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jeudi, 19 janvier 2006

Valse des institutrices : une lettre ouverte des Parents FCPE

Emoi à l'école Prisse d'avennes où le changement intempestif d'institutrice en cours d'année provoque quelques remous dans la communauté scolaire.

Nous recevons ce jour cette lettre ouverte - également affichée à l'entrée de l'école -  des Parents d'élève FCPE. Nous vous la retransmettons.

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Jeudi 19 janvier 2006

Madame la Directrice,    
Mesdames et Messieurs les Enseignants,
Mesdames et Messieurs les parents d’élèves de l’école primaire Prisse d’Avennes,

Ce mardi, le rectorat a unilatéralement décidé, sans motiver d’un quelconque argument, du remplacement d’une institutrice de CE2 qui n’avait jamais demandé à partir. Elle a du changer de poste, au mépris d’elle-même en premier lieu, de sa remplaçante en second lieu qui ne demandait pas non plus spécialement à venir ici vu qu’elle habite à l’autre bout de Paris, et des enfants surtout, qui comme toujours sont les victimes expiatoires d’une Académie de Paris qui a à en réapprendre à Kafka.
 
Enfants victimes et tristes car ils s’étaient attachés à leur institutrice depuis une rentrée mouvementée. Enfants victimes aussi, car deux classes de CE2 travaillaient ensemble depuis la rentrée, les enseignantes se partageant des matières comme l'histoire, l'anglais, la géographie, les dictées et la géométrie. En effet, l'école Prisse d’Avennes s'était portée volontaire pour instaurer des programmes personnalisés de réussite éducative (PPRE), et ce travail de qualité s’était mis en place depuis la rentrée.

Malgré tout, la nouvelle enseignante et Madame la Directrice nous ont assuré de leur volonté de poursuivre ce programme, et de maintenir l’effort éducatif engagé depuis cinq mois. Nous constatons également que l’équipe pédagogique va également dans ce sens, et fera tous les efforts possibles pour amener les enfants à la réussite scolaire, même si cela n’apparaît pas être une priorité pour l’administration de l’éducation nationale…

Choqués par l’absence au niveau administratif, de tout respect humain et du manque d’intérêt pour l’éducation de nos enfants, nous solliciterons au plus vite un rendez-vous auprès des responsables des services du rectorat de Paris.

Les parents FCPE

Plus d'info :
+ Notre article en date du 17 janvier dernier.

mardi, 17 janvier 2006

Ecole Prisse d'avennes : la valse des institutrices

Ce matin, les enfants de CE2 de l'école Prisse d'Avennes pleurent… Au milieu de l’année scolaire, l’Académie de Paris se joue des institutrices, les déplace de poste en poste, sans motiver de quelque argument que ce soit. Une enseignante en CE2 sur cette école va donc être remplacée dans la journée, au mépris de tous, d’elle-même en premier lieu, de sa remplaçante en second lieu qui ne demande pas à venir, et des enfants surtout qui comme toujours sont les victimes expiatoires d’une Académie de Paris qui a à en rapprendre à Kafka.

Enfants victimes et tristes car ils se sont attachés à leur institutrice - depuis une rentrée ...mouvementée. Mais victimes surtout car deux classes de CE2 travaillaient ensemble, et que ce travail commun important est désormais entièrement remis en question.

Vincent Jarousseau (adjoint au Maire pour les affaires scolaires) a ainsi pris ce matin contact avec l’Inspectrice d’Académie, et nous fait part de son désarroi : « Il s'agit d'un d'une mesure évidemment absurde. J'ai vu ce matin l'inspectrice de secteur, Madame Vauthier qui m'a apporté quelques informations complémentaires, qui ne justifient en rien cette décision. Elle ne comprend pas la logique de cette décision. Aussi, a t-elle cet après-midi une réunion à l'Académie, où elle compte intervenir pour demander le maintien de l'actuelle enseignante. De mon côté, j'ai adressé un message à l'Inspecteur d'Académie en ce sens ».

L'école s'était portée volontaire pour les PPRE (Programmes Personnalisés de Réussite Educative), et ce travail en terme de qualité d'enseignement s’était mis en place pour des matières comme l'histoire, l'anglais, la géographie, les dictées et la géométrie. Ce sont ainsi cinquante et un enfants, qui n'avaient pas besoin d'être pénalisés particulièrement dans l’apprentissage des matières les plus importantes, qui arriveront chez eux ce soir désemparés. Comment peut-on parler d'enseignement qualitatif si l'administration s’assoit sur ses propres projets, et s'amuse à remplacer les institutrices en cours d'année scolaire ? Les enseignants, les enfants, et leurs parents ont de quoi pleurer.

Dan