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jeudi, 30 mars 2006

Denis Baupin, deuxième acte : une réunion citoyenne.

De retour dans notre arrondissement lundi 27 mars après une première réunion consacrée au Plan de Déplacements Parisien (dit PDP) le 7 novembre 2005, le Premier adjoint au Maire de Paris chargé de la circulation et des transports a pu constater tout l’intérêt que portait la population du 14ème arrondissement à ce fameux PDP. Seconde réunion donc, avec les mêmes acteurs, sauf qu’en quelques mois un travail monumental des six Conseils de quartier est venu, non pas étoffer ou s’ajouter, mais plutôt centupler les précédents travaux d’études faits par la Ville.

Les six Conseils de quartier auxquels s'est joint le Conseil de la jeunesse, ont ainsi réalisé un travail énorme en matière de propositions et de suggestions, rues par rues, places par places, cernant les problèmes le plus localement possible, et mettant également en parallèle les flux de transit venant des proches et moyennes banlieues. Ce travail n’avait d’ailleurs pas pu encore être décortiqué, ni par les services techniques ni par les élus, au vu des épais dossiers remis au Maire du 14ème. Depuis en effet six mois, les Conseils de quartier enchaînent les groupes de travail, suivis de réunions publiques exceptionnelles s'ajoutant à celles prévues d’ordinaire. Pierre Castagnou a ainsi remercié l’ensemble des membres de ces Conseils, habitants, associations, et acteurs sociaux économiques, pour leurs travaux bénévoles en grande quantité et de haute qualité.

La démocratie locale a ainsi marqué de son sceau non seulement le PDP mais la politique municipale en général, et c’est ce qui a été le plus frappant lundi soir : si cette réunion nous a appris que Denis Baupin allait continuer sur la même voie sa politique mise en place depuis 2001, elle a en revanche marquée un cap dans ce que l’on nomme avec raison la démocratie participative, celle où les habitants prennent la parole et les dossiers sous le bras, pour suggérer, proposer, ou questionner les élus qui ont en charge les prises de décision. Contrairement à la première réunion de novembre 2005, le public a posé cette fois des questions d’intérêt général et non plus d'intéret particulier, ce qui a fait avancer par construction un débat bien engagé, tant sur le terrain que politiquement. Une personne membre d’un Conseil de quartier a ainsi demandé à Denis Baupin de participer aux comités de réflexion lorsqu’il s’agit de son quartier, ce à quoi l’élu a répondu : « Mais on y est ! ».

Avoir ainsi invité la population à s’exprimer sur un sujet éminemment politique n’amène-t-il pas à revoir la manière de considérer cette même population ? Mieux informée, plus intéressée par ce qui se décide en haut lieux, et prête à consacrer du temps pour améliorer la Ville, la population locale devient un électorat érudit, et hautement informé au moment des élections. Comment après cela oser dénigrer les Conseils de quartiers ? Comment après la somme des travaux remis par ces Conseils d’habitants, un parti politique quel qu’il soit pourrait-il se permettre d’ignorer les propositions émises ? C’est sur le constat qu’une nouvelle vie politique locale est née dans Paris, que cette réunion a permis de valider : on ne pourra plus faire de la politique en  2007 comme on en faisait en 2001 ou avant, car désormais les électeurs sont des citoyens actifs dans les prises de décisions dans la Ville.

Dan

Plus d'info :
+ A noter, afin de leur donner le plus large écho, nous proposerons à tous les Conseils de quartier du XIVe de publier leurs propositions concernant le PDP sur ce blog citoyen, dans un proche avenir.
+ Présents à cette dernière réunion, vous souhaitez en commenter le déroulement et / ou les propositions émises... Vous êtes sur un blog, vous avez la parole :-)

mardi, 21 mars 2006

Les traverses de la RATP

Traverse Bièvre – Montsouris : en trois mois d’exploitation, ce minibus de quartier a véhiculé l’équivalent d’une année prévue de trafic. Rappelons-nous que ce bus a été réclamé en 2001 par la Ville et des associations locales, et qu’il avait été refusé ; il a finalement été accordé fin 2005. On en conclu que les prévisions de trafic étaient donc bien erronées de 400 %, et en total retard avec les besoins d’au moins quatre ans ! Quelle entreprise de cette taille en France pourrait-elle faire de si grandes erreurs en terme de prévision, dans le temps et dans la quantité, sans en être affectée ?

