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mercredi, 10 avril 2024

Daniel Pangrazi

IMG-20240203-WA0001.jpgPhoto Chantal Toledano du photo club d'Auxerre

Daniel Pangrazi ancienne maîtresse d’école, est, comédienne, metteur en scène, directrice d’une compagnie« Le Taltrac »et préside l’association «Les amis du théâtre d’Auxerre".. Actuellement l’essentiel de son travail c’est d’organiser des lectures théâtralisées « Les lectures apéritives »en lien avec les spectacles du théâtre. Ce n’est pas parce que je suis présidente que je m’adonne à ce travail. Quand j’étais juste membre, j’animais déjà ce genre d'activités.  Ce qui m’intéresse c’est de collaborer avec des gens de tous niveaux, et le côté pédagogique me plaît vraiment beaucoup.  La musique?  Par exemple pour Tchékov, nous avons collaboré autour du piano de l’AMJ, 5 musiciens sont venus faire des intermèdes. Pour le sujet sur les femmes artistes, une clarinettiste était présente. C’est vraiment quelque chose que j’aimerais developper au sein des lectures. « 

Chargée également de la promotion, Daniel Pangrazi écrit aux amis du théâtre avant chaque spectacle, avec une petite explication.Elle les  invite à ne pas oublier cette date, à venir pour telle ou telle raison. Elle s’occupe également de promouvoir l’oeuvre de la poète Marie-Noël. Au mois de septembre lors du Forum des associations, nous  militons  pendant une journée avec la maison Marie Noël, la société des sciences. »  Elle aimerait que l’oeuvre de cette poète soit célébrée ailleurs que dans l’Yonne… 

 

 

 

Comment est née l’association des amis du théâtre d’Auxerre?

Elle a démarré car le directeur du théâtre de l’époque nommé dans la municipalité n’était pas un vrai directeur dans le sens où on l’entend aujourd’hui. Après des années et des années de gestion strictement municipale, il a été décidé que le directeur du théâtre choisirait lui-même sa programmation et adopterait une politique culturelle. Jusqu’alors, les interventions émanaient de tournées déja toutes prêtes, et ce n’est pas le directeur qui choisissait telle ou telle troupe. Quand jean-Luc Le Carpentier le nouveau directeur est arrivé, il s’est senti bien seul pour tout faire notamment dans sa quête de nouveaux abonnés. Des abonnés s’interessant au théâtre et pas uniquement de boulevard. Il a alors fait appel à des spectateurs passionnés de théâtre pour créer avec lui «Les amis du théâtre d’Auxerre. C’est ainsi que l’association a débuté avec un but réellement militant destiné à motiver des personnes pour se rendre au théâtre.  Je suis devenue membre et les directeurs se sont succédé jusqu’à l’arrivée de notre directeur actuel Pierre Kechkéguian.               . 

 

 

 

Quelles ont été les premières initiatives ? 

Dès le départ, les amis du théâtre ont organisé des lectures ouvertes au public, gratuites. Une revue a vu le jour présentant les spectacles de la saison. On a gardé ces mêmes objectifs en souhaitant leur donner de plus en plus d’ampleur et en mettant en place des opérations gratuites de toutes sortes.  Actuellement, nous  avons ce que l’on appelle des lectures apéritives que je dirige, qui se donnent juste avant un spectacle et qui impliquent davantage de personnel. Auparavant, elles étaient liées à la programmation du théâtre mais se déroulaient en dehors du spectacle.  Hormis cet événement, ont lieu chaque année les rencontres de théâtre amateur «Les scènes d’automne », le dernier week-end de septembre. Les compagnies, la 12ème édition cette année, viennent gratuitement et nous les sélectionnons essentiellement en fonction de leur qualité. Sont prises en compte, celles que l’on connaît déjà et l’on essaye en plus chaque année de mettre à l’honneur des compagnies qui ne sont jamais venues. Pour la prochaine programmation par exemple, on aura 8 spectacles réalisés par des compagnies venant d’un peu partout. Nous  diversifions et cherchons  à créer des rencontres. On ne voit pas les spectacles avant; c’est surtout du bouche à oreille.  On peut aussi se baser sur des vidéos . Peuvent bien sûr survenir quelques mauvaises surprises, mais aussi d’extraordinaires spectacles.   La saison théâtrale ne commence qu’après ces scènes d’automne et se termine au mois de mai car après le théâtre est réservé pour des écoles de musique, de danse. Pour le directeur il n’était pas question d’accepter des spectacles moyens. Qualité et exigence devaient être au rendez-vous…

 

 

 

Qu’est-ce qu’un spectacle extraordinaire pour vous?

