le corps revit complètement et jubile. Voici un exemple révélateur de ce que peut apporter la marche rapide cité dans le livre « Marcher une philosophie » du philosophe Frédéric Gros. L’exploratrice et écrivain français Alexandra David-Neel morte en 1969, raconte que lors d’une de ses longues marches himalayennes, elle vit un point noir se rapprochant à grande vitesse. C’était en fait un homme avançant très vite. Ses compagnons de route lui confièrent, que c’était un Lung-gom-pa. Et qu’il ne fallait surtout pas lui parler, ou l’interrompre, car il était en pleine extase. 

Et que si on l’éveillait, il pourrait mourir. Pour ma part, j’ai parlé de jubilation. Bien évidemment, je n’irais pas jusqu’à mourir si l’on m’arrêtait en plein effort, mais j’avoue que si l’on m'interrompait, ce serait pénible à vivre. Parfois, il arrive que quelques obstacles freinent mon allure, et cela entrave quelque peu le bon déroulement de ma marche.

Le jogging pour sa part, est un véritable antidépresseur. Quoi de plus revigorant que de courir une heure plusieurs fois par semaine. Si l'on se sent un peu fatigué avant la course, on en ressort dynamisé, requinqué. Si l'on est un peu triste, après la course on est imbibé d'optimisme et de joie de vivre. Et quelles belles sensations après avoir pris une bonne douche. Apaisement, sérénité…

Pratiquer ces différents sports, varier en fonction de l’humeur, du temps, de l’horaire, procure de très belles sensations. L’agressivité qui peut se loger en chacun de nous disparaît, et la vie qui peut parfois sembler trop routinière et morne, revêt un côté magique. Autre aspect important du sport : il entretient la libido et facilite l’orgasme. Et puis c’est une bonne manière de lutter contre l’obésité, qui s’est considérablement accrue ces dernières années. Un article dans Le Parisien du 24 août 2011, déclarait que 6,5 millions de français en étaient déjà atteints. 

En plus du sport, certaines thérapeutiques complètent bien les effets du sport. Comme par exemple l’acupuncture. C’est aussi une manière d’enlever du stress, et une certaine nervosité. Et si l’on tombe sur un bon acupuncteur, une occasion de retrouver de l’énergie, d’enlever la fatigue, et de repartir à zéro physiquement. J'ai un acupuncteur, le docteur Dang qui m’a toujours redonné la pêche lors de moments de découragement, ou de fatigue physique, ou morale. J’ignore comment il s’y prend, mais ses séances ont toujours eu un bon impact sur moi. Si j’ai des insomnies, il m’aide à mieux les supporter. Non pas comme si je prenais un somnifère. Mais quelquefois, je suis comme dopée la nuit, et n’ai pas vraiment besoin de dormir. Je peux aussi être plus détendue, et mieux accepter le fait de dormir peu. Ces séances me permettent dans l'ensemble de passer de meilleures nuits. 

Plus récemment, fin 2016, j'ai découvert le yoga qui est une source de détente et de bien-être et qui permet au corps de progresser un petit peu à chaque séance au niveau des postures et de la maîtrise du mental. Parfois on est bien dedans, parfois le cerveau n'est pas totalement disponible et c'est là où il faut justement lutter contre « le bla bla » intérieur. Au cours d'une séance, j'ai découvert le chant « le OM » qui est une lettre sanscrite et qui est intéressant pour la communion en groupe. On l'a chanté tous ensemble, avant et après la séance. Au début, je n'ai pas senti grand chose mais en fin de séance, bien détendue j'ai pu observer la différence. J'ai eu le sentiment d'avoir de petites vibrations dans toute la mâchoire et c'était très agréable. J'étais contente car cela prouvait que j'avais bien travaillé. C'est un chant que l'on peut chanter chez soi ou pourquoi pas même dans la rue. Il existe aussi des mantras que l'on peut chanter qui sont paraît-il très beaux.

