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lundi, 12 avril 2021

La Vérité

Je voulais faire un sujet sur «  sport et psychiatrie » mais la psychiatre le docteur Agostinii qui s’occupe de l’association «  Sport en Tête » s’est mal comportée avec moi et après avoir accepté de répondre à mes questions elle n’a plus donné de nouvelles. Ceci sans aucune explication alors que je lui avais envoyé un SMS pour savoir pourquoi.  Sport en Tête «  s’occupe d’organiser des séjours d’une semaine pour les patients internés en hôpital psychiatrique. Ces patients font déjà du sport dans leur hôpital et continuent lors de ce séjour. Or lorsqu’un infirmier psychiatrique qui a travaillé avec un psychiatre intéressé par le sport m’a parlé de sport au sein des hôpitaux psychiatriques, j’ai manifesté mon scepticisme. Et c’est depuis ce moment là que le docteur Agostini s’est rétractée. Cette entrevue a t-elle un lien? Je n’en sais rien mais en tout cas j’aurais beaucoup aimé parler de ce sujet. J’ai eu l’impression selon la phrase de Victor Hugo dans «  Hernani » d’être un vers de terre amoureux d’ une étoile. Ce qui est d’ailleurs la vérité de manière générale. On m’a toujours fait comprendre  que je n’étais rien par rapport aux grandes stars notamment les grands  joueurs et joueuses de tennis. 

Quoi qu’il en soit, pour revenir aux hôpitaux psychiatriques, lorsque j’y ai pénétré pour la première fois hospitalisée d’office par ma mère, je suis sûre sans pouvoir bien sûr le prouver que l’on m’a donné des doses bien supérieures à celles prescrites habituellement. On m’a injecté cinq ampoules d’haldol et ne tenais pas debout. Je marchais, m’écroulais, et ainsi de suite.  On a dit à ma mère qu’il fallait un traitement de cheval sinon ça allait revenir. Normalement ça n’aurait donc du pas revenir. Or ça été ensuite l’enfer pendant des années et des années avec 10 hôpitaux psychiatriques. Je tiens à préciser que l’on m’a privé de sport et que j’étais comme un lion en cage. C’était horrible et parfois je courais dans les couloirs tellement je n’en pouvais plus. Résultat global : 3 tentatives de suite dont une très spectaculaire. Mon bras droit en est l’incarnation.  Il paraît que l’on peut faire du sport et que l’on est traité selon son cas. Foutaises tout ça. Cela existe peut-être dans quelques hôpitaux mais c’est très rare. Sport en tête réunit soi-disant 70 à 80 établissements. 

Sans compter le soi-disant souffle au coeur de ma fille. On m’a fait croire pendant un bon moment que ma fille avait ce symptôme et il a fallu faire plusieurs examens.  A un moment donné, il y a même un radiologue qui a fait croire à mes parents et à moi-même qu’il fallait l’opérer d’urgence. Heureusement que nous avons eu la présence d’esprit d’aller en voir un autre avant de nous précipiter. Il nous a rassurés en nous affirmant que ma fille n’avait pas besoin d’être opérée. C’était vraiment pervers et nous avons eu de sacrées angoisses mes parents et moi. Or, elle n’avait rien à la naissance et sur le carnet de santé tout était normal. 

J’ai un très bon ami médecin généraliste à orientation psy le docteur Jean-Pierre Rageau qui à l’époque n’avait pas voulu ausculter ma fille. Il ne voulait pas se mouiller. Et là rebelote. Je lui demande quelle est la dose normale que l’on donne à un premier épisode d’érotomanie ce dont je souffrais à l’époque. Soi-disant il ne sait pas. Or je suis persuadée qu’il le sait mais qu’il ne veut pas me le dire de peur de s’étirer l’animosité de la profession.  Ah lâcheté quand tu nous tiens!

Quoi qu’il en soit, je ne vous dis pas la volonté exceptionnelle dont il a fallu que je fasse preuve pour en être là où j’en suis aujourd’hui. Et en plus de la volonté un vrai travail sur moi-même. Et ce ne sont vraiment pas les médecins qui m’ont aidée. Au contraire, ils n’ont fait que m’enfoncer et n’ont rien compris à ce qui m’arrivait. Et si je n’avais pas eu le sport pour m’en sortir je serais encore au fond du trou.  Et tout ceci savez-vous pourquoi? Parce que je suis la fille d’André Figueras écrivain d’extrême droite que la presse qualifiait de «  Nostalgique du Troisième Reich ».  C’est un beau qualificatif c’est sûr!… Il en était bien conscient et m’avait conseillée de prendre un pseudonyme. Mais comme je l’ai écrit au président Macron je n’ai pas voulu d’une part parce que d’une part la lâcheté ne correspond pas à mon tempérament et d’autre part parce que je suis fière de mon nom ayant été une joueuse professionnelle de tennis. J’ai été n°8 française et championne d’Europe des moins de 21 ans.  Et à une époque ou j’ai été reconnue en tant que journaliste, j’avais écrit un bel article sur les française et Steffi Graf à ‘ L’Equipe Magazine » et un article à Géo, toutes les portes se sont fermées. Sans compter ceux qui n’aimaient pas mon père et qui se sont défoulés sur moi. C’est sûr que j’ai payé très cher mon courage. J’ai parlé à mes parents à l’époque de prendre un avocat mais ils n’ont pas voulu…Bref, je n’ai pas pu me défendre et j’ai sombré de plus en plus.  Sans compter qu’avant j’avais perdu ma grand mère que j’adorais et que j’ai fait un enfant pour la remplacer et qu’il est décédé… C’est vrai que j’ai refusé d’aller voir un psychologue à l’époque mais pour moi ce n’était pas la solution. La solution c’était l’avocat et je ne voulais pas entendre parler d’autre chose. Résultat entrée en hôpital psychiatrique et ça a duré environ 20 ans. Entre-temps j’ai eu une fille avec d’ailleurs une grossesse elle aussi atypique.  Comme je l’ai dit le premier bébé est mort trois jours après la naissance. Il ne grossissait pas. Je n’ai fait aucun sport, j’ai même du m’allonger 15 jours, trois semaines et le bébé n’a pas pris un gramme. La deuxième grossesse j’ai fait du jogging jusqu’à l’accouchement et en plus une demi heure de vélo d’appartement. Tout ça sous la surveillance du docteur Jean-Pierre Mondenard. Il m’a tellement aidée et tellement fait du bien que je l’ai harcelée à n’en plus pouvoir.. Je n’étais plus dans mon état normal. C’est sûr j’ai une expérience peu commune de la vie et si je suis encore là c’est que le destin s’en est mêlé en ma faveur. Et si je peux aider les autres, je le ferai volontiers. Je ne suis pas médecin, je n’ai pas de diplôme mais mon expérience vaut bien un diplôme. Voilà… 

Concernant le coronavirus, je suis pour les mesures barrières et contre le vaccin.  Or d’après ce que m’ont dit quelques amis le vaccin va devenir obligatoire si l’on veut voyager. C’est du chantage et je n’y cède pas.  Mais je pense que si tout le monde respectait les mesures barrières on n’aurait pas besoin  du vaccin.  Mais il y en qui simplement par pur esprit de contradiction refusent de porter un masque. Je comprends que l’on puisse ressentir un sentiment de prison mais quand c’est absolument nécessaire vu l’ampleur du phénomène on ne peut pas faire autrement. Moi -même je ne suis en général pas docile mais là je le suis. Comme tout le monde je n’ai aucune envie d’attraper la Covid. Si les gens en ont marre de se laver les mains comme cela peut m’arriver parfois qu’ils se lavent au moins chaque fois qu’ils rentrent chez eux. Ah oui, je voulais finir par une histoire dont on a parlé récemment. Patrick Poivre d’Arvor et les femmes. J’en ai été victime aussi lors d’une interview. Il m’a convoquée dans son bureau à 18h, heure où il n’y avait plus personne dans les locaux. J’ai fait mon interview et il m’a fait du pied pendant tout l’entretien. Une fois que j’ai eu fini il m’a fait des tas de compliments sur mon physique et quand je me suis levée il m’a pris par la taille et a essayé de m’embrasser. J’ai refusé et il m’a quand même  laissée partir. Mais j’étais tellement mal que je me suis perdue dans les locaux et que je suis retombée sur lui. Après qu’il m’eut dit que j’avais l’air bien perturbée j’ai fini par retrouver mon chemin. C’est sur que si j’avais couché avec lui j’aurais sans doute une belle place à TF1. Mais je ne mange pas de ce pain là et n’ai jamais couché avec qui que soit pour avoir du travail. Et pourtant plusieurs fois j’aurais pu. Mais je tiens à me regarder dans une glace et c’est donc ce que je fais sans problèmes…

Agnès Figueras-Lenattier

Christophe Bernelle

Un nouveau président Gilles Moreton a été nommé assez récemment. Mais que faut-il retenir de positif ou de négatif des années  Bernard Guidicelli?

Il attachait beaucoup d’importance aux résultats internationaux pour les très jeunes. C’était en quelque sorte son dada ce qui me semblait un peu exagéré. Il tenait beaucoup à ce que les moins de 14 ans soient dans les tous meilleurs dans l’épreuve Tennis Europe avec une course au point pour obtenir une bourse. Or l’important en moins de 14 ans c’est quand même de penser à améliorer son jeu même s’il faut faire des tournois.. Quelque chose a changé en junior ces dernières années c’est le classement ATP. Il est maintenant très important d’être le mieux classé possible surtout la dernière année junior. En effet, si un jeune est  dans les 20 ou 30 meilleurs mondiaux, il peut bénéficier de wild card pour les 15.000 dollars.  En revanche, s’il n’a pas ce classement là, il galère. Pour avoir ses premiers points, il doit passer un tour dans le tableau final et si les concurrents sont nombreux, il ne peut même pas s’inscrire dans les qualifications. Cela ne signifie pas pour autant  qu’il deviendra  très fort dans le futur mais il aura au moins la possibilité d’être sur le circuit pro. A une époque, très peu de choses étaient structurées dans les clubs et les ligues. Ensuite, ce fut au contraire le développement de pas mal de pôles et à un moment donné il y en avait trop. Sois tu allais en pôle, soit tu avais du mal à t’entraîner.  Avec l’arrivée de Bernard Guidicelli, c’était carrément l’inverse. Il voulait presque fermer tous les pôles pour que tout se passe près de la famille avec les entraîneurs de clubs et de ligues.  L’important, c’est que le jeune et sa famille puissent utiliser ce qu’il existe de mieux pour lui, pour son développement.  Certains joueurs préfèrent rester près de chez eux avec un bon entraîneur de club et de ligue sans faire trop de route. Ils peuvent ainsi continuer leurs études. Pour d’autres c’est plus compliqué car les distances sont très importantes. J’ai vu aussi des joueurs qui ne voulaient même pas rentrer le week-end chez eux, tellement le père était à fond derrière ne laissant même pas l’enfant se reposer.

 

Quel est le parent qu’il faudrait avoir pour que l’enfant devienne un champion?

Un parent doit être là surtout pour soutenir son enfant. On trouve surtout chez les filles des exemples assez extrêmes de parents très investis comme ceux de Marion Bartoli.  Mary Pierce aussi pendant un temps. Surtout chez les petits, la présence des parents joue un grand rôle. Généralement ce sont eux qui donnent aux enfants l’envie de jouer au tennis. La plupart du temps, l’un des deux parents  aime le tennis, fait jouer le gamin ou la gamine. Sinon, c’ést un frère ou une soeur qui joue. Le petit ou la petite suit, regarde puis très vite a envie de taper dans une balle. Ce premier désir de l’enfant, ce premier plaisir d’arriver à la remettre de l’autre côté du filet doit être partagé avec les parents. Quand on est enfant, on est super heureux d’avoir réalisé cela. C’est un peu comme un exploit que l’enfant a envie de renouveler et sans cesse. Quand ils commencent à vraiment s’amuser, la plupart du temps les enfants ne veulent plus sortir du court. Quelque chose d’important aussi c’est le mur.  Les jeunes qui commencent et qui sont mordus essayent de continuer à taper la balle contre un mur. Celle-ci revient tout le temps, tout le temps. De nombreux  joueurs et joueuses se font des films et c’est bien. Ils rêvent énormément, s’imaginent jouer contre leur idole, par le biais du mur. La passion est alors transmise. Et cela vient à 80% de la famille. Quand  Djokovic était petit,  il a eu un contact avec le tennis en regardant les cours que donnait une enseignante. Celle-ci l’a vu et lui a dit qu’il pouvait essayer. Il a dit oui, a tapé 2,3 balles et elle a vu qu’il était loin d’être maladroit. "Parle à tes parents, demande lui qu’ils viennent lui a t-elle conseillé. Si tu veux, tu pourras prendre des cours." C’est comme ça que tout a commencé. Il raconte que justement lors de son 1er cours, il est arrivé avec un sac très bien rangé. La prof a eu le malheur de lui dire «  Dis donc tu as un beau sac, tout est bien rangé, tes parents se sont bien occupés de toi.  Et Djokovic de rétorquer «  oh oh, c’est moi qui fait mon sac. «  l était super heureux et l’histoire est partie. Si les enfants deviennent vraiment motivés, les parents vont être énormément sollicités. Ils vont être amenés à trimbaler leur enfant de tournoi en tournoi, la plupart du temps l’entraîneur étant indisponible.  C’est là où le joueur  doit être vraiment son propre  supporter. Si les parents connaissent un peu la compétition et qu’ils en ont fait un peu eux-mêmes, c’est bien car ils savent la difficulté de ce sport. Notamment au niveau du mental. L’enfant doit vraiment être heureux de faire de la compétition. A ce sujet, j’ai une anecdote avec un petit qui était au centre de Potiers.. Un gaucher classé 15, 12 ans, le 2ème de France dans sa catégorie, disputait les poules sans élimination directe que les enfants à partir de 6,7 ans peuvent disputer. Il en parlait, avait encore des étoiles dans les yeux, et  évoquait  les bons goûters qui le motivaient.  D’où l’importance d’un bon état d’esprit, d’une bonne ambiance. Le plus important c’est que les jeunes passent un bon moment. Le nombre de matches qu’ils ont gagné doit être anecdotique. C’est surtout un rassemblement de jeunes, qui tapent dans la balle, avec une initiation de la compétition. Ce n’est pas pour rien que ce jeune a adoré tous ces rassemblements. Les parents sont là pour soutenir leurs enfants surtout ceux qui supportent mal la défaite. Ils doivent relativiser et se dire que le plus important, c’est de participer au tournoi, au rassemblement, de voir ses copains et d’ essayer de faire le mieux possible. S’il n’a pas réussi, il n’a pas réussi, il fera mieux la prochaine fois.  Il ne faut pas qu’il pense à  la victoire à tout prix comme le voulait Bernard Gudicelli  avec de l’argent pour les entraînements et d’éventuels contrats de marque .

 

La tentation de tricher

Qu’un enfant qui a absolument envie de gagner ait la tensation de tricher, c’est assez classique. Comme un enfant qui joue aux cartes, il a envie de gagner, il va être tenté de tricher. La plupart des enfants  le font pas mais le rôle des parents est super important. Certains parentls ferment les yeux, et vont même jusqu’à encourager l’enfant. Certains étrangers de Russie où des pays de  l’Est  n’hésitent pas à piquer des points parce qu’il faut gagner à tout prix. Les parent doivent être là pour éduquer leur enfant et leur faire comprendre que ce n’est pas comme ça qu’ils vont être forts mais en améliorant leur jeu, en travaillant. Evidemment, c’est un discours qui doit être repris par les entraîneurs qui généralement  ont le bon état d’esprit.  Par contre chez les parents, je pense que c’est plus rare car ils ont un peu plus de mal à avoir de la distance avec ce que vivent leur enfant de manière générale. Là encore c’est le rôle de l’entraîneur d’éduquer un petit peu les parents, de leur faire comprendre que c’est important que tout se passe bien. Qu’un match soit avant tout un moment plaisant…

 

Il faut souhaiter à l’adversaire un beau combat?

Oui comme le disent certains grands maîtres d’arts martiaux il faut souhaiter que l’adversaire soit en grande forme pour essayer de le battre à son meilleur niveau. Que ce soit un beau combat où les deux joueurs ou joueuses  ne sont pas loin de leur meilleur niveau. C’est là que se situent les plus beaux matches, les plus belles batailles. Ainsi lorsque l’ on a une balle de match souvent on est très tenté de souhaiter la double faute de l’adversaire. Or, il faut plutôt se concentrer sur le fait qu’il va faire une bonne 2ème balle et essayer d’anticiper cette 2ème. De visualiser l’endroit où l’on veut mettre un bon retour, pour essayer de prendre le jeu à son compte et gagner le point. C’est facile à dire et pas forcément facile à faire mais c’est important de l’avoir en tête. Si l’entourage, l’entraîneur et les parents l’inculquent à l’enfant jeune, c’est super…

 

Comment un parent doit-il réagir si l’enfant est très déçu après un match, qu’il pleure et qu’il va dans sa chambre!

