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jeudi, 19 juin 2008

Ecoles du 14ème : aucune décision avant septembre

Après le Comité Départemental de l'Education Nationale qui s'est tenue la semaine dernière, l'Inspecteur d'académie a rendu ses décisions :

- blocage sur l'élémentaire Prisse d'Avennes
- ouverture conditionnelle sur la maternelle 34 Sarrette
- ouverture conditionnelle sur lélémentaire 69 Ouest
- ouverture conditionnelle sur l'élémentaire 20 Chantin

 

On en conclu donc deux choses :

1 L'Education Nationale a du mal à évaluer le nombre exact des élèves pour la prochaine rentrée, et pour cela un comptage aura lieu le 02 septembre, ce qui amènera une rentrée "conditionnelle" ou de "blocage". En attendant, de nombreuses familles auront déménagées ou enménagées dans le 14ème, et les inscriptions sont et restent ouvertes. Pourquoi alors faire des annonces d'ouverture ou de fermeture de classes en juin, pour ensuite parler au conditionnel ? Il y a là une faille des prévisions au niveau de l'Etat, qui serait intéressante à analyser.

2 Les parents d'élèves de toutes ces écoles se sont bien fait entendre, et ont obtenu satisfaction : à savoir mettre le doute dans la tête du Recteur d'académie, au regard des chiffres annoncés par les Inspecteurs de circonscription. Les parents demandaient des écoles accueuillant correctement les effectifs réels des enfants. 

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Banderole sur Prisse d'Avennes

 

La demi-marche arrière de l'académie sur toutes ces écoles est la preuve de la nécessaire place des parents dans l'école publique, comme d'une gestion plus raisonnée. Dans le 14ème, les différents conseils locaux de parents d'élèves FCPE se sont réunis en Union Locale, pour se présenter unis devant le Rectorat, et défendre tous les enfants de l'arrondissement ; l'union a donc fait la force. Ce sera à la rentrée des classes en septembre 2008, que les décisions qui n'avaient pas d'opportunité en juin seront actées ou non - mais cette fois-ci en fonction des effectifs bien réels, et on l'espère dans l'intéret des enfants.

Dan

samedi, 14 juin 2008

Nuit blanche à l'école Prisse d'Avennes

La nuit des écoles a eu lieu entre le vendredi 13 et le samedi 14 juin. Parmi plus de 600 établissements en France, c'est l'école Prisse d'Avennes dans le 14ème qui s'est vue investir par les parents d'élèves durant une nuit.

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Des parents abassourdis par l'annonce d'une fermeture de classe par le Rectorat, alors qu'il est de plus en plus certain que les effectifs de la rentrée prochaine seront plus élevés que cette année. Une gestion grippe-sous de l'école par l'Etat, qui fait passer les nuits des parents d'élèves du "ZZZzzz..." au "GRRRR" !

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Banderole déployée, parents en colère, c'est devenu l'image habituelle de l'école publique, de l'école de la République, de l'école de l'égalité des chances.

Cette nuit ne suffira peut être pas aux enfants et aux enseignants à éviter un réveil douloureux à la rentrée prochaine ; mais en transformant une école en dortoir durant une nuit, les parents ont bien l'intention de réveiller les consciences, et de prouver que l'enseignement n'est pas en sommeil.

Dan

+ Le blog de la nuit des écoles en cliquant ici

jeudi, 05 juin 2008

Prochaines fermetures de classes annoncées dans le 14ème

Le Rectorat a décidé la fermeture de deux classes en élémentaire sur le 14ème arrondissement. Il s'agit de l'école Alain Fournier, et de l'école Prisse d'Avennes. Décision arbitraire ? Ces deux écoles, comme globalement toutes les élémentaires de l'arrondissement et de Paris, voient pourtant leurs effectifs augmenter...