J’ai également eu l’occasion de rencontrer un professeur d’arts martiaux Gérard Bonnefoy qui soigne également par la digitopuncture. Il m’a fait une fois une séance, et m’a donné une énergie incroyable, qui a duré un bon moment. J’avais véritablement des ailes et mes capacités physiques étaient amplifiées. Également journaliste à ses heures, et très intéressé par le fait d’améliorer l’état des patients malades du sida par le biais du taijiquan, il a écrit un petit texte que voici : « En 1988, a été diffusé aux Éditions Quimétao, un rapport du professeur Lu Weibo, docteur en médecine chinoise et occidentale. Ce dernier, avec son équipe a passé un long séjour en Afrique, afin de soigner, avec un certain succès, des malades du sida. Pour atteindre ce but, il a utilisé toute la complexité de l’énergétique chinoise pour faire des diagnostics très fins sur chaque malade, qu’il a comparé avec d’autres praticiens de part le monde, avant de notifier des syndromes typiques de la MTC (médecine traditionnelle chinoise) appliquée au sida. Il a ensuite utilisé l’acupuncture et la riche pharmacopée chinoise. De ces syndromes découlent des réponses thérapeutiques. Elles sont au nombre de dix : tonifier les poumons, tonifier la rate, tonifier l’énergie, tonifier le yin, rafraîchir la chaleur, éliminer la toxicité, éliminer les facteurs pathogènes de nature chaude, soigner le réchauffeur supérieur, soigner le réchauffeur moyen, activer la circulation sanguine (donc, dissiper sa stagnation). Or il faut savoir que le taijiquan est une discipline qui a été élaborée avec tout un savoir taoïste et médical, chaque posture ayant un rapport avec les cinq éléments, la notion maîtresse du yin yang, et au moins douze organes (y compris les organes « invisibles », ce qui est le cas du « triple réchauffeur »). Sans parler des rapports avec les glandes endocrines, les articulations ou tout simplement la circulation du sang. Pratiquant le taijiquan depuis vingt-sept ans, j’ai eu l’idée, après recherches, de créer une forme de taijiquan contre le sida. Cette dernière comporte dix-sept postures, et se nomme « Poisson en 8 ». Elle prend en compte les réponses du professeur Lu Weibo, dans une construction classique des arts martiaux internes. La forme commence par « Au commencement » et finit par « Coup de poing bas ». (Chaque posture a un nom.). Le but avoué de cette création, est d’aller vers la guérison, ne serait-ce qu’en renforçant le système énergétique du pratiquant, afin qu’il supporte mieux ses médicaments. »

Je voudrais également citer un kinésithérapeute Michel Rousseau actuellement à la retraite qui m'a suivi pendant des années, et qui m'a fait beaucoup de bien physiquement et moralement. En dehors du fait qu’il m’évitait par un ou deux massages par semaine d’avoir des problèmes de dos, il me rassurait. Et m’incitait à aller plus loin dans mes investigations. Comme beaucoup de mes maux sont psychosomatiques, ses paroles réconfortantes et positives m’apaisaient. 

 Ce kiné soignait également par la réflexologie, et parfois m’en faisait profiter. Mon cerveau se libérait, et une certaine pression s’évaporait. Pouvaient aussi s’envoler les maux de ventre dus aux règles. Les réactions d’auto-défense étaient également stimulées. C’était une bonne prévention. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de parler réflexologie avec lui, et j’ai glissé notre entretien, dans le chapitre sur les médecines complémentaires.

 

 Le docteur Michel Angles m’a fait découvrir le Qi Qong. A une certaine époque, je roulais sur mon lit les bras croisés de vingt à quarante minutes, parfois plus, et c’est un vrai moyen de se purger. C’est une thérapie par le mouvement, qui délie le cerveau et enlève les idées destructrices. En pleine action, on peut voir les très mauvais moments de sa vie se dérouler comme un rouleau compresseur, qui vous fait un petit peu mal au crâne. Mais une fois terminé, et après quelques minutes de repos allongé, on va beaucoup mieux. C’est un peu comme un jogging qui redonne des endorphines, et qui peut se faire à n’importe quel moment de la journée. On passe à autre chose, et on repart sur de nouvelles bases. J’ai mis dans le chapitre consacré aux médecines complémentaires l’interview que j’ai faite du Docteur Angles  ... Quant à la mésothérapie, elle a résolu mes problèmes de tendinite au talon d'Achille et de gonflement du genou…