Déjà, il  faut le laisser exprimer ses émotions très vite et arriver à parler avec lui. Et surtout lui montrer que ce n’est pas parce qu’il gagne un match ou qu’il perd que l’amour qu’il lui porte est chargé. Personnellement, c’est vrai que j’ai  ressenti à un moment donné quand le tennis a commencé à être sérieux pour moi, et que j’avais perdu un match, le soir mon père était moins content. Il était un peu fermé.  Un enfant le ressent forcément. C’est ce que l’on appelle du langage infra verbal. Ce n’est pas dit par le parent mais l’enfant ressent le visage d’un parent déçu parce qu’il a perdu un match. L’enfant a davantage de pression pour le match d’après, car il n’a pas envie de rendre malheureux ses parents. C’’est un peu la même chose quand on a une mauvaise note. Certains parents peuvent être très touchés par cela. Le parent doit surtout faire comprendre à l’enfant qu’ils peuvent en parler.  Déjà il faut dédramatiser  et c’est bien si on peut faire parler l’enfant «  Qu’est-ce qui a marché, qu’est-ce qui n’a pas marché? Est-ce que tu penses à ce qu’il faudra que tu fasses la prochaine fois? » On peut l’aider à voir clair par rapport à son match et le faire parler dessus. Et puis peut-être qu’il s’est mis trop de pression car c’est le cas de beaucoup d’enfants.  Ma mère était moins sensibilisé. Elle connaissait un peu plus le tennis mais c’était surtout lié à son caractère. Que je gagne ou que je perde, il n’y avait pas de grande différence.  C’était plutôt une chance. C’est évident que l’entourage est fondamental on en a de plus en plus conscience. Il faut arriver à aider les parents même si c’est difficile et l’on arrive plus facilement à faire comprendre des choses à des parents ouverts. Certains sont assez fermés et ont l’impression de tout savoir. Ils n’ont pas forcément envie d’écouter d’éventuels conseils.  Nadal ok il a des qualités physiques, du talent mais le mental  commence déjà par l’éducation et puis le côté très soutenant. Ça a vraiment bien fonctionné. Son oncle pouvait parfois être très dur à l’entraînement avec lui, il l’a dit, et Nadal pouvait revenir à la maison en pleurant. Forcément la mère de Rafa n’était pas très contente. Donc elle en parlait au père de Rafa et le père qui est le grand-frère de Toni allait parler à Toni pour qu’il aille un petit peu plus mollo.  C’est une dynamique familiale. Le père de Rafa ’était un peu le boss de l’équipe. C’est évident que si Rafa n’avait eu que Toni et qu’il n’y avait personne d’autre pour lui dire d’ y aller mollo de temps en temps il aurait pu casser Rafa. Il aurait pu le dégoûter d’autant plus que Rafa aimait bien le foot. En plus, il avait un oncle qui avait joué à Barcelone. Il aurait très bien pu envoyer balader son oncle, et faire du foot. Et on n’aurait pas eu Rafa.  La dynamique familiale au sens large est très importante. Avec d’abord les deux parents. 

 

 

Quelle est l’attitude idéale d’un parent quand son enfant joue? 

Pas simple d’être parent. Mon fils a fait une ou deux compétitions, ma fille l’aînée en a fait une. Je n’étais pas là, or c’est assez drôle. Elle était au CAM et avait 7 ans. Elle était à l’école de tennis,  aimait bien taper dans une balle sans plus. J’ai quelques souvenirs où je la faisais  jouer, c’était le soir, l’été. Elle pouvait quand même jouer jusqu’à 10h du soir, jusqu’à la tombée de la nuit même.  Quand tu es parent, tu dis c’est bien, tu es en train de transmettre une passion.  Après il y a eu le premier tournoi du club et des enfants de l’école de tennis.  Alizée ma fille n’avait pas trop envie de jouer, elle n’est pas compétition, elle le sentait déjà. Mais comme elle aimait bien Jacqueline Le Boubenec qui filait des bonbons aux enfants, elle lui a dit ok je vais faire le tournoi. Elle le fait, c’était un mercredi, et mon ex femme y était. Elle m’a raconté. Ma fille commence le match, l’autre joueuse sert, n’hésite pas à servir à la cuillère. On me raconte qu’il y a un jeu accroché, mais elle le perd. A elle de servir et elle ne voulait servir que par en haut. Et alors 1 puis 2 puis 3 puis 4 doubles-fautes. 2/O elle sort du court; c’est fini. C’est une artiste; ce n’était pas sa tasse de thé. Mon fils c’était un autre genre. Il est allé faire le tournoi de la ligue, du CAM à 7,8 ans. . Il perd, après il joue la consolante, il gagne deux matches par W0, je ne suis pas sûr qu’il gagne un match , je crois qu’il perd après et puis il se faisait tellement des films qu’il avait l’impression qu’il allait gagner le tournoi. J’ai du le regarder deux fois. Bien sûr tu as envie qu’il gagne, qu’il mette la balle dans le court. Mais j’avais quand même du recul et après il a joué beaucoup plus au basket. Il se mettait une pression . Il faut le soutenir et qu’il soit content d’aller faire son match. Et puis s’il perd ce n’est pas grave, il y aura un autre match après. Faut vraiment qu’il soit heureux d’être là surtout et tout faire pour qu’il soit content. Si possible, il faut éviter qu’il se rende compte que ça stresse les parents. 

 

Quelle attitude les parents doivent-ils avoir avec l’entraîneur?

Là encore l’idéal c’est qu’ils fassent énormément confiance à l’entraîneur sinon c’est compliqué. Ou alors  changer d’entraîneur, ce qui n’est pas toujours simple à l’intérieur d’un club. Tout le monde n’a pas l’argent pour payer un entraîneur privé. Un bon entraîneur va aussi aider les parents qui vont être amenés à accompagner leur enfant en compétition. Il va  les aider à avoir la bonne attitude; à essayer d’être actifs aussi mais dans le bon sens du terme. Il peut peut-être les inclure un peu, leur dire que leur enfant doit avantage attaquer, essayer dès que la balle est courte de se projeter et d’aller vers l’avant. Si l’entraîneur n’est pas là, il peut très bien confier une mission aux parents. Les parents vont alors regarder, vont peut-être compter les fois où il est allé à l’attaque, et les  fois où il aurait peut-être pu le faire et où il n’a pas saisi l’occasion. Et qu’ils ne soient pas centrés uniquement sur le score, je gagne, je perds. Les parents peuvent aussi  regarder les entraînements et voir si leur enfant arrive à refaire la même chose en match.

 

Si un parent prend trop de place!

C’est important que l’entraîneur soit psychologue. Dans le football, les joueurs vont au club, prennent le bus, vont à leur match et l’entraîneur ne rate aucun match. Par contre au tennis, on sait bien que les parents font partie de l’équipe. C’est un pilier important pour que le joueur ou la joueuse s’épanouisse à travers la compétition qui remue beaucoup de l’intérieur. Au niveau des émotions l’enfant est seul sur le court. 

 

Le tennis est un sport difficile car il met les nerfs en boule!

C’est un des sports les plus durs dans la tête. Déjà c’est un sport individuel. Dans un sport collectif, on peut gagner même si on joue mal à partir du moment où les autres joueurs ont bien joué. On peut même dire j’ai perdu parce que l’autre a été nul dans les buts, il a fait une merde. Au tennis,  on ne peut  se cacher. C’est un sport d’opposition différent du judo où il existe la notion du chronomètre. Dès que l’on a un avantage, il suffit de garder son avantage et l’on gagne. Au tennis ce n’est pas ça. Il n’y a pas de chronomètre et même si on a un avantage il faut quand même gagner le dernier point. Tant que le dernier point n’est pas fini, le match n’est pas fini. Alors qu’au judo, s’il reste 10 seconde et que l’on a un avantage on peut tout faire pour ne rien faire. On a juste à tenir, on n’a pas à jouer son meilleur judo. Au tennis au contraire si l’autre est vraiment un combattant, il ne va pas donner le match. J’aime bien cette image de Brad Gilbert qui disait que quand l’autre est mené, il est comme un ours blessé. Et cette image est interessante car l’ours blessé est encore plus dur à tuer. Il faut donc être sur ses gardes encore plus et essayer de jouer le mieux possible. Il ne faut pas dire que l’autre nous a donné le match au contraire. On sait bien que terminer un match c’est ce qu’il y a de plus dur au tennis. Par rapport au golf, un match de tennis  peut durer très longtemps. Il y a eu une finale Djokovic  Nadal à l’Australian Open qui a duré pas loin de 6h, Santoro Clement était aussi un très long match.  Et que dire du fameux match Mahut Isner 11h en 3 jours à Winbledon. Il faut être fort physiquement, mais il faut aussi être fort dans la tête pour jouer 11H. Il n’y a pas d’autre sport où un match peut être aussi long surtout en sport individuel. . Au golf, on est en concurrence indirecte avec les adversaires alors qu’au tennis on ressent vraiment directement l’adversaire. Le tennis c’est vraiment un combat, c’est pour ça que j’aime bien le comparer souvent à un art martial. Agassi le compare à la boxe aussi , c’est vraiment un  combat où l’on se donne des coups. Mais les coups sont dans la tête justement. Quand on prend un full ace et ensuite un 2ème derrière ça fait mal à la tête. L’exemple que j’ai en tête c’est quand Agassi gagne Winbledon en 1992 contre Ivanisevic. Il doit prendre une quarantaine de full aces. Même s’il touche la balle cela fait quand même point pour Ivanisevic.  C’est là où il faut être très fort dans la tête. Agassi prend un ace comme si de rien n’était, va se replacer de l’autre côté sans broncher et il est prêt à retourner. Il prend un autre ace, il fait la même chose. Comme s’il n’était pas atteint alors que l’on peut avoir envie de râler, de dire le mec est incroyable, injouable. Des phrases que l’on entend sans arrêt sur tous les courts de tennis en compétition voir même à l’entraînement. C’est là où il faut être vraiment fort dans sa tête, accepter de prendre des coups et juste être prêt à saisir à un moment donné ce match là.  Agassi a eu l’opportunité de passer devant et de gagner en 5 sets. 

 

 

Que dis-tu à ces jeunes lorsqu’ils affrontent un copain?

C’est arrivé lors d’un tournoi junior en Espagne. Ils étaient plusieurs français, ils se sont joués. C’est important de souhaiter que l’adversaire soit à son meilleur mais là il faut le souhaiter encore plus. C’est un copain, un ami et il faut que  tous les deux on soit en forme. Il faut souhaiter que son ami ait un gros niveau de jeu, que le combat soit magnifique, et puis le meilleur du jour gagnera. En plus, ils sont juniors et  il faut souhaiter qu’ils se se jouent aussi en senior  dans les gros tournois.  L’important c’est de progresser et d’espérer qu’ils se joueront dans des finales. Il faut dédramatiser l’enjeu du match, c’est juste une confrontation. De toute façon, il faut toujours être centré sur son jeu, et essayer de jouer son meilleur tennis  et encore plus contre un ami.  L’ami doit également se dire la même chose. C’est un ami, il est capable de très bien jouer et mieux vaut mieux s’attendre à ce qu’il joue bien, savoir exactement ce qu’il peut faire et anticiper. Si son ami adversaire n’est pas en forme ce jour là, ce ne sera pas un super match et normalement  il le gagnera mais au moins il ne sera pas surpris.  Mais il doit visualiser le fait que son ami va faire un super match. 

 

Tu dis que cela doit se passer normalement comme contre un autre. Mais ce n’est pas possible! 

Deux choses interviennent. S’il existe une vraie amitié, je dirais très souvent qu’il peut vraiment y avoir un grand match car il y a l’envie de montrer à son ami que l’on est fort et vice versa. Généralement ça fait des bons matches. Si on perd bien sûr on est déçu mais c’est notre ami qui va continuer le tournoi donc on est content pour lui. Si on gagne, on est content pour soi et comme c’est un ami il est un peu content pour nous aussi. Après il y a les copains, c’est un peu différent. Et puis cas encore plus important quand on joue quelqu’un que l’on n’aime pas du tout. Cela peut-être plus compliqué et l’ on a plus envie de faire de la vraie boxe. Si on commence à ne pas bien jouer, à rater on risque de se frustrer. On se dit je n’ai pas le droit de perdre contre lui, il est trop con. On rentre dans un cercle vicieux et cela engendre une situation difficile à vivre. Un homme ou une femme prévenu en vaut deux, et là aussi il faut être centré sur son jeu et faire abstraction de la personne qui est en face. On connaît le jeu de cette personne, on sait ses qualités, ses défauts, et il faut être centré uniquement sur son propre jeu à soi. Et  ce n’est pas évident d’arriver à faire abstraction de l’autre. Mentalement c’est difficile mais avec du travail c’est faisable et il faut éventuellement le préparer ce match là. Cela me fait penser à Djokovic  qui travaille énormément mentalement. La dernière finale de Winbledon contre Roger, il a été capable alors que le public était à fond  pour Roger et scandait son nom il a été capable de faire comme si les spectateurs criaient son nom à lui. il l’a dit, il y arrive. C’est incroyable. C’est très facile de se dire « fais chier, ils sont tous pour lui, c’est insupportable, pourquoi ils ne m’aiment pas." Lui il sait ce qui va arriver et arrive à transformer. la situation à son avantage.  Comme si les spectateurs  étaient là pour lui. C’est remarquable. 

 

Et si c’est une bête noire?

On le connait; on sait exactement comment il joue, et ce qui nous gêne.  Idéalement c’est important d’arriver à visualiser un peu sa tactique et de se voir faire des choses dont on pense qu’elles vont l’embêter.  C’est peut-être prendre plus de risques quitte à perdre mais d’une autre façon.  C’est important d’avoir une tactique claire dès le début pour essayer de faire en sorte de le battre. Il faut y croire et là encore il y a un travail mental à faire puisque la façon dont on rentre sur le court va conditionner la performance. S l’ on joue une bête noire contre qui on a toujours perdu, il faut vraiment avoir en tête une tactique à mettre au point et se persuader qu’elle peut vraiment fonctionner.  Et qu’ainsi on peut le battre. Il y a un conditionnement à faire et si l’on ne fait pas ce travail là, cela risque d’ être compliqué. On risque de retomber un peu dans les mêmes travers.  L’autre en face a forcément des faiblesses  sauf si c’est Nadal ou Djokovic.  Gérulaitis  avait perdu 16 fois contre Connors et à la 17ème fois il le bat. Et lors de l’interview il a dit «  Il faut savoir que personne ne peut battre Gerulaitis 17 fois de suite. Faut toujours y croire même si c’est sa bête noire. 

 

Important aussi l’humeur? Ce n’est pas la même chose si l’on est serein ou si au contraire on s’est disputé avec quelqu’un de son entourage!

Là on en revient une fois de plus à l’importance de l’entourage par rapport à un match qui plus est,  important. Je pense au clan Nadal et à son  entourage pour tous les Grands Chelems à chaque fois. Il ya vraiment son cercle proche. Ca fait partie de ces routines pour qu’il soit bien. Tout le monde autour est là pour que justement il dépense zéro énergie en dehors de ce sur quoi il se focalise. Là on parle d’un très grand champion  mais au niveau des jeunes qui sont à un niveau international c’est important que les parents  mettent aussi une certaine ambiance,  dédramatisent le match car le joueur est vraiment concentré dessus. Nadal la dernière fois que je l’ai vu à Bercy jouait aux cartes où à de petits jeux de société avec son coach. Ils sont là comme des gamins en train de rigoler et non pas entrain de se regarder dans le blanc des yeux dans les vestiaires.1h avant on rentre dans les vestiaires et  pour les plus jeunes une demi heure avant . Pas la peine de se préparer 5h avant non plus.. Une espèce de rituel d’avant match se met en place dès que l’on rentre dans les vestiaires, et l’on se réchauffe physiquement. Parfois, on tape un petit peu la balle avant où l’on peut faire une petite sieste…

 

Ces enfants dont tu t’occupes est-ce que tu essayes de les intéresser un peu à autre chose qu’au tennis?

J’essaye  mais  tout dépend de l’âge. Ceux qui sont en terminale, même en première, je peux tenter de leur parler un peu philosophie. On peut commencer à parler un petit peu des différents philosophes que ce soit ceux de l’Antiquité grecque ou asiatique. Faire passer un petit peu des messages de ce style. Les grands joueurs ou joueuses ont quand même des phrases assez proches des philosophes notamment Nadal.  Les joueuses surtout se font mal, et peuvent se taper la cuisse avec une raquette.  On ne peut pas tolérer qu’elles se fassent mal ainsi. Même à l’entraînement elles le font parfois. C’est important que les joueurs ou joueuses se respectent eux-mêmes et l’adversaire aussi. C’est un sport difficile mais qui va les aider à mieux se connaître. La plupart essayent quand même d’avoir leur bac vu la difficulté pour être professionnel. Hugo Humbert a son bac je pense que Lucas Pouille aussi, Fiona Ferro je pense aussi. La filière américaine après le bac est quand même super interessante. Un français qui joue pas mal en ce moment c’est Arthur Rinderknech qui est allé aux Etats-Unis. Il a 25 ans, il est 120ème, et a énormément  progressé après son retour des Etats-Unis. C’est beau…

 

Concernant le tennis féminin, j’ai  eu une conversation avec Christophe Bernelle mais je ne retrouve plus les papiers où j’avais retranscris cette interview. Comme si on ne voulait pas que les femmes soient également à l’honneur. Non pas que je sois féministe tel qu’on l’entend ainsi quand par exemple on écrit cheffe ça me révolte tellement c’est laid, mais j’estime que les femmes ont  droit au même sort que les hommes même si elles ne disputent pas 5 sets. Ce serait ridicule de vouloir que la femme soit l’égale de l’homme physiquement. Ce ne sera jamais possible. Vouloir l’égalité entre les deux sexes est vain selon moi. Chaque sexe a ses qualités, ses défauts, ses caractéristiques et c’est ce qui fait le charme de la vie. Pourquoi vouloir comparer? A ce moment là, il n’y a plus aucun repère et c’est la gabegie totale.  Je le dis d’ailleurs dans mon livre «  La raquette à l’encrier » pour lequel je n’ai pas trouvé d’éditeur pour l’instant que c’est une cause de divorce car plus aucun des deux sexes n’est à sa place. L’homme veut faire la femme et la femme veut faire l’homme. Cela dit, un homme peut très bien être père au foyer j’en connais un avec qui ça se passe très bien, s’il conserve son rôle de père et la femme celui de mère. C’est tout à fait possible si les choses sont faites intelligemment.  Ce petit intermède ayant été réalisé, voici donc ce qu’il ressort de ma conversation avec Christophe Bernelle. Je préfère ne pas faire de distinction entre ce qu’il m’a dit et ce que je pense et c’est un panaché des deux côtés que je réunis là. Suzanne Lenglen a été la première femme hommes compris, à devenir professionnelle et à gagner beaucoup d’argent. C’était une vraie star et de nombreuses personnes venaient la voir lorsqu’elle s’entraînait sur un mur confectionné par son père dans un garage. Elle faisait très attention à la manière dont elle s’habillait et c’est vrai que sur les photos elle est très apprêtée. Et elle a parfois des positions incroyables avec notamment une détente inouïe. A la volée, elle décolle totalement du sol. Comme elle était professionnelle, elle n’a pas eu le droit pendant un certain temps de disputer les Grands Chlems et ce n’est qu’en 68 qu’elle a pu y participer. J’ai entendu dire mais il faudrait vérifier, qu’elle prenait du café pour se doper. Dans le livre rédigé par un journaliste italien dont il faudrait retrouver le nom, il n’est pas question de mental ce qui est un peu dommage. Mais Bill Tilden lui en parle dans son livre et évoque  déjà l’importance  d’avoir un bon état d’esprit… 

Sélès est ensuite la deuxième joueuse dont nous avons parlé. Christophe Bernelle apprécie beaucoup cette joueuse et la trouve touchante même s’il reconnaît qu’elle pouvait en faire un peu trop à la manière américaine notamment en offrant des fleurs au public. Personnellement ses cris m’exaspéraient et je pense que c’était le cas de beaucoup de joueuses. Les spectateurs je ne sais pas. Elle détient le record de 8 grands chelems et elle sera dure à détrôner.  Son père qui était un homme intelligent avait compris l’importance de ne pas se poser de questions sur un court et pendant longtemps il lui a interdit de compter les points. Quand elle faisait des matches, c’est lui qui lui disait le score et lui indiquait quand il fallait tourner.  Ce qui faisait qu’elle tapait la balle très fort sans réfléchir. Lors de ses finales, c’est l’arbitre qui lui indiquait qu’il fallait tourner. Elle ne le savait pas. C’est sans doute une des clés de son succès. Ensuite elle s’est fait agresser et a eu beaucoup de mal à s’en remettre car elle a trouvé que le milieu ne la soutenait pas beaucoup. Parfois quand elle roulait en voiture sans but, elle avait envie de se jeter dans un arbre. Elle a encore gagné un Grand Chelem après. 

