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jeudi, 17 novembre 2005

Signature Karine Tuil sous les Tropiques

La Librairie Tropiques, 63 rue Raymond Losserand (voir le plan du quartier) accueillera après-demain, samedi 19 novembre à partir de 17h30, l'écrivain Karine Tuil pour une signature.

Pourquoi faut-il lire Karine Tuil ? La réponse est ici...

Plus d'info :
+ Librairie Tropiques - 63, rue Raymond Losserand - 75014 Paris. Tél. 01 43 22 75 95.

samedi, 12 novembre 2005

Britannicus au Centre Vercingétorix

Vendredi et samedi soir prochain, à 20h30, le Centre d'animation Vercingétorix vous propose de voir ou revoir un grand - très grand - classique : Britannicus de Jean Racine. Voici l'affiche du spectacle :

medium_theatre_centre_vercingetorix.jpg

...Et pour vous raffraîchir la mémoire - si cela était nécessaire - Alexandre Tobaty, le metteur en scène, nous livre son pitch...

« La naissance d’un monstre »

C’est à un voyage malsain et fascinant que nous invite Racine, dans un monde peuplé de personnages, jeunes, fragiles, complexes et sombres, un monde d’affrontements, de chair et de mots. Britannicus est une tragédie moderne et policière, un « requiem » sublime bercé par les alexandrins raciniens...

Camille

Plus d'info :
+ Ouverture des portes: 20h  - Durée de la pièce : 2h15 avec entracte. Tarifs : 3 € adhérent et 5 € non adhérent - Réservations au 01 56 53 53 53.
+ Centre d’animation Vercingétorix - 181-183, rue Vercingétorix (angle rue Maurice Rouvier) 75014 Paris - téléphone : 01 56 53 53 53  télécopie : 01 56 53 69 22 - Site officiel : www.vercin.net - contact@vercin.net

vendredi, 11 novembre 2005

Le "PDP" de Denis Baupin : notre destin en questions (3/3)

Foule des grands soirs lundi 7 novembre dernier à la Mairie du XIVe (salle des mariages…) où Denis Baupin présentait le grand débat sur le Plan de Déplacements Parisien (PDP).

[...Suite de nos articles d'hier et avant-hier]

Vous vous intéressez à ce (riche) débat sur les transports et déplacements à Paris ? Contribuez à la réflexion en cours ! La Ville vous propose un questionnaire (très) longuet mais (très) complet sur les pistes de réflexion en matière de lutte contre la pollution atmosphérique et de déplacements à Paris et en Ile-de-France ...Allez, le 11 novembre est un jour férié. Vous avez bien 10 minutes à consacrer à cette enquête en ligne...

Un regret ? Non, deux. Tout d'abord, cette enquête et cette concertation menée à Paris n'est même pas relayée sur le site internet du Conseil Régional d'Ile-de-France. Quand on sait à quel point les problèmes d'environnement et de pollution parisiens sont avant tout des problèmes franciliens, c'est un comble. De quelle tendance politique est la majorité au Conseil Régional ?

Ensuite, comme le relève Pascal et ParisXIV.com, on notera que si une consultation via Internet est une opération de communication louable, elle ne saurait se substituer à l'organisation d'un référendum "local" (coordonnée avec la Région ?), qui seul permettrait aux Parisiens et Franciliens de trancher.

Article co-rédigé par Dan Krajcman et Pierre Vallet

Plus d'info :
+ Le Plan de Déplacements de Paris, le site officiel mis en place par la Ville : www.debatdeplacements.paris.fr
+ Notre série d'articles du mois d'août dernier sur la pollution atmosphérique et les moyens mis en oeuvre pour y remédier.
+ Notre fil d'actu Circulation et Transports en commun.
+ Notre fil d'actu Propreté et Environnement.

jeudi, 10 novembre 2005

Le "PDP" de Denis Baupin : notre destin en questions (2/3)

Foule des grands soirs lundi 7 novembre dernier à la Mairie du XIVe (salle des mariages…) où Denis Baupin présentait le grand débat sur le Plan de Déplacements Parisien (PDP). [...Suite de notre article d'hier]

Des questions sur les moyens

Denis Baupin met en avant des préoccupations avant tout axées sur l’écologie et le bien ou mieux-vivre ensemble. Les moyens de cette politique ne feraient-ils pas défaut ? Avec le STIF (syndicat des transports d’Ile de France) englué dans de délicates négociations avec l’Etat, Denis Baupin est privé pour le moment de maîtrise opérationnelle sur les bus et métros. Et que dire du grand absent de la soirée d’hier, le Préfet (traduire l’Etat) qui semble user à plein de sa force d’inertie…

Un partage des compétences à revoir ?

