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mercredi, 31 mars 2010

Une femme voilée au Théâtre de la Cité

Image 3.png

vendredi, 19 mars 2010

Izis - Doisneau

A l'occasion de deux expositions la photographie humaniste revient dans l'actualité.

Cette photographie a nourri le paysage visuel des Français de l'après guerre en plaçant l'homme au cœur de son propos. Le « coeur dans les yeux » selon Philippe Soupault ces photographes ont vu les hommes sous un jour positif, indulgent et respectueux.

Après avoir photographié des maquisards, des fauves tristes en cage, Izis nous transporte dans un Paris peuplé d'amoureuxBords de Seine, 1949 - © Izis Bidermanas.jpg, de vendeurs de fleurs, de pêcheurs, d'hommes sandwich, de dormeurs.

Photographiant des personnalités des années 50 : Eluard, Breton, Dora Maar, Aragon et Elsa, Leautaud, Kosma, Greco, Queneau.

Lagny, 1959 © Izis Bidermanas.jpg

Il photographie aussi le cirque et les forains

 

Les marginaux, les humbles, les modestes sont les sujets de prédilection d'Izis comme de Doisneau Doisneau Cachan 1948.jpgqui consacre un ouvrage à la banlieue de Paris et à ses mutations

Doisneau, « paysan de Paris » travaille sur les artisans, bistrots, clochards, exclus, ses photos de bidonvillesDoisneau Bidonville Ö Ivry 1946.jpg
de cabanes de marginaux font irrésistiblement penser aux fragiles abris qu'édifient de nos jours certains aux abords de la Ville Lumière.

 

Deux expositions à voir qui se complètent.

 

Izis, Paris des rêves jusqu'au 29 mai
Hôtel de Ville - Salle St-Jean - 5 rue de Lobau 75004 Paris
http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=10...

Robert DOISNEAU : Du métier à l'oeuvre jusqu'au 18 avril
http://www.henricartierbresson.org/

Bords de Seine, 1949 - © Izis Bidermanas
Lagny, 1959 © Izis Bidermanas

Cachan, 1948© Atelier Robert Doisneau
bidonville à Ivry, 1946© Atelier Robert Doisneau

mardi, 16 mars 2010

Animations photographiques autour de la rue Daguerre

L'association "Photoclub Paris-Val de bièvre" fète, ces jours-ci, ses 60 ans autour de la rue Daguerre, du nom de ce précurseur de la photographie.
 
Après un studio éphémère samedi dernier, une exposition se tient désormais jusqu'au 28 mars tout le long de la rue, avec le concours des commerçants du secteur.
Dans 41 boutiques de la rue Daguerre ou à proximité, à la maison des associations du 22, rue Deparcieux et à la galerie du Photoclub, 28ter rue Gassendi, sont ainsi exposées 220 images de photographes du club.
 
Le dernier week-end, du vendredi 26 à 11h au dimanche 28 à minuit, un "marathon photographique" sera ouvert à tous.
 
Nicolas Mansier

Plus d'info :
+ vous trouverez de plus amples détails (notamment sur l'inscription au "marathon") sur le site suivant : http://www.photo-bievre.org/60ans/

 

mercredi, 10 mars 2010

Prochaine séance du ciné-quartier Mouton-Duvernet ce mardi 16 mars

RaisinsDeLaColere.jpgLe conseil de quartier Mouton-Duvernet a le plaisir de vous convier mardi prochain à la prochaine séance de son ciné-quartier autour du film "Les raisins de la colère" réalisé en 1940 par John Ford avec Henry Fonda, Jane Darwell, John Carradine,…
Dans l'Amérique des années trente, la grande dépression touche toute la population. Expropriée de ses terres, une famille de fermiers traverse les États-Unis vers la Californie dans l'espoir de retrouver travail et dignité ...
Un grand classique du cinéma inspiré d’un grand classique de la littérature.
Nicolas Mansier

Plus d'info :
+ Cette séance est ouverte à tous. Elle a lieu le mardi 16 mars à partir de 19h30 au cinéma Le Denfert (24, place Denfert Rochereau). Le prix d'entrée est de 4 euros, le film est suivi d'un débat.
+ Pour être informé(e) régulièrement des séances mensuelles, vous pouvez vous inscrire à l'adresse : conseil_mouton.duvernet@yahoo.fr (la séance suivante est prévue le 13 avril 2010 avec le film "Soleil trompeur" , de et avec Nikita Mikhalkov).

dimanche, 21 février 2010

La splendeur des Camondo

L'exposition retrace le parcours de la famille Camondo. Promoteurs du progrès, les Camondo ont un grand rôle culturel et politique dans l'évolution des institutions ottomanes.