Troisième joueuse : Serena Williams. Aux Etats-Unis il y a deux sortes de courts les privés réservés aux gens fortunés et les municipaux pour ceux qui ont moins de moyens. La famille Williams très motivée arrivait très tôt le matin, attendait dans la voiture pour que les filles puissent avoir le court en premier et jouer autant qu’elles voulaient.  La mère avait un très bon état d’esprit et pensait avant tout au bonheur de ses filles. Ainsi quand elle regardait ses filles, elle ne cherchait pas à savoir si elles jouaient bien mais si elles souriaient.  C’est en regardant Navratilova recevoir un gros chèque que le père a eu envie de mettre ses filles au tennis. Il s’est dit super ce sport ça rapporte bien et il a eu comme ambition de faire de ses filles des championnes. Pari gagné! Vénus et Séréna étaient déjà très fortes à 14 ans et il aurait pu les envoyer disputer des tournois à cet âge là pour récolter de l’argent. Mais il a préféré qu’elles mûrissent et a attendu qu’elles aient 16 ans pour les envoyer sur les tournois. Et ce fut visiblement la bonne tactique car elles sont toujours là. Et c’est assez fou ce qu’ a réalisé Séréna revenir au plus haut niveau après une grossesse qui en plus s’est mal passé… Mais, cela démontre aussi que la relève est difficile et que peu de joueuses arrivent vraiment à sortir du lot. 

Agnès Figueras-Lenattier

 

 

lundi, 05 avril 2021

CONFESSIONS

Aujourd’hui, j’ai décidé de laisser libre cours à ma plume, et de ne pas la gêner dans son effusion. Des pensées diverses vont défiler, et de nombreux domaines vont être évoqués. Notamment le sport, la médecine, la culture, les faits divers. Je vais commencer par le sport qui a de tout temps traversé ma vie, et qui continue à me tenir compagnie quotidiennement. En effet, j'ai pratiqué le tennis à haut niveau (n°8 française, championne d'Europe des moins de 21 ans). J'ai arrêté ce sport à cause d'un accident, mais pas l'exercice physique. Et j'en fais tous les jours (vélo d'appartement, marche rapide, jogging, gymnastique). Comme dit l'ancien sportif de haut niveau en judo et énergéticien de renom Jean-Luc Bartoli dans le livre « Au cœur du mystère des guérisseurs » «  il ne faut jamais arrêter le sport. Si tu as mal au genou quand tu cours, eh bien tu fais autre chose, de la natation, du vélo… Tu fais d'autres sports. Mais par principe, si tu veux garder la santé, il ne faut jamais arrêter le sport. »

Débutons par le vélo d'appartement qui est un bon relaxant, qui a l’avantage de pouvoir être pratiqué par n’importe quel temps, et chez soi. Si l'on est un peu pressé, c’est un moyen rapide d’évacuer le stress de la vie quotidienne. Et puis, pour ne pas perdre son temps, on peut en même temps regarder un DVD, écouter une bonne émission, travailler son anglais. Quant à la marche rapide, c’est très sain pour le corps. Tout en n’étant pas trop sollicité, le corps, s’épanouit, et ressent un certain bien-être. On se laisse emporter, et en même temps que l'on fait bien fonctionner ses muscles, on n’a pas vraiment le sentiment de vraiment souffrir. Et pourtant, on se donne à fond. Le corps revit complètement et jubile. Voici un exemple révélateur de ce que peut apporter la marche rapide cité dans le livre « Marcher une philosophie » du philosophe Frédéric Gros. L’exploratrice et écrivain français Alexandra David-Neel morte en 1969, raconte que lors d’une de ses longues marches himalayennes, elle vit un point noir se rapprochant à grande vitesse. C’était en fait un homme avançant très vite. Ses compagnons de route lui confièrent, que c’était un Lung-gom-pa. Et qu’il ne fallait surtout pas lui parler, ou l’interrompre, car il était en pleine extase. 

Et que si on l’éveillait, il pourrait mourir. Pour ma part, j’ai parlé de jubilation. Bien évidemment, je n’irais pas jusqu’à mourir si l’on m’arrêtait en plein effort, mais j’avoue que si l’on m'interrompait, ce serait pénible à vivre. Parfois, il arrive que quelques obstacles freinent mon allure, et cela entrave quelque peu le bon déroulement de ma marche.

Le jogging pour sa part, est un véritable antidépresseur. Quoi de plus revigorant que de courir une heure plusieurs fois par semaine. Si l'on se sent un peu fatigué avant la course, on en ressort dynamisé, requinqué. Si l'on est un peu triste, après la course on est imbibé d'optimisme et de joie de vivre. Et quelles belles sensations après avoir pris une bonne douche. Apaisement, sérénité…

Pratiquer ces différents sports, varier en fonction de l’humeur, du temps, de l’horaire, procure de très belles sensations. L’agressivité qui peut se loger en chacun de nous disparaît, et la vie qui peut parfois sembler trop routinière et morne, revêt un côté magique. Autre aspect important du sport : il entretient la libido et facilite l’orgasme. Et puis c’est une bonne manière de lutter contre l’obésité, qui s’est considérablement accrue ces dernières années. Un article dans Le Parisien du 24 août 2011, déclarait que 6,5 millions de français en étaient déjà atteints. 

En plus du sport, certaines thérapeutiques complètent bien les effets du sport. Comme par exemple l’acupuncture. C’est aussi une manière d’enlever du stress, et une certaine nervosité. Et si l’on tombe sur un bon acupuncteur, une occasion de retrouver de l’énergie, d’enlever la fatigue, et de repartir à zéro physiquement. J'ai un acupuncteur, le docteur Dang qui m’a toujours redonné la pêche lors de moments de découragement, ou de fatigue physique, ou morale. J’ignore comment il s’y prend, mais ses séances ont toujours eu un bon impact sur moi. Si j’ai des insomnies, il m’aide à mieux les supporter. Non pas comme si je prenais un somnifère. Mais quelquefois, je suis comme dopée la nuit, et n’ai pas vraiment besoin de dormir. Je peux aussi être plus détendue, et mieux accepter le fait de dormir peu. Ces séances me permettent dans l'ensemble de passer de meilleures nuits. 

Plus récemment, fin 2016, j'ai découvert le yoga qui est une source de détente et de bien-être et qui permet au corps de progresser un petit peu à chaque séance au niveau des postures et de la maîtrise du mental. Parfois on est bien dedans, parfois le cerveau n'est pas totalement disponible et c'est là où il faut justement lutter contre « le bla bla » intérieur. Au cours d'une séance, j'ai découvert le chant « le OM » qui est une lettre sanscrite et qui est intéressant pour la communion en groupe. On l'a chanté tous ensemble, avant et après la séance. Au début, je n'ai pas senti grand chose mais en fin de séance, bien détendue j'ai pu observer la différence. J'ai eu le sentiment d'avoir de petites vibrations dans toute la mâchoire et c'était très agréable. J'étais contente car cela prouvait que j'avais bien travaillé. C'est un chant que l'on peut chanter chez soi ou pourquoi pas même dans la rue. Il existe aussi des mantras que l'on peut chanter qui sont paraît-il très beaux.

J’ai également eu l’occasion de rencontrer un professeur d’arts martiaux Gérard Bonnefoy qui soigne également par la digitopuncture. Il m’a fait une fois une séance, et m’a donné une énergie incroyable, qui a duré un bon moment. J’avais véritablement des ailes et mes capacités physiques étaient amplifiées. Également journaliste à ses heures, et très intéressé par le fait d’améliorer l’état des patients malades du sida par le biais du taijiquan, il a écrit un petit texte que voici : « En 1988, a été diffusé aux Éditions Quimétao, un rapport du professeur Lu Weibo, docteur en médecine chinoise et occidentale. Ce dernier, avec son équipe a passé un long séjour en Afrique, afin de soigner, avec un certain succès, des malades du sida. Pour atteindre ce but, il a utilisé toute la complexité de l’énergétique chinoise pour faire des diagnostics très fins sur chaque malade, qu’il a comparé avec d’autres praticiens de part le monde, avant de notifier des syndromes typiques de la MTC (médecine traditionnelle chinoise) appliquée au sida. Il a ensuite utilisé l’acupuncture et la riche pharmacopée chinoise. De ces syndromes découlent des réponses thérapeutiques. Elles sont au nombre de dix : tonifier les poumons, tonifier la rate, tonifier l’énergie, tonifier le yin, rafraîchir la chaleur, éliminer la toxicité, éliminer les facteurs pathogènes de nature chaude, soigner le réchauffeur supérieur, soigner le réchauffeur moyen, activer la circulation sanguine (donc, dissiper sa stagnation). Or il faut savoir que le taijiquan est une discipline qui a été élaborée avec tout un savoir taoïste et médical, chaque posture ayant un rapport avec les cinq éléments, la notion maîtresse du yin yang, et au moins douze organes (y compris les organes « invisibles », ce qui est le cas du « triple réchauffeur »). Sans parler des rapports avec les glandes endocrines, les articulations ou tout simplement la circulation du sang. Pratiquant le taijiquan depuis vingt-sept ans, j’ai eu l’idée, après recherches, de créer une forme de taijiquan contre le sida. Cette dernière comporte dix-sept postures, et se nomme « Poisson en 8 ». Elle prend en compte les réponses du professeur Lu Weibo, dans une construction classique des arts martiaux internes. La forme commence par « Au commencement » et finit par « Coup de poing bas ». (Chaque posture a un nom.). Le but avoué de cette création, est d’aller vers la guérison, ne serait-ce qu’en renforçant le système énergétique du pratiquant, afin qu’il supporte mieux ses médicaments. »

Je voudrais également citer un kinésithérapeute Michel Rousseau actuellement à la retraite qui m'a suivi pendant des années, et qui m'a fait beaucoup de bien physiquement et moralement. En dehors du fait qu’il m’évitait par un ou deux massages par semaine d’avoir des problèmes de dos, il me rassurait. Et m’incitait à aller plus loin dans mes investigations. Comme beaucoup de mes maux sont psychosomatiques, ses paroles réconfortantes et positives m’apaisaient. 

 Ce kiné soignait également par la réflexologie, et parfois m’en faisait profiter. Mon cerveau se libérait, et une certaine pression s’évaporait. Pouvaient aussi s’envoler les maux de ventre dus aux règles. Les réactions d’auto-défense étaient également stimulées. C’était une bonne prévention. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de parler réflexologie avec lui, et j’ai glissé notre entretien, dans le chapitre sur les médecines complémentaires.

 

 Le docteur Michel Angles m’a fait découvrir le Qi Qong. A une certaine époque, je roulais sur mon lit les bras croisés de vingt à quarante minutes, parfois plus, et c’est un vrai moyen de se purger. C’est une thérapie par le mouvement, qui délie le cerveau et enlève les idées destructrices. En pleine action, on peut voir les très mauvais moments de sa vie se dérouler comme un rouleau compresseur, qui vous fait un petit peu mal au crâne. Mais une fois terminé, et après quelques minutes de repos allongé, on va beaucoup mieux. C’est un peu comme un jogging qui redonne des endorphines, et qui peut se faire à n’importe quel moment de la journée. On passe à autre chose, et on repart sur de nouvelles bases. J’ai mis dans le chapitre consacré aux médecines complémentaires l’interview que j’ai faite du Docteur Angles  ... Quant à la mésothérapie, elle a résolu mes problèmes de tendinite au talon d'Achille et de gonflement du genou…

 

Tout ceci est bien meilleur pour la santé que les anti-inflammatoires, les psychotropes, les antidépresseurs, les anxiolytiques, les somnifères… En tout cas si on en a vraiment besoin, c’est un moyen d’en consommer moins, et d’atténuer les effets secondaires éventuels de ces médicaments. Et l’effet négatif qu’ils peuvent avoir sur notre organisme. De moins fumer, de moins boire, ceci sans discours moralisateur. Chacun est libre de ses actes. 

Prenons l’exemple du grand écrivain japonais Haruki Murakami plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de littérature. Le premier avril 1978, il décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Et voilà ce qu’il dit : « A partir du moment où j’ai passé mes journées assis à mon bureau pour écrire, ma vigueur physique a décru progressivement et j’ai commencé à grossir. Je fumais trop, soixante cigarettes par jour et j’ai arrêté. Le désir naturel de « courir toujours plus » est devenu une motivation puissante pour ne pas recommencer à fumer, et une aide décisive pour surmonter les états de manque. » Bref, l’activité physique régulière permet d’avoir une meilleure hygiène de vie, et de se sentir plus épanoui tout simplement. Elle peut aussi être un moyen d’accepter plus facilement les déceptions de toutes sortes. Je dirais comme Haruki Murakami, que lorsque je suis déçue que ce soit dans mon travail, dans la vie amoureuse ou amicale, je cours plus longtemps. C’est pour moi la manière la plus efficace de se purger, et d’oublier le négatif. Comme on a réussi à progresser, on est satisfait, et on transforme le négatif en positif. Bouger permet aussi de lutter plus efficacement contre les maladies de toutes sortes. Même si bien évidemment ce n’est pas non plus la  panacée universelle. 

David Servan Schreiber malheureusement décédé d'un cancer, avait d’ailleurs fait du sport, et des médecines complémentaires un de ses chevaux de bataille. Ce qui lui a d’ailleurs plutôt bien réussi. Il a quand même tenu dix-neuf ans avant de rechuter. Rarement, la mort de gens célèbres me touche, mais là j’avoue que j’ai été peinée tellement je partage ses convictions. Se sentant mal en France, il avait le sentiment qu’on ne l’écoutait jamais. Parti aux États-Unis, c’est là-bas qu’il a trouvé sa voie. Il explique dans le DVD « Guérir autrement » que le stress est la porte d’entrée de la dépression, gérée dans le cerveau émotionnel par l’amygdale, le centre de la peur. « Chez les personnes dépressives, l’amygdale est persuadée que le danger est permanent. Les hormones du stress augmentent terriblement, et détruisent l’hippocampe. La région du langage est très sous-activée. Il est donc très difficile d’avoir accès au cerveau en passant par le langage. » Pour lui qui a fait dix ans de psychanalyse (jusqu’à quatre fois par semaine), toute l’erreur de Lacan est d’avoir dit, que l’inconscient est un langage. « Il ne faut pas demander à la psychanalyse de soigner. Si on ne lui demande pas ça, elle a toute sa légitimité. C’est à travers le corps, que l’on peut accéder au langage, et ce qui est important c’est la respiration. Avec des techniques comme le yoga, le Qi Qong, le taïjiquan. Et puis les bienfaits du sport. Trente minutes d’exercice physique trois fois par semaine, ont un effet identique aux antidépresseurs. On ne se bat plus avec sa tête, mais avec son corps. On devient acteur de sa vie, et non plus spectateur. » Évidemment comme il le dit, les gens en souffrance, n’ont pas tous envie de bouger. Dans ces cas là, les antidépresseurs ont leur utilité. « Ils aident l’amygdale à se calmer, explique David Servan Schreiber et régulent les émotions négatives. Ils sont utiles, car ils changent l’activité du cerveau émotionnel. Mais ce ne sont que des béquilles, et si le patient arrête, c’est la rechute. Ce qui est beaucoup moins fréquent avec le sport, qui ranime le cortex néo-frontal, siège de la pensée, et qui augmente le débit sanguin de 30%. Et aussi le taux de sérotonine, et de dopamine. « Avec le sport, de nouveaux neurones se forment, avec entre eux de nouvelles connexions. Le tissu neuronal se densifierait, notamment dans l’hippocampe si affaibli. Les neurotransmetteurs permettent une meilleure communication entre les neurones, ce qui quintuple la sécrétion des endorphines. Il y a 8% seulement de rechute avec le sport contre quarante sans. » Pour les patients peu attirés par le sport, la méditation peut aussi être un remède. Elle stimule le fait de passer à l’action. Christophe André psychiatre à Sainte-Anne, vante d’ailleurs les bienfaits de cette technique. Il organise des stages au sein de l’hôpital depuis 2004. Dans la préface qu’il a écrite pour le livre « Méditer pour ne plus déprimer. La pleine conscience, une méthode pour vivre mieux », il écrit : « La dépression nous attire hors du temps présent pour nous projeter dans le passé (regrets et remords) ou le futur (soucis et inquiétudes). La méditation nous fait revenir vers la vie, ici, et maintenant. Et nous apprend à y rester. La méditation évoque une promesse de profondeur, de recul, de lucidité, de clarification, de tout ce qui nous paraît embrouillé. Une promesse aussi de pacification intérieure et de sérénité, si attirante pour les personnes qui souffrent de maladies dépressives et anxieuses. C’est tout l’enjeu des évolutions contemporaines des pratiques méditatives, notamment de leur utilisation en médecine et psychothérapie. » Un autre psychiatre le docteur Rosenfeld a écrit un livre intitulé « Méditer, c’est se soigner » aux éditions Arène.