Car Paris n’est pas une ville comme les autres et le Préfet y possède des prérogatives importantes. Certes, le Préfet de Police de Paris n’avait pas été convié à cette réunion locale, mais l’Etat et la Préfecture ont a plusieurs reprises été mis en cause et pointés du doigt sur certains blocages (avenue du Général Leclerc notamment). Les absents ont toujours tort ? Sans doute, suite aux Présidentielles et Législatives de 2002, Denis Baupin ne comptait pas se trouver avec une opposition si dure de l’Etat envers ses projets. Et de fait, les négociations avec le Préfet sont visiblement difficiles…

En outre, depuis 2001, si les chiffres témoignent d’une certaine réussite côté circulation automobile dans Paris intra muros avec une baisse affichée de 13%, les embouteillages constants limitent cette réussite. La pollution atmosphérique stagne. Elle reste à des niveaux identiques et dangereux selon l’OMS.

medium_denis_baupin_debat_deplacements.jpg

Autre point faible, quels sont les moyens financiers de cette politique des transports dans la Ville ? On le voit en ce moment, le STIF réclame à l’Etat des moyens qui n’arrivent pas et qui n’arriveront peut être pas. Dès lors, cette politique basée sur les transports en commun sera-t-elle suivie de nouveaux moyens matériels ?

Le Grand Paris

…Et tout cela devra bien entendu se faire en étroite liaison avec les communes franciliennes de la petite et grande couronne. Car la décongestion des transports de la capitale passe aussi et surout par une construction de lignes RER ou de tramways sur une « moyenne couronne ». Ainsi, comme l’affirme Denis Baupin, « si à Paris les transports en commun sont très denses, dès qu’on dépasse le périphérique, cette densité devient l’une des plus faibles du monde ». Le PDP devra donc s’articuler avec les contraintes des communes voisines de Paris. C’est une nouveauté pour les Parisiens et pour le 14ème : il nous faudra regarder vers Montrouge, Malakoff, Arcueil et Gentilly… A l’heure où nos banlieues, proches ou lointaines, posent question, il est plus que jamais nécessaire de les intégrer à notre réflexion. En matière de déplacements urbains, elles constituent aussi l’espoir d’une vie meilleure pour les Parisiens.

Ainsi en a-t-il été de cette soirée, qui a vu se poser des dizaines de questions, et qui ne fait que (ré)ouvrir le débat général qui passionne les Parisiennes et Parisiens : que doit devenir une capitale comme Paris au XXIème siècle ? Quels choix collectifs et de responsabilités sommes-nous prêts à prendre et à assumer ? Pour quel destin ?

Interrogé par Paris14.info en fin de soirée, Denis Baupin nous répondait : « Il faut passer devant la population pour effacer des idées fausses. Quand aux mécontents, sans prétendre à faire changer les mentalités, je suis toujours plus motivé lorsque j’ai affaire à une opposition ! ».

…L’homme a la forme et paraissait d’ailleurs en bien meilleure forme à 23h qu’à 19h. Sa tournée des 20 arrondissements de la capitale se poursuit. Il est passé par ici, il repassera par là (chez nous) une seconde fois au printemps. Tout est affaire de déplacements.

Article co-rédigé par Dan Krajcman et Pierre Vallet

[Suite et fin de l'article ? Bonus track demain...]

Plus d'info :
+ Le Plan de Déplacements de Paris, le site officiel mis en place par la Ville : www.debatdeplacements.paris.fr
+ Notre série d'articles du mois d'août dernier sur la pollution atmosphérique et les moyens mis en oeuvre pour y remédier.
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mercredi, 09 novembre 2005

Le "PDP" de Denis Baupin : notre destin en questions (1/3)

Foule des grands soirs avant-hier à la Mairie du XIVe (salle des mariages…) où Denis Baupin – épaulé pour l’occasion par Pierre Castagnou et Geneviève Bellenger - présentait le grand débat sur le Plan de Déplacements Parisien (PDP).