 

Tout ceci est bien meilleur pour la santé que les anti-inflammatoires, les psychotropes, les antidépresseurs, les anxiolytiques, les somnifères… En tout cas si on en a vraiment besoin, c’est un moyen d’en consommer moins, et d’atténuer les effets secondaires éventuels de ces médicaments. Et l’effet négatif qu’ils peuvent avoir sur notre organisme. De moins fumer, de moins boire, ceci sans discours moralisateur. Chacun est libre de ses actes. 

Prenons l’exemple du grand écrivain japonais Haruki Murakami plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature. Le premier avril 1978, il décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Et voilà ce qu’il dit : « A partir du moment où j’ai passé mes journées assis à mon bureau pour écrire, ma vigueur physique a décru progressivement et j’ai commencé à grossir. Je fumais trop, soixante cigarettes par jour et j’ai arrêté. Le désir naturel de « courir toujours plus » est devenu une motivation puissante pour ne pas recommencer à fumer, et une aide décisive pour surmonter les états de manque. » Bref, l’activité physique régulière permet d’avoir une meilleure hygiène de vie, et de se sentir plus épanoui tout simplement. Elle peut aussi être un moyen d’accepter plus facilement les déceptions de toutes sortes. Je dirais comme Haruki Murakami, que lorsque je suis déçue que ce soit dans mon travail, dans la vie amoureuse ou amicale, je cours plus longtemps. C’est pour moi la manière la plus efficace de se purger, et d’oublier le négatif. Comme on a réussi à progresser, on est satisfait, et on transforme le négatif en positif. Bouger permet aussi de lutter plus efficacement contre les maladies de toutes sortes. Même si bien évidemment ce n’est pas non plus la  panacée universelle. 