Bien évidemment, tous auront compris que ce bus qui traverse deux quartiers s’est transformé en bus palliatif et antidote : remède à l’épouvantable 62 sur les rues d’Alésia et de Tolbiac, et médicament pour les usagers du PC, bus englué depuis les travaux du tramway dans les bouchons entre Porte d’Orléans et Porte d’Italie. Bientôt, le tramway : vive fin 2006 !

Récemment, des articles et nombreux commentaires sur ce blog ont actés une liste des bus qui ne marchent pas, et donc qui ne répondent pas du tout aux besoins actuels. Dans le 14ème les 58, 68, 28, 88, PC, et 62 ; si je me penche un peu vers le 13ème, le 67. Or depuis vingt ans (cinquante ans ?), la fréquence de ces bus et leurs horaires de fonctionnement sont restés les mêmes (le 88 est une ligne récente). Finalement, seul le 38 (le 21 ?) fonctionne correctement. Un comble, pour une grande ville soumise au grave problème de la pollution et réclamant chaque jour un peu plus de mobilité. Quelle entreprise de cette taille en France pourrait-elle se permettre d’être autant insensible aux évolutions démographiques et économiques, concernant sa clientèle appelée de surcroît usagers ?

Le problème est justement que les usagers ne sont pas considérés comme des clients, sauf lorsqu’il s’agit d’acheter cartes, tickets et coupons. L’autre problème tient au fait que contrairement aux autres villes de France, la municipalité parisienne n’a que peu d’influence sur ses transports. Ne pouvant offrir que de l’espace public (comme des couloirs de bus), la Ville ne peut gérer la qualité et la quantité du matériel roulant. La RATP peut même devenir un opposant politique à la Ville lorsqu’ Etat et Municipalité ne sont pas du même bord… Cocasse contradiction.

Les calculs de la RATP sont donc aux yeux des parisiens entièrement à refaire, et on ne s’en privera pas de le dire et redire ici sur ce blog d’habitants ; la participation récemment majoritaire de la Région Ile de France dans le STIF (Syndicat des Transports en Ile de France), aurait (on l’espère) tendance à rapprocher les cadres de cette grande entreprise monopolistique de transports, au gens qui l’utilise, peuple qui sait se faire électeur tous les cinq, six ou sept ans, et qui partout ailleurs a un espace pour se faire entendre… sauf à Paris. Il est temps pour la RATP de s’associer à ses usagers, de considérer leurs besoins en les étudiant un minimum, et surtout de répondre au plus vite aux attentes. On peut déjà souffler à notre Régie Autonome de Transports qu'une seconde traverse sera sans nul doute réclamée sur la moitié ouest de notre arrondissement, or la RATP pourra cette fois y prévoir un second (très) bon retour sur investissement.

Dan

lundi, 20 mars 2006

Un entretien avec Pierre Castagnou - Part. II (1/3)

Interviewer Pierre Castagnou, Maire du XIVe. L'idée nous trottait dans la tête depuis belle lurette... A l'occasion du Conseil d'arrondissement du 16 janvier 2006, nous avons donc franchi le pas et sollicité un entretien d'une heure. Pierre Castagnou en a accepté le principe et nous a reçu le 3 février 2006 ...pendant près de 3 heures ! Parcours personnel, premiers pas en politique, dossiers locaux et parisiens...

...Nous vous livrons ci-après la fidèle retranscription de cet entretien (*).

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Un entretien avec Pierre Castagnou

Part II (1/3)


Paris14.info (P14) : En avril 2001, vous êtes élu Maire du XIVe arrondissement. Vous étiez dans l’opposition depuis 1983… Après 18 ans dans l’opposition, quel est votre sentiment au soir de cette victoire ?