Ce plan s’intégrant dans celui des déplacements urbains de la Région Ile de France (appelé PDU), il fera l’objet de débats pendant les six prochains mois, au sein des Conseils de quartier tout d’abord, et lors d’une seconde réunion publique au printemps 2006, avant une grande enquête publique. Des propositions et des demandes sur des aménagements précis de voirie sont attendues, afin d’améliorer les déplacements parisiens.

Les enjeux

Ils peuvent se résumer en une question : du fait de la pollution qu’elle génère, quelle est la place de l’automobile dans une grande capitale comme Paris ? Les grandes questions d’aménagement tournent toutes autour de cette donne, et si sur Paris on envisage par exemple la suppression de la circulation sur les voies sur berges, pour notre arrondissement plus spécifiquement, sont dans le collimateur la trémie de l’avenue du Maine (le tunnel qui conclue l’avenue du Maine et passe sous la dalle de Montparnasse) qualifié « d’aspirateur à voitures » par Denis Baupin, ou l’aménagement de couloirs de bus sur l’Avenue du Général Leclerc. Moins de place pour les voitures, donc moins de voitures, donc moins de pollution : une équation, marque déposée et revendiquée par Denis Baupin.

La concertation

Elle devrait avoir lieu au sein des Conseils de quartier, en particulier dans leurs groupes de travail ouverts à tous (d’après leur Charte). Une enquête publique aura également lieu cet été, identique à celle mise en place pour le PLU. Le futur plan sera au final débattu au Conseil de Paris.

medium_plan_deplacements_paris_pdp.jpg

Un public à 50/50

Mais alors, comment ça s'est passé avant-hier à la Mairie ? Denis Baupin avait devant lui une salle comportant pour moitié des gens mécontents, et pour une autre moitié des personnes relativement satisfaites de la politique mise en place depuis 2001. Son discours et ses réponses prenaient clairement position sur sa détermination à continuer dans la voie tracée jusqu’à ce jour. Denis Baupin déclarait ainsi : « Il y en a qui n’ont rien fait. Moi, j’ai appliqué la politique pour laquelle j’ai été élu et je l’assume, je souhaite la poursuivre. » En augmentant surtout la place des transports en commun, piétons, vélos, rollers, sur la voie publique au détriment de l’automobile. Et d’asséner : « Toutes les communes de banlieue s’y sont mises, y compris celles dirigées par des maires de droite. Je ne vois pas pourquoi à Paris on ne pourrait pas également donner plus de place aux transports en commun ». Denis Baupin souhaiterait donc pouvoir établir avec un Ministre des Transports « plus bienveillant » un « code de la Ville où les plus faibles auraient à chaque fois priorité sur les plus forts : les piétons sur les vélos, les vélos sur les autos, les autos sur les camions… ». Bref, Denis Baupin met en avant des préoccupations avant tout axées sur l’écologie et le bien ou mieux-vivre ensemble.

[suite de notre article demain...]

Article co-rédigé par Dan Krajcman et Pierre Vallet

Plus d'info :
+ Le Plan de Déplacements de Paris, le site officiel mis en place par la Ville : www.debatdeplacements.paris.fr
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mardi, 08 novembre 2005

Où écouter de la musique dans le 14ème ?

...Tour d'horizon avec Morgand, Président de l'association Musi14 et animateur du Charming, qui nous propose son compte rendu d'un week-end en zicmu dans nos quartiers...

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Après de longues semaines où l'on avait l’impression que le 14ème était mort musicalement, j’ai constaté ce week-end une incroyable activité musicale dans le quartier !

Déjà vendredi ça chauffait entre le 24 Bis (Musiques tous les vendredis et samedis soirs) et le bar ZANGO ou un jeune-jeune groupe jouait de la musique d’Europe centrale devant un public à fond...

Ces deux endroits sont pile au croisement Daguerre et Gassendi (voir le plan du quartier).

Samedi, j’ai constaté un CHARMING absolument plein (148 rue du château - croisement rue du Château, rue Didot - là, la musique, c'est toute la semaine...) après la fête d’inauguration du nouveau centre sportif au Moulin des Lapins, où il y avait des contes ...et de la musique.

Enfin, c'était L’ EXPRESS 14, un bar qui relance son activité concerts (75 rue Daguerre - voir le plan du quartier), assez rempli pour écouter un artiste américain pour des standards et des compositions originales. Et le 24 bis ce samedi à nouveau absolument plein aussi.