David Servan Schreiber malheureusement décédé d'un cancer, avait d’ailleurs fait du sport, et des médecines complémentaires un de ses chevaux de bataille. Ce qui lui a d’ailleurs plutôt bien réussi. Il a quand même tenu dix-neuf ans avant de rechuter. Rarement, la mort de gens célèbres me touche, mais là j’avoue que j’ai été peinée tellement je partage ses convictions. Se sentant mal en France, il avait le sentiment qu’on ne l’écoutait jamais. Parti aux États-Unis, c’est là-bas qu’il a trouvé sa voie. Il explique dans le DVD « Guérir autrement » que le stress est la porte d’entrée de la dépression, gérée dans le cerveau émotionnel par l’amygdale, le centre de la peur. « Chez les personnes dépressives, l’amygdale est persuadée que le danger est permanent. Les hormones du stress augmentent terriblement, et détruisent l’hippocampe. La région du langage est très sous-activée. Il est donc très difficile d’avoir accès au cerveau en passant par le langage. » Pour lui qui a fait dix ans de psychanalyse (jusqu’à quatre fois par semaine), toute l’erreur de Lacan est d’avoir dit, que l’inconscient est un langage. « Il ne faut pas demander à la psychanalyse de soigner. Si on ne lui demande pas ça, elle a toute sa légitimité. C’est à travers le corps, que l’on peut accéder au langage, et ce qui est important c’est la respiration. Avec des techniques comme le yoga, le Qi Qong, le taïjiquan. Et puis les bienfaits du sport. Trente minutes d’exercice physique trois fois par semaine, ont un effet identique aux antidépresseurs. On ne se bat plus avec sa tête, mais avec son corps. On devient acteur de sa vie, et non plus spectateur. » Évidemment comme il le dit, les gens en souffrance, n’ont pas tous envie de bouger. Dans ces cas là, les antidépresseurs ont leur utilité. « Ils aident l’amygdale à se calmer, explique David Servan Schreiber et régulent les émotions négatives. Ils sont utiles, car ils changent l’activité du cerveau émotionnel. Mais ce ne sont que des béquilles, et si le patient arrête, c’est la rechute. Ce qui est beaucoup moins fréquent avec le sport, qui ranime le cortex néo-frontal, siège de la pensée, et qui augmente le débit sanguin de 30%. Et aussi le taux de sérotonine, et de dopamine. « Avec le sport, de nouveaux neurones se forment, avec entre eux de nouvelles connexions. Le tissu neuronal se densifierait, notamment dans l’hippocampe si affaibli. Les neurotransmetteurs permettent une meilleure communication entre les neurones, ce qui quintuple la sécrétion des endorphines. Il y a 8% seulement de rechute avec le sport contre quarante sans. » Pour les patients peu attirés par le sport, la méditation peut aussi être un remède. Elle stimule le fait de passer à l’action. Christophe André psychiatre à Sainte-Anne, vante d’ailleurs les bienfaits de cette technique. Il organise des stages au sein de l’hôpital depuis 2004. Dans la préface qu’il a écrite pour le livre « Méditer pour ne plus déprimer. La pleine conscience, une méthode pour vivre mieux », il écrit : « La dépression nous attire hors du temps présent pour nous projeter dans le passé (regrets et remords) ou le futur (soucis et inquiétudes). La méditation nous fait revenir vers la vie, ici, et maintenant. Et nous apprend à y rester. La méditation évoque une promesse de profondeur, de recul, de lucidité, de clarification, de tout ce qui nous paraît embrouillé. Une promesse aussi de pacification intérieure et de sérénité, si attirante pour les personnes qui souffrent de maladies dépressives et anxieuses. C’est tout l’enjeu des évolutions contemporaines des pratiques méditatives, notamment de leur utilisation en médecine et psychothérapie. » Un autre psychiatre le docteur Rosenfeld a écrit un livre intitulé « Méditer, c’est se soigner » aux éditions Arène.

 Pour les gros chocs émotionnels, existe également l’EMDR, qui d’après David Servan Schreiber est très efficace. Quant à la prévention contre le cancer, ce psychiatre parle bien évidemment du sport. « Le sport donne un meilleur équilibre entre le système sympathique et parasympathique, ce qui est une belle arme contre le cancer. « Le stress ne cause pas de cancer, mais le sentiment d’incapacité de se battre en revanche, peut nourrir l’évolution d’un cancer existant. C’est assez établi scientifiquement. » Or justement, le sport enlève ce sentiment d’incapacité. D’ailleurs, des médecins du sport confirment, que le sport est une très bonne prévention contre le cancer. Un article dans le journal « La Croix » du douze janvier 2011 écrit par Jean-François Fournel parle par exemple des bienfaits des vélos électriques. Le docteur Jean-Luc Grillon président de la Société française de Sport Santé précise « Toutes les études se recoupent pour affirmer que le fait de pédaler, diminue de 25% la probabilité de cancer du côlon et du sein. Et on est en train de réunir des résultats intéressants pour la prostate. » Il est question du vélo électrique, mais il est bien évident que cette affirmation concerne tous les sports. David Servan Schreiber dit d’ailleurs, que la plupart des cancérologues sont d’accord avec lui…

« Notre corps dit David Servan a besoin de deux choses : être touché, et se dépenser physiquement. Or l’industrie pharmaceutique n’est pas intéressée par ce constat, car il n’y a pas d’argent à gagner. De même pour l’industrie agro-alimentaire. Mais il n’y a pas d’accusation à faire, ils font leur boulot. » Je dirais pour finir en accord avec David Servan Schreiber, qu’en France, on ne sait pas soigner le chronique. Lors d’une mission en Inde chez les Tibétains, ce psychiatre a constaté combien le toucher et la circulation des énergies étaient importants là-bas. Et il conclut : « Il existe un travail plus profond au niveau du corps, donc ça prend du temps. Ce qui est très bien pour le chronique, mais pas pour les crises. ». 

