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jeudi, 26 juillet 2007

Les entretiens de l'été : Pierre Castagnou (part. V)

Paris14.info prend ses quartiers d'été et vous propose de retrouver l'essentiel des interviews conduites sur l'année passée...
Nous vous livrerons au passage, nos impressions et séquences "off" sur ces entretiens...
A tout seigneur, tout honneur, nous débutons cette série estivale avec une interview de Pierre Castagnou, Maire du XIVe arrondissement diffusée dans nos colonnes au mois d'août dernier...

Part. V : petite enfance & crèches.

Paris 14 (P14) : À quand une crèche dans le secteur de la Porte d'Orléans, n’était-elle pas prévue rue Morère ?

Pierre Castagnou (PC) : C’était difficile rue Morère pour des raisons techniques ; ou alors le coût aurait été très élevé… Mais il y aura des places réservées à la Mairie d’arrondissement dans la crèche de la poste Bachelard, qui va ouvrir près de la Porte d'Orléans : 15 places.

P14 : S’agissant des crèches, pourriez-vous nous donner quelques chiffres ? Combien y-a-t-il de places de crèches dans le XIVe et pour combien d’enfants en bas âge ? A la fin de la mandature, combien de places supplémentaires aurez-vous construit ?

PC : Il y a très exactement 1758 places de crèche pour un total de 3900 enfants de moins de 3 ans. Nous aurons attribué en fin d’année 2005 un peu plus de 600 places sur 1600 demandes. La manque de places est un vrai problème, même si, en la matière, le 14e n’est pas l’arrondissement le plus mal loti. 

P14 : Mais il y a l’air d’avoir une forte disparité, comme par exemple entre le quartier de la Place de Catalogne qui a plus de places que dans le sud de l'arrondissement.

PC : Oui, c’est vrai ; le problème est souvent celui de locaux ou de terrains disponibles.

P14 : Le fils de Laurent Fabius, Thomas Fabius, a pour métier d’installer des crèches dans les entreprises privées. La Mairie ne pourrait-elle pas négocier des accords et demander des contingents de 10-15 places pour le secteur public, quitte à financer une partie ?

PC : Oui, je connais cette initiative. Nous sommes ouverts à toute discussion. Pour preuve, le projet engagé avec la poste, qui  est un établissement public, ou avec l’hôpital Ste Anne dont la crèche accueillera les enfants du personnel mais aussi des enfants de l’arrondissement.

P14 : La gare de la petite ceinture sur l’Avenue du Général Leclerc, dite gare de Montrouge, ne pourrait-elle pas être utilisée pour une crèche ? Au passage, est-il prévu de protéger ce patrimoine ?

PC : Elle est en très mauvais état. Mais la Ville n’est pas chez elle. La gare appartient à Réseau ferré de France (RFF).

A la fin de la mandature, nous aurons créé 290 places. C’est encore insuffisant, bien évidemment, mais le retard accumulé est important et ne pouvait pas être comblé en une mandature. Cela d’autant plus qu’au niveau parisien les arrondissements de l’Est parisien souffraient d’un manque encore plus important qu’il a fallu essayer de combler.

P14 : A combien estimez-vous les besoins ?

PC : Un millier de demandes n’ont pu être  satisfaites cette année. Mais parfois les parents peuvent trouver une solution avec la garde à domicile... Ce qu’il faut, c’est, au minimum, pouvoir satisfaire les demandes des familles qui financièrement n’ont pas d’autres solutions que les crèches.

P14 : Les gens posent des questions sur les suivis des dossiers. Les familles pourraient-elles avoir la possibilité de suivre leur dossier sur internet ? Et d’autre part, quels sont les critères d’attribution au sein de la commission transparente ? Un seuil de revenu ?

PC : Je retiens cette idée d’accessibilité du dossier en ligne… Nous avons crée un Bureau des crèches auquel tout le monde peut s’adresser pour déposer une demande ou savoir ou en est son dossier. Sous l’ancienne équipe, les demandes de places étaient gérées par le cabinet du maire…
Une commission de transparence se réunit tous les trimestres. Des critères d’attribution ont été fixés : l’emploi (ou la formation), les horaires de travail et le temps de trajet, les revenus, la domiciliation, la situation familiale (on sait qu’à Paris, il y a un pourcentage très élevé de familles monoparentales), l’âge des enfants, d’éventuels rapports des services médico-sociaux.

Cette commission fonctionne très bien. Personne ne critique son fonctionnement. Elle est présidée par mon adjointe chargée de la petite enfance [NDLR : Marianne Auffret]; y siègent également mon adjoint chargé des affaires scolaires [NDLR : Vincent Jarousseau], un représentant de l’opposition, la coordinatrice des crèches de l’arrondissement, un médecin…

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Subventions aux associations, accès aux équipements municipaux, finances de la Ville... Suite de notre interview demain.

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Les commentaires...

...Sur le sujet des places de crèche, la bataille de chiffre continue de faire rage. Il n'y a qu'à consulter l'article publié il y a quelques jours...