 Pour les gros chocs émotionnels, existe également l’EMDR, qui d’après David Servan Schreiber est très efficace. Quant à la prévention contre le cancer, ce psychiatre parle bien évidemment du sport. « Le sport donne un meilleur équilibre entre le système sympathique et parasympathique, ce qui est une belle arme contre le cancer. « Le stress ne cause pas de cancer, mais le sentiment d’incapacité de se battre en revanche, peut nourrir l’évolution d’un cancer existant. C’est assez établi scientifiquement. » Or justement, le sport enlève ce sentiment d’incapacité. D’ailleurs, des médecins du sport confirment, que le sport est une très bonne prévention contre le cancer. Un article dans le journal « La Croix » du douze janvier 2011 écrit par Jean-François Fournel parle par exemple des bienfaits des vélos électriques. Le docteur Jean-Luc Grillon président de la Société française de Sport Santé précise « Toutes les études se recoupent pour affirmer que le fait de pédaler, diminue de 25% la probabilité de cancer du côlon et du sein. Et on est en train de réunir des résultats intéressants pour la prostate. » Il est question du vélo électrique, mais il est bien évident que cette affirmation concerne tous les sports. David Servan Schreiber dit d’ailleurs, que la plupart des cancérologues sont d’accord avec lui…

« Notre corps dit David Servan a besoin de deux choses : être touché, et se dépenser physiquement. Or l’industrie pharmaceutique n’est pas intéressée par ce constat, car il n’y a pas d’argent à gagner. De même pour l’industrie agro-alimentaire. Mais il n’y a pas d’accusation à faire, ils font leur boulot. » Je dirais pour finir en accord avec David Servan Schreiber, qu’en France, on ne sait pas soigner le chronique. Lors d’une mission en Inde chez les Tibétains, ce psychiatre a constaté combien le toucher et la circulation des énergies étaient importants là-bas. Et il conclut : « Il existe un travail plus profond au niveau du corps, donc ça prend du temps. Ce qui est très bien pour le chronique, mais pas pour les crises. ». 

Concernant le milieu médical, et mon expérience, les médecins vraiment humains sont de moins en moins nombreux. Je tiens quand même à dire pour être positive, qu’il existe des docteurs consciencieux et dévoués. Mais beaucoup ne se remettent pas en question, or c’est cela le secret d’un bon médecin. Reconnaître ses éventuelles erreurs, et évoluer avec le patient. Ce que je trouve ridicule, c’est cette guerre même si elle s’affadit un peu, entre les médecins allopathes, et les médecins ayant recours aux médecines complémentaires. Ce serait tellement plus intelligent de s’entraider, et d’arriver à des résultats plus probants pour les patients. Je prends l’exemple de mon généraliste, que par ailleurs j’aime bien. Il ne croit pas à l’homéopathie, or plusieurs fois cette méthode a guéri des maux qu’il ne parvenait pas à soigner sur moi, avec la méthode allopathique. Je trouve cela dommage de ne pas le reconnaître. Lui croit aux plantes à cause des principes actifs. Il m’a confié qu’avec les antibiotiques à base de pénicilline, peuvent survenir des allergies avec irruption de boutons, œdème de Quincke. Il a eu une fois le cas d’une patiente qui s’est retrouvée vingt-quatre heures en réanimation. Autres effets secondaires des antibiotiques, les mycoses vaginales ou digestives, des diarrhées. Ou des colites pseudomembraneuses qui peuvent perforer l’intestin. Lorsque la grippe A s’est manifestée, il était très révolté que l’on donne du tamiflu à tire-larigot. Car pour lui ce médicament était plus dangereux que la maladie elle-même. Il était susceptible de provoquer de graves maladies du foie.

J’ai eu souvent recours à l’homéopathie pour prévenir les maux de l'hiver, pour soigner les rhums, les maux de gorge, pour lutter contre les angoisses. Et pour soigner ma fille, ce qui fut très efficace notamment pour ses otites. Combien de fois elle a évité les antibiotiques, qui il faut bien le dire, même si c’est une belle invention, ne sont pas très bons pour la santé. La pédiatre Martine Leconte a soigné des enfants, qui après avoir absorbé des antibiotiques, en particulier ceux contenant de la pénicilline, ont eu des allergies. Des œdèmes et des plaques d’urticaire. « Ce sont des effets secondaires pouvant être très graves avoue-t-elle. Les enfants peuvent avoir la gorge qui gonfle. » Une bonne technique c’est d’essayer deux jours l’homéopathie, tout en donnant un produit contre la fièvre. Et si cela ne marche pas, alors, on a recours aux antibiotiques. Tant qu’on peut éviter le chimique, il faut le faire. En revanche, j'ai très souvent des cystites, et l'homéopathie n'a pas marché. A un moment donné, un traitement à base de canneberge m'a bien aidé pendant deux ans, mais après mon corps s'est habitué et les cystites ont repris. … Un peu plus tard, j'ai été voir une phytothérapeute mais malgré trois traitements différents, le problème a persisté.. J'ai alors été voir le célèbre énergéticien Jean-luc Bartoli qui au bout de deux séances de magnétisme m' a débloqué les intestins, a permis que les infections soient plus espacées mais n'a pas réglé entièrement le problème…

 Même principe pour toutes les maladies psychiques où l'on pourrait compléter les traitements chimiques par des médecines complémentaires. Je joins d’ailleurs dans ce livre, l’interview d’un psychiatre qui utilise aussi l’homéopathie. Du reste, il est dommage que la mésothérapie, la phytothérapie, l'ostéopathie ou autres techniques du même acabit, ne soient pas remboursées. La mésothérapie qui s’effectue au moyen de petites piqures, atténue souvent beaucoup les douleurs, et peut permettre d’éviter les anti-inflammatoires, et leurs effets secondaires. 

 Un sujet qui fait parfois polémique, ce sont les vaccins, avec parfois de graves effets secondaires là aussi. Dans « Voyage au bout de l’autisme », Vanessa Virag par le biais de la journaliste Dominique Prédali évoque la possibilité que son fils soit devenu autiste suite au vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) : « C’est en lisant les différents articles sur les vaccins et l’autisme, que j’ai réalisé que mon fils, tout à fait normal à part ses troubles digestifs, avait commencé à changer à partir du ROR. Ce vaccin a sans doute été un déclencheur, plus les vingt autres qu’il a reçus en un an. Je me souvenais maintenant très nettement que, ce jour là, le pédiatre lui avait administré en une seule fois cinq autres vaccins en plus du ROR. Et qu’il avait utilisé la dernière dose de produits au fond du flacon, dont je venais d’apprendre qu’elle contenait le plus de mercure. Sur le trajet du retour, dans la voiture, Shayan hurlait tellement que nous avons failli avoir un accident. Certains enfants ont eu une réaction foudroyante immédiatement après un vaccin. Pour Shayan, les changements sont apparus progressivement. Il est devenu hyper actif, il s’est mis à régresser, à changer d’habitudes alimentaires. Ses problèmes digestifs se sont accentués, et, après avoir souffert de grosses diarrhées, il a commencé à être très constipé. La disparition progressive du langage datait, elle aussi, de cette époque. A un an, il connaissait une dizaine de mots en français et en anglais. Après ce vaccin, il a parlé de moins en moins. J’en avais informé le pédiatre de Palm Beach, au moment des tests de développement, juste avant de repartir en France : « Shayan disait des mots qu’il ne dit plus maintenant. » L’air étonné, il avait répondu : « Il faudra surveiller ça », mais sans donner plus d’explications. J’ai pris note de ce qu’il m’a dit sans vraiment m’inquiéter. Les gens à qui j’en parlais me disaient tous la même chose : « Ce n’est pas grave, c’est un garçon, ils parlent plus tard, » c’est normal, vous parlez trois langues à la maison, vous déménagez souvent. »

J’ajouterais pour clore le chapitre que les soins pratiqués dans la plupart des hôpitaux psychiatriques, mériteraient d’être largement revus. Les patients sont réduits à l’état de légumes, et tout en eux est anéanti. Notamment le désir de quelque ordre qu’il soit. C’est bien dommage, car sans désir à quoi ressemble-t-on ? Si ce n'est à une larve déliquescente dont le corps et l’esprit sont plongés dans le néant. Il serait important justement que dans ce genre d’endroit, pénètrent les médecines complémentaires. Plus le sport qui permettrait aux patients de se réveiller un peu. Ce ne serait vraiment pas du luxe. Pour moi, tous les médecins et plus particulièrement les psychiatres, devraient suivre une formation en médecine du sport. 

Que les patients internés dans des hôpitaux psychiatriques aient besoin de médecine chimique, peut-être pour certains mais en tout cas, à des degrés bien moindres. Diverses solutions existent pour qu’ils en prennent moins, et retrouvent leur dignité. Pour qu’ils soient également moins victimes de tous ces effets secondaires plus que désagréables. Frédéric Beigbeder revendique la fermeture des prisons. Pour ma part, j’emploierais le même langage pour les hôpitaux psychiatriques, qui pour moi sont de vrais camps de concentration, tenus par des bourreaux du corps et de l’esprit. Ils exercent un pouvoir sadique, ne laissent aucunement la parole aux patients, et abusent honteusement de leur pouvoir. Et pourtant, on peut lire la charte qui dit que l’on respecte le patient, son bien être etc. Or c’est tout le contraire qui se passe. Le patient n’a qu’un droit obéir, se soumettre. Et pour peu qu’il ait le malheur de s’indigner, alors là c’est la camisole de force et tout ce qui s’ensuit. Plus le patient essaye de vivre, de réagir, plus on l’endort, plus on le torture. La lobotomie psychique et physique fait alors son apparition comme dans les dictatures les plus extrêmes. Bref c’est l’enfer où l’on fait croire aux gens, qu’ils ont besoin de tous ces médicaments. On leur fait un lavage de cerveau, et on finit par les persuader qu’ils ne s’en sortiront jamais. Que c’est la fatalité et qu’il n’y a rien à faire à part le beau cocktail de médicaments. Ainsi, les médecins ne se fatiguent pas trop, ne se remettent jamais en question, et ne font pas trop d’efforts d’investigation. Bref que ce genre d’établissement ferme, ou alors que l’on remodèle totalement ce genre d’endroit. 

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Pour améliorer les soins psychiatriques, je verrais bien quelques chats ou chiens errer par ci par là. Quoi de plus doux en effet pour la sérénité de l’âme, que de caresser un chat ou de communiquer avec un chien. La relation entre un être humain, et un animal peut donner des indices sur l’état de quelqu’un, et aider à mieux comprendre ses troubles. Le psychiatre et éthologue Boris Cyrulnik dit que dans l’acte même de choisir son chien, il y a une révélation de soi. Il explique : « Dans certaines pathologies comme les maladies maniaco-dépressives, où les gens sont tantôt euphoriques, tantôt mélancoliques, jusqu’à se sentir responsables de toutes les plaies du monde, on voit que le chien s’adapte impeccablement à l’humeur du propriétaire. Quand le propriétaire est gai, il va se mettre à aboyer, à gambader, quand il est triste, le chien ne bouge pas, il se met à trembler. J’avais un patient qui faisait des bouffées délirantes à répétition. Selon l’accueil que me faisait son chien, je savais dans quel état il était, ou allait se trouver. » (Propos recueillis dans l’ouvrage « Un animal et la vie est plus belle de Jean-Luc Vuillemot). 

Autre méthode pouvant faire du bien : écouter une musique qui correspond à notre état du moment, et qui dope. Chaque patient devrait avoir dans sa chambre un appareil, lui permettant de se passer un morceau de Mozart, ou de Michael Jackson. Il pourrait avoir le droit de danser dans sa chambre, et de s’éclater physiquement au gré des besoins de son imagination. La musicothérapie était déjà reconnue dans l’Antiquité. Anna-Maria Nédéva compositrice musicologue et psychanalyste affirme sur Internet : « Durant les mystères grecs, l’on utilisait la musique et les chants pour provoquer des changements d’états de conscience et des guérisons s’ensuivaient. » Elle dit aussi que Pythagore professait dans son enseignement, que l’étude de la musique, et celle des mathématiques avaient la même importance. Aristote et Platon ont aussi vanté les effets bénéfiques de la musique sur l’âme. Xénocrate disciple et ami de Platon préconisait l’utilisation de la cymbale pour soigner la folie. Sylvain Lacouche qui a suivi une formation d’infirmier et dont le thème de mémoire est « La musique, un support thérapeutique en psychiatrie » explique aussi sur Internet, qu’il a découvert les liens très étroits, qui rapprochent le musicien du soignant. Il évoque le philosophe Bacon qui au XIIIe siècle déclarait : « Pour être bon et efficace, le médecin doit connaître les règles de l’harmonie musicale ». Et les travaux de G. Mall qui étudia l’influence du rythme, sur les malades atteints de psychose. Lilian Eyre musicothérapeute qui a animé des sessions de musicothérapie en psychiatrie des adultes à l’hôpital général de Montréal a déclaré également sur Internet : « Les clients anxieux, schizophrènes, maniaco-dépressifs développent ici des habiletés essentielles, pour fonctionner en société. » J’ai interviewé la musicothérapeute Florence Maugard spécialisée en psychiatrie adulte. L’entretien se trouve dans le chapitre « Médecines complémentaires ».

Le patient aurait aussi à sa disposition un petit meuble avec livres, cahier, pinceaux, feuilles de papier, en fonction de ses goûts. Un tapis de gymnastique, des haltères. Pourrait être installée une salle de cinéma, où viendraient des acteurs ou conférenciers, pour distraire les patients, afin qu’ils s’extraient de leurs problèmes. Chacun pourrait choisir ses activités, en fonction de sa personnalité, et ce serait alors un plaisir de se soigner, et non plus une souffrance. Car les patients souffrent, c’est évident. Une fois dehors, le patient pourrait continuer cette thérapie et ainsi éveiller son esprit. Et non plus être complètement déphasé, comme c’est le cas actuellement. Surtout si le patient effectue un long séjour. Mais pour apprécier ce genre de soins, il ne faut pas de grosses doses de médicaments. Si l’on est réduit comme c’est le cas actuellement à l’état de légume, on n’a envie de rien. On est incapable d’apprécier le plaisir de quelque ordre qu’il soit. 

Les thérapeutes seraient obligés d’adopter une autre tactique. Au lieu de soigner uniquement à coups de médicaments, ils devraient être à l’écoute, faire preuve d’empathie, et « chercher » des solutions pour que le patient évolue. Avec la méthode « médicament, médicament », le patient ne peut que stagner et même régresser. On le persuade qu’il ne peut ni guérir, ni s’en sortir, ni évoluer. C’est bien négatif tout ça, et ce n’est pas ainsi que l’on progresse effectivement. Le médecin devrait évoluer avec le patient, et s’impliquer bien davantage. C’est bien plus passionnant que de faire du « systématique. » C’est un travail de chercheur, de scientifique.

Dans le journal « Métro » du 9 novembre 2011, un article de Victoria Zorraquin parle de la dépression. Emmanuelle Corruble, psychiatre au CHU du Kremlin Bicêtre déclare : « En France, un seul patient dépressif sur dix, est correctement soigné pour sa maladie. C’est d’autant plus étonnant qu’un grand nombre de personnes reçoivent des antidépresseurs, alors qu’elles n’en ont pas besoin. » Un témoignage honnête qui étaye mes propos. Et qui confirme que dans notre pays, on prescrit des médicaments de manière abusive. La pression des laboratoires, des médecins « complices », et des médias ont aussi leur part de responsabilité  ... Pour finir en beauté sur les hôpitaux psychiatriques, voici le témoignage de parents, à propos de l’hôpital psychiatrique de Clermont accusé de maltraitance. (Article dans le Parisien du 10 novembre 2011). Ils sont membres de l’Unafam une association de familles de malades présente à Clermont : « Dans l’unité de l’hôpital où elle se trouvait encore récemment, notre fille était surveillée et seulement surveillée. C’était comme une prisonnière dans sa geôle. Quand nous la prenions chez nous, nous étions obligés de l’aider à monter les escaliers, tellement elle était assommée par les médicaments. Mais nous n’avons pas le choix, car il est impossible de trouver des lieux de vie en France pour ce type de personnes. » La patiente a été transférée il y a quelques jours dans un autre service, ce qui rassure les parents.