Pierre Castagnou (PC) : La joie et la satisfaction. Gagner le 14e était nécessaire pour conquérir la mairie de Paris. Mon objectif a toujours été la mairie du 14e. Depuis 95, la gauche progressait continuellement dans cet arrondissement réputé sociologiquement et électoralement conservateur. C'était donc pour moi une grande satisfaction. Mais cette victoire était d’abord une victoire collective.

P14 : Justement, une victoire collective ça commence par un travail d’équipe. Mais pour l’emporter, il faut parfois faire des concessions, notamment entre le 1er et le second tour… Il y a les fusions de listes et il faut parfois faire des choix douloureux pour son équipe. Ces négociations font parfois fi d’un travail de terrain de longue haleine… Quel souvenir avez-vous de ces négociations ?

PC : Les négociations furent difficiles, mais cela fait partie de la vie politique aussi...

P14 : La semaine du Maire ? A quoi ressemble-t-elle ? Combien d’heures de travail par semaine ?

PC : Je vais vous répondre par une banalité… La semaine du Maire, c’est une semaine de 7 jours. C’est une semaine bien remplie. De plus en plus remplie. Les exigences de nos concitoyens sont de plus en plus fortes. La vie démocratique parisienne s'est considérablement développée. La vie locale et associative est très riche.

…Ce n’était absolument pas le cas jusqu’au milieu des années 90. Il n’y avait pas la même vitalité démocratique. Le maire d'arrondissement représentait le Maire de Paris, il inaugurait les chrysanthèmes, il n'y avait pas de vraie vie dans cette mairie d'arrondissement. D’ailleurs, lors de la campagne municipale en 2001, je parlais de « réveiller la Belle au bois dormant » qu’était la Mairie du XIVe.

P14 : La mairie d'arrondissement n'est pourtant toujours pas une mairie de plein exercice : quelles seraient pour vous les compétences à récupérer ? Quel serait votre premier choix ?

PC : Difficile question. Le choix est à effectuer en fonction de l’intérêt pour les habitants et non pas en fonction de considérations ou de centres d’intérêt personnels. Allez, je chercherais la difficulté ...probablement la propreté.

P14 : Qu'est-ce qui vous plaît le plus au quotidien dans votre mission de Maire du 14e ?

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PC : J’aime bien le terme de mission. Je considère que Maire, ce n’est pas exercer une profession. C’est une mission ou une fonction. Mais c’est un tout. Si on a voulu être maire, et on vous force rarement à l’être, c'est parce qu'on s'intéresse à ses concitoyens, à l'intérêt général et que l’on veut améliorer la vie des habitants… Cela veut dire que j’éprouve un réel plaisir à rencontrer les habitants, les responsables associatifs, les animateurs de conseils de quartier… J'ai besoin de ce contact.

P14 : Il y a tout de même des servitudes… Qu’est-ce qui vous déplaît le plus dans cette fonction ?

PC : Rien ne me déplaît même si c’est une fonction lourde.

P14 : Allons, il y a des temps forts de l’action municipale qui reviennent chaque année… Il n’y a pas une corvée ? Des discours qui se répètent ? Des occasions où l’on se dit, tiens, je vais encore raconter le même truc que l’année dernière… [ rires ]

PC : Mais j'ai complètement oublié ce que j’ai dit l’année précédente ! [ rires ]

Vous allez douter de ma sincérité. Mais non. C’est peut être plus satisfaisant de travailler à la réalisation d’un équipement sportif, d’une crèche, de logements, d’une école, à l’aménagement d’un quartier que d’entendre parler de crottes de chiens ou de trous dans les trottoirs, oui ! Mais l’un ne va pas sans l’autre. Vraiment.

Parfois, des habitants viennent me voir et me disent « Excusez-moi de vous parler de ceci… ». Je leur réponds toujours : « Mais vous n’avez pas à vous excuser. Mon rôle et mon devoir, c’est d’abord de vous écouter. » Il n’y a pas de petits problèmes. Un Maire qui croit qu’il y a des petits problèmes, qui par conséquent ne sont pas de son niveau, et de gros problèmes, qui sont de sa compétence exclusive, n’est pas, selon moi, un bon maire.