Arrêtons-nous cependant aux chiffres donné par le Maire du XIVe. 1758 places de crèche pour un total de 3900 enfants de moins de 3 ans. 600 places attribuées en 2005 sur 1600 demandes. 900 candidatures rejetées. A la fin de la mandature, 290 places devraient avoir été créées. Mais si l'optimisme est sans doute une qualité pour un politique, il semble que le Maire du XIVe soit un forcené en la matière. Les derniers chiffres comuniqués en mars 2007 par la Mairie de Paris (cf. http://www.paris.fr/portail/viewmultimediadocument?multim...) font en effet état de 130 places de crèches et 37 places de halte-garderie créées. Créations auxquelles il convient d'ôter 20 à 26 autres places fermées. Nous en arriverions donc à un solde de 141 à 147 places créées sur une mandature d'une durée exceptionnelle de 7 ans.

Bref, nous avons sollicité Marianne Auffret pour en savoir plus et nous reviendrons vers vous avec une réponse à la rentrée.

mercredi, 25 juillet 2007

Le cinéma (et les DVD) de Jive : juillet 2007

Chaque mois, Jive, notre cinéphile quatorzièmois, nous livre ses critiques de DVD et ses bons plans...

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Voilà ce sont  les vacances mais que cela n’empêche pas vos petites mains de glisser quelques DVD dans vos bagages

COUP DE CŒUR DU MOIS

410df96d512f0d53ddd52d2759d13d7d.jpgBLOOD DIAMOND (Warner)
Réalisateur : Edward ZWICK - Acteurs : Léonardo DI CAPRIO, Djjimon HOUNSOU, Jennifer CONNELY

Résumé : Alors qu'il purge une peine de prison pour ses trafics, Archer rencontre Solomon Vandy, un pêcheur d'origine Mende. Arraché à sa famille et forcé de travailler dans les mines diamantifères, ce dernier a trouvé et caché un diamant rose extrêmement rare. Accompagnés de Maddy Bowen, une journaliste idéaliste, les deux hommes s'embarquent pour un dangereux voyage en territoire rebelle pour récupérer le fameux caillou. Un voyage qui pourrait bien sauver la famille de Salomon et donner à Archer la seconde chance qu'il n'espérait plus.

Critique : Certainement le meilleur film sorti cette année, un grand film hollywoodien plein de bruits et de fureur.
Un contexte politique fort dans un pays politiquement compliqué où le trafic du diamant règne en maître voilà le voyage pour lequel vous allez embarquer.

Lire la suite

mardi, 24 juillet 2007

Mandature Delanoë : combien de nouvelles places de crèches ?

ParisXIV.com, nous propose une excellente enquête sur les créations de places de crèches à Paris et dans le XIVe arrondissement. Extrait :

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Penchons nous précisément sur le 14e, avec vigilance donc.
 
Un total de créations de 167 places est annoncé sur les 6 années depuis la mise en place. Pour 26 suppressions.
Pour une famille ayant un enfant, il convient bien sûr de distinguer 2 choses : les crèches, qui procurent un moyen de garde pour leur enfant, et les haltes garderies. Une halte garderie permet une garde de façon ponctuelle pour quelques heures ou éventuellement plus régulière, mais au maximum quelques demi-journées par semaines afin de libérer la maman pour un besoin particulier. L'addition de berceaux de crèches et de halte-garderie est donc assez surprenante. Une institutrice de primaire comparerait cela à une somme de choux et de carottes. Mais nous ne sommes pas là dans le primaire mais dans la toute petite enfance...  Le nombre de places de crèches créées dans l'arrondissement serait donc de 130 berceaux, mais seuls 12 de ces berceaux sont dans les faits issus de crèches municipales.

Pour comparaison, le nombre de place en crèches était en de l’ordre de 1700 berceaux. Soit une augmentation d’un peu moins de 8% en 6 ans. Mais la comparaison ne vaut que face à la demande (un arrondissement ou une ville déjà suffisamment pourvu, n’a évidemment pas de besoin de création de places. C’est le cas du 5eme arrondissement). Le 14e arrondissement compte chaque année plus de 1500 demandeurs dont seuls un peu moins de 600 voient leur demande accéder. Soit 900 familles avec une réponse négative. Le rythme de création actuel permettra de répondre à chaque demande dans ….. 42 ans*

[Lire l'intégralité de l'article]

Pierre

Plus d'info :
+ Les suppressions de places de crèche enregistrées :
28, rue Saint-Gothard « Charité Maternelle » Halte-garderie  6     Transformation en 6 places de crèche collective
40, rue Boulard « Bout.Chou 14 » Halte-garderie 8 Fermeture - local inadapté
23 bis, rue du Moulin-de-la-Vierge « la Recréation » Halte-garderie 12 Fermeture - cessation d'activité de l'association/
Total places supprimées : 26.

lundi, 23 juillet 2007

Les entretiens de l'été : Pierre Castagnou (part. IV)

Paris14.info prend ses quartiers d'été et vous propose de retrouver l'essentiel des interviews conduites sur l'année passée...
Nous vous livrerons au passage, nos impressions et séquences "off" sur ces entretiens...
A tout seigneur, tout honneur, nous débutons cette série estivale avec une interview de Pierre Castagnou, Maire du XIVe arrondissement diffusée dans nos colonnes au mois d'août dernier....