 On est toujours à la recherche du progrès, de la performance, ce qui en soi est bien. Mais ne pourrait-on le faire avec des moyens plus naturels, sans tout le temps utiliser des grosses machines, sans tout industrialiser et commercialiser. Bien évidemment le « naturel » peut aussi devenir une industrie, c’est inévitable étant donné la cupidité de l’homme, mais au moins c’est plus sain. Et puis comme le dit Hippocrate « La force qui est en nous, est notre plus grand médecin. » Il faut savoir faire appel à ses propres ressources, et se battre sans toujours compter sur des artifices. Hippocrate dit aussi « Lorsque l’on tombe malade, il faut changer sa manière de vivre, car il n’y a pas de guérison, sans un effort mental et spirituel. » Les médecins c’est bien, mais ils ne sont pas à notre place. On voit bien qu’ils n’ont jamais été victimes des effets secondaires. Sans compter ce que provoquent ces médicaments (neuroleptiques, antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères), sur le cerveau. On parle de chances très accrues de développer la maladie d’Alzheimer (Science et Vie du mois d’octobre 2011). Voltaire a raison lorsqu’il affirme : « Les médecins administrent des médicaments dont ils savent très peu à des malades dont ils savent moins, pour guérir des maladies dont ils ne savent rien ».

Pour finir sur le sujet « médecine », je vais dire que mon expérience de la grossesse, ne me donne pas non plus une belle image des gynécologues. Et que si je m’étais laissé faire lors de ma deuxième grossesse, j’aurais fait des tas d’examens inutiles. Qui m’auraient stressé plus qu’autre chose. Et j’aurais également laissé tomber totalement le sport. Or aidée d’un médecin du sport réputé, le docteur Jean-Pierre de Mondenard, j’ai couru et fait du vélo d’appartement jusqu’à la veille de l’accouchement. Je voudrais dire enfin que les généralités que font les médecins au niveau de l’âge m’horripilent. Qu’il existe des éléments impondérables bien sûr. Mais peut-on comparer un homme et une femme de quarante ans, qui fument, boivent, ne font aucun sport et des gens du même âge qui ne boivent pas, ne fument pas et font régulièrement du sport ? Or la plupart du temps, les médecins ne font aucune différence, et vous assaillent de généralités ridicules. D’ailleurs, ces généralités sont également vraies dans la vie de tous les jours. Par exemple, on entend souvent dire qu’à cinquante ans on ne peut plus aimer comme à vingt ans. Ces réflexions viennent souvent d’ailleurs des médecins qui nous fourrent tout ceci dans le crâne. Sous prétexte que l’on a tel âge, on ne peut plus faire ceci ou cela. Heureusement qu’il existe des gens qui passent au-dessus de tout ça, et qui à soixante-dix ans réalisent des choses un peu folles. J'avais lu dans « Fémina » du 28 août 2011, que la japonaise Keiko Fukuda à 90 ans avait été honorée de la ceinture rouge dixième dan, le plus haut grade de judo ! Jusqu’à présent, seuls sept judokas dans le monde, ont arboré cette ceinture, et que des hommes. A 92 ans, Hariette Thompson est devenue la plus vieille femme du monde à avoir couru un marathon. 42 km de montées et de descentes… Klaus Obermeyer 95 ans qui vit dans le Colorado skie tous les jours pendant la saison et dirige toujours son entreprise de vêtements. Il nage au moins 1,5 km par jour et prend des cours d'Aikido. C'est un article dans le « Wall Street Journal ».

 Visiblement cette fixation sur les âges, atteint tous les milieux. Dans l’ancienne émission « Cinéma, Cinéma », le scénariste et réalisateur Richard Brooks (1912-1992) dont le film « La chatte sur un toit brûlant est une véritable merveille, semble dire qu’au-delà de trente-cinq ans, il n’est plus vraiment permis de tourner. 

Je pense que l’on peut avec un peu d’effort, rentrer dans l’esprit des gens que l’on a envie d’être. Si mon souhait est de rentrer dans l’esprit de tel ou tel personnage, il me suffit de me mettre dans l’ambiance, et j’y rentre. Un jour, j’ai eu comme la sensation d’être la messagère de Freud. Il me dictait des messages, et je devais les retranscrire dans notre monde. C’est amusant, car selon lui, quelqu’un qui jette ses coupes, est forcément généreux. Et c’est exactement mon cas. Je ne supportais pas de collectionner des coupes, et j’en ai jeté pas mal. Il dit aussi et je l’ai constaté, que les parties de tennis entre gens de la même famille sont à bannir. Mes souvenirs à ce niveau-là ne sont pas des plus agréables.

Parfois, j’ai l’impression vraiment que Dieu me fait comme une piqure, et que je dois transmettre son message de douceur, d’infinie douceur. Au moment où je parle, la porte du bureau où je travaille, se met à grincer, puis à claquer. Comme si une présence était là, accompagnant mes paroles. Il faudrait que tous les êtres humains entendent son message, et alors la terre entière serait heureuse. Il n’y aurait plus de guerre, plus de violence et une paix universelle régnerait sur terre. Les riches verseraient à ceux qui ont du mal à boucler leur fin de mois, une somme mensuelle. Ainsi y aurait-il moins d’inégalité, plus d’harmonie et de sérénité, au sein de la société. Mais la solution n’est pas que les très riches payent plus d’impôts car c’est encore l’État qui en bénéficierait. Il faut que ça aille directement aux défavorisés. Une bonne initiative serait de tenir compte du salaire des gens, dans de nombreux domaines. Il serait normal pour les activités des enfants, pour les loyers et autres que les moins riches aient des réductions. Et que les riches compensent en payant davantage. Je suis à fond pour que l’argent circule, mais la répartition devrait aboutir à davantage d’égalité. 

 En bonne journaliste, je lis la presse tous les jours, et bien des articles me choquent. L’un paru il y a longtemps m’avait vraiment marqué. C’était dans « Le Parisien » le 2 mai 2008 signé Paul Bertrand que je félicite de l’avoir écrit : « Aujourd’hui âgé de cinquante-deux ans, Dutroux qualifie sa prison de « New Buchenwald » se référant de manière malsaine et outrancière au camp de concentration nazi. Il dispose de deux cellules surveillées vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ses sorties dans le préau lui sont consenties une heure par jour. Selon un gardien, il prend « un malin plaisir » à perturber les matches de football que disputent ses codétenus, tous des pédophiles condamnés à de lourdes peines. « Il s’amuse à traverser le terrain de foot en diagonale au lieu de courir autour, avec les chaussures Nike Air qu’il a reçues » précise le gardien. Des chaussures de sport à cent-cinquante euros ? Dutroux en a les moyens. Il dispose d’un fan-club, qui lui adresse régulièrement de l’argent, des peluches, et paie ses abonnements aux journaux. L’un de ses admirateurs, un artiste lyrique d’Anvers a envisagé de l’adopter, lui permettant ainsi de changer de nom et (surtout) d’hériter de sa fortune. Ces démarches soumises à son ex-avocat Daniel Kahn, n’ont pas abouti. Durant ses heures de loisir, Marc Dutroux continue d’éplucher son dossier. Il continue à nier l’enlèvement des enfants assassinés : « Les assassins courent toujours dans la nature » prétend t-il dans des courriers adressés à ses admirateurs qui perpétuent ainsi la thèse des « réseaux » pourtant anéantie lors du procès d’assises. D’après des sources internes à la prison, il a suivi avec intérêt l’affaire Fourniret : « Dès qu’il a appris que le forestier français était passionné d’échecs, il a commandé le même jeu électronique que lui, un modèle Kasparov ». Son épouse Michelle Martin, condamnée à trente ans de réclusion pour complicité, espère sortir de prison dans un an. Elle a entrepris une procédure de libération conditionnelle et a contribué à l’écriture d’un livre, « Vous vous appelez Michelle Martin » rédigé par l’écrivain Nicole Malinconi, dans lequel elle prétend à la manière de Monique Olivier (l’épouse de Fourniret), qui fut sa codétenue à la prison de Namur, qu’elle ne fut qu’une femme sous influence. » Comment peut-on tolérer de telles choses ? Je préfère laisser ma révolte s’éteindre, car je risquerais de devenir trop haineuse envers l’humanité. Ce qui me choque aussi, c’est la manière dont on parle des sérial-killer. On fait leur portrait, on en fait des stars. Je partage également l’avis d’Amélie Nothomb, qui condamne totalement la téléréalité. Son livre « Acide sulfurique » évoque bien les dangers de ce procédé. 

Autre exemple d'article celui d’Alexandre Lacroix dans le « Dauphiné Libéré ». Il cite trois méthodes pour rencontrer l’âme sœur, mais c’est surtout la première, dont j’ai envie de parler. Voici ce qu’il dit : « La première est celle que j’appellerai fataliste et qui s’inspire du conseil désabusé, que donna un jour Jules Renard à son fils : « Choisis-toi une femme, et tu connaîtras toutes les femmes ». La gamme des sentiments et des péripéties conjugales étant somme toute limitée, les couples connaissant plus ou moins la même histoire, qui chemine du feu de la passion physique à la placidité domestique, en passant par quelques crises inévitables, le choix du partenaire importe peu pour emprunter cette via dolorosa. Mais cette ferme lucidité est-elle vraiment compatible avec l’idée même de rencontre ? Il fallait effectivement que Jules Renard soit vraiment désabusé pour employer de tels propos, car il est bien évident que chaque femme est différente. C’est également vrai pour l’homme, et heureusement, car sinon la vie serait bien triste. Et dire que chaque couple vit plus ou moins la même histoire, relève d’un caractère blasé qui me terrifie. Quel effroi de penser que le choix du partenaire importe peu ! Ce n’est pas étonnant que tant de ménages divorcent si l’on pense ainsi. Rechercher l’âme sœur représente un long travail. Il arrive que certains y arrivent très vite, mais souvent ça ne dure pas. Et puis aucune histoire ne se ressemble, et là encore heureusement. Et c’est ce qui permet justement de prendre conscience du visage de la personne qui vous convient. Sans compter le fait que beaucoup de couples font très peu l’amour. Il paraîtrait d’après un article que j’avais lu que les couples préfèrent plutôt passer du temps sur ordinateur. Il existe aussi le fait que la femme voulant tellement devenir l’égale de l’homme, qu’une ambiance conflictuelle s’installe entre les deux sexes. La femme se masculinise, et les repères se perdent. L’homme peut aussi trop se féminiser. Pour moi, il est vain et dangereux de vouloir l’égalité entre les sexes, car chaque sexe a ses particularités. Nous sommes différents et avons chacun nos qualités et nos défauts. On ne peut donc pas nous comparer. Que la femme revendique plus de droits bien sûr, mais pas de cette manière. A force, elle en perd son identité, notamment celle de mère. Voulant tellement s’affirmer professionnellement, elle n’a plus le temps de s’occuper de ses enfants. Résultat, les enfants manquent d’affection, de repères, ce qui peut donner de la délinquance, des déséquilibres psychiques ou autres. Que la femme veuille s’épanouir intellectuellement c’est bien naturel, mais sans excès. Selon moi, il serait bien qu’elle travaille à mi-temps et qu’elle soit rémunérée ensuite pour s’occuper de ses enfants. C’est quand même sa fonction première, même si les hommes ont bien évidemment leur rôle à jouer, et qu’il ne faut pas le négliger. Un écho révélateur dans le journal « 20 minutes » du trente septembre 2010 dit ceci : «Un quart des élèves de primaire ne passent aucun moment de la journée du mercredi avec leurs parents. Selon l’Insee et la Drees, c’est lorsque le père ou la mère est cadre, que le taux est le plus élevé. Un tiers des élèves ne retrouvent pas directement leurs parents après l’école : 42% lorsque les deux parents travaillent (garde grands-parents, baby-sitter, garderie, centre de loisirs, activités.).

Les féministes vont sans doute m’en vouloir mais je vais leur répondre ceci. Et si les hommes eux aussi engageaient un combat « masculiniste » ! Si tout d’un coup ils se révoltaient, et voulaient donner la vie. Pourquoi pas après tout ? Le progrès scientifique est si incroyable, qu’on pourrait en arriver là. 

Quelle horreur à mes yeux, par exemple que le clonage, que les bébés médicaments. Quant à la chirurgie esthétique, elle entraîne également bien des dangers de toutes sortes. Que ça puisse aider certaines femmes à être mieux dans leur peau peut-être, mais dans l’ensemble c’est plutôt malsain. Et puis les ratés existent. Je me demande si les femmes qui ont des seins siliconés ont vraiment des sensations, quand un homme les touche. Je félicite d’ailleurs Brigitte Bardot de s’être prononcée contre. C’est vraiment admirable pour une femme qui a été aussi belle. Cette femme mène aussi un combat très courageux dans sa défense des animaux. On ne peut demander à tout le monde d’être végétarien. Mais si tout le monde faisait un effort et mangeait moins de viande et de poisson, les animaux seraient davantage respectés. Il existe aussi des œufs avec des poules élevées en plein air, qui souffrent moins que les autres. Ce sont des petits détails mais qui ont leur importance. 

A ce propos, il existe deux courants qui bien souvent s’opposent, notamment en matière de diététique, à savoir la médecine chinoise, et la médecine occidentale. Ainsi concernant le lait, les avis sont très partagés. D’après ma propre expérience, je me sens beaucoup mieux, depuis que j’ai arrêté les produits laitiers. C’est le Docteur Angles qui m’a appris le Qi Qong qui m’a également conseillé après avoir tâté mon pouls, d’arrêter les produits laitiers. Et c’est vrai que je me sens plus énergique. Et je n’ai plus de problèmes digestifs. Mais d’une part, je ne peux ramener mon expérience à une généralité. Et d’autre part peut-on être sûr que c’est du à l’arrêt du lait. Dans l’interview du Docteur Michel Angles, quelques questions se rapportent aux effets du lait. Pour lui, il faut l’abolir totalement de sa nourriture. J’ai également relevé deux articles sur le sujet, contenant des propos opposés. Les voici : Un article paru en octobre 1997, dans le journal « Santé Pratique » était intitulé « Le lait une sacrée vacherie ». On y parle notamment du livre du Docteur Raphaël Nogier « Ce lait qui menace les femmes. ». Dans cet ouvrage, se trouve une étude épidémiologique mondiale, élaborée en relation avec l’OMS, montrant une corrélation étroite entre le taux des cancers du sein, et la consommation laitière des femmes. D’après ce médecin, son expérience de cabinet lui aurait permis de régler facilement de nombreux problèmes laissés pour compte de la médecine officielle, simplement en disant aux patients de supprimer les produits laitiers. Il cite les douleurs abdominales inexplicables, les fatigues chroniques, les hypersomnies, les yeux cernés, les eczémas, les urticaires, les chutes de cheveux par plaques, les dépressions, les hypertensions artérielles, les tachycardies, la spasmophilie, les migraines, les douleurs aux seins, les douleurs arthritiques. « Depuis des années explique t-il, j’ai personnellement conseillé aux femmes qui font de la mastose de supprimer radicalement lait, fromage, yaourt, crème fraîche etc. En six à neuf mois, les nodules des seins se résorbent, et quelquefois disparaissent complètement. De plus en plus de gynécologues qui conseillent maintenant la même chose. Mais surtout, il est indispensable que les femmes qui ont un cancer, stoppent catégoriquement tous les produits laitiers, si elles veulent avoir une chance de guérison définitive, quel que soit le traitement suivi. » L’autre article paru dans TV Magazine du Parisien du 2/10/2011 est de David Khayat chef de service de cancérologie à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, professeur à l’université Pierre et Marie Curie, et auteur du « Vrai régime anti-cancer » aux Éditions Odile Jacob : « La teneur calorique du lait de vache est principalement liée à sa teneur en matières grasses, c’est pourquoi on distingue trois sortes : entier, demi-écrémé et écrémé. Il apporte également des protéines de qualité pour le bon fonctionnement musculaire, ainsi que des vitamines hydrosolubles du groupe B, et des vitamines liposolubles (comme les vitamines D et A). Son principal atout reste cependant sa teneur en calcium, essentiel pour la constitution et l’entretien de la masse osseuse. Les produits laitiers présentent ainsi tous les mêmes bienfaits. A noter tout de même : les fromages sont plus riches en calcium, mais également en matières grasses, et les yaourts possèdent des ferments lactiques bénéfiques pour le transit intestinal. La variété est donc bien la clé de l’équilibre.

Les bénéfices liés à la consommation de lait et de produits laitiers, et par conséquent, les besoins varient en fonction de votre profil. Leur consommation est indispensable pour la croissance des enfants, et pour la prévention de l’ostéoporose chez les femmes, en particulier durant la grossesse, et après la ménopause. Certaines études ont également montré un lien probable entre consommation de calcium laitier, et réduction du risque de cancer du côlon. Concernant les hommes, il est recommandé de privilégier les yaourts et les fromages les moins gras, tout en limitant les apports calciques à deux grammes par jour, compte tenu des études sur le lien éventuel avec le cancer de la prostate. Ce qui correspond quand même à plus de deux fois les apports journaliers recommandés. » 

Côté politique, je voudrais dire qu’il ne règne aucun respect de la personne, et que chacun à tour de rôle se pique les idées. Il suffit que l’un en lance une nouvelle, pour que tous les autres l’exploitent à leur manière. Si bien que l’on finit par ne plus savoir la différence entre la gauche et la droite. Il devrait exister une loi permettant de lutter contre cette tendance. C’est d’ailleurs pareil dans tous les domaines. Il existe une sorte de mimétisme inhérent à l’être humain. Comme dit Philippe Sollers « Tous les critiques disent la même chose  ... » Et puis nous sommes dans une drôle de démocratie. Pourquoi par exemple une femme comme Anne Sinclair a toujours refusé d’interviewer Le Pen. Même si c’était une bonne journaliste, elle n’avait pas à se comporter ainsi. Qu’elle ne partage aucunement ses opinions, c’est son droit le plus strict. Mais un certain nombre de personnes sont attirées par les idées du Front National, et c’est normal de les satisfaire aussi. Sans compter la déformation des propos, et tout ce qui va avec. Il suffit d’ailleurs de lire quatre journaux différents, et on a quatre informations différentes. C’est normal que les opinions divergent, mais pas la source. Ainsi pour l’affaire DSK concernant l'hôtel à New York a t- on eu des échos si différents qu’il était impossible de se faire une idée. C’était le fouillis le plus total. Quoi qu’il en soit, ce que je retiens si là aussi c’est vrai c’est ce qu’avait dit Jean-Marie Le Guen dans le journal du Dimanche du 28 août 2011 à propos de DSK : « Il m’a dit qu’il était mécontent de lui-même, qu’il avait fait une connerie, eu un comportement inapproprié. Et je l’ai senti combatif, qu’il avait envie de s’expliquer devant les français ; » Si Strauss Kahn a agi comme il l’a prétendu à Jean-Marie Le Guen, c’est bien triste pour la victime… Quant à Tristane Banon, c’est là aussi difficile de juger. Mais il était évident de toute façon que même si ce qu’elle dit est vrai qu’elle allait « se ramasser ». On ne défie pas un Monsieur comme Strauss-Kahn !