P14 : Quelles qualités faut-il pour être maire ?

PC : Etre à l'écoute ; être tenace et persévérant ; être capable d'animer des équipes, c'est-à-dire d’être– le terme surprendra peut-être – une sorte de manager. Tout en sachant que c’est plus difficile, quand la Mairie n’est pas une mairie de plein exercice…

P14 : Et si un homme comme moi [ndlr : Pierre Vallet] devenait maire, que penseriez-vous ? ;-)

PC : Ecoutez, si c'est dans quelques années, c'est-à-dire si vous devenez Maire quand j’ai décidé de ne plus l’être, grand bien vous fasse !!! ;-)

P14 : Tous les élus du 14ème ont une permanence où l’on peut venir les rencontrer sans prendre de rendez-vous. Vous n’avez pas fait ce choix, pourquoi ?

PC : Non. Je sais que certains Maires tiennent une permanence. Mais je ne sais pas très bien dans quelles conditions ils la font. Parce que je sais très bien que si je tennais une permanence comme mes adjoints…

P14 : …Ce serait l’émeute…

PC : … Je me mets à la place des habitants. Je n’irais pas voir les adjoints, j’irais voir le Maire. Ma permanence ne durerait pas 3 mais 6 h et je serais obligé de dire aux habitants que je n’ai pas pu recevoir « Revenez la semaine prochaine ». C’est frustrant et ce n’est pas satisfaisant. Et pourtant, j'ai fait des permanences hebdomadaires de 1983 à 2001… J'ai l'expérience de la permanence…

En revanche, je reçois !

P14 : Eh… Nous sommes là… :-)

PC : …Je reçois des habitants, des responsables d’associations, les présidents des Conseils de quartier...

Mais je fais très attention parce que les gens prêtent au Maire des pouvoirs qu'il n'a pas, notamment pour l’attribution de logement. Donc, quand quelqu’un demande à me voir pour un logement, je réponds que ce n’est pas utile – contrairement à ce que l’on peut penser - mais qu’en revanche, il faut rencontrer notamment mon adjoint au logement, Jean Paul Millet. Les gens pensent que c’est moi qui attribue les logements. Pas du tout. Nous avons créé une commission de transparence pour cela.

Il m’arrive d’intervenir auprès du Préfet, de tel ou tel bailleur, de Jean Yves Mano, adjoint au maire de Paris chargé du logement, pour attirer leur attention sur les difficultés d’un demandeur. Mais le fait de recevoir un demandeur de logement ne fait pas avancer son dossier.

C’est la même chose pour les demandes de place en crèche. Au début j’ai parfois eu du mal à le faire comprendre. Beaucoup de gens l’admettent aujourd’hui.

(...suite de notre entretien après-demain...)

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(*) Propos recueillis par Pierre Vallet et Dan Krajcman. Merci à MRV pour son aide dans le travail de retranscription.

Plus d'info :
+ Un entretien avec Pierre Castagnou - Part. I / épisodes 1, 2 et 3.

vendredi, 17 mars 2006

Un ordre du jour et une question

Le prochain Conseil d'arrondissement aura lieu lundi prochain à partir de 19h à la Mairie du XIVe arrondissement. Voici les différents thèmes qui y seront abordés par nos élus.