Part. IV : sans-abri, logement social, Loi SRU et spéculation immobilière...

Paris 14 (P14) : Venons en à la question des sans-abri. Deux groupes importants dans le 14ème, l’un devant la caserne des pompiers Marché Villemin, l’autre Avenue du Gal Leclerc devant Pier Import. D’ailleurs, à cet endroit, il y avait un banc, on a enlevé ce banc et maintenant ces sans-abri ont disposé là des chaises, des matelas, des canapés... Comment réagissez-vous devant cette situation ?

Pierre Castagnou (PC) : Nous avons mis en réseau tous les acteurs intervenant auprès des sans-abri : assistantes sociales, Emmaüs, SAMU social, Restos du cœur, BAPSA… Souvent ils travaillaient séparément. Nous avons chercher à mieux coordonner leur action, développer une synergie.

Les sans-abri sont une population très composite. Il y a de plus en plus de femmes, de plus en plus de jeunes. Il faut agir très vite, dès que les gens tombent dans l’errance, pour éviter la désocialisation, d’autant que beaucoup de sans-abri ont un emploi, ont un revenu…

Parfois les choses sont plus difficiles. Les gens vivent dans la rue depuis longtemps. Ils n’ont plus aucune attache et ne veulent pas avoir affaire aux institutions.
Une des réponses est la construction de résidences sociales, de taille modeste pour faciliter la réinsertion. Nous avons ainsi quatre projets dans l’arrondissement. Le chantier de la première résidence, rue de la Gaîté, vient de débuter.

P14 : Au bout d’un certain temps, il y a une exaspération des riverains

PC : Oui, le Samu social, la BAPSA qui dépend de la Préfecture de police [ndlr : Brigade d’Assistance aux Personnes Sans Abri] interviennent… On a récemment recensé une centaine de sans-abri dans le 14ème. La police intervient en cas de trouble de l’ordre public.

Le problème, c’est parfois que les sans-abri refusent d’aller dans des centres d’hébergement d’urgence parce qu’ils craignent la promiscuité ou la violence, refusent la contrainte, n’arrivent pas à renoncer à l’alcool…

J’en appelle aussi à la compréhension de chacun. Se retrouver sans toit peut arriver à tout le mode : on perd son boulot, on se sépare de sa femme ou de son mari, on perd son logement et on a vite fait de se retrouver à la rue. D’ailleurs souvent les gens aident les sans abris en leur donnant argent, matelas, couvertures…

P14 : Puisque nous parlons d'action sociale, qu’en est-il des problèmes de locaux du Centre social Didot Broussais menacé d'expulsion à l'hiver dernier ?

PC : Le problème est réglé. Il était impensable que l’AP-HP puisse mettre à la porte le seul Centre social du 14ème. Le centre restera sur Broussais. Il sera relogé par la ville dans le cadre de la reconversion du site. C’est l’engagement que j’ai pris et il sera respecté.

P14 : Le 2e centre social du quartier Porte de Vanves est programmé pour quelle date ?

PC : Eh bien les travaux ont commencé avec la démolition de l’ancien centre commercial. La livraison est prévue en 2008. Outre le centre social, il y aura une crèche, un relais d’assistantes maternelles, et des locaux d’activité.

P14 : Rue Morère, l’un des deux projets devait être une crèche, mais ce serait une résidence sociale du type de la rue de Ridder… Un projet qui a dynamité dans tout le quartier Didot l’action en faveur des personnes sans abri.

PC : Non, cela n’a rien  à voir avec la rue de Ridder, où il existe un centre d’hébergement du Samu social. Il s’agira d’une pension de famille de 10 studios, où les gens bénéficieront d’un accompagnement social.

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Suite de notre interview demain avec l'un des thèmes phares de la mandature : petite enfance & crèches.

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Les commentaires...

Une année s'est écoulée depuis la 1ère diffusion de cette interview et les deux groupes de sans-abri qui y sont évoqués sont toujours là. Le Maire du XIVe semble donc bien désarmé quelles que soient les synergies qu'il évoque... La méthode est-elle la bonne ?

Pourtant des projets avancent, notamment ceux de pensions de famille, destinés prioritairement à des publics qui ont perdu toute attache. Mais le temps politique bat à sa propre cadence qui n'est pas nécessairement la nôtre... Si tout pouvait aller un peu plus vite.

Pour le reste, le Centre social Didot attend son déménagement dans des préfabriqués qui seront prochainement posés sur les terrains de l'Hôpital Broussais. A terme, il devrait occuper le rez-de-chaussée d'un bâtiment réhabilité. a l'horizons 2012 ? Les problèmes financiers du centre sont eux toujours là. Le Centre se bat pour sa survie et son équipe reste mobilisée. Si vous souhaitez lui apporter votre aide ou un soutien financier, contactez-nous, nous ferons suivre...