En 1867-1868, la famille Camondo décide de s'installer à Paris afin d'y établir sa banque.
En 1870, les deux frères, Abraham-Béhor et Nissim acquièrent deux propriétés au 61 et 63 rue de Monceau et planifient le splendide aménagement de leurs futures demeures dans ce nouveau quartier des élites de la capitale.

Très vite, ils s'immergent dans la vie mondaine parisienne. Selon leurs humeurs et les modes, ils collectionnent indistinctement des œuvres d'art de divers styles, goûts et époques, qui leur sont proposées : la peinture flamande voisine avec les objets d'art d'extrême orient, l'École de Barbizon, la peinture orientaliste ou historique

De Nissim (très dandy) on peut voir l'exceptionnelle collection d'épingles de cravate.Camonde Épingles cravate.png

55 épingles de Boucheron  : chinois fumant la pipe, Méduse, Mélusine, Tête de guerrier franc, Le soleil et La lune, Mercure, Flore, bestiaire miniature : caniche sanglier aigle souris scarabée abeille.

 

Les deux cousins, Isaac et Moïse délaissent l'engagement familial dans les affaires communautaires et sociales pour devenir des mécènes de la culture nationale. Collectionneurs de haute volée, exigeants et connaisseurs, leurs collections suscitent admiration et respect chez les experts.

Isaac décide de placer l'art au centre de sa vie. Lui-même compositeur de musique, il crée plus de 20 œuvres musicales. Ses contemporains qualifient son style d'« impressionnisme musical ».

Isaac lègue ses extraordinaires collections artistiques au musée du Louvre. 159 des tableaux se trouvant au Louvre lui ont appartenu.
L'éclectisme de ses collections, d'une grande qualité lui a permis de léguer  Mobilier, pièces de faïences, tableaux et dessins français du XVIIIe siècle, art asiatique, Vase Zun Eléphant.jpgsculptures du Moyen-Âge et de la Renaissance

 

 

 

 

 

Peintures et dessins impressionnistes dont des œuvres majeures - Delacroix Monet Renoir Boudin Sisley Pissaro Corot

Corot Jeune femme assise devant un chevalet.jpgDegas,          Degas Les Repasseuses.jpg

Cézanne, Jongkind, Le citron de Manet.Manet Le citron.jpg

 

 

 

 

Que serait le musée d'Orsay sans les dons d'Isaac de Camondo ?
Dès 1874 il collectionne objets et œuvres d'art asiatiques son goût pour le Japon va l'amener à rencontrer les artistes impressionnistes qui collectionnent des estampes, lui même en lèguera plus de 400 au Musée Guimet.. Elles sont signées : Hiroshige, Hukisai, Sharaki, UtamaroUtamaro Amour profondément caché.jpg

 

Peu avant sa mort il s'intéressera aux Nabis

N'ayant pas d'héritiers légitimes, ni voulu en désigner, Isaac souhaite donner ses collections à l'État français. Il innovera encore  par l'introduction de donations sous réserve d'usufruit et en faisant entrer des œuvres d'artistes vivants dans les collections du musée du Louvre.

Moïse, de son côté, a aussi développé une passion de collectionneur. Dans un hôtel particulier, il réunit une collection exceptionnelle d'objets et de meubles du XVIIIe siècle. Jusqu'à sa mort en 1935, il n'a cessé d'enrichir sa collection d'objets d'art illustrant les dernières décennies du siècle des Lumières. Il souhaite faire des collections « exemplaires » destinées à servir de référence.

Sans être une reconstitution exacte, son hôtel particulier est une évocation de son XVIIIe siècle rêvé et son goût, le « goût Camondo », devient une référence incontestée dans le domaine des arts décoratifs. Moïse lègue sa demeure aux Arts décoratifs pour qu'elle soit un musée, qu'il nomme en mémoire de son fils Nissim, aviateur héroïque mort pour la France en 1917. Il ne se doute pas alors que l'histoire mettra un terme à cette prestigieuse lignée, par la déportation de leurs derniers descendants : sa fille Béatrice, sera internée au camp de Drancy et mourra à Auschwitz en janvier 1945, plusieurs mois après son époux Léon Reinach et leurs deux enfants déportés et assassinés en 1943.