- Signature d'une convention d’équipement et de fonctionnement avec l’association « La Planète des enfants » pour l’établissement d’accueil collectif non permanent, type multi-accueil de 20 berceaux sis 6, Villa Moderne – Paris 14ème ...Et attribution d’une subvention d’équipement de 46 422 euros et d’une subvention de fonctionnement de 36 445 euros pour l’année 2006 pour la structure multi-accueil. Rapporteur : Madame Marianne AUFFRET
- Opérations de couverture du boulevard périphérique substituant la société SRM – GFI à la société Ingénierie et Développement Local. Rapporteur : Madame Geneviève BELLENGER
- Réalisation des travaux de modernisation des cages d’escaliers sur les deux ailes de la Mairie et de la fermeture du péristyle à la Mairie du 14ème arrondissement 2, place Ferdinand Brunot (14ème). Rapporteur : Monsieur Michel-Roland CHARVOT
- Subvention de 1500 euros à l’association « Métro Philatélie »  domiciliée 18, rue Saint-Gothard à Paris 14ème. Rapporteur : Madame Marie-Louise PADOVANI
- Signature d’une convention de délégation de service public pour la gestion du marché aux puces et du square aux artistes de la Porte de Vanves - Paris 14ème. Rapporteur : Madame Marie-Louise PADOVANI
- Réalisation des travaux de ravalement du centre sportif Guilleminot 18, avenue Marc Sangnier (14ème). Rapporteur : Madame Carine PETIT
- Subvention à l’association Loisirs Résidentiels des Mariniers (14e) d’un montant de 5 000 euros. Rapporteur : Madame Carine PETIT
- Convention entre la Ville de Paris et l’Office du Mouvement Sportif du 14ème arrondissement pour l’attribution d’une subvention de 15 200 €. Rapporteur : Madame Carine PETIT
- Convention entre la Ville de Paris et la Mission Locale Pari d’Avenir concernant le partenariat entre les Antennes Jeunes du 14ème et 15ème  arrondissements et la Mission Locale Pari d’Avenir. Rapporteur : Madame Carine PETIT
- Couverture du roller parc du CS Jules Noël, 3 avenue Maurice d’Ocagne Paris 14ème. Rapporteur : Madame Carine PETIT
- Convention relative à l’attribution d’une subvention d’investissement d’un montant de 40. 000 € à la SA Société d’exploitation du théâtre Denfert Rochereau – Cinéma Le Denfert située 24 place Denfert Rochereau– 75014 Paris pour la rénovation et la modernisation du cinéma Le Denfert. Rapporteur : Madame Danièle POURTAUD
- Convention relative à l’attribution d’une subvention de fonctionnement et d’une subvention d’équipement d’un montant de 10.000 € à la S.A « l’Entrepôt», 7/9 rue Francis de Pressensé, 75014 Paris. Rapporteur : Madame Danièle POURTAUD
- Signature avec l'association cultuelle dénommée « Eglise réformée de Paris Plaisance » et le lycée Léonard de Vinci (14ème), d'une convention définissant les conditions d’utilisation d’une issue de secours du Temple de Plaisance (14ème), débouchant dans la cour du lycée Léonard de Vinci. Rapporteur : Madame Danièle POURTAUD

Enfin, nos élus débattront de deux propositions de voeux, l'une relative à l’attribution des places de crèches, (présentée par Marianne AUFFRET, René DUTREY, Romain PARIS et l’ensemble des élu(e)s Vert(e)s), et l'autre relative à l’entretien de la petite ceinture (présentée par Pierre CASTAGNOU, Jean-Paul MILLET et les élu(e)s Socialistes et Radical de Gauche).

Un ordre du jour (résumé) qui inspire une question : sur quels critères objectifs intangibles nos élus fondent-ils leur décision d'accorder (ou non) une subvention à une association ou à une entreprise ? Existe-t-il un document type, une "grille d'analyse", permettant en fonction d'éléments prédéfinis (exister depuis plus d'un an, être domiciliée dans le XIVe, avoir X dizaines d'adhérents, avoir des statuts démocratiques, etc.) de demander une aide ou une subvention ? En l'absence d'un tel document, opposable à toutes et à tous, où s'arrête la décision politique souveraine et responsable ? Où commence le clientélisme ?

Pierre

Plus d'info :
+ La séance du Conseil d'arrondissement est ouverte au public. Elle commence à 19h et dure en règle générale au minimum jusqu'à 21h30 - mais parfois bien au-delà... Pour vous y rendre : Mairie du XIVe, salle des mariages - 2, place Ferdinand Brunot - Métro Mouton-Duvernet - Bus 28 et 58 (arrêt Mairie du XIVe).

samedi, 11 mars 2006

Un entretien avec Pierre Castagnou - Part. I (3/3)

...Suite et fin de la 1ère partie de notre entretien...

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Paris14.info (P14) : En 83, vous êtes Conseiller de Paris du 14e. Avez-vous une anecdote à nous raconter sur cette première campagne?