Pierre Vallet

dimanche, 22 juillet 2007

Saint-Pierre de Montrouge : une visite guidée...

...très aboutie et en plusieurs épisodes qui devrait intéresser tous les fans de patrimoine architectural. A découvrir ici :
- épisode 1.
- épisode 2.
- épisode 3.
- épisode 4.
- épisode 5.
- épisode 6.
- épisode 7.
- épisode 8.
- épisode 9.

Pierre

Plus d'info :
+  Une interview de Philippe Marsset, curé de la paroisse Saint-Pierre de Montrouge - Part. I / II.

samedi, 21 juillet 2007

Vacances ou vacance ?

Raymond Rillot a raison de se pencher sur la question...

Pierre

Plus d'info :
+ www.lavoixdu14e.info !

vendredi, 20 juillet 2007

Les entretiens de l'été : Pierre Castagnou (part. III)

Paris14.info prend ses quartiers d'été et vous propose de retrouver l'essentiel des interviews conduites sur l'année passée...
Nous vous livrerons au passage, nos impressions et séquences "off" sur ces entretiens...
A tout seigneur, tout honneur, nous débutons cette série estivale avec une interview de Pierre Castagnou, Maire du XIVe arrondissement diffusée dans nos colonnes au mois d'août dernier.

Part. III : logement social, Loi SRU et spéculation immobilière...

Paris 14 (P14) : Nous allons aborder le thème du logement social. La Ville de Paris finance 4000 logements sociaux chaque année, le chiffre couramment évoqué est celui de 100.000 demandeurs de logements sociaux, près de 5000 pour le seul 14ème arrondissement. Quelle est la durée moyenne d'attente pour un logement social ? Faut-il attendre plus de 10 ans ?

Pierre Castagnou (PC) : La difficulté à laquelle nous sommes confrontés, c’est d’abord le très faible taux de rotation : 4% sur Paris et 2,5% sur le 14ème arrondissement. Donc il y a peu de logements qui se libèrent.

La Ville construit beaucoup. Elle rachète aussi des immeubles privés pour les transformer en logements sociaux. Dans l’arrondissement, nous avons aussi 3 projets de maison relais pour les personnes en grandes difficultés sociales. Jamais autant n’a été fait en matière de logement. Mais il faut que tout le monde s’y mette. Le problème du logement n’est pas que parisien, il est aussi francilien. Trop de villes refusent de construire des logements sociaux !

P14 : Vous dites que l’un des problèmes dans le 14ème c’est le faible taux de rotation. Mais la Ville achète dans le 16e où le taux est encore plus faible. Ma question c’est le problème n’est-il pas le droit au logement social à vie ? On vous donne à l’âge de 30 ans un logement correspondant à vos besoins familiaux. 40 ans plus tard, vos besoins ont évolué mais vous êtes toujours dans le même appartement…

PC : Quand la situation du locataire évolue mais qu’il souhaite rester dans son logement, on ne peut pas non plus lui dire « vous dépassez le plafond, donc vous quittez » ! La loi prévoit des surloyers.
La Ville, par l’intermédiaire des bailleurs sociaux comme l’OPAC, développe les échanges de logements  pour que par exemple les foyers où il n’y a plus d’enfants, puissent trouver un logement plus adapté et laisser leur appartement à une nouvelle famille.  C’est une politique nouvelle mais elle n’est pas aisée à mettre en oeuvre. Les gens sont attachés à leur logement, leur immeuble, leur quartier…

P14 : Combien de logements sont réellement disponibles sur les 4000 logements financés par la Ville ? Le chiffre de 1200 est avancé…

PC : Dans le 14e, la grande majorité des logements financés sont des logements construits et non acquis, soit les deux tiers. Dans l’arrondissement, sur le millier de logements sociaux nouveaux financés sur 2001-2008, 650 relèvent de la construction neuve et 365 de l’acquisition.

P14 : Il y a une situation d’urgence absolue : au sein de la commission transparente d’attribution, comment fait-on le tri ?

PC : Il y a 4600 demandeurs de logements dans le 14ème. En raison du très faible taux de rotation, à peine 80 logements peuvent être proposés par an. Et il est déjà arrivé que certains mois aucun logement ne puisse être proposé… Après, la commission examine selon les critères qu’elle a définis, et sélectionne (ce qui n’est pas facile) trois demandeurs par logement avec un ordre de priorité. Puis c’est le bailleur, et non la commission, qui attribue.

Mais il faut être réaliste : la crise du logement n’est pas que parisienne. Elle est nationale. Il y a trois millions de personnes en France qui sont mal logées, ou pas logées du tout. Emmaüs reconnaît dans son rapport annuel l’effort fait par la Ville de Paris. Mais Paris n’est pas en mesure, à elle seule, de résoudre le problème du logement à Paris. Dans ce domaine, il faut une impulsion très forte, une politique très volontariste de l’Etat ; il faut une mobilisation des collectivités locales, et s’agissant de Paris, c’est en associant les communes limitrophes qu’on pourra mieux répondre à une vraie politique foncière. Il a fallu toute l’énergie de Jean Paul Huchon pour obtenir le feu vert de l’Etat afin de créer une agence foncière Régionale.