Cette histoire me fait penser même si ça n’a pas vraiment de rapport à l’affaire Luc Ferry, quand il a parlé d’une affaire de pédophilie. La classe politique a été tellement lâche, que je comprends qu’il n’ait pas voulu donner le nom de celui qu’il accusait. Se retrouver seul contre tout le monde, et face à la mauvaise foi n’encourage pas à dire la vérité. Ce n’est pas lui qui s’est défilé, ce sont les autres.

 En ce qui me concerne et c’est là mon originalité, je peux avoir aussi bien avoir parfois des idées d’extrême droite que des idées d’extrême gauche. Notamment pour le côté social. La CMU est une très bonne idée si elle n’est pas donnée à tous les immigrés. Les trente cinq heures si elles ne sont pas imposées à tout le monde mais choisies par l’employé sont tout à fait exploitables. Certaines personnes effectivement n’ont pas envie de s’éclater dans le travail. Mais le travailler plus pour gagner plus », prôné par Nicolas Sarkozy m’intéresse plus. Il est très important, car il faut encourager ceux qui veulent travailler. C’est ainsi que l’on progresse et que la société prospère. Je sais bien que l’on est un monde d’assistés, mais il faut justement enrayer ce phénomène. Bizarre que Sarkozy ait cédé sur ce chapitre. Au moins, il défendait des idées de droite combattant un certain laxisme prôné par la gauche. Même principe pour l’âge de la retraite. Il ne faut pas être systématique et il existe sûrement plus de gens que l’on ne croit qui ont envie de travailler longtemps. Mon généraliste m’a avoué qu’il aurait du mal à se passer de la médecine. Et qu’à soixante-dix ans, il continuerait d’exercer mais bien sûr à une cadence moindre. Et je suis sûre que pas mal de gens, quelque soit leur métier auraient envie l’âge de la retraite dépassé, de continuer. Être au chômage c’est déprimant, mais pour certains, être à la retraite, engendre la même sensation. A propos de chômage, je dirais qu’il existe beaucoup de parasites, et que le travail est plus fréquent qu’on ne croit. Même si je ne nie quand même pas certaines difficultés. Ce qui décourage aussi de travailler, ce sont les diverses allocations et aides diverses. Les gens ont souvent intérêt à ne pas travailler, car ils gagnent plus en touchant une aide. Le système est mal fait, et il faudrait tout revoir. Il serait bien effectivement que les français qui touchent une allocation comme le RSA ou autre, rendent de temps en temps de petits services à l'Etat. 

Côté immigration, je suis sceptique. Quand on regarde l’état du pays à ce niveau là, c’est un vrai problème. Il suffit d’aller à Château rouge pour se rendre compte que nous ne sommes plus en France. Sans compter le flot incessant de SDF, qui ne cessent d’envahir les rues et de mendier. Que faire pour être à la fois charitable, et en même temps ne pas pénaliser les français ? Là est tout le paradoxe !  ... Quant aux Musulmans et leur ramadan, c’est un véritable envahissement auquel ont droit les français d'après le journal « Métro » d'il y a quelques années. « Entre cent et deux cent mille musulmans se sont réunis le mardi trente août 2011 au parc Chanot à Marseille, pour une prière. D’après Direct Matin, les Musulmans faute de place doivent prier dans les rues Myrha et Polonceau, entraînant régulièrement une interruption de la circulation le vendredi  ... Où va-t-on ? 

Concernant la peine de mort, je suis partagée. Un jour je suis pour, un jour je suis contre. Chose certaine en tout cas, si la culpabilité est mise en doute, pour moi pas question de l’appliquer. C’est trop grave de tuer un innocent. Comme dans le cas de Troy Davis dont l’exécution a été reportée à trois reprises. Quel supplice pour le condamné surtout s’il est innocent. Quelle épreuve pour les nerfs ! Ce qui me scandalise, c’est la libération des prisonniers ayant commis d’horribles actes, avant qu’ils n’aient totalement purgé leur peine. On aboutit à des récidives dramatiques, et les années de prison n’ont finalement servi à rien. Admettons que je dise non à la peine de mort. Dans ce cas là, il existe des prisonniers qu’il ne faudrait jamais libérer. Un institut spécialisé pour ces individus là, devrait être institué afin que jamais plus ils ne fassent de mal à qui que ce soit. Quant aux prisonniers étrangers surtout les très dangereux qu’ils retournent dans leur pays d’origine. Pourquoi nous qui n’arrivons déjà pas à nous en sortir, nourririons-nous ces êtres là. Avoir du cœur c’est bien, mais il ne faut pas que nous français soyons pénalisés à cause d’individus pareils. On va là encore me taxer de raciste, mais nous avons déjà assez à faire avec les prisonniers français. 

Pour résoudre le problème de la restitution ou non de la peine de mort, il faudrait que les français votent à nouveau. Et si les Français se prononcent pour, ne pas faire comme Robert Badinter qui le 17 septembre 1981 a supprimé la peine de mort alors que les français y étaient favorables à plus de 60%. C’est anti-démocratique. De plus, pourquoi faire un vote si c’est pour ne pas en tenir compte. 

 Pour parler d’un sujet tout à fait actuel, je suis pour l’euthanasie. Mais bien évidemment, il faut faire très attention, car des dérives peuvent survenir. Notamment pour des questions d’héritage. Mais l’acharnement thérapeutique est intolérable. Continuer à faire vivre des personnes condamnées, et qui souffrent le martyr ou réduites à l’état de légumes, n’est pas pensable. J’approuve tout à fait Madame Humbert d’avoir eu pitié de son fils. D’ailleurs, il me semble que les hommes politiques ne font pas grand-chose pour aider les handicapés. Et en tant que sportive de haut niveau, même si une petite évolution s’est fait sentir, je m’insurge contre le fait que l’on parle très peu du handisport. Voici quelques informations sur le handisport en général que j’avais eu l’occasion de recueillir lors d’une enquête journalistique pour le journal « Faire face. » : Le tir sportif par exemple regroupe tous types de handicap. En athlétisme, toutes les disciplines pratiquées par les valides existent sauf les courses d’obstacle, le saut à la perche et le lancer de marteau. S’affrontent des amputés de membres inférieurs, supérieurs, des athlètes paraplégiques, hémiplégiques, des non et des malvoyants. En tennis de table, seuls les handicapés visuels ne pratiquent pas cette discipline. En cyclisme, les compétiteurs sont des malvoyants, et non-voyants qui concourent en tandem. Ou des amputés de membres inférieurs et supérieurs, qui courent dans des catégories différentes. Le judo est pratiqué exclusivement par des déficients visuels, et contrairement aux valides, quand l’athlète sort du tapis, il n’est pas sanctionné. Les combats se déroulent avec des athlètes qui se tiennent  ... L’escrime est pratiquée par des handicapés en fauteuil roulant, et les fauteuils sont fixes l’un face à l’autre. On rapproche les athlètes afin que celui qui a les bras les plus courts, puisse quand même toucher son adversaire. Les femmes ne font pas de sabre. L’haltérophilie englobe des handicaps de membres inférieurs et des personnes de petite taille. L’athlète s’adonne à du développé couché. Il est sur un banc, décroche la barre qui repose sur des supports, la descend sur la poitrine, et la remonte sur un plan horizontal. Le basket se joue en fauteuil, et pour la première fois aux championnats du monde 2006, il y avait une équipe de France féminine. 

Pour en finir avec les non valides, je joins ici une critique que j’avais faite du livre de l’aveugle Jérôme Adam « Entreprendre avec sa différence » que j’avais trouvé intéressant : Aveugle suite à une tumeur au cerveau, découverte à l’âge de quinze ans, Jérôme Adam opte pour une belle philosophie de la vie, et certains valides devraient prendre exemple sur lui. Il le dit d’ailleurs lui-même « Des personnes valides peuvent être plus handicapés qu’un handicapé ». Par le biais de cet ouvrage préfacé par Renaud Dutreil ministre des PME, Jérôme Adam décrit clairement les difficultés qu’il a eues, pour faire accepter son handicap, et pour combattre les préjugés qui vont avec. Il s’est par exemple surpris lui-même à expliquer ce que pouvait lui apporter le fait d’aller au cinéma, ou d’assister aux matches de foot. Certaines personnes de son entourage ne saisissaient pas le sens de sa démarche. Et on pourrait citer beaucoup d’autres sottises de ce genre. Se sentir ainsi incompris a obligé Jérôme Adam à lutter fréquemment contre le repli sur soi. Il lui a fallu également faire preuve de persévérance pour cesser de croire que toutes ses difficultés venaient de son handicap. Créateur d’entreprise à vingt-trois ans, cet aveugle, désormais reconnu en tant que personne à part entière, raconte son parcours professionnel avec ses échecs et ses réussites. Il ne ménage ni son égo, ni la société en général. Selon lui, en France on décourage les entrepreneurs de prendre des risques, et on considère le temps comme un ennemi. Alors qu’il devrait au contraire constituer un allié. Il évoque également un certain je-m’en-foutisme » la tendance actuelle à dénigrer le travail, et la difficulté à accepter les remarques et à se vexer. Son avis est qu’elles devraient au contraire servir à progresser. Bref, son esprit critique est plutôt aiguisé, et il l’affirme avec humour : « Lorsqu’il a commencé son aventure, il était aveugle et depuis il a ouvert les yeux.

Côté initiative envers la culture, on l’assimile toujours à la gauche, mais est-ce vraiment le cas ? Je n’en suis pas persuadée. Mais là n’est pas vraiment mon propos. Ce qui me choque, c’est l’exploitation que l’on en fait. Ainsi, se permet-on de transformer les textes des grands classiques et d’en faire n’importe quoi. Que ce soit sur le plan du texte ou de la mise en scène. Je ne sais plus qui a dit « Libre à nous d’adapter Shakespeare mais encore faut-il en être capable ? D’ailleurs à l’heure actuelle, il existe très peu de bons metteurs en scène de théâtre. Je suis bien nostalgique du temps où Antoine Vitez réalisait ses merveilleux spectacles. Un coffret intitulé « Antoine Vitez, trois fois Électre » contenant un CD, un DVD, et un livre proposant l’intégralité de la traduction de la pièce de Sophocle par ce grand metteur en scène, a été édité par Ina Edition. C’est un précieux témoignage, où l’on voit Vitez présentant sa première mise en scène en 1966. En écoutant le CD, on apprend que ses parents étaient très enthousiastes concernant le théâtre. Lui-même trouvait cet art très beau. Mais selon lui, il n’avait pas au départ une étoffe de metteur en scène. A un moment donné, il voulait être menuisier. Pour lui, exercer ce métier n’empêchait en rien d’être cultivé. D’abord comédien, il parle « d’un métier qui détruit des intelligences, l’énergie des jeunes ». Ayant connu quinze ans de chômage, il est tout à fait apte à comprendre l’amertume. Après avoir réalisé des traductions de textes grecs puis russes, il décide à trente-deux ans de ne plus faire de théâtre. « Et explique t-il, c’est au moment où j’ai décidé de ne pas en faire, que j’ai commencé à en faire. » Fin janvier début février 1996, Antoine Vitez qui a été énormément influencé par Vilar et aussi par Bertold Brecht, monte pour la première fois un spectacle « Sophocle ». L’histoire d’Électre lui semblait plus intéressante qu’Antigone car à ses yeux, elle racontait mieux l’histoire de l’humanité. « La chance a voulu que mon spectacle soit vraiment réussi. On en a un peu parlé, ce qui m’a permis de monter un deuxième, puis un troisième spectacle. Et je n’ai plus arrêté. » Antoine Vitez faisait une différence entre le théâtre rond et le théâtre en couloir. « Le couloir donne l’idée d’une allée et venue, d’une évacuation, d’une irruption. Le rond installe des spectateurs et des acteurs dans l’idée de l’unanimité ». Pour lui faire du théâtre, c’est élucider l’embrouillamini du monde. « Pour un metteur en scène, faire du théâtre c’est faire fonctionner les corps et les voix des acteurs prononçant les mots de la confusion, des passions, de l’horreur. Et essayer de les disposer sur la scène de telle manière que les tensions, les relations soient visibles pour les spectateurs. Ce qui me plaît au théâtre, c’est l’impossible. IL n’y a de mise en scène que lorsqu’il y a mise en scène de l’impossible. Ça permet d’inventer la nécessité vertu. Inventer à la fois les conditions économiques, et l’appareil esthétique. C’est toujours sous peine de mort que l’on joue. Le tout de suite est très important. Qu’est-ce que je ferais si j’étais obligé sous peine de mort de le faire ? On ne trahit pas un texte, on ne lui est pas non plus fidèle, on le lit ». Côté traduction, Antoine Vitez avoue : « Je pense que les traductions ne peuvent jamais être définitives et évoluent en fonction du siècle, de l’histoire. Ce que l’on n’arrive jamais à faire, c’est une traduction objective. C’est le même problème pour la mise en scène. Il n’y a pas de mise en scène fidèle d’une œuvre, pas une mise en image du texte. C’est juste une lecture. J’ai envie d’apporter tout ce que ça m’inspire. Il n’y a jamais de trahison. Pour moi, les textes sont les épaves du temps. Un refus des épaves ne serait pas juste. J’aime beaucoup le non respect des œuvres du passé ». Finissons par sa définition de l’acteur : « C’est quelqu’un qui doit se prendre pour un poète, un romancier. Il a autant d’ambition artistique et c’est quelqu’un à qui on fait référence ». 

A l’heure actuelle, reste heureusement Ariane Mouchkine. Jacques Lassalle a aussi un certain talent, mais d’après mon expérience, c’est un homme assez tyrannique. Une actrice Béatrice Agenin m’a confirmé qu’il terrorisait les comédiens. 

Autre metteur en scène talentueux Peter Brook. Un spectacle qu’il m’aurait plu de voir aussi c’est celui d’Edouard Molinaro « Fume cette cigarette », qui pour la première fois s’est risqué au théâtre. J’ai beaucoup aimé son film « L’emmerdeur » avec Jacques Brel et Lino Ventura. C’est très drôle. Voir un spectacle de lui au théâtre m’aurait doublement intéressée. D’une part pour un plaisir personnel, et d’autre part pour mon livre évoquant la différence entre le jeu au théâtre et au cinéma « Acteur et comédien d'une passion à l'autre » édité par L'Harmattan. J’aurais aimé interviewer Edouard Molinaro sur le sujet … 

Il existe sûrement d’autres metteurs en scène compétents ; je ne prétends pas connaître tout le monde. Mais maintenant, tout se voit sur scène et il n’existe plus vraiment de sélection. Il suffit d’observer le festival d’Avignon en juillet avec son nombre incroyable de spectacles. Sur Paris, on assiste souvent à des représentations flirtant avec le n’importe quoi. Même principe dans le cinéma. Et il faut ajouter la violence et le sexe à tire-larigot. Tout le monde se déshabille sans que ça ait une réelle signification, si bien que le corps est complètement démystifié. Si la nudité a un rôle utile dans le film d’accord, mais la plupart du temps c’est totalement gratuit. La pudeur du moins selon moi, est plus sexy et attise davantage le désir. Cela permettrait peut-être de redonner au sexe une certaine noblesse. Dans les vieux films, cette pudeur était davantage respectée, c’est la raison pour laquelle je les aime davantage. Ainsi dans « The servant » de Joseph Losey sorti en 1963, certaines scènes sont très sensuelles. Elles font naître à la fois la provocation et la pudeur, le mélange même de l’appel à la sexualité. Ce qui me laisse un peu pantoise, ce sont les films où le réalisateur se sert d’horreurs, et gagne beaucoup d'argent. Comme par exemple « La liste de Schindler » de Spielberg. D'un côté, il le fait sûrement par solidarité envers les juifs. Mais d'un autre côté, son geste n’est pas totalement désintéressé puisqu’il se fait un paquet de pognon. Sans compter ces nombreux films sur le nazisme, qui pour moi s’apparentent plus à du voyeurisme malsain qu'autre chose. Même s'il en existe évidemment d'excellents. Et puis pourquoi toujours le nazisme et jamais le stalinisme ? J’avais eu l’occasion de discuter quelques années en arrière avec un critique des « Cahiers du Cinéma » qui m’avait affirmé qu’à sa connaissance aucun film sur Staline n’avait été réalisé. Il m’avait confié aussi que dans les films allemands, on sentait encore la culpabilité des Allemands par rapport au nazisme. 

Il arrive que l’on emmène des enfants de dix, douze ans visiter les camps de concentration. Quand j’ai visité Dachau, je n’ai pas pu aller jusqu’au bout tellement je me suis sentie mal. Alors j’imagine ce que cela doit être pour des enfants. Qu’on les laisse tranquille, et qu’on respecte ce qui leur reste d’innocence et de naïveté  ... De plus, toutes ces références à la Shoah sont devenues assez commerciales. Je vais sûrement choquer en disant cela mais toute vérité n'est pas bonne à dire. Sans compter que l’on donne aux Allemands une image d’individus froids. Il existe de tout comme dans tous les pays. Mais j’ai des amis allemands qui habitent à Munich qui sont absolument charmants. En outre, la ville et ses alentours sont grandioses. Les châteaux construits par Louis II de Bavière respirent le majestueux et inhalent de beauté. A l’intérieur, on peut découvrir de magnifiques tapisseries faisant référence aux opéras de Wagner.