 

Sur Prisse d'avennes, les 15 classes acueuillent déjà 386 enfants dans des petites salles, et il est prévu d'en recevoir 398 à la rentrée de septembre 2008. Comment cela pourra-t-il se faire avec une classe de moins ? Réponse au Comité Technique Paritaire (CTP du vendredi 6 juin) et au Comité Départemental de l'Education Nationale (CDEN du 11 juin), qui statueront sur l'existence d'une école publique à but éducatif... ou à but carcéral*. Bref, des économies budgétaires encore et toujours mal placées, c'est à croire que l'école publique fait tout pour inciter les parents à inscrire leurs enfants dans le secteur privé - qui est saturé.

Dan

 

* Une première tentative de fermeture de classe avait eu lieu sur Prisse d'Avennes en 2005. Avec 378 enfants répartis sur 14 classes, les parents choqués par les conditions d'enseignement, avaient bloqué l'école durant 5 jours, jusqu'au retour à la normale (15 classes). Que va-t-il se passer à la rentrée 2008 avec 20 enfants de plus ?

mardi, 03 juin 2008

Hier, gros échauffourées devant le Lycée Paul Bert

Le lycée Paul Bert a reçu hier, lundi 2 juin, la visite du Premier Ministre. Pourquoi ce Lycée Paul Bert ?
Policiers sur les toits, policiers sur la chaussée, policiers autour du lycée - manifestations dans la rue. Après des accrochages assez durs, le Syndicat de l'Union Locale Lycéenne dénonçait donc la répression policière. Plusieurs lycéens ont du être soignés par les pompiers, après la violence de cette confrontation qui a tournée à l'émeute urbaine. Le thème de la visite : la prévention contre la drogue...

 

Une visite très critiquée, reçue comme une provocation.
Accompagné de ses Ministres de l'Education et de la Justice, François Fillon avait choisi précisément ce lycée pour présenter un plan de prévention anti-drogue, à deux jours du bac. Après avoir fait sévèrement rétréci les budgets du Ministère de l'Education Nationale, à quoi pouvait-il s'attendre des acteurs de l'enseignement et des lycéens ? Fallait-il lier les frustrations de l'enseignement public à la consommation de drogue chez les adolescents ? Les parents d'élèves ne souhaitent pas encore penser à un plan de prévention pour les visites gouvernementales, ils préfèrent s'en tenir aux faits. Quand à la politique du Ministère de l'Education Nationale, qui ne fait pas dans la dentelle ces derniers temps, comment ne peut-elle pas concentrer sur elle les mécontentements, dans un secteur public qui voit ses moyens (humains) fondre comme neige au soleil ?

Ne plus taper sur des lycéens serait également une avancée civique.

Dan

lundi, 02 juin 2008

François Fillon, Rachida Dati et Xavier Darcos au Lycée Paul Bert

...Il s'agissait donc de présenter un plan de prévention contre la drogue. La visite a donné lieu à des heurts entre la police et des adolescents. Pierre Castagnou, Maire du XIVe a dénoncé une "provocation du gouvernement". "L'opération du Premier ministre et des ministres de la Justice et de l'Education nationale (Xavier Darcos et Rachida Dati) a tourné au fiasco", a déclaré Pierre Castagnou dans un communiqué. Selon lui, "cette visite improvisée, inopportune et inconséquente, dont le maire du XIVe n'a pas été tenu informé par les autorités gouvernementales, ne pouvait que provoquer de tels incidents".

De son côté, Xavier Darcos estimait que "Nous sommes en République, nous sommes dans un établissement public. Le Premier ministre, la garde des Sceaux et le ministre de l'Education sont à leur place dans les établissements publics. Il n'y a aucune raison de trouver quelque chose de choquant".

Des commentaires ?