C’est un spectacle qui tout d’un coup réussit dans tous les domaines, de qualité pratiquement professionnelle et qui enthousiasme le public par un remarquable travail de mise en cène, de réflexion sur la lumière, sur le jeu des comédiens. Ce qui motive ces troupes, c’est de jouer dans des conditions professionnelles  avec une équipe vraiment compétente  qui aura déjà tout préparé dans la grande salle ou au studio, lieux magiques par excellence..Cela m’est arrivée d'être sur la scène avec ma compagnie, et c’est un délice de jouer dans ces conditions là.  En tant qu’amateur, on a plutôt l’habitude de se produire dans des salles des fêtes, où il faut tout installer, tout déménager.  Nous sommes  plus des installateurs techniques que des comédiens.  Comme initiatives, nous avons aussi le cinéthéâtre que nous gérons avec l’association « Ciné manie. »  On choisit les films, on se charge de trouver des animateurs, on paye la diffusion des films, même le vidéo projecteur.  Et puis jusqu’ à ces dernières années, on organisait quelque chose de vraiment intéressant mais qui a été  suspendu à cause d'un coût financier trop important. Nous  mettions en place un événement de printemps, une journée exceptionnelle avec un thème précis. Le dernier c’était « amoureuses ». Auparavant on avait travaillé sur l’humour, ou le poisson d’avril. On invitait des clubs de danse, de théâtre, des élèves du conservatoire de musique, d’arts plastiques, des gens de tout milieu et de tout art venaient présenter leur création.». C’était énorme à organiser mais vraiment fabuleux. Les dix dernières années, je demandais aux artistes  de présenter des spectacles de 15 mn maximum ce  ce qui donnait des patchworks complètement étonnants. C’était une façon de faire venir un public au sein du théâtre avec toujours l’espoir qu’ils reviendraient au moins pour les événements gratuits.

 

 

 

Quel est le contenu de votre  journal intitulé «  Publics »? 

Il présente nos lectures, le ciné club, certains spectacles que l’on décide de mettre en avant.  C’est une incitation à aller au théâtre.  Pour les spectacles, on apporte des éclairages différents, et l’on distribue le journal le jour du spectacle. Il constitue un complément au programme de la soirée dans lequel le metteur en scène parle de son spectacle. On y parle d’autre chose, de l’auteur. Avant il y avait trois éditions par saison. Maintenant c’est un semestriel de 8 pages. Nous avons environ 290 adhérents qui payent 14 euros à l’année et nous arrivons bien à nous en sortir financièrement. Nous sommes totalement indépendants et nous n’avons pas besoin de chercher des sponsors.

 

 

Quel est le rôle des adhérents? 

Certains spectateurs adhèrent surtout pour avoir des réductions pour les spectacles au cours de l'année et d’autres s’investissent davantage par exemple en posant des affiches, en accueillant le public.Les membres actifs, une douzaine environ choisissent de faire partie du Conseil d’administration.. Pour l’organisation des lectures apéritives, si l’on veut faire partie du groupe pas de problèmes, mais il faut bosser.  Les amis du théâtre sont toujours prêts à aider, et c’est dans ce vivier que l’on puise pour faire des lectures, organiser des événements. Mais c’est malgré tout difficile de trouver des gens ayant envie de s’investir pour les autres. A un moment donné, le Conseil d’administration frôlait les 30 personnes, actuellement nous avons du mal à en recruter 12.  L’individualisme, est typique de notre époque.  Je pense que les jeunes sont capables de réinventer du collectif mais pas dans cette branche là. En outre, Auxerre n’est pas une ville universitaire donc le potentiel de jeunes est limité.

 

 

Qui sont vos partenaires?

Nous avons bossé avec les gens du "Mouv Art" au mois d’octobre. Ils ont fait tout un festival sur le textile, avec des expos dans toute la ville.A l’occasion d’un événement sur Colette, nous avons joué dans un petit restaurant « Sido » sur la place de la cathédrale. Nous travaillons avec la galerie  In Situ,  la petite vitesse,  la galerie Saint-Germain. Ce qui est primordial, c’est qu’il y ait du plaisir pour nous et que ce plaisir soit partagé. Nous commençons également à être sollicité pour aller donner nos lectures ailleurs qui sont de très bonne qualité et très appréciées un peu partout

Agnès Figueras-Lenattier.…

 

 

 

 

 

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