Vase Zun en forme d'éléphant  Chine du sud, époque Shang (XVIIIe - XIe siècle avant notre ère)
© RMN / Thierry Ollivier

Jean-Baptiste-Camille Corot, L'Atelier de Corot. Jeune femme assise devant un chevalet
© RMN / Gérard Blot

Edgar Degas, Les Repasseuses
© RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Kitagawa Utamaro, Amour profondément cache
© RMN / Harry Bréjat

6 novembre 2009 - 7 mars 2010

Musée d'art et d'histoire du Judaïsme  71, rue du Temple, 75003 Paris
01 53 01 86 60

http://www.mahj.org/fr/

 

 

mercredi, 10 février 2010

Prochaine séance du ciné-quartier Mouton-Duvernet ce mardi 16 février

ChateauAraignee.jpgLe conseil de quartier Mouton-Duvernet a le plaisir de vous convier mardi prochain à la prochaine séance de son ciné-quartier autour du film "Le Château de l’Araignée", réalisé en 1957 par Akira Kurosawa avec Toshirô Mifune, Isuzu Yamada, Minoru Chiaki, Takashi Shimura…
Le film se déroule au Japon du XVIème siècle, au temps des guerres civiles. En revenant d’une bataille victorieuse, les généraux Washizu et Miki se perdent dans la forêt et rencontrent une sorcière qui leur prédit que Washizu sera un jour à la tête du royaume, mais que ce sont les enfants de Miki qui lui succèderont. Si ce dernier reste stoïque, Washizu est plus que troublé. Commence alors une sanglante conquête du pouvoir, influencée par son épouse Asaji…
Nicolas Mansier

Plus d'info :
+ Cette séance est ouverte à tous. Elle a lieu le mardi 16 février à partir de 19h30 au cinéma Le Denfert (24, place Denfert Rochereau). Le prix d'entrée est de 4 euros, le film est suivi d'un débat.
+ Pour être informé(e) régulièrement des séances mensuelles, vous pouvez vous inscrire à l'adresse : conseil_mouton.duvernet@yahoo.fr (la séance suivante est prévue le 16 mars 2010 avec le film de John Ford "Les raisins de la colère").

jeudi, 28 janvier 2010

Le féminisme, une question d'actualité?

Le féminisme est-il toujours une question d’actualité?
Cette question sera le thème de la soirée organisée vendredi 29 janvier à 20h par Europe Ecologie au Cinéma l'Entrepôt, autour du film la domination masculine.

Le "féminisme", ce mot qui malheureusement fait encore sursauter certains ou certaines, est-il encore d'actualité?
Tout pousse à répondre par l'affirmative à cette question. Certes la place des femmes a considérablement évolué dans la société au cours des cinquante dernières années. Mais, notre société n'en est pas pour autant égalitaire et les clichés persistent !

Le récent débat sur la parité dans les conseils d'administration des grandes entreprises est l'un des nombreux révélateurs. En 2009, seules 10,5% de femmes siégeaient dans les conseils d'administration des sociétés cotées, taux qui chute à 8% pour les 500 premières entreprises françaises. De manière générale, malgré des parcours scolaires plus réussis que les hommes (les filles redoublent moins souvent que les garçons, affichent un taux de réussite au baccalauréat plus élevé et sortent du système scolaire plus diplômées) elles ne représentent que 17,2 % des dirigeants d'entreprise. Et c'est sans aborder la question des salaires: à un même poste et à compétences égales, les Hommes gagnent toujours plus que les Femmes.

Accès à l'emploi, sexualité, vie privée, publicité, participation à la sphère publique et politique, etc... la question féministe se pose dans tous les aspects de notre vie quotidienne. Ce sont ces questions que soulèvent avec humour le film « La domination masculine », réalisé par Patric Jean, qui montre que nos attitudes collent rarement à nos discours !

La projection du film sera suivi d’un débat en présence du réalisateur et avec:

Monique Dental, candidate Europe Ecologie féministe à Paris,
Michèle Loup, Conseillère régionale IDF chargée de la mission Egalité femmes-hommes,
Stéphane Hessel, ancien rédacteur de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948, candidat Europe Ecologie à Paris.