Pierre Castagnou (PC) : Oui, J'avais l'intention de me présenter dans le 14e, mais étant collaborateur du Président de la République, je devais avoir son accord. Je lui ai demandé le feu vert. Il m’a répondu : « Oui si vous êtes élu ». Si j'avais été battu je ne serais pas resté à l'Elysée. Si un de ses collaborateurs était battu aux élections, il devait démissionner. C’est une règle qui ne souffrait d’aucune dérogation.

P14 : Dans le 14e arrondissement, quelles relations aviez-vous avec le Maire d’alors ?

PC : Lionel Assouad a été élu en 83. Chirac réalise alors le Grand Chelem à Paris. C’était un climat national très dur. La droite relevait la tête. En 82-83, les élections furent mauvaises pour la gauche ! Au plan local, Lionel Assouad était un homme courtois, mais nous étions politiquement adversaires.

P14 : Dans votre travail d'opposant d'alors qu'est-ce qui vous a marqué ? Quel regard jetez-vous sur le Pierre Castagnou opposant ?

PC : L’opposition était très minoritaire. C’était dur car Chirac dirigeait la mairie de manière très centralisée et autocratique. Il était très peu présent lors des débats du Conseil de Paris… C’était l'administration préfectorale d'avant transposée au niveau d'un maire élu. Cela n’a rien à voir avec la période d'aujourd'hui. Les séances ne duraient pas 2 jours ou 2 jours ½ et le Conseil d’Arrondissement était une simple chambre d’enregistrement. Il n’y avait pas lieu de débattre.

P14 : Au regard de votre travail d’opposant d’alors, comment jugez-vous le travail de l’opposition d’aujourd’hui au Conseil d’arrondissement ?

PC : No comment. Ce n’est pas à moi de juger son travail. En revanche, je crois que quand on est un élu local, il faut être très présent sur le terrain. Je crois l'avoir été dès le début.

P14 : En 86, vous intégrez la fonction publique et vous rencontrez Laurent Fabius.

PC : Non, Laurent Fabius, c’était bien avant, même si nous n’avions pas de lien particulier.

P14 : …Et depuis 86, le site officiel de la Mairie du XIVe arrondissement nous apprend que vous êtes Inspecteur Général de l'Industrie et du Commerce

PC : J'ai été nommé effectivement début 86. Cela m’a permis de découvrir, de l’intérieur, la fonction publique, le service de l’Etat… Je suis fils de fonctionnaire. Mon père était Ingénieur général du génie rural des eaux et forêts.

P14 : Vous exercez toujours une activité professionnelle ?

PC : Oui, j’ai été un temps chef de l'inspection générale de l'industrie et du commerce, et j’ai demandé à être déchargé de mes fonctions quand je suis devenu Maire. Aujourd’hui je suis Contrôleur général économique et financier au Ministère des Finances, de l’Economie et de l’Industrie… Mais je vais bientôt prendre ma retraite professionnelle...

P14 : Nous allons peut-être ouvrir une parenthèse personnelle… Parce que nous n’avons pas abordé ce sujet. Etes-vous marié ?

PC : Je suis marié. Je n’ai pas d'enfant. Mais je veux préciser une chose : je me suis engagé en politique assez tard. Vous ferez le calcul… Mais j’ai toujours tenu à exercer parallèlement à mes engagements politiques une activité professionnelle parce que j'ai toujours voulu être indépendant ; garder totalement ma liberté. Je ne suis pas un homme d’appareil, je ne suis pas un apparatchik. Cela n'a pas que des avantages sur le plan d'une carrière politique.

P14 : Il est vrai que dans l’univers politique, certaines questions anodines perdent leur sens commun. Est-ce qu'on peut lui faire confiance peut parfois être traduit par « est-il libre ? ». On peut donc comprendre votre analyse… Vous avez des hobbies ?