Concernant le milieu médical, et mon expérience, les médecins vraiment humains sont de moins en moins nombreux. Je tiens quand même à dire pour être positive, qu’il existe des docteurs consciencieux et dévoués. Mais beaucoup ne se remettent pas en question, or c’est cela le secret d’un bon médecin. Reconnaître ses éventuelles erreurs, et évoluer avec le patient. Ce que je trouve ridicule, c’est cette guerre même si elle s’affadit un peu, entre les médecins allopathes, et les médecins ayant recours aux médecines complémentaires. Ce serait tellement plus intelligent de s’entraider, et d’arriver à des résultats plus probants pour les patients. Je prends l’exemple de mon généraliste, que par ailleurs j’aime bien. Il ne croit pas à l’homéopathie, or plusieurs fois cette méthode a guéri des maux qu’il ne parvenait pas à soigner sur moi, avec la méthode allopathique. Je trouve cela dommage de ne pas le reconnaître. Lui croit aux plantes à cause des principes actifs. Il m’a confié qu’avec les antibiotiques à base de pénicilline, peuvent survenir des allergies avec irruption de boutons, œdème de Quincke. Il a eu une fois le cas d’une patiente qui s’est retrouvée vingt-quatre heures en réanimation. Autres effets secondaires des antibiotiques, les mycoses vaginales ou digestives, des diarrhées. Ou des colites pseudomembraneuses qui peuvent perforer l’intestin. Lorsque la grippe A s’est manifestée, il était très révolté que l’on donne du tamiflu à tire-larigot. Car pour lui ce médicament était plus dangereux que la maladie elle-même. Il était susceptible de provoquer de graves maladies du foie.

J’ai eu souvent recours à l’homéopathie pour prévenir les maux de l'hiver, pour soigner les rhums, les maux de gorge, pour lutter contre les angoisses. Et pour soigner ma fille, ce qui fut très efficace notamment pour ses otites. Combien de fois elle a évité les antibiotiques, qui il faut bien le dire, même si c’est une belle invention, ne sont pas très bons pour la santé. La pédiatre Martine Leconte a soigné des enfants, qui après avoir absorbé des antibiotiques, en particulier ceux contenant de la pénicilline, ont eu des allergies. Des œdèmes et des plaques d’urticaire. « Ce sont des effets secondaires pouvant être très graves avoue-t-elle. Les enfants peuvent avoir la gorge qui gonfle. » Une bonne technique c’est d’essayer deux jours l’homéopathie, tout en donnant un produit contre la fièvre. Et si cela ne marche pas, alors, on a recours aux antibiotiques. Tant qu’on peut éviter le chimique, il faut le faire. En revanche, j'ai très souvent des cystites, et l'homéopathie n'a pas marché. A un moment donné, un traitement à base de canneberge m'a bien aidé pendant deux ans, mais après mon corps s'est habitué et les cystites ont repris. … Un peu plus tard, j'ai été voir une phytothérapeute mais malgré trois traitements différents, le problème a persisté.. J'ai alors été voir le célèbre énergéticien Jean-luc Bartoli qui au bout de deux séances de magnétisme m' a débloqué les intestins, a permis que les infections soient plus espacées mais n'a pas réglé entièrement le problème…

 Même principe pour toutes les maladies psychiques où l'on pourrait compléter les traitements chimiques par des médecines complémentaires. Je joins d’ailleurs dans ce livre, l’interview d’un psychiatre qui utilise aussi l’homéopathie. Du reste, il est dommage que la mésothérapie, la phytothérapie, l'ostéopathie ou autres techniques du même acabit, ne soient pas remboursées. La mésothérapie qui s’effectue au moyen de petites piqures, atténue souvent beaucoup les douleurs, et peut permettre d’éviter les anti-inflammatoires, et leurs effets secondaires. 