Et ce lundi, il y avait aussi la fête du centre d’animation Maurice Rouvier (au passage j’aimerais que les acteurs du centre nous envoie des infos en général - 10ème demande)… Voilà.

Morgand

lundi, 31 octobre 2005

Posez vos questions à ...Pierre Castagnou

Pour la 4e année consécutive, le Maire du XIVe arrondissement présentera les 22 et 24 novembre, le compte rendu de son action et celui de son équipe municipale.

A cette occasion, Paris14.info vous propose de co-réaliser une interview de notre Maire d'arrondissement. Le principe est simple : laissez-nous en commentaires de cette note les questions que vous souhaiteriez lui poser. Nous bâtirons avec ces questions une interview que lui adresserons par écrit d'ici la fin novembre...

Alors, quelles questions aimeriez-vous poser à notre Maire d'arrondissement ? Logement, Ferme Montsouris, petite enfance, transports en commun, avenir de Saint Vincent de Paul, quartiers vert, propreté, les thématiques ou sujets locaux ne manquent pas... Vous avez la parole.

Pierre

vendredi, 28 octobre 2005

Dans un autre genre pour votre samedi soir...

...Vous aimeriez vous faire un resto dans la foulée de l'expo J'en Rêve à la Fondation Cartier ? Une animation musicale est prévue demain soir, samedi 29 octobre 2005, au Café Plaisance avec deux jeunes chanteuses, Stéphanie et Sophie, à partir de 20h30. Il est préférable de réserver au 01 45 42 92 33.

Et si vous vous demandez à quoi ça ressemble le Café Plaisance, nous avons trouvé un petit film très bien fait en ligne...

Pierre

Plus d'info :
+ Café Plaisance - 203, rue d'Alésia (angle rue des Suisses - voir le plan du quartier) - Métro Plaisance - tél. 01 45 42 92 33.
+ ...Pour les plus anciens qui ne situeraient toujours pas, le Café Plaisance, c'est l'ancien Coq Gaulois !

lundi, 24 octobre 2005

C pour les jeunes et C 1 Festival

Cela commence après demain mercredi 26 octobre 2005... Cela dure jusqu'au 1er novembre dans 7 salles de cinéma Art et Essai parisiennes dont l’Entrepôt (voir le programme) et Le Denfert (voir le programme) dans notre arrondissement, un festival destiné aux jeunes spectateurs de 3 à 15 ans propose de découvrir ou de rédécouvrir des films à un tarif (avantageux) de 4 euros par séance.

En résumé, Mon 1er Festival, c'est :
3 séances par jour, dans 7 salles de cinéma,  pendant 7 jours…
...soit 147 séances de cinéma pour plus de 60 films
Je suis… je suis…
 « MON PREMIER FESTIVAL » organisé par la Mairie de Paris et l’A.F.C.A.E
Du 26 octobre au 1er novembre 2005, pour les jeunes de 3 à 15 ans !

Sylvain

Plus d’info :
+ ...Le site officiel de l'opération : www.mon-1er-festival-de-paris.paris.fr.
+ L'Entrepôt - 7/9, rue Francis de Pressensé - métro Pernety.
+ Le Denfert - 24, place Denfert-Rochereau - métro Denfert-Rochereau.

dimanche, 23 octobre 2005

Expo Bill Brandt à la Fondation Henri Cartier-Bresson

medium_halifax.jpgLa Fondation Henri Cartier-Bresson présente - en collaboration avec le Bill Brandt Archive de Londres - un ensemble très rare de tirages d’époque réalisés par le grand photographe britannique Bill Brandt. C’est la première fois que cet
ensemble est présenté en France.

Henri Cartier-Bresson disait de Brandt en novembre 1990 : « C’est quelqu’un que j’aimais beaucoup, avec une perception tellement sensible et très affirmée. Les portraits sont remplis de perspicacité avec un grand sens de la forme et des valeurs. » Exacts contemporains, ils ont tous deux vécu la période surréaliste, qui les a grandement influencés. Bill Brandt fut l’élève de Man Ray, comme Lee Miller ou Berenice Abbott : « J’ai eu l’immense chance de commencer ma carrière à Paris en 1929. Pour tout jeune photographe, Paris était le centre du monde. C’était la période exaltante où les poètes et les surréalistes reconnaissaient les possibilités qu’offrait la photographie. (…) Les travaux d’Atget étaient enfin publiés. Il était mort méconnu, deux ans auparavant. Brassaï, Kertész et Cartier-Bresson travaillaient également à Paris, comme Man Ray. »

medium_gouvernantes.jpgBill Brandt, d’origine allemande, s’identifia pleinement à l’Angleterre où il vécut la plus grande partie de sa vie. Son oeuvre souvent mélancolique mais extrêmement rigoureuse, s’écoule sur près de cinquante ans et résume à elle seule les quatre grands genres de la photographie - reportage, portraits, nus et paysages.