PC : Oui, pendant quelque temps, j’ai dirigé une rubrique consacrée au cinéma et au théâtre dans un journal. J’ai ainsi rédigé un grand nombre de critiques cinématographiques. Evidemment, aujourd’hui, c’est plus difficile pour des raisons de disponibilité…

J'aime aussi le sport. Je pratique le tennis au stade Elisabeth dans un club du XIVe, Femina Sport. Je fais du ski. J'aime voyager mais ce n’est pas toujours compatible avec ma fonction de maire.

P14 : Et le vélo alors ?

PC : J'ai fait beaucoup de vélo pendant mon adolescence. J'ai un vélo que j’utilise trop rarement.

P14 : 89-93 : Délégué interministériel aux professions libérales auprès du Premier Ministre : Michel Rocard, puis Edith Cresson et Pierre Bérégovoy.

PC : …Mais avant, j’ai été quelque temps au Cabinet de Laurent Fabius, Président de l’Assemblée Nationale.

P14 : Donc… Une anecdote relative à chacun d’entre eux ? Michel Rocard habitait le 14e…

PC : Il n’habite plus le 14e. Il est toujours adhérent au Parti Socialiste dans le 14e, mais il me semble qu’il est retourné à Conflans-Sainte-Honorine…

Non, je n'ai pas d'anecdote particulière parce que j’étais assez indépendant comme délégué interministériel aux professions libérales et n’étais pas membre du gouvernement. J’ai été nommé à ce poste par François Mitterrand. Il a fallu un certain temps pour convaincre Michel Rocard de remplacer mon prédécesseur qui avait été nommé par Chirac… Mais il a fini par accepter l’idée de voir ce poste repris par un fidèle de François Mitterrand.

Je connaissais mieux Edith Cresson et Pierre Bérégovoy, moins bien Michel Rocard. Ils m’ont laissé très libre. J'ai apprécié cette grande autonomie qui m'a permis de mettre sur les rails des projets de réformes importants.

P14 : Justement, dans le cadre de ces fonctions, y-a-t-il une ou plusieurs réformes dont vous revendiquez la paternité « technique » ? C’est souvent un travail de l’ombre…

PC : Il y a trois réformes très importantes qui ont été réalisées à ce moment-là : l'une fusionnant les professions d'avocat et de conseil juridique, l’autre introduisant le salariat dans les professions libérales, la dernière permettant aux professionnels libéraux de se regrouper sous la forme de sociétés d’exercice libéral.

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Propos recueillis par Pierre Vallet et Dan Krajcman.
Merci à MRV pour son aide dans le travail de retranscription.

Plus d'info :
+ Un entretien avec Pierre Castagnou - Part. I / épisodes 1 et 2.

jeudi, 09 mars 2006

Un entretien avec Pierre Castagnou - Part. I (2/3)

...Suite et fin de la 1ère partie de notre entretien...

Paris14.info (P14) : Vous avez donc travaillé dans le privé… Dans quelle entreprise ?

Pierre Castagnou (PC) : Oui. Parallèlement, de 75 à 81, j'ai travaillé chez Sodexho – qui s’appelle aujourd’hui Sodexho Alliance – une grande entreprise française de dimension mondiale. Je suis entré dans cette entreprise comme Directeur de la communication interne et externe du groupe. Mes opinions et mon engagement politiques étaient connus du Président de l’entreprise. Et à cette période, j'ai pris des responsabilités nationales au sein du Parti Socialiste comme Délégué national aux Cadres. Mais pas des cadres du Parti…

P14 : Dans la droite ligne de vos fonctions au sein du Centre national des jeunes dirigeants d'entreprise.

PC : Oui. Le Parti Socialiste avait besoin à l’époque de pénétrer le milieu de l’entreprise et des cadres. Donc j’avais un profil qui intéressait le 1er Secrétaire du Parti Socialiste qui était François Mitterrand.

P14 : Dans ces fonctions, vous le rencontriez régulièrement ?

PC : Oui. Je le rencontrais… Mais vous savez, c’était un homme qui avait un mode de fonctionnement particulier. Il ne tenait pas de réunions. Les rencontres se passaient très rapidement. Je lui adressais des notes. Et puis le PS est une organisation politique très structurée, avec des instances dirigeantes, un Secrétariat national, etc.…

P14 : Mais à cette époque, vous étiez avec François Mitterrand ou avec Michel Rocard ?