Pierre

Plus d'info :
+ Ici ou .

jeudi, 22 mai 2008

Le cinéma Le Denfert en danger

Le cinéma « Le Denfert », situé au 24 place Denfert-Rochereau, est une des trois salles de cinéma indépendant du 14e arrondissement. Une vingtaine de films différents sont projetés chaque semaine sur son écran unique depuis 1930. Fréquenté par plus d’un millier de spectateurs par semaine, il a fidélisé un public diversifié, curieux et exigeant. La qualité de sa programmation, son ouverture sur le quartier avec l'accueil de nombreux scolaires ou de projections associatives, lui ont permis de s'imposer comme un pôle culturel essentiel du 14e arrondissement, rayonnant sur toute la capitale. La Ville de Paris, ainsi que le Centre Nationale du Cinéma, subventionnent ses activités. Ce cinéma est classé « Art et Essai ».


Récemment une promesse de vente a été signée sur les parcelles du 22-24 place Denfert-Rochereau. Le cinéma « Le Denfert », un restaurant et un hôtel de tourisme sont concernés. La signature de la vente pourrait intervenir vers la fin du mois de juin. Les volontés de l'acquéreur ne sont pas connues, mais on peut s'attendre au mieux à une importante augmentation du loyer du cinéma, rendant sa viabilité difficile, ou au pire à son éviction et la réalisation d'une opération de promotion immobilière. Malgré sa faible hauteur, ce site n'avait fait l'objet d'aucune protection particulière lors de l'adoption du Plan Local d'Urbanisme (PLU).


Une pétition a été lancée. Elle a déjà recueilli plus de 1700 signatures. Vous pouvez vous procurer son texte ci-dessous ou passer la signer sur place. La seule solution pour sauver « Le Denfert » est que la ville de Paris se porte acquéreur du cinéma en exerçant au plus vite son droit de préemption. Au conseil de Paris de lundi et mardi prochain, les groupes Socialiste et Vert ont déposé une demande de rachat du cinéma. Le Maire de Paris viendra t-il sauver des griffes du promoteur, notre cinéma de quartier ? Réponse mardi dans la journée. (vous pouvez suivre les débats du conseil de Paris sur http://www.paris.fr/.)

René

 

+ Pour signer la pétition, il suffit de cliquer sur soutien.doc, et de la renvoyer au CINEMA LE DENFERT : 24,  place Denfert Rochereau 75014 Paris .

lundi, 21 avril 2008

Les école primaires : moins de surveillance à la cantine

C'est une constatation sur plusieurs écoles de l'arrondissement : à l'heure de la cantine, il y a un problème de surveillance. Et pour cause : certains animateurs ne viennent plus.

Vérification faite sur le site de la Ville de Paris : on recrute ! Une vacation de 2 heures est rémunérée 20,32 euros en brut (40% de moins en moyenne qu'une aide ménagère). Heureusement, il en reste encore un peu - mais une directrice d'établissement de l'arrondissement aurait menacé, selon nos informations, de fermer la cantine si la surveillance n'y était pas assurée... Est-ce la bonne solution ?

Environ 85 % des enfants scolarisés dans le 14ème déjeunent chaque jour à la cantine - déjeuner de bonne qualité, dont les efforts sur ce plan (qualité des produits, augmentation du bio, repas adaptés aux enfants,...) ont été constatés. Alors pourquoi gâcher un beau travail - local - par de la médiocrité - départementale ?

L'Adjoint de Bertrand Delanoë aux affaires scolaires, Pascal Cherki, élu du 14ème, devrait nous répondre prochainement sur ce sujet précis, réponse que nous ne manqueront pas de vous transmettre. En attendant, vous êtes sur un blog, vous pouvez vous exprimer.

Dan

dimanche, 20 avril 2008

Aimé Césaire, le poête

C'est dimanche, voici quelques lignes d'Aimé Césaire, disparu cette semaine :

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Tam-tam de nuit

train d'okapis facile aux pleurs

la rivière aux doigts charnus fouille dans le cheveu des pierres

mille lunes

miroirs tournants

mille morsures de diamants

mille langues sans oraison

fièvre

entrelacs d'archet caché à la remorque

des mains de pierre chatouillant l'ombre des songes plongés

 

Chantre de la négritude (un concept inventé dans les années 1935), Maire de Fort de France de 1945 à 2001, Césaire a obtenu en 1946 la départementalisation de la Martinique (de la Guadeloupe et de la Guyane également). Il a oeuvré toute sa vie à la préservation de la culture Martiniquaise, un véritable travail de mémoire, qui bénéficiera à construire l'identité de nombreuses générations à venir, en Martinique et ailleurs, et qui lui vaut un vibrant hommage.