 Un sujet qui fait parfois polémique, ce sont les vaccins, avec parfois de graves effets secondaires là aussi. Dans « Voyage au bout de l’autisme », Vanessa Virag par le biais de la journaliste Dominique Prédali évoque la possibilité que son fils soit devenu autiste suite au vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) : « C’est en lisant les différents articles sur les vaccins et l’autisme, que j’ai réalisé que mon fils, tout à fait normal à part ses troubles digestifs, avait commencé à changer à partir du ROR. Ce vaccin a sans doute été un déclencheur, plus les vingt autres qu’il a reçus en un an. Je me souvenais maintenant très nettement que, ce jour là, le pédiatre lui avait administré en une seule fois cinq autres vaccins en plus du ROR. Et qu’il avait utilisé la dernière dose de produits au fond du flacon, dont je venais d’apprendre qu’elle contenait le plus de mercure. Sur le trajet du retour, dans la voiture, Shayan hurlait tellement que nous avons failli avoir un accident. Certains enfants ont eu une réaction foudroyante immédiatement après un vaccin. Pour Shayan, les changements sont apparus progressivement. Il est devenu hyper actif, il s’est mis à régresser, à changer d’habitudes alimentaires. Ses problèmes digestifs se sont accentués, et, après avoir souffert de grosses diarrhées, il a commencé à être très constipé. La disparition progressive du langage datait, elle aussi, de cette époque. A un an, il connaissait une dizaine de mots en français et en anglais. Après ce vaccin, il a parlé de moins en moins. J’en avais informé le pédiatre de Palm Beach, au moment des tests de développement, juste avant de repartir en France : « Shayan disait des mots qu’il ne dit plus maintenant. » L’air étonné, il avait répondu : « Il faudra surveiller ça », mais sans donner plus d’explications. J’ai pris note de ce qu’il m’a dit sans vraiment m’inquiéter. Les gens à qui j’en parlais me disaient tous la même chose : « Ce n’est pas grave, c’est un garçon, ils parlent plus tard, » c’est normal, vous parlez trois langues à la maison, vous déménagez souvent. »

J’ajouterais pour clore le chapitre que les soins pratiqués dans la plupart des hôpitaux psychiatriques, mériteraient d’être largement revus. Les patients sont réduits à l’état de légumes, et tout en eux est anéanti. Notamment le désir de quelque ordre qu’il soit. C’est bien dommage, car sans désir à quoi ressemble-t-on ? Si ce n'est à une larve déliquescente dont le corps et l’esprit sont plongés dans le néant. Il serait important justement que dans ce genre d’endroit, pénètrent les médecines complémentaires. Plus le sport qui permettrait aux patients de se réveiller un peu. Ce ne serait vraiment pas du luxe. Pour moi, tous les médecins et plus particulièrement les psychiatres, devraient suivre une formation en médecine du sport. 

Que les patients internés dans des hôpitaux psychiatriques aient besoin de médecine chimique, peut-être pour certains mais en tout cas, à des degrés bien moindres. Diverses solutions existent pour qu’ils en prennent moins, et retrouvent leur dignité. Pour qu’ils soient également moins victimes de tous ces effets secondaires plus que désagréables. Frédéric Beigbeder revendique la fermeture des prisons. Pour ma part, j’emploierais le même langage pour les hôpitaux psychiatriques, qui pour moi sont de vrais camps de concentration, tenus par des bourreaux du corps et de l’esprit. Ils exercent un pouvoir sadique, ne laissent aucunement la parole aux patients, et abusent honteusement de leur pouvoir. Et pourtant, on peut lire la charte qui dit que l’on respecte le patient, son bien être etc. Or c’est tout le contraire qui se passe. Le patient n’a qu’un droit obéir, se soumettre. Et pour peu qu’il ait le malheur de s’indigner, alors là c’est la camisole de force et tout ce qui s’ensuit. Plus le patient essaye de vivre, de réagir, plus on l’endort, plus on le torture. La lobotomie psychique et physique fait alors son apparition comme dans les dictatures les plus extrêmes. Bref c’est l’enfer où l’on fait croire aux gens, qu’ils ont besoin de tous ces médicaments. On leur fait un lavage de cerveau, et on finit par les persuader qu’ils ne s’en sortiront jamais. Que c’est la fatalité et qu’il n’y a rien à faire à part le beau cocktail de médicaments. Ainsi, les médecins ne se fatiguent pas trop, ne se remettent jamais en question, et ne font pas trop d’efforts d’investigation. Bref que ce genre d’établissement ferme, ou alors que l’on remodèle totalement ce genre d’endroit. 