Côté religion, dans le catholicisme, les prêtres et les nonnes feraient bien d’avoir des rapports sexuels. Cela ne les empêcherait nullement de se consacrer à Dieu, et les dérives seraient sûrement moins présentes. Notamment la pédophilie. D’ailleurs rien dans la Bible ne fait allusion à l’abstinence sexuelle. C’est une pure invention de l’homme dangereuse, sectaire, anti naturelle. On ne demande pas aux moines, aux religieuses d’être des Dieux ou des déesses. Ce sont seulement des hommes qui ont les mêmes besoins que les autres. Un journaliste a d’ailleurs sorti un livre évoquant les pratiques sexuelles des prêtres se terminant parfois par des viols. L’Irlande pays très catholique, a d’après le journal Métro été traumatisé ces dernières années par la révélation d’une série de scandales relatifs aux abus sexuels commis sur des enfants par des membres du clergé. Ceux-ci ont été visiblement couverts par leur hiérarchie. Colm O’ Gorman président de l’Association de défense des droits de l’homme Amnesty lui-même victime, a parlé d’actes de torture. Tout ceci en fait n’est que pure hypocrisie, et ne donne pas une très belle image de ceux qui prétendent servir Dieu.

Choquant aussi toutes ces célébrités qui se prétendent écrivains alors qu’ils ont recours à des nègres. Je trouve d’ailleurs insultant ce terme pour la race noire. Et puis ce n’est pas normal que ceux qui écrivent les livres ne soient pas cités sur la couverture. Que les gens connus fassent preuve d’un peu plus d’humilité. Comme disait Montaigne « Si haut que l’on soit assis ce n’est jamais que sur son derrière. » Et puis ce serait un moyen de respecter le terme d’écrivain qui à l’heure actuelle est totalement galvaudé. Actuellement ça ne veut plus rien dire. Comme le mot poète d’ailleurs. Tout le monde se prétend poète. Que l’on dise j’écris des poèmes oui mais entre le fait d’en écrire et le fait d’être poète il existe une différence. Vous allez sans doute dire que je joue sur les mots, que c’est ridicule mais tant pis. Je défends la langue française. Et puis j’ai une telle haute opinion de la poésie, que j’ai du mal à tolérer qu’on lui fasse du mal. C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle je n’essaie pas d’en écrire, car je sais que je salirais cet art si bien représenté par Baudelaire ou Hölderlin. « Tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours, de poésie jamais » affirme Baudelaire. De même que dans le langage parlé, on fait de plus en plus de fautes, et on finit tous à force d’en entendre de tomber soi-même dans cette tendance. Je ne prétends pas échapper à la règle, même si j’essaye d’y remédier le plus possible. Ces fautes de français de plus en plus fréquentes sont assez désespérantes notamment pour nos écoliers et bacheliers. L’essayiste Alain Minc avait d’ailleurs joliment évoqué la langue française il y a quelques années dans le journal « Direct Soir » : « Le français est notre bien commun, il sous-tend un esprit, une manière de penser, une façon d’être. Lui seul nous distingue des Allemands ou des Espagnols. Mais si nous faisons nôtre cette idée, il est alors impératif de préserver la langue comme un tabernacle, de lui garantir un enseignement de qualité, de la faire évoluer sans lui porter atteinte, de conserver ses bizarreries y compris orthographiques et grammaticales, d’en faire notre territoire de l’esprit. Réfléchissez. Y a-t-il un autre élément qui nous réunisse avec une telle force. Aucun. ».

Quant à l’enseignement à l’école, j’ai été témoin lorsque ma fille était en troisième d’une pédagogie peu habile. Avant de m’expliquer je cite les propos de Michel Vaudry proviseur du lycée Sophie-Germain à Paris toujours dans Le journal du Dimanche du vingt-huit août 2011 : « C’est insupportable, aujourd’hui tout le monde a son mot à dire, pense être un bon éducateur. Le prof n’est plus un demi-dieu. Avant, on ne s’en remettait qu’au professeur, qu’à l’instituteur pour former les esprits ; ce n’est plus le cas. Le prof a perdu le leadership du savoir. » Je comprends les parents s’ils ont affaire au genre de prof d’espagnol qu’a eu ma fille. Ma fille n’a rien fait je le reconnais les deux premiers trimestres. Elle n’aimait pas la manière dont le prof enseignait. Je lui ai dit qu’il fallait quand même s’accrocher ce qu’elle n’a pas fait les six premiers mois. Et elle a eu droit à plein de zéros en oral, car elle ne participait pas aux cours. Je peux l’admettre même si pour moi, mettre des zéros est très destructeur pour l’élève. La méthode me choque mais je ne détiens pas la vérité. Ma fille était une élève timide, et cette méthode ne pouvait vraiment pas la motiver pour essayer de progresser. Elle me disait quand même faire des efforts, mais j’ai plutôt pris parti jusque là pour le professeur. Or au troisième trimestre, ma fille a travaillé un peu avec moi. Mais surtout avec mon compagnon de l'époque qui parle espagnol. Elle savait ses leçons par cœur. Or, elle a eu une moyenne encore plus basse que les précédentes… Il est évident même si c’est humain que les professeurs ne doivent pas noter en fonction de leurs préférences personnelles. Et qu’ils doivent tenir compte très fortement des efforts que peut faire un élève. Et ne pas le juger en fonction de ce qu’il a pu montrer auparavant. Certains professeurs peuvent se révéler très sadiques. Il suffit aussi qu’un prof soit de bonne ou mauvaise humeur pour que la note varie, ce qui n’est pas normal. L’objectivité est rarement de mise et c’est bien dommage. Mon kiné m’a raconté qu’il s’était aperçu qu’un de ses profs notait à la tête du client. Un jour, avec deux de ses camarades, ils lui ont joué un tour. Ils ont rendu tous les trois la même copie. L’un avait une note excellente, l’autre moyenne, et le troisième basse. Ils ont été voir le professeur bien évidemment très gêné, et après tout est rentré dans l’ordre. 

Au collège, au lycée le fléau c’est la drogue. Existe-t-il encore aujourd’hui un lycée qui ne soit pas touché ? J’ai interrogé des adolescents du lycée Claude Monet qui m’ont dit que plus de la moitié fumaient du cannabis. Cette réalité doit sûrement être la même partout. Une vraie « saloperie » affirme le professeur Costantin neurobiologiste, médecin pharmacien, docteur es/sciences en parlant du cannabis. Et que j’ai interviewé. Président du Centre National de prévention d’études et de recherches pour les toxicomanies, il a écrit plusieurs livres dont « Halte au cannabis ». Une drogue très dangereuse pour les jeunes dont le cerveau est en maturation. « On a maintenant une multitude d’éléments, qui permettent d’affirmer que le cannabis tombant à la phase de maturation ultime du système nerveux central, a des effets extraordinairement délétères notamment sur la cognition (capacité d’apprendre). Que d’échecs scolaires dus désormais au cannabis ! » Ce qui est recherché au début, c’est une espèce d’ébriété, d’ivresse. La capacité à déconner, le rire facile. On n’entend même pas ce que dit l’autre, on le comprend ; l’empathie. « J’ai un bon ami pédopsychiatre qui rencontre beaucoup de jeunes qui fument et qui lui disent : « On a tutoyé les anges, on a refait le monde, on a des idées d’une profondeur extrême. » Un jour, il leur a proposé d’installer des caméras à l’insu des participants lors d’une soirée « fumette ». Pour ensuite voir ce que ça donne. Après avoir accepté, ils ont d’abord raconté leur soirée, où ils se sont si bien « éclatés ». Ils ont visionné ce moment si inoubliable à leurs yeux. Et ils étaient interloqués d’avoir conservé de tels souvenirs d’instants aussi nuls, aussi médiocres. »

Pour ces jeunes, le cannabis constitue un piège car dans un premier temps, s’ils sont anxieux, cette anxiété va être apaisée. Là est le danger, car ils vont en abuser et en abuser. Et après, non seulement le produit n’agira plus sur l’anxiété mais celle-ci n’en sera que plus intense. Ce qui conduira à une addiction, et à une prise tous les trois jours. « Ça revient au même que ceux qui fument une cigarette toutes les heures affirme Jean Costantin. Le THC (tétra-hydrocannabinol principe actif du cannabis) à la différence de la nicotine, se stocke durablement dans l’organisme. Un joint correspond à une semaine dans la tête. L’ivresse aigüe ne va durer que quatre à six heures selon la charge en résine. Mais derrière l’euphorie, subsiste une persistance d’effets prolongeant l’action du produit. Et avant de vivre le syndrome d’abstinence qui est celui de la privation, il va falloir attendre trois jours. Le consommateur repique au moment où le taux commence à baisser. Il s’aperçoit qu’il lui manque quelque chose. Lors de ma consultation cannabis, je dis aux gamins qui affirment maîtriser leur consommation : « Vous avez un réservoir tellement grand, que vous n’avez pas besoin de repasser souvent à la pompe. C’est d’ailleurs un argument auquel ils sont sensibles. Je leur dis qu’ils sont en permanence sous l’emprise du cannabis. Pour preuve, la dégradation de leurs notes, les problèmes qu’ils posent à leur famille, les copains qui ont changé, l’orientation de toutes leurs économies vers l’achat du produit. » Le cannabis est à l’origine de plus de trois cents morts chaque année sur la route et sa rencontre avec l’alcool multiplie par quatorze, le risque d’avoir un accident mortel de la circulation. Un million sept cent mille individus sont des usagers réguliers donc fumant une fois tous les trois jours. La grande majorité a entre douze et vingt cinq ans. Et trois cent mille jeunes âgés de douze à quinze ans d’après L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies ont déjà expérimenté le cannabis. « Le suicide de nos jeunes, s’insurge Jean Costantin est au moins en partie liée à leur consommation de cannabis. On sait aussi maintenant, qu’il existe des relations entre schizophrénie et cannabis. D’ailleurs 60% des schizophrènes sont accros au cannabis. » Sans compter que cette drogue est un facteur de décompensation d’une vulnérabilité. Qui ne se serait jamais exprimée et qui à cause du produit va être décompensé. « Chez le sujet qui a déclenché son épisode, la poursuite du cannabis a pour effet d’intensifier les troubles, d’augmenter la fréquence des accès, de créer une résistance au traitement, et d’augmenter le séjour en milieu hospitalier. Même chez les sujets n’ayant aucune vulnérabilité, la consommation peut faire apparaître un phénomène réversible, la psychose cannabique. Une espèce de coup de tonnerre dans un ciel serein, et le sujet se met à péter les plombs, à délirer, à avoir des hallucinations. On l’hospitalise et au bout de quelques mois, sous l’influence du traitement psychotique (neuroleptiques et antipsychotiques), il sort de cet épisode. » 

Le sport une solution ? « J’ai envie de dire qu’il faut d’abord s’assurer que le milieu sportif ne soit pas un endroit, où le cannabis soit largement diffusé. Or, je sais d’après un certain nombre de contacts avec des représentants de fédérations sportives, que ce produit devient une plaie pour eux. Les garçons, plus que les filles prennent très à cœur la performance, ce qui entraîne une sorte d’anxiété apaisée par le cannabis. Ensuite, l’effort est générateur de douleur. Particulièrement après un match, lorsque l’on a donné le meilleur de soi-même. Et le THC a des effets analgésiques qui conduisent ces sportifs à apprécier ce produit. Ils en usent dans ce contexte, et en abusent en dehors de celui-ci. Cette réserve étant faite, le sport est une excellente façon d’occuper les jeunes. Sinon, ils traînent en bande, et n’ont rien d’autre à faire que de fumer. Le sport n’est pas une garantie absolue, mais en tout cas relative contre les comportements toxicomaniaques. Il faut donc recommander le sport, tout en étant conscient, que certains jeunes font connaissance avec le cannabis par ce biais. Il faut leur faire prendre conscience que le cannabis est un faux ami. Que celui-ci leur donne l’impression qu’ils vont moins mal, alors qu’en fait, ils altèrent leurs performances. C’est sur ce plan là, qu’il faut agir au sein des clubs sportifs. » Le sport peut être effectivement bénéfique. Jean Costantin évoque une expérience où un prêtre a emmené des drogués sur un voilier. Il a vérifié qu’aucune drogue ne se trouvait dans les poches, et qu’aucun accès à ce produit n’était possible, durant cette croisière de trois semaines. « Lorsque l’on arrive à faire une coupure de trois semaines on n’est pas guéri. Mais on est en bonne voie pour arrêter si on est bien repris en main par la suite. Et ça peut durer toute une vie. Mais comme dans toute toxicomanie, il existe le risque de repiquer. L’important c’est de pouvoir arrêter. Le sport, oui, j’en fais volontiers l’apologie. Ça fait du bien. »

Pour Jean Costantin, il faut surtout maintenir l’interdiction de consommer. « Mais selon lui, ça ne suffit pas. Il faut expliquer, et avoir recours à une pédagogie extrêmement poussée. A ses yeux, le cannabis ne constitue pas une fatalité. Et le voilà citant l’exemple de la Suède où dans les années 70, le cannabis coulait à flot. « Un psychiatre a réussi à convaincre les autorités politiques qu’une corrélation était possible entre la consommation de cannabis, et l’augmentation du taux de schizophrènes. Il a obtenu de gros moyens pour entreprendre une étude réalisée par des psychologues et des psychiatres auprès de cinquante mille conscrits. Et il a été démontré que le fait d’avoir fumé plus de cinquante oints (un toutes les semaines pendant un an) avant l’âge de la conscription, multipliait par six le risque de devenir schizophrène. » Quand les autorités ont réalisé l’ampleur du phénomène dû à leur politique laxiste, ils ont mis en œuvre des interdictions pires que celles promulguées en France. Avec une intense pédagogie : quarante heures d’enseignement dispensées de la maternelle à l’Université en guise de prévention. Et aujourd’hui encore même si l’espace Shengen a un peu chamboulé le système, la Suède peut se prévaloir de compter dix fois moins de toxicomanes que la moyenne européenne. Quant à la France, il faut savoir que sur les vingt-sept États membres de l’Union européenne, elle est le premier pays de consommateurs talonnée de près par les jeunes Tchèques.

Avec ses collègues du Centre National de prévention d’études et de recherches pour les toxicomanes, Jean Costantin a émis une belle formule emblématique : « Il est important de nous préoccuper de l’état de la planète que nous laisserons à nos enfants. Et il est au moins aussi important de se préoccuper de l’état de nos enfants que nous livrerons à notre planète. » Et comme il le déclare aussi si justement, il existe un certain nombre d’adultes, que ça énerve de devoir se planquer pour aller chercher leur shit. « Ils sont donc pour la légalisation, et se fichent pas mal que cela puisse avoir des conséquences majeures sur la jeune génération. » Il est sûr en tout cas, que les journalistes dont beaucoup d’après Jean Costantin sont des consommateurs, ne se précipitent pas pour dénoncer ce fléau. Quant aux cinéastes, ils en font souvent malheureusement un phénomène banal. Par exemple « Lol » le film évoquant la jeunesse actuelle. On voit Sophie Marceau mère d’une adolescente, fumer un joint comme si elle mangeait une pomme. Même si des personnalités comme Yannick Noah ou Cécile Duflot font l’apologie de ce produit, il faut être conscient qu’il n’a rien d’anodin. Évidemment quelques personnes ne fumant que très rarement ne subissent aucune séquelle. Qu’elles continuent si ça leur chante, mais qu’elles restent discrètes, sans aller inciter les autres à faire de même. Quant aux politiques, il serait temps qu’ils prennent le taureau par les cornes.

 

 

Pour en revenir au tennis, et avant d’évoquer quelques souvenirs de spectatrice, je voudrais évoquer les bienfaits de ce sport : Les enfants peuvent commencer le tennis vers quatre, cinq ans avec le mini-tennis. Le matériel est adapté, et le terrain aussi. On ne leur montre pas tellement les gestes, ils les font plutôt d’instinct. On leur indique simplement, qu’il faut faire une petite boucle, et on leur fait faire des jeux, leur permettant de découvrir les gestes par eux-mêmes. Ce sport développe de nombreuses qualités mentales chez les enfants, et il n’est jamais dangereux. La richesse des capacités physiques, motrices et cognitives nécessaire au tennis, peut être utilisée pour l’éducation globale de l’enfant. Les actions motrices de plus en plus complexes, permettent à l’enfant de maîtriser son corps. Le tennis développe la notion d’espace et de temps, de stratégie, de socialisation, d’évaluation de soi, des autres. Sport individuel, il oblige à se responsabiliser. Aujourd’hui, on est un peu dans un monde d’assistés, et le sport individuel apprend à résoudre les problèmes, à se sortir seul des difficultés. Il apprend également à respecter des règles, à savoir le respect de l’adversaire, et du matériel. L’arbitre est là aussi pour imposer certaines règles. Et puis, la notion d’adaptabilité est très importante ‘(soleil, pluie, jeu de l’adversaire, surface.). La structure du jeu représente donc une forme d’éducation, d’apprentissage de la vie avec la domination de soi, la vie en société, l’apprentissage du contact avec les autres. Stratégiquement, il amène à réfléchir sur soi-même et sur les autres. Il faut se connaître sur le plan physique, psychologique, connaître l’adversaire, ses points forts, faibles, ce qui développe les facultés liées à l’observation et à l’analyse. Autre avantage important : c’est un sport qui se pratique facilement en famille. 