Dan

 

+ : Permettez-moi de partager ma tristesse avec nos amis de coeur Martiniquais.

+ : Si Ségolène Royal le voit déjà au Panthéon, les poêmes d'Aimé Césaire sont de véritables trésors de la littérature Française, à (re)découvrir en particulier pour le Cahier d'un retour au pays natal, chef d'oeuvre qu'il achèvera en 1938.

+ : La mort d'Aimé Césaire tombe au moment où la communauté juive célèbre sa pâque (pessah en hébreux), qui commémore la sortie du peuple hébreux de l'esclavage. On n'en finira peut être jamais avec l'esclavage, et nous sommes invités par cette coïncidence, à rester vigilants et éveillés.

jeudi, 13 mars 2008

Le salon du livre (dans le 15ème) : un refuge de tolérance

C’est juste à coté de chez nous, Porte de Versailles. Le salon du livre, une manifestation de la culture écrite ou traduite en français, de sa vitalité, de son aptitude à poser des questions contemporaines, à prendre du recul sur les conflits mondiaux, avec l’outil inestimable qu’est la langue française. C'est aussi la fête de la poésie, et un foisonnement de livres pour notre jeunesse, les comptes, les BD. Cet évènement annuel atteste de la vitalité de l'écriture dans le monde, du raisonnement par l'écrit, de la richesse de ceux qui ne pensent pas "comme tout le monde", et puis cette envie de rêver qui est le propre de l'homme.

Chaque année un pays (par ses écrivains) y est invité, comme un encouragement à écrire ses propres problèmes et ses propres rêves, écrits ou traduits dans la langue des Descartes, Voltaire, Rousseau, Hugo, Pagnol, Prévert... C’est un lieu pour échanger en français sur les enjeux et les fondements littéraires, politiques ou philosophiques du monde. Un monde pluriel, souvent antagoniste, aux valeurs dispersées qui se retrouvent par la langue française réunies dans la littérature, la philosophie ou la poésie.

Quel choc j’ai eu d’entendre des pays, musulmans, certains francophones – d’autres non, appeler à boycotter cette rencontre. Les idées politiques de ces pays ne sont-elles pas capables de se distinguer autour d’un livre ? Ces pays sont-ils assez pauvres et obscurantistes pour dénigrer une parole (de paix) ou un écrit (à partager) ? Quel choc j'ai de voir ma langue et ma littérature moderne finir comme otages de conflits internationaux. Ma langue, notre langue, c’est notre mémoire écrite et notre avenir : ne laissons pas la littérature aux obscurantistes de maintenant.

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autodafé de livres au 15ème siècle

 

Cette année, le pays invité d’honneur du salon est Israël (et il y eu déjà la Chine, le Maroc,…) – où de nombreux écrivains pensent et écrivent en français - un pays d'Histoire par sa littérature donc (déjà la bible... !). Evidemment, il y aura toujours des hommes qui préfèreront l’autodafé au respect, ceux qui refuseront leur vie à la connaissance des autres, il y aura toujours partout ceux qui préfèreront la guerre au courage de concevoir une autre culture. Ceux-là boycotteront toujours les grands écrits, la langue française, son Histoire et ses idées de tolérance.