 J

Pour améliorer les soins psychiatriques, je verrais bien quelques chats ou chiens errer par ci par là. Quoi de plus doux en effet pour la sérénité de l’âme, que de caresser un chat ou de communiquer avec un chien. La relation entre un être humain, et un animal peut donner des indices sur l’état de quelqu’un, et aider à mieux comprendre ses troubles. Le psychiatre et éthologue Boris Cyrulnik dit que dans l’acte même de choisir son chien, il y a une révélation de soi. Il explique : « Dans certaines pathologies comme les maladies maniaco-dépressives, où les gens sont tantôt euphoriques, tantôt mélancoliques, jusqu’à se sentir responsables de toutes les plaies du monde, on voit que le chien s’adapte impeccablement à l’humeur du propriétaire. Quand le propriétaire est gai, il va se mettre à aboyer, à gambader, quand il est triste, le chien ne bouge pas, il se met à trembler. J’avais un patient qui faisait des bouffées délirantes à répétition. Selon l’accueil que me faisait son chien, je savais dans quel état il était, ou allait se trouver. » (Propos recueillis dans l’ouvrage « Un animal et la vie est plus belle de Jean-Luc Vuillemot). 

Autre méthode pouvant faire du bien : écouter une musique qui correspond à notre état du moment, et qui dope. Chaque patient devrait avoir dans sa chambre un appareil, lui permettant de se passer un morceau de Mozart, ou de Michael Jackson. Il pourrait avoir le droit de danser dans sa chambre, et de s’éclater physiquement au gré des besoins de son imagination. La musicothérapie était déjà reconnue dans l’Antiquité. Anna-Maria Nédéva compositrice musicologue et psychanalyste affirme sur Internet : « Durant les mystères grecs, l’on utilisait la musique et les chants pour provoquer des changements d’états de conscience et des guérisons s’ensuivaient. » Elle dit aussi que Pythagore professait dans son enseignement, que l’étude de la musique, et celle des mathématiques avaient la même importance. Aristote et Platon ont aussi vanté les effets bénéfiques de la musique sur l’âme. Xénocrate disciple et ami de Platon préconisait l’utilisation de la cymbale pour soigner la folie. Sylvain Lacouche qui a suivi une formation d’infirmier et dont le thème de mémoire est « La musique, un support thérapeutique en psychiatrie » explique aussi sur Internet, qu’il a découvert les liens très étroits, qui rapprochent le musicien du soignant. Il évoque le philosophe Bacon qui au XIIIe siècle déclarait : « Pour être bon et efficace, le médecin doit connaître les règles de l’harmonie musicale ». Et les travaux de G. Mall qui étudia l’influence du rythme, sur les malades atteints de psychose. Lilian Eyre musicothérapeute qui a animé des sessions de musicothérapie en psychiatrie des adultes à l’hôpital général de Montréal a déclaré également sur Internet : « Les clients anxieux, schizophrènes, maniaco-dépressifs développent ici des habiletés essentielles, pour fonctionner en société. » J’ai interviewé la musicothérapeute Florence Maugard spécialisée en psychiatrie adulte. L’entretien se trouve dans le chapitre « Médecines complémentaires ».