Il faut lutter contre la spéculation immobilière et contrôler la hausse des loyers. Dans une ville comme Paris c’est essentiel. Il faut aussi utiliser le droit de réquisition. Dans le passé ça a été fait par des gouvernements de gauche, ceux de Pierre Bérégovoy et de Lionel Jospin. Marie-Noëlle Lienemann, alors ministre du logement, avait réquisitionné le 26 rue de la Tombe Issoire où l’on avait fait des travaux pour loger provisoirement des familles en difficulté.

Cela sera l’un des thèmes majeurs des campagnes présidentielle et des législative. En tant qu’homme de gauche, j’ai trouvé invraisemblable que l'Abbé Pierre ait été obligé de faire un deuxième appel après son premier appel de 1954. Et 50 ans après, on est toujours dans la même situation, même pire ! Ce n’est pas acceptable. Cet hiver, Médecins Sans Frontières a distribué des tentes au sans-abri pour attirer l’attention sur ce grave problème.

P14 : Dans la rue du Commandeur, il y a des bureaux vides… ?

PC : Il s’agit d’un immeuble privé. Nous avons souhaité le racheter mais le prix était trop élevé. Finalement, c’est le siège national de l’UCPA qui s’y est installé.
Le 14e va dépasser en 2006 20 % de logements sociaux. D’ici la fin de la mandature, l’arrondissement comptera plus de 7% de logements sociaux supplémentaires.

P14 : La loi SRU oblige à 20 % de logements sociaux : faut-il aller au-delà de la loi ? Faut-il s’arrêter là ?

PC : La loi est destinée à contraindre les communes qui ne le font pas à construire des logements sociaux. Sur Paris, chacun a pu constater la résistance de certains maires, dont certains ne se gênent pas pour faire la leçon, à construire des logements sociaux dans leur arrondissement où ces 20% sont très loin d’être atteints. 20% est un minimum. Nous devons être en mesure d’apporter une réponse aux demandeurs de logements sociaux. Paris va aussi plus loin. Le PLU impose 25 % de logements sociaux dans les programmes de construction neuves.

Bien sur, il ne s’agit pas de construire n'importe où, n'importe comment. Mais les programmes de logements sociaux sont aujourd’hui de belle qualité architecturale. Il y a aussi le problème des ventes à la découpe qui touchent beaucoup d’immeubles à Paris et dans le 14ème, comme rue du Commandant Mouchotte, où finalement le propriétaire à renoncé à vendre après que la Ville ait annoncé qu’elle entendait acheter.

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Suite de notre entretien lundi avec la question des sans-abri.

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Les commentaires...

In fine, Pierre Castagnou ne conteste pas nos chiffres. Si 4000 logements sociaux sont financés chaque année, un peu plus de 1000 seulement sont disponibles. Un chiffre en baisse par rapport aux années Tibéri. Si "jamais autant n'a été fait en matière de logement", jamais les résultats obtenus n'ont été aussi dérisoires et Bertrand Delanoë, en poursuivant à Paris une politique du logement social qui avait pourtant déjà fait les preuves de son inefficacité, devra assumer pleinement cette crise qui aura conduit l'Abbé Pierre à un nouvel appel...

Et pour cause, comme le relève le Maire du XIVe arrondissement, la question du logement social n'est pas parisienne mais francilienne. Personne ne semble pourtant se décider à changer d'échelle. Pourtant, Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon ont entre leurs mains de nombreux leviers... Mais tout ce qui pourrait nous rapprocher d'un Grand Paris renforce l'un et affaibli l'autre...

Il faudra également avoir le courage politique de s'attaquer au scandale du logement social à vie qui annihile toute marge de manoeuvre en autorisant des personnes qui n'en n'ont plus la nécessité de bénéficier d'une solidarité qui n'est pour eux qu'un élément de confort. Les surloyers ne sont pas ou peu appliqués. Il faudra donc remettre totalement à plat le système d'attribution des logements sociaux et ce, au plan régional.

Sur un sujet aussi sensible, l'Etat, partie prenante, ne pourra rester en dehors d'une négociation d'ampleur. Prendra-t-il  l'initiative d'une conférence régionale du logement social ?

Pierre Vallet

jeudi, 19 juillet 2007

Jardin partagé et Petite Ceinture (suite)

René Dutrey, 1er adjoint au Maire du XIVe en charge des espaces verts, nous adresse ce message. Nous vous le retransmettons.

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Grande nouvelle pour les jardiniers du 14e : le jardin partagé de la Petite Ceinture sera planté avant la fin de l’année !

Depuis plus de 3 ans, je suis en négociation avec Réseau Ferré de France (RFF) propriétaire des terrains de l’ancienne voie ferrée de la Petite Ceinture, afin d’ouvrir ces espaces aux habitants. Deux projets d’aménagement doivent voir le jour : à court terme, la réalisation d’un jardin partagé sur la parcelle située rue de Coulmiers et à plus long terme, l’aménagement d’une promenade plantée ouverte au grand public.