Il n’est pas indispensable d’être un athlète d’exception pour réussir. Les qualités techniques, la coordination, l’adresse, compensent les faiblesses physiques. On peut donc jouer à tout âge, et avoir une marge de progression. Il existe le plaisir de faire de beaux gestes ; c’est un jeu amusant, où la concentration est importante et permet l’évasion de l’esprit. Le tennis permet aussi un bon défoulement, et un moyen de diminuer le stress quotidien. Le plaisir du contact, et de la discussion autour d’un verre après une partie, n’est pas négligeable non plus  ... Et puis c’est un bon moyen de se connaître, de progresser sur soi. Freud qui a fondé l’Institut de psychanalyse du tennis en 1906, une clinique clandestine consacrée à l’étude de la Tennis-névrose en était convaincu. Les patients avaient droit à leur partie de tennis quotidienne. Grâce à l’analyse de ses propres rêveries, il découvre que les rêves liés au tennis se rapportent à ses expériences infantiles marquantes. « Je voyais un petit garçon debout dans un couloir de double, tandis que deux spectres vêtus de blanc caracolaient non loin de moi. Je venais à peine de me reconnaître dans cet enfant, observant ses parents en train de jouer au tennis, qu’une terreur m’envahit m’empêchant de franchir la ligne de côté. Lorsque je m’éveillai en sursaut, je sus immédiatement que j’avais fait une découverte prodigieuse. » Il s’aperçoit également que le tennis prend peu à peu la place du sexe dans son usine à rêves personnelle. Il déclare que les vérités du tennis sont omniprésentes, et sont l’essence de l’existence : refoulement des conflits incestueux procédant du jeu au filet, facteurs œdipiens responsables des double-fautes, homosexualité refoulée associée à une faiblesse congénitale du revers. En 1922, un intérêt nécrophile pour l’incinération s’empara de l’Autriche. Beaucoup de mélancoliques du tennis, souhaitèrent qu’après leur mort, leurs cendres soient dispersées sur les courts. Freud et les autorités, mirent un terme à ce phénomène, en prétendant que cela créait des bosses et des faux-rebonds. Freud se consacra entièrement à l’étude des comportements aberrants sur les courts de tennis et écrivit quelques œuvres clandestines : « Quelques perversions sexuelles révélées par le revers à deux mains », « Le lob défensif ne vient pas seulement compenser la petitesse du pénis, il en est peut-être aussi la cause. » Il considère que le tennis est son divan. Grâce à ce sport, il analyse les frustrations et les traumatismes subis en fonction des diverses raquettes utilisées, du cordage, du poids, de la tension, de la tenue vestimentaire, des partenaires, des sensations sur le court. « Le seul moyen de connaître vraiment ses patients est de jouer avec eux » affirme t-il. Un de ses patients manquait systématiquement sa femme et pénétrait la taie d’oreiller. S’appuyant sur le fait que le filet est toujours plus bas au centre que sur les côtés, il conseilla à son patient de fantasmer sur un filet mal tendu, chaque fois qu’il entrait en action. « Non seulement cela vous excitera mais ça améliorera la précision de votre tir ». Et ce fut fini. » Il déclare que les femmes qui peuvent satisfaire leur envie du pénis grâce à des substituts masturbatoires ont souvent recours au lob. Il écrit « Complément à la théorie du rêve de tennis en 1925 » : C’est à l’occasion de ce travail, qu’il introduit le servie-volée. Jusqu’alors, même les champions se contentaient de renvoyer la balle en volée du fond du court. Les cinq ans d’analyse de Bill Tilden, firent le lien entre les accidents « sphinctériens » de la petite enfance, et l’apparition à l’âge adulte d’une répulsion à courir au filet. La guérison miraculeuse de ce super champion amena au cabinet de Freud, une flopée de joueurs de haut niveau. En 1928, Freud déclare qu’on peut atteindre le nirvana, avec deux heures de tennis, et un bon cigare. Il passe le virus à sa fille qui devient dépressive car on ne trouve plus de balles de tennis au moment de la première guerre mondiale. Il est obligé de jouer des parties imaginaires avec elle….

 

En tant que spectatrice, j’aimais beaucoup l’imperturbabilité de Borg. Quand je pense à Lendl dont j’aimais aussi le flegme, je me souviens d’avoir été présente lors d’un tournoi qu’il disputait. Il aimait beaucoup jouer aux échecs. N’oublions pas Illie Nastase « l’artiste du tennis », dont le charme, l’humour et les pitreries se répandaient partout. Déjà dès le plus jeune âge, il commettait des bêtises, et en primaire, se faisait tout le temps punir par la maîtresse. Il aimait par exemple tirer les cheveux des filles. A 11, 12 ans il avait déjà son petit orgueil. Ainsi joua t-il un gamin qui lui mit 6/0. Il ne supporta pas l'affront et se mit à courir après son adversaire jusqu'à l'attraper et lui cria en larmes que personne ne pouvait se permette de lui mettre 6/0. Il lui donna des coups de tête mais perdit quand même le 2ème set 6/2 en pleurant encore… L'ombre du futur Nastase se profilait déjà à l'horizon… J’adorais aussi voir jouer Yannick Noah. C’était un vrai félin, et son revers le long de la ligne était magnifique. Sans compter sa présence au filet. J’ai été très sensible à la victoire de Roger Federer à Roland Garros et me suis vraiment réjouie pour lui. Un des plus beaux matches que j’ai vus, c’est la partie entre Djokovic et Federer à Roland Garros. Une furie de coups plus incroyables les uns que les autres. Avec une intensité incroyable et des pins de tous les côtés. On aurait dit deux robots programmés pour se renvoyer la balle à toute allure, et pour courir dans tous les coins du court. On avait le sentiment que rien ne pouvait les arrêter. En revanche, la finale 2011 entre Federer et Nadal était vraiment décevante. Pour employer une métaphore cinématographique, un remake des autres finales. On aurait dit, et ce n’est pas la première fois, que Federer faisait exprès de perdre. J’ai du mal à imaginer qu’un joueur aussi expérimenté que lui, puisse à ce point craquer. Mais à priori, c’est pourtant la réalité  ...Quoi qu'il en soit et personne ne peut le contester, c'est un champion exceptionnel qui a eu sa première raquette à 4 ans. Mais petit, il jouait avec toutes les balles qu'il pouvait trouver. Tennis, football, ping pong, squash, badminton. Ce n'est qu'à l'âge de 12 ans qu'il opte pour le tennis. Et avec le temps, cela donnera un tennis si pur, si facile, si cristallin qu'il coule comme du bon vin. Des gestes harmonieux, une belle allure, la classe quoi ! Et une longévité exceptionnelle puisqu'à 36 ans, il fait encore partie des meilleurs. Sans compter son fair-play. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'il est le seul joueur à avoir remporté six fois de suite le prix Orange qui récompense le joueur le plus sympathique de Roland Garros (2005 à 2010). Le jeu de Nadal même si ses dix victoires à Roland Garros sont admirables ne me séduit pas particulièrement. Ces grands lifts ne sont pas à mes yeux très spectaculaires. Je préfère les jeux francs et les attaques sans véritablement d'effets dans la balle. Mais en revanche quelle détermination, quelle volonté de ne jamais lâcher un point. Un véritable œil de tueur ! Rien d'extérieur ne doit le détourner de son objectif. « Mon principal souci lors d'un match déclare t-il dans sa biographie « Rafa » est de faire taire les voix en moi, de ne garder en tête que le point que je suis en train de jouer et rien d'autre, et de me concentrer jusqu'à la plus infime parcelle de mon être sur ce point. Si j'ai fait une faute sur le précédent, il me faut l'oublier ; si la moindre pensée concernant une victoire se présente à mon esprit, il me faut la répéter. » Il avoue d'ailleurs n'avoir aucun sens de l'humour concernant ses défaites. Il veut tout gagner. Novak Djokovic dit de lui dans son livre « Service gagnant » « C'est le joueur le plus fort du circuit, il est le plus méticuleux, un concentré de tics nerveux et de rituels superstitieux. »

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Côté féminin, J’aimais beaucoup les affrontements Chris Evert Navratilova. La classe de Steffi Graf était également indéniable. A l’époque de sa gloire, j’avais interviewé les françaises qui l’avaient affrontée.. Marion Bartoli à l’allure très déterminée n’a pas démérité non plus. C’est bien que des joueuses sortant un peu du moule, se battent ainsi et percent. Amélie Mauresmo était également une grande championne qui malheureusement n’a jamais brillé à Roland Garros. Sans doute à cause d’une trop grande émotivité. C’est tout à son honneur d’ailleurs d’avoir déclaré qu’elle était homosexuelle, car elle a du en entendre des réflexions désagréables. P

 

 

Côté masculin, bravo à Yannick Noah et à toute son équipe pour la victoire 2017 en Coupe Davis face à la Belgique même si cette année bon nombre des meilleurs joueurs mondiaux n'étaient pas au rendez-vous. Jo-Wilfried Tsonga et Lucas Pouille, disputèrent les simples et l'équipe de double française fut représentée par Richard Gasquet et Pierre-Hugues Herbert. C'est la troisième fois que Noah en tant que capitaine remporte la Coupe Davis.  D'abord en 1991 à Lyon contre les Etats-Unis sur le score de 3 victoires à 1. Ce furent Guy Forget et Henri Leconte qui disputèrent les simples. (C'est la première victoire depuis 1932 lorsque les Mousquetaires ont remporté cette épreuve de 1927 à 1932). La deuxième fois, c'était en 1996 ( 3 victoires à 2) contre la Suède avec Cédric Pioline et Arnaud Boetsch en simple. Ce fut, victoire historique, lors du 5ème set du 5ème match qu'Arnaud Boetsch gagna 10/8 contre Nicklas Kulti après avoir sauvé 3 balles de match. En 2001, un autre joueur Guy Forget remporta également l'épreuve en tant que capitaine contre l'Australie. Cette fois-ci, après que Sébastien Grosjean eut perdu ses deux simples, Nicolas Escudé, après avoir battu le n°1 mondial de l'époque Weyton Hewitt remporta le 5ème match contre Wayne Arthurs. C'est donc la 10ème victoire de la France lors de cette compétition appelée aussi maintenant " La Coupe du monde de tennis".

Je vais parler du livre de Franck Evrard « L’érotique du tennis ».Le titre à l'époque m'avait interpellé, et j'étais curieuse de le lire. Mais j'ai été terriblement déçue. Selon moi, mais bien sûr ce n'est qu'un avis subjectif, l'auteur fait passer des messages faux et dangereux. Le plus choquant, c’est lorsqu’il ose classer « Lolita » de Nabokov comme un livre érotique sur le tennis. Comment peut-on parler d’érotisme lorsqu’il s’agit de pédophilie ? Le piège vient du fait que Nabokov écrit très bien, et que de cette manière il transcende le sujet. L’interdire à l’époque n’aurait pas été une bonne solution car toute forme de censure est intolérable. Mais on aurait du en profiter pour dénoncer violemment ce roman. Et démontrer comment des horreurs peuvent passer comme une lettre à la poste. D’ailleurs voici un exemple qui m’a assez effrayé. Alors que j’attendais dans la salle d’attente de mon acupuncteur, je suis tombée sur une rubrique intitulé « Beauté spécial enfants ». Déjà le titre ne laissait rien présager de bon. Un peu plus bas, on pouvait voir en photo l’actrice franco-roumaine âgée de douze ans dont le premier grand rôle fut dans « My little princess ». Elle avait dix ans, et jouait une ado manipulée par sa mère. Elle déclare : « Tous les matins, je m’asperge le visage d’eau fraîche puis j’applique une crème pour hydrater ma peau qui a tendance à être sèche. L’hiver ça me tire un peu plus, alors je mets Ictyane de Ducray et le reste de l’année j’adore la crème Sorbet Désaltérante Vonosource de Caudalie ». Ces propos de femme (elle avoue aussi emprunter des crèmes à sa mère.) dans la bouche d’une gamine me laissent bien perplexe. Autre exemple : Dans le Parisien du six octobre 2011 il est question d’un homme de trente-deux ans qui a eu une liaison avec une fille de quatorze ans. Il a du payer une amende et n’a été condamné qu’à six mois de sursis. On ne fera bientôt plus la différence entre une pré-ado, une ado et une femme. D’ailleurs, le pédopsychiatre Stéphane Clerget dans « Le Parisien » du 9 novembre 2011 me donne raison. Il déclare dans une interview à propos des centres esthétiques pour enfants : « A mon sens, l’idée même d’emmener une fillette à l’institut, lui laisse entendre qu’elle n’est pas suffisamment belle. On peut créer des inquiétudes, voir des complexes chez des petits qui en sont à priori dénués. Par ailleurs, on lui laisse entendre que son corps est déjà un outil de séduction et cette érotisation trop précoce est très dangereuse. L’enfant est déjà naturellement soumis à des pulsions sexuelles, et le fait d’érotiser son corps est préjudiciable à son développement ».

Revenons à « L’érotique du tennis ». Dire que le face à face tennistique est érotique, est une affirmation malsaine car l’ombre de l’homosexualité se profile à l’horizon. N’oublions pas que ce sont deux personnes du même sexe qui s’affrontent. Non pas que les homosexuels n’aient pas le droit de vivre, mais ce n’est pas la loi naturelle de la vie. Plus érotique et plus sain, est le patinage artistique qui met en scène un couple, duquel émane grâce et sensualité. Quant à dire que les joueuses de tennis appellent l’érotisme pourquoi pas ? Mais elles ne sont pas les seules. Une athlète comme Marie-Jo Pérec avec ses belles jambes était sûrement aussi sexy. De même pour la patineuse Katarina Witt ou autre jolie sportive. Côté homme, l’ex perchiste Jean Galfione faisait autant fantasmer qu’un Federer. Simplement, on parle davantage du tennis, car c’est un sport très médiatisé. D’ailleurs sous prétexte d’érotisme, on privilégie au sein du tennis le glamour, à la performance sportive. Nathalie Tauziat a eu raison de le dénoncer dans son livre « Les dessous du tennis ». D’après Franck Evrard, Séréna Williams pour son retour sur les courts à l’US Open en 2005, est apparue avec de fausses bottes en cuir, une jupette en jean légèrement délavé, un tee-shirt moulant noir cloué pour présenter sa nouvelle collection « La fureur de vivre ». Ou bien Sharapova qui en 2006 au même US Open a évolué dans une tenue noire ouverte dans le dos, et pailletée sur le devant. Ce glamour fait du reste naître des injustices car il paraîtrait d'après un article que j'avais lu que Marion Bartoli n’avait pas de sponsor côté vêtement. Pourquoi ? Simplement parce qu’elle n’est pas aussi sexy que Sharapova ? 

Une partie de tennis entre un homme et une femme lorsqu’il s’agit d’un loisir, et qu’il règne une attirance réciproque peut effectivement engendrer un certain érotisme. Mais c’est valable pour d’autres sports où entre en ligne de compte un couple. Quant à dire que l’épanouissement sexuel est un gage de performance, tout dépend pour qui. Il serait étonnant que la veille d’un match ou de toute autre compétition les ébats amoureux soient très intenses. Noah prétend qu’avant un match la jouissance sexuelle le détendait. Sans doute, mais il ne devait sûrement pas se donner beaucoup ni procurer un réel plaisir à la femme. Une phrase de Philippe Sollers est citée dans le livre : « Les derniers moments d’une partie, c’est un énorme conflit entre deux auto-érotismes. Quelle concentration de libido extravagante ». Le talent de Philippe Sollers n’est pas à remettre en cause, mais qu’il reste dans des domaines qu’il connaît. Comment peut-on dire que disputer un match de tennis est auto-érotique ? Quand on dispute un match, vraiment aucune pensée érotique ne vient à l’esprit. On ne pense qu’à la petite balle jaune, et je dirais même que c’est tout le contraire de l’érotisme. On se bat, on souffre, et surtout pas question de se laisser aller. Lorsqu’on fait l’amour c’est tout le contraire. On se détend, on se lâche totalement. 

Certains écrivains comparent le travail de la main du joueur de tennis et de l’écrivain. Pas de comparaison possible. Dans l’écriture, la main souffre. Des crampes peuvent apparaître. Au tennis c’est davantage le bras qui travaille d’où le fameux tennis-elbow. L’auteur évoque la Finissons par la comparaison que fait l’auteur entre le fait de regarder un match de tennis, et de lire un livre. Il existe effectivement une jouissance dans les deux cas. Mais l’une représente la jouissance spirituelle, et l’autre la jouissance physique. Quand on lit, l’esprit se transcende, progresse, quand on regarde un match de tennis, le corps ressent de fortes sensations. Notamment quand on a un favori. Les nerfs souffrent et on vibre. Et si l’on pratique les deux à des moments différents, l’esprit et le corps s’épanouissent. Et c’est l’équilibre le plus sain qui puisse exister  ... D’où la fameuse théorie des Grecs « Un esprit sain dans un corps sain ».

`J'adore mon métier de journaliste car il me permet d'apprendre sans arrêt et de faire de belles rencontres. Quoi de plus jouissif que de préparer soigneusement une interview et que d'essayer de poser les questions les plus pertinentes possibles ! Une espèce d'empathie fait partie de la profession, et quand l'interview se passe bien on ne voit pas le temps passer, et l'on est vraiment en symbiose avec la personne. Lorsque je rédige une critique de théâtre, ou de livre c'est pareil, je suis heureuse. Je ne regrette vraiment pas d'avoir choisi ce métier, et je m'éclate tout le temps quand j'écris. L'écriture a cela de merveilleux qu'elle permet de s'exprimer sans relâche et sans retenue. On écrit avant tout pour soi, et ce que vont en penser les lecteurs est au départ secondaire, même si bien évidemment on attend quand même une certaine reconnaissance. r. Je me bats avant tout pour défendre des idées. Et je le crie haut et fort, vive l'écriture. C'est une belle libération intérieure, une manière de faire vivre intensément son corps et son cerveau que je conseille à tout le monde… Et si ce ne sont pas les mots qui libèrent, ils peuvent être remplacés par les pinceaux, les instruments de musique ou autres. Mais vivre avec l'art a quelque chose de magique !  ...

Agnès Figueras-Lenattier