Mais à tous les autres, je leur rappelle leur héritage, Français et généreux, celui en particulier du siècle des lumières, et je ne vois pas ce qui pourra les empêcher d’échanger et de rêver avec des écrivains, poêtes, philosophes, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent, en utilisant ce que la France a laissé comme trésor à l’humanité et à l’humanisme : sa Littérature. Quel que soit le pays invité, que l'on me laisse la littérature, française et d'ailleurs, et que les boycotteurs (barbus ou non) aillent au diable. La littérature sera toujours mon refuge en humanisme, elle sera toujours là pour aider le lecteur que je resterai à sortir de l'obscurité ambiante des principes pré-mâchés du salon du vide.

Dan

 

+ le site du salon du livre du 14 au 19 mars est présenté en ligne en cliquant ici. Il y aura de nombreux débats, des rencontres, et aussi 4 salons de lecture.

+ Ne manquez pas l'espace jeunesse (BD, etc...) toujours intéressant, avec cette année les "25 ans du chat".

mercredi, 27 février 2008

La gestion des bâtiments scolaires

Trente six (36) écoles à entretenir pour la seule commune du 14ème arrondissement. Budget alloué : 1,4 millions d'euros annuels - somme qui a été doublée durant la dernière mandature municipale. Somme qui correspond en fait à moins de 39.000 euros par an et par établissement, une peau de chagrin au vu de la taille de ces bâtiments scolaires, qui en nécessiteraient bien d'avantage pour s'assurer d'un entretient immobilier correct sur du long terme (rénovation des toilettes d'une école : 70.000 euros).

On part d'un état des lieux déplorable constaté par les parents d'élèves et l'équipe municipale arrivée en 2001 : état qui s'est amélioré, mais seulement en partie, car dans une volonté affichée de favoriser certains secteurs de l'arrondissement : l'ouest vote mieux à gauche - c'était aussi le secteur le plus délaissé par la droite. Ce qui frappe l'observateur, outre la politisation de cette gestion locale, c'est la catégorie des travaux pris en considération dans les écoles : ceux qui entrainent une mise en cause de la responsabilité administrative - et ceux-là en particulier - aboutissent tout à coup vite et bien, car forcément plus c'est dangereux plus vite ça doit se réparer...

La gestion immobilière des écoles publiques se serait ainsi muée en une préoccupation politique, et dans une gestion d'urgence auto-sécuritaire, motivée administrativement par la responsabilité pénale des uns et des autres, acteurs de cette gestion. Certes, tout danger doit être écarté immédiatement d'un bâtiment scolaire. Mais certains dangers peuvent aussi être argumentés pour valider une gestion, comme l'absence de tels risques pour argumenter des reports de rénovation.

A long terme, quelle est l'ambition des pouvoirs publics pour les bâtiments scolaires ? Dans quel état seront-ils dans trente ans ? Le même état bien sur, avec des peintures vétustes (mais non dangereuses), les lavabos entartrés, et les moutons de poussières au dessus des vielles armoires. Ce n'est pas de la caricature : il n'y aura pas de changement d'organisation dans cette gestion, pas de modernisation des bâtiments, pas de préoccupations spécifiques aux bonnes conditions d'enseignement des enfants. Une gestion sans avenir, des écoles qui fatiguent (ou qui fatigueront pour les plus récentes), dans des procédures administratives qui pèsent au quotidien et sur le futur.

 

Sur l'évolution de l'école entre public et privé, un article du magazine l'express vient de pointer du doigt cette fameuse "politique" d'abandon : il s'agit ici d'une enquête et d'un classement des "meilleurs lycées de France", où il est déploré que le secteur public a mis de coté ses grandes ambitions (de suivis des enfants, de résultats), ambitions qui seraient désormais le fond de commerce du secteur privé. Il s'agit certes ici de lycées uniquement (qui dépendent des Régions), mais l'article est pertinent, et montre cette perspective inquiétante où l'élitisme sera réservé à ceux qui ont certains moyens. Pouvoirs publics (Mairies, départements, Régions, Etat), n'abandonnez pas l'école qui était de qualité, comme vous êtes tentés de le faire, car cela aura de graves conséquences urbaines et sociales à brève échéance.

Dan