Les négociations ont été difficiles. Parallèlement aux discussions engagées par la Mairie, les habitants du quartier Jean Moulin - Coulmiers se sont mobilisés. Peut être avez-vous suivi les opérations de « jardinage clandestin » et la naissance de l’association Vert-Tige. Cette mobilisation a sans aucun doute pesé sur les négociations avec RFF, qui a finalement accepté de céder cette parcelle à la Ville. Le jardin devrait être remis aux associations « Vert-Tige » et des « Jardins du Cœur » avant la fin de l’année.

N’hésitez pas à me contacter, si vous souhaitez plus d’informations au sujet de la création de ce jardin ou sur les 5 jardins partagés de notre arrondissement.

René Dutrey

Plus d'info :
+ "Jardinage sous haute surveillance", "Jardinage rue de Coulmiers", "Les projets d’aménagements de la Petite Ceinture".

mercredi, 18 juillet 2007

Les entretiens de l'été : Pierre Castagnou (part. II)

Paris14.info prend ses quartiers d'été et vous propose de retrouver l'essentiel des interviews conduites sur l'année passée...
Nous vous livrerons au passage, nos impressions et séquences "off" sur ces entretiens...
A tout seigneur, tout honneur, nous débutons cette série estivale avec une interview de Pierre Castagnou, Maire du XIVe arrondissement, diffusée dans nos colonnes au mois d'août dernier.

Part.II : l'aménagement de l'avenue du Maine / la (fameuse) trémie - Architecture, architectes, patrimoine & la Bélière...

PARIS 14 (P14) : Le débat sur la fermeture de la trémie de l’Avenue du Maine, qu’en est-il ? Vous avez été interpellé en Conseil de quartier Montparnasse – Raspail…

Pierre Castagnou (PC) : Des architectes, travaillant pour les Galeries Lafayette ont fait des propositions. Mais elles n’engagent pas la Ville. L’aménagement de ce secteur doit s’intégrer dans un projet global à cheval sur plusieurs arrondissements et cohérent avec le réaménagement de la rue de Rennes… C’est un projet ambitieux… pour la prochaine mandature. Les études doivent se poursuivre. J’attendrai leur résultat - si je suis encore Maire - et puis après il faudra engager une concertation très importante. Ce n’est qu’à l’issue de cette concertation avec toutes les parties concernées que nous pourrons prendre position.

P14 : …Mais enfin, sur le boulevard Périphérique, on met les voitures sous couverture et dans Paris, on les poserait en surface… C’est illogique.

PC : Cela fait partie du débat… La réponse ne va pas de soi…

P14 : Une des vraies questions de la politique de la Ville est de réconcilier les Parisiens avec l’architecture. L’immeuble de la rue des Suisses a reçu « l’équerre d’argent », le grand prix d’architecture. Vous aimez ce bâtiment ?

PC : Il faut qu’une ville comme la capitale évolue et sache intégrer des formes modernes d’architecture. Quand Beaubourg a été réalisé, quelle levée de boucliers ! Je n’évoquerai pas la Tour Eiffel. La Pyramide du Louvre, à l’époque à donné lieu une belle polémique. Moi, j’aime beaucoup la Pyramide, elle s’inscrit pleinement dans la perspective historique des Champs. Il faut être capable d’évoluer, et ne pas être passéiste.

P14 : Paris a plus souvent été façonnée par des Présidents que par ses Maires. N’êtes-vous pas poussé à présenter un projet architectural majeur sur le site de l’hôpital Broussais par exemple ? On n’a pas de grande salle de concert moderne pour un orchestre philharmonique à Paris… Ne devrait-on pas s’intéresser à un site comme celui-ci ?

PC : Bertrand Delanoë a annoncé que le grand auditorium symphonique qui manquait à la capitale allait être construit au parc de la Villette. Sur le site Broussais, je ne suis pas certain qu’il y ait assez d’espace pour un geste architectural comme on dit, et puis, nous privilégions, là, la valorisation du patrimoine architectural existant comme cela a été fait avec la Croix Rouge qui a réhabilité les pavillons où elle s’est installée.

P14 : Vous avez des architectes favoris dont vous aimeriez voir un grand projet s’implanter dans le XIVe ?

PC : Oui, j’allais citer Jean Nouvel, qui a réalisé la Fondation Cartier… Les architectes français et étrangers de talent sont nombreux. Par contre, il n’y a pas de grand projet architectural dans l’arrondissement. Les emprises foncières sont rares. Cela dit, certaines réalisations comme le gymnase Alice Milliat ou l'espace sportif Rosa Parks, quoique modestes, sont de belles réalisations architecturales. J’aime bien également l’architecture du centre d'animation Vercingétorix …

P14 : Faites-vous cause commune avec une association comme Monts14 pour le combat et la sauvegarde du petit patrimoine faubourien dans le 14e arrondissement ?