Un débat qui s'annonce fort intéressant, peut être même dérangeant, puisque la volonté même du réalisateur est que "les spectateurs se disputent en sortant de la salle."

Alors les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir? Une grosse voiture comme symbole de virilité? Et pourquoi pas une femme présidente de la République ? Une bonne soirée pour bousculer les valeurs et ses propres comportements, et sans aucun doute pour apprendre à mieux apprécier l'Autre !


Plus d'infos:
+ Vendredi 29 janvier 2010 à 20 H.
Cinéma L’Entrepôt
7 Rue Francis de Pressensé
Métro : Pernety
+ La Barbe, groupe d'actions féministe http://www.labarbelabarbe.org/

mercredi, 20 janvier 2010

Personnes au Grand Palais

 

Boltanski a décidé que la troisième édition de MONUMENTA aurait lieu en hiver, car les jours sont plus courts. Sous la verrière, dans le froid, le visiteur fait une expérience émotionnelle, visuelle et sonore.

Monumenta Boites 296.jpgPassé le mur fait de boîtes de métal, (consigne ? colombarium ?) le visiteur est happé par le son. Diffusé par des haut-parleurs, un brouhaha de 400 battements de cœurs différents. « On entrera dans les lieux avec un bruit d'usine parce que tous ces cœurs vont battre ensemble, dit l'auteur. Et quand on approchera d'un poteau, on n'en entendra plus qu'un seul ! »

Sous un éclairage crépusculaire (tubes de néon) des vêtements disposés en carrés égaux, comme un tapis tragique MONUMENTA3.jpget une pyramide de plus de 10 m de haut de vêtements de couleurs vives et de toutes sortes : pulls, chemises, tee-shirts...

Sans cesse, une pince montée sur une grue (métaphore du hasard) prend, élève et laisse retomber des vêtements sur MONUMENTA7.jpgle haut du tas, le destin et le hasard règnent en maître

Boltanksi a renoncé à installer au Grand Palais la machine qui chez ce friper déchiquette les vêtements trouvant cela trop éprouvant pour le visiteur.

« J'aimerais que les gens ressentent quelque chose qui les amène à se poser des questions. En art, ce qui m'intéresse n'est pas qu'on soit devant quelque chose, mais à l'intérieur d'une œuvre. Qu'il fasse froid, qu'il y ait un son relativement fort, en fait partie. »

Le son est omniprésent, ce chant étrange n'est pas seulement « entendu » il est « ressenti » tout le corps résonne et vibre.

Cette installation provoque des questions et des sensations diverses suivant les sensibilités : l'Holocauste ? une autre génocide ? émotion, oubli des personnes, provocation, habits sans corps....

Peux-t-on appeler cela de l'art ? c'est en tout cas une expérience dont on ressort différent.

« L'art consiste à poser des questions, à donner des émotions, sans avoir de réponse. » Christian Boltanski

"Personnes", Monumenta 2010, du 13 janvier au 21 février, au Grand Palais, avenue Winston-Churchill, 75008 Paris - www.monumenta.com

 

mercredi, 13 janvier 2010

Prochaine séance du ciné-quartier Mouton-Duvernet ce mardi 19 janvier

5emeVictime.jpgLe conseil de quartier Mouton-Duvernet a le plaisir de vous convier mardi prochain à la prochaine séance de son ciné-quartier autour du film "La 5ème victime", réalisé en 1956 par Fritz Lang avec Dana Andrews, Rhonda Fleming, George Sanders,…
A New York, Walter Kyne devient patron d’un grand journal à la mort de son père. Il offre un poste de haute responsabilité à celui de ses trois chefs de service qui retrouvera le « tueur au rouge à lèvres ». Celui-ci terrorise la ville en s’attaquant à des jeunes femmes. Pour avoir ce poste, l'un des journalistes va même jusqu'à se servir de sa fiancée comme appât pour attraper le tueur...
Nicolas Mansier

Plus d'info :
+ Cette séance est ouverte à tous. Elle a lieu le mardi 19 janvier à partir de 19h30 au cinéma Le Denfert (24, place Denfert Rochereau). Le prix d'entrée est de 4 euros, le film est suivi d'un débat.
+ Pour être informé(e) régulièrement des séances mensuelles, vous pouvez vous inscrire à l'adresse : conseil_mouton.duvernet@yahoo.fr (la prochaine séance est prévue le le 16 février 2010 avec le film d’Akira Kurosawa "Le Château de l'Araignée").

mardi, 22 décembre 2009

LA SUBVERSION DES IMAGES

L'exposition La subversion des images, offre un panorama exceptionnel de l'imagerie surréaliste, elle rassemble près de 400 œuvres.Eli Lotar, Germaine Krull.jpg

Orchestrée autour d'une ellipse centrale et ponctuée par des miroirs déformants chaque espace explore l'un des usages de la photographie par les surréalistes.