Le patient aurait aussi à sa disposition un petit meuble avec livres, cahier, pinceaux, feuilles de papier, en fonction de ses goûts. Un tapis de gymnastique, des haltères. Pourrait être installée une salle de cinéma, où viendraient des acteurs ou conférenciers, pour distraire les patients, afin qu’ils s’extraient de leurs problèmes. Chacun pourrait choisir ses activités, en fonction de sa personnalité, et ce serait alors un plaisir de se soigner, et non plus une souffrance. Car les patients souffrent, c’est évident. Une fois dehors, le patient pourrait continuer cette thérapie et ainsi éveiller son esprit. Et non plus être complètement déphasé, comme c’est le cas actuellement. Surtout si le patient effectue un long séjour. Mais pour apprécier ce genre de soins, il ne faut pas de grosses doses de médicaments. Si l’on est réduit comme c’est le cas actuellement à l’état de légume, on n’a envie de rien. On est incapable d’apprécier le plaisir de quelque ordre qu’il soit. 

Les thérapeutes seraient obligés d’adopter une autre tactique. Au lieu de soigner uniquement à coups de médicaments, ils devraient être à l’écoute, faire preuve d’empathie, et « chercher » des solutions pour que le patient évolue. Avec la méthode « médicament, médicament », le patient ne peut que stagner et même régresser. On le persuade qu’il ne peut ni guérir, ni s’en sortir, ni évoluer. C’est bien négatif tout ça, et ce n’est pas ainsi que l’on progresse effectivement. Le médecin devrait évoluer avec le patient, et s’impliquer bien davantage. C’est bien plus passionnant que de faire du « systématique. » C’est un travail de chercheur, de scientifique.

Dans le journal « Métro » du 9 novembre 2011, un article de Victoria Zorraquin parle de la dépression. Emmanuelle Corruble, psychiatre au CHU du Kremlin Bicêtre déclare : « En France, un seul patient dépressif sur dix, est correctement soigné pour sa maladie. C’est d’autant plus étonnant qu’un grand nombre de personnes reçoivent des antidépresseurs, alors qu’elles n’en ont pas besoin. » Un témoignage honnête qui étaye mes propos. Et qui confirme que dans notre pays, on prescrit des médicaments de manière abusive. La pression des laboratoires, des médecins « complices », et des médias ont aussi leur part de responsabilité  ... Pour finir en beauté sur les hôpitaux psychiatriques, voici le témoignage de parents, à propos de l’hôpital psychiatrique de Clermont accusé de maltraitance. (Article dans le Parisien du 10 novembre 2011). Ils sont membres de l’Unafam une association de familles de malades présente à Clermont : « Dans l’unité de l’hôpital où elle se trouvait encore récemment, notre fille était surveillée et seulement surveillée. C’était comme une prisonnière dans sa geôle. Quand nous la prenions chez nous, nous étions obligés de l’aider à monter les escaliers, tellement elle était assommée par les médicaments. Mais nous n’avons pas le choix, car il est impossible de trouver des lieux de vie en France pour ce type de personnes. » La patiente a été transférée il y a quelques jours dans un autre service, ce qui rassure les parents.

 On est toujours à la recherche du progrès, de la performance, ce qui en soi est bien. Mais ne pourrait-on le faire avec des moyens plus naturels, sans tout le temps utiliser des grosses machines, sans tout industrialiser et commercialiser. Bien évidemment le « naturel » peut aussi devenir une industrie, c’est inévitable étant donné la cupidité de l’homme, mais au moins c’est plus sain. Et puis comme le dit Hippocrate « La force qui est en nous, est notre plus grand médecin. » Il faut savoir faire appel à ses propres ressources, et se battre sans toujours compter sur des artifices. Hippocrate dit aussi « Lorsque l’on tombe malade, il faut changer sa manière de vivre, car il n’y a pas de guérison, sans un effort mental et spirituel. » Les médecins c’est bien, mais ils ne sont pas à notre place. On voit bien qu’ils n’ont jamais été victimes des effets secondaires. Sans compter ce que provoquent ces médicaments (neuroleptiques, antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères), sur le cerveau. On parle de chances très accrues de développer la maladie d’Alzheimer (Science et Vie du mois d’octobre 2011). Voltaire a raison lorsqu’il affirme : « Les médecins administrent des médicaments dont ils savent très peu à des malades dont ils savent moins, pour guérir des maladies dont ils ne savent rien ».

Agnès Figueras-Lenattier

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