PC : Il faut bien évidemment valoriser le patrimoine parisien. Je me suis ainsi personnellement engagé dans la préservation de la Bélière, une maison faubourienne de la  rue Daguerre. Mais cette défense ne peut pas empêcher l'évolution architecturale de la capitale. Le Plan local d’urbanisme protège beaucoup d’édifices, d’immeubles, d’espaces verts… mais faut-il systématiquement tout protéger ? Non ! Paris n’est pas un musée !

P14 : Le résultat avec la conservation de deux petits murs pignons, vous n’avez pas le sentiment que sur la Bélière on s’est battu pour rien ?

PC : Non, on ne s’est pas du tout battu pour rien…

P14 : ...J’entends sur le plan architectural.

PC : …Car La Bélière va pouvoir revivre. L'architecte a conservé le cachet du bâtiment, avec son toit et ses fenêtres. Ce n’était pas aisé. C’était en très mauvais état…L’ensemble, avec la maison des associations et les ateliers logements d’artistes, est de qualité.

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Suite de notre interview après-demain avec le logement social, la loi SRU et la spéculation immobilière...

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Les commentaires...

"Un projet ambitieux ...pour une prochaine mandature." Pierre Castagnou le dit à mi-mots : la fermeture du tunnel de l'avenue du Maine fait bien partie des pistes envisagées dans le cadre du réaménagement du secteur Maine Montparnasse. Ce projet pourrait d'ailleurs être l'un des rares projets urbains à faire l'unanimité entre l'actuel Maire du XIVe et son 1er adjoint. René Dutrey considère en effet que cette "portion d'autoroute urbaine" qui débouche après virage à 90° sur une toute petite rue n'a pas lieu d'être...

De son côté, l'opposition fera-t-elle feu de tout bois arguant que les riverains sont très opposée à toute remise en surface d'un flux important de voiture. Pourtant, témoignage d'une époque révolue du tout automobile, la dalle Montparnasse constitue une anomalie aux yeux des politiques urbaines de restriction de l'espace dévolu à l'automobile. On peut donc espérer qu'en dépit du calendrier électoral, ce réaménagement nécessaire échappe aux spéculations politiques...

...Ce qui nous amène au 2e volet de cet épisode de notre entretien. Nous y parlons d'architecture et d'urbanisme. Le XIVe arrondissement compte parmi ses habitants les meilleurs spécialistes au plan mondial. Sauront-ils présenter aux Parisiens des projets en harmonie avec leurs attentes ? Pourront-ils les convaincre du bien fondé de leur réflexion ? Il sera difficile d'avancer sur ces sujets sans une nouvelle pédagogie de l'approche urbaine. En la matière, Pierre Castagnou s'avance avec une philosophie, la protection du patrimoine, et une approche éprouvée tout au long de sa mandature, la consultation (épisodique) des Conseils de quartier. La méthode est-elle appropriée ? L'exercice a fait ses preuves : il est fondamentalement castrateur. Imaginez un instant le Centre George Pompidou soumis aux fourches caudines d'un examen en Conseil de quartier ? A n'en pas douter, il n'eût pas resté grand chose du projet architectural de Renzo Piano. Si une nouvelle pédagogie du geste architectural et de la gestation urbanistique reste à définir, elle ne pourra faire l'économie d'une volonté politique sans faille.

Dès lors, on relira avec intérêt cet épisode nde notre entretien Pierre Castagnou ferait-il preuve de plus de volontarisme ou d'audace lors d'un éventuel deuxième mandat ? En la matière, je ne nourris aucune illusion. Auto(im)mobilistes de tous poils devraient y trouver leur compte...

Pierre Vallet

mardi, 17 juillet 2007

Les entretiens de l'été : Pierre Castagnou (part. I)

Paris14.info prend ses quartiers d'été et vous propose de retrouver l'essentiel des interviews conduites sur l'année passée...
Nous vous livrerons au passage, nos impressions et séquences "off" sur ces entretiens...
A tout seigneur, tout honneur, nous débutons cette série estivale avec une interview de Pierre Castagnou, Maire du XIVe arrondissement diffusée dans nos colonnes au mois d'août dernier.

Part. I : ZAC Montsouris & passerelle - Aménagements avenue du Général Leclerc...

PARIS 14 (P14) : Quelques questions concernant des points précis dans nos quartiers… Quartier Montsouris – Dareau. La seconde sortie du RER promise pour relier la ZAC Montsouris à la station du RER B directement par l’avenue Reille : qu’en est-il ?

Pierre Castagnou (PC) : Promise par qui ? Pas par moi ! Comme nous n'arrivons pas à faire évoluer ce dossier du côté de l’Etat et de la RATP, la Ville de Paris a décidé de faciliter l’accès par le parc Montsouris dont le site est classé. Ce n’est pas une réponse pleinement satisfaisante. Et, à ma demande, l’adjoint au Maire de Paris chargé des transports, est intervenu auprès du Préfet pour qu’il réétudie ce projet qui avait été repoussé par la Commission des sites, qu’il préside, avant les élections municipales de 2001. Nous attendons toujours sa réponse !