L’exposition rassemble une centaine de photographies noir et blanc tirées par Bill Brandt lui-même – accompagnées de publications, écrits et correspondances de l’époque - reprenant l’ensemble des phases de sa carrière :
· une première période - influencée par le surréalisme puis par le courant documentaire - rassemble des images de Paris, de l’Europe et de l’Angleterre dans les années 1930 et 1940 : photographies de rue, nuits urbaines inspirées par Brassaï, étude des contrastes sociaux dans l’Angleterre de l’entre deux guerres, les mineurs du nord de l’Angleterre, et Londres pendant le black out.
·  les portraits de personnalités : Ezra Pound, Francis Bacon, René Magritte, Peter Sellers, Henry Moore, Graham Greene,… réalisés notamment pour Harper’s Bazaar.
·  les nus, photographiés dans des intérieurs victoriens puis en extérieur, sur les plages de galets du sud de l’Angleterre ou de la France.
·  les paysages, inspirés par la scène littéraire britannique, comme les images emblématiques du West Country de Thomas Hardy et des Yorkshire Moors d’Emile Brontë.

Brandt considérait que le tirage était un stade fondamental pour l’achèvement d’une image et consacrait beaucoup de temps au laboratoire : « Seul l’agrandisseur me permet de terminer mon travail de composition. Je ne vois pas en quoi cela pourrait altérer la vérité de la photo. » Pour lui, être photographe, c’était « mettre en scène une apothéose ».

medium_east_london.jpgL’exposition de la Fondation tente de retracer ce parcours intense où, finalement, seule compte la détermination de l’auteur à exprimer son imaginaire. En effet, bien que profondément touché par la situation difficile des mineurs du nord de l’Angleterre ou par Londres pendant la guerre, Brandt n’hésitait pas à composer ses images en faisant poser des modèles : « J’ai souvent l’impression d’avoir déjà vécu une situation présente, et j’essaie de la reconstituer telle qu’elle était dans mon souvenir. » Puis, après la guerre, lassé par le genre documentaire, Brandt retrouve « l’approche poétique » qu’il avait abordée auprès des surréalistes et notamment de Man Ray dont il avait été l’élève à Paris : « Il me semblait qu’il y avait encore d’immenses champs non explorés. Je me suis mis à photographier des nus, des portraits et des paysages. » Son oeuvre est empreinte de mystère et d’étrangeté, de connotations symboliques, à l’image de ses deux films fétiches, Citizen Kane d’Orson Welles et Soupçons d’Alfred Hitchcock.

Bill Brandt va laisser totalement libre court à sa créativité : la théâtralité des paysages ou des portraits, les nus « devenant un paysage imaginaire » (son contemporain britannique Cecil Beaton disait de lui qu’il était « le Samuel Beckett de la photographie ») … Bill Brandt portraitiste demeure très silencieux avec ses modèles. Il repère minutieusement les décors, fidèles à l’idée qu’il se fait du personnage : « Je crois qu’un bon portrait se doit d’exprimer quelque chose qui concerne le passé du sujet et donner à entrevoir quelque chose de son avenir. » Son style va pleinement s’exercer dans les séries de « nus en extérieur », dont la singularité poétique et sculpturale vise à l’infini.

L’oeuvre de Bill Brandt figure aujourd’hui dans les collections les plus prestigieuses du monde, notamment au MoMA à New York, au Victoria and Albert Museum à Londres, ou à la Bibliothèque nationale de France.

Camille

Plus d'info :
+ Exposition Bill Brandt à la Fondation Henri Cartier-Bresson - jusqu'au 18 décembre 2005 - 2, impasse Lebouis - heures d'ouverture au public, tarifs et plan d'accès.
+ Le site officiel de la Fondation Henri Cartier-Bresson.
+ Exposition organisée par John-Paul Kernot, directeur du Bill Brandt Archive, gérée par Curatorial Assistance Traveling Exhibitions. Commissaire de la présentation parisienne : Agnès Sire.