Le photographe préféré des surréalistes est une machine : le photomaton.

Ils découvrent l'usage créatif de cet automate qui met l'autoportrait à la portée de tous.

Je ne vois pas .jpg

D'abord ils se représentent eux-mêmes. Ils posent ensemble, pleins de mimiques et de grimaces. Ils assemblent plusieurs portraits, ils s'amusent avec les premiers photomatons, Man Ray crée des échiquiers avec des portraits de ses amis surréalistes. Ils se font photographier à plusieurs dans les décors de carton des foires. On peut voir Éluard, Dali, Man Ray... s'amusant comme des fous à la fête foraine

 

Les rituels de réunions et des séances photo sont nombreux et les prises de vues improvisées ou, au contraire, soigneusement préparées qui en résultent, constituent une véritable activité collective pour les surréalistes. ils passent beaucoup de temps ensemble, pratiquent le cadavre exquis, le collage.

 

Des collages aux expérimentations (photogrammes, surimpressions, solarisations, distorsions, grattages, brûlages...), les surréalistes pratiquent autant une subversion « de » la photographie qu'une subversion « par » la photographie.

Le réel, le fortuit, le merveilleux les fascine : avec la photo, les surréalistes ont traqué le mystère dans le réel. La ville devient pour le photographe surréaliste le lieu privilégié du surgissement d'un fantastique moderne alliant rêve et réalité. Au-delà de ces "rencontres fortuites", les surréalistes utilisent aussi le gros plan pour rendre le monde fantastique. Saisi par l'œil mécanique, le réel gagne en étrangeté.Brassaï.jpg

Ils veulent "changer la vie" en "changeant la vue".

Il est difficile pour nous d'apprécier à quel point les techniques et les idées des surréalistes ont révolutionné la publicité ou la mode.

Dès les années trente, les revues de mode deviennent en effet un des laboratoires de la vulgarisation du surréalisme avant que la publicité

ne s'empare de ce lexique pour frapper les esprits.

Les surréalistes sont fascinés par la publicité, la photographie publicitaire ne s'est pas encore constituée en discipline professionnelle, tout reste encore à inventer. Plusieurs photographes proches du mouvement surréaliste tentent ainsi leur chance.

Leurs images sont remarquées, leurs idées bientôt imitées, leurs trouvailles sont utilisées par la publicité.

Pétrole Hahn.jpgDora Maar travaille pour Pétrole Hahn, et les fameuses Larmes de Man Ray ont été conçues, au départ, pour vanter les mérites d'un  mascara.Fiat, n° 1Man Ray .jpg

On remarquera aussi un bouquet final de brosses à dents (publicité signée Robert Bresson)

Les moins de 18 ans et les âmes sensibles éviteront le « cabinet noir », avec la collection de cartes postales coquines de Paul Éluard, des photos pornos, et un film muet avec deux nanas ensemble,

 

Une exposition stimulante qui donne envie de faire des photos et des collages.

A voir jusqu'au 11 janvier au Centre Pompidou.

 

Eli Lotar, Germaine Krull
Sans titre,
ca. 1930
© Centre Pompidou

Reproduction d'une toile de René Magritte,
Je ne vois pas la (femme) cachée dans la forêt et photomatons des surréalistes »
in La révolution surréaliste n° 12 15 décembre 1929
© Centre Pompidou, Paris

Brassaï
Sans titre, vitres cassées d'un atelier de photographe
, ca. 1934
© Estate Brassaï - RMN
© Museum Folkwang, Essen, 2009

Dora Maar, Pierre Kefer, Étude publicitaire pour Pétrole Hahn, vers 1934
© Centre Pompidou, Paris,

Fiat, n° 1, octobre 1934,
(photographie de Man Ray)
© Adagp, Paris 2009
© MAN RAY TRUST/ADAGP, Paris 2009
© Centre Pompidou, Paris, Bibliothèque Kandinsky.

 

 

22:13 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : centre pompidou