P14 : Parce que les habitants de la ZAC Montsouris n’ont pas accès à un RER qui leur passe sous le nez…

PC : J'avais plaidé à l’époque, lorsque j’étais élu de l’opposition, pour la création d'une nouvelle station. Réponse négative, au motif que la distance entre les 2 stations aurait été insuffisante… …Nous ne désespérons pas de finir par convaincre la RATP et l’Etat de l’intérêt d’une passerelle. Restera encore à la financer.

P14 : Avenue du Général Leclerc, métro Mouton Duvernet, il n’y a une sortie que côté Mairie. Est-il envisagé de créer un jour une sortie de métro de l'autre côté (coté est) de part et d’autre de l’avenue du Général Leclerc…

PC : Je ne sais pas ce qu’envisage la RATP qui, je le rappelle, n’est pas une entreprise municipale, comme à Marseille ou à Lyon. Je n'ai reçu à ce jour aucune demande, ni de vœu du Conseil de quartier…

P14 : Nous avons invité nos lecteurs à nous laisser leurs questions. C’est une question d’un de nos lecteurs, de Solal, en l'occurence...

PC : Ah… D’accord…

P14 : Sous la responsabilité de la Préfecture, l’avenue du Général Leclerc échappe à la compétence de la Mairie de Paris. Il en résulte un abandon de son projet d’aménagement. Allez-vous pouvoir sortir de cette impasse avant la fin de la mandature ?

PC : Je ne suis pas un marchand d'illusions. Cette voie, qui est utilisée pour les convois pénitentiaires et les cortèges officiels, est de la compétence de la Préfecture de Police. Elle s'est opposée à notre projet de réaménagement… arguant qu’ il faut attendre la fin du chantier du tramway »… Donc fin 2006 ! Je crains que cette réponse ne soit dilatoire.
Malgré ce blocage, nous nous efforçons d’améliorer la sécurité des piétons, notamment à la hauteur de la rue Daguerre et de la rue Alphonse Daudet, avec ce tourner à gauche qui pose véritablement un problème.

P14 : L’opposition de la Préfecture n’est-elle pas factice ? Son argument phare est la volonté de préserver une voie de passage pour les convois officiels et / ou en direction de la Prison de la Santé… Mais si les convois officiels arrivent à se frayer un chemin place d’Alésia un vendredi soir à 18h30 dans les conditions actuelles, on peut légitimement penser que deux couloirs de bus centraux – comme dans le projet que vous avancez – leur permettraient d’avancer dans de bien meilleures conditions… N’y a-t-il vraiment aucun espoir de voir ce projet dit « d’axe civilisé » prendre forme avant la fin de votre mandature ?

PC : Je suis d’accord avec vous. La Préfecture de Police préfère le statut quo pour des tas de raisons… un peu politiques. Elle ne veut pas s’embêter avec l’aménagement de cet axe important. Nous attendrons la fin du chantier tramway, à la fin de l’année, pour réinterroger la Préfecture de Police.

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Suite de notre interview demain avec l'aménagement de l'avenue du Maine / la (fameuse) trémie - Architecture, architectes, patrimoine & la Bélière...

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Les commentaires...

Il y aurait tant à dire sur cet entretien. Sur sa durée tout d'abord ! Il était initialement prévu que le Maire du XIVe nous accorderait une heure... Il nous accordera in fine plus de 2h30... Et nous n'arriverons pas pour autant à couvrir l'ensemble des sujets que nous comptions évoquer.

Sur les thèmes évoqués ce jour là, un constat : rien ne semble avoir bougé d'un iota depuis cet entretien !

La passerelle du Parc Montsouris ne verra pas le jour sous cette mandature. Les habitants du quartier de la Sibelle nous dirons certainement lors des prochaines échéances municipales s'ils restent dans l'attente de nouvelles propositions d'aménagement.

L'aménagement de l'avenue du Général Leclerc non plus n'a pas avancé. Et là, soyons biens clairs, l'opposition de la Préfecture à toute évolution apparaît toujours aussi factice pour ne pas dire guidée par des considérations politiciennes de bas étage. Qui peut croire qu'en son état actuel, cette avenue permette à des convois officiels de circuler dans de meilleures conditions qu'après un réaménagement ? L'argument ne tient vraiment pas la route. Du reste, les travaux du tramway ont cessé et rien n'a bougé depuis... N'en doutons pas, ce sujet sera à l'ordre du jour des prochaines municipales...

Il faudra cependant conduire une concertation plus ample avec les communes de la petite couronne. Amener cet axe à des proportions raisonnables en terme de trafic automobile ne pourra se faire dans de bonnes conditions si une réflexion n'est pas engagée sur l'accueil des automobilistes qui débouchent porte d'Orléans de l'A6 ou de la N20... Une approche urbaine globale à l'échelle du Grand Paris apparaît à nouveau comme une nécessité. Et la définition du Plan de Déplacement de Paris à sa petite échelle intra-muros apparaît dès lors bien vaine et totalement inappropriée aux enjeux à traiter. 

Quant au métro Mouton-Duvernet, pas de nouvelle entrée à l'horizon. Une priorité ? Si nous obtenions déjà qu'il soit accessible aux personnes à mobilité réduite...

Pierre Vallet