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PC : J’ai toujours été avec François Mitterrand. Pourquoi ai-je adhéré au Parti Socialiste ? J’ai fait du syndicalisme étudiant à Sciences-Po avec l'UNEF, au moment de la fin de la guerre d'Algérie. C’était assez vif dans le milieu étudiant. Il y avait l’OAS. J'ai adhéré au PS pour des convictions qui tiennent à ma conception de la justice, de la solidarité, de l'organisation de la société… Mais j’ai adhéré à ce moment là parce que je considérais que François Mitterrand était le seul homme politique à gauche capable de faire gagner la gauche, de nous sortir de cette longue période d’opposition et d’arriver enfin au pouvoir… La stratégie d’Union de la Gauche – que ne défendait pas Michel Rocard – était à mes yeux la seule à même de faire gagner la gauche.

P14 : De 81 à 86 vous êtes Conseiller à la Présidence de la République. Comment avez-vous été « embauché » ? Du suivi de quels dossiers étiez-vous en charge ?

PC : Quelques jours après l’arrivée de François Mitterrand à l’Elysée, Pierre Bérégovoy, qui en était le Secrétaire Général, m'appelle et me dit : « Viens me voir. » J'avais déjà travaillé avec Pierre Bérégovoy lorsqu’il était Secrétaire national du parti socialiste... Il m'annonce :  « le Président a décidé de t'engager comme conseiller technique ». Je lui ai dit : « Je suis très honoré. » Je ne m'y attendais pas du tout. Je ne demandais rien. Il me dit : « Tu viens dans 8 jours. ». Je lui ai répondu : « Non. Je dirige un service et je ne peux partir comme ça sous huitaine. » Il m’a répété : « Tu viens dans 8 jours ».

Je suis allé voir le Président de mon entreprise qui m'avait dit : « Si on t'appelle au lendemain de son élection, tu me préviens aussitôt ». Je préviens : « lundi prochain, je ne serai plus là ». C’était tout de même un peu difficile à accepter pour lui… J'ai organisé les choses et je suis arrivé en juillet à l'Elysée.

P14 : Sur quels dossiers donc ?

PC : Mon domaine de compétence n'a cessé d'évoluer : relations avec le parlement, PME, organisations patronales, Conseil Economique et Social au début. Et puis, au fur et à mesure des années, tout en gardant ces attributions, j’ai été chargé de l'artisanat, du commerce, du tourisme et des professions libérales. Quand les collaborateurs du Président quittaient l’Elysée, François Mitterrand répartissait leurs attributions entre les autres collaborateurs.

P14 : Comment interprétez-vous cette méthode de management ? C’est assez étrange ? Elle isolait le Président progressivement…

PC : Il avait appris à nous connaître dans l’exercice de responsabilités totalement différentes de celles que nous avions pu avoir au sein du Parti Socialiste. Très tôt, le Président a fait comprendre à ses collaborateurs qu’ils n’étaient plus là en tant que militants. Il avait demandé très rapidement à tous ses collaborateurs d'abandonner leur fonction au sein du Parti Socialiste. En entrant à l’Elysée, vous étiez au service du Président de la République, au service de la France. Du reste, je me souviens au début, nous préparions des projets de discours qu'il renvoyait régulièrement, en disant « Je ne suis plus premier secrétaire du Parti Socialiste. » On s’est adapté.

Quand on est conseiller à l’Elysée, on n'est pas seul. Il y a les administrations, les ministres et leur cabinet… Lorsqu’ on a à faire une note au Président de la République, on n'a pas à entrer dans le détail technique. Mais, j'ai refusé de m’occuper de l’environnement.  J’ai peut être loupé le coche. C'est Ségolène Royal qui a dit « Moi, je le prends l’environnement »

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Propos recueillis par Pierre Vallet et Dan Krajcman.
Merci à MRV pour son aide dans le travail de retranscription.

Plus d'info :
+ Pour ceux qui l'auraient raté, l'épisode 1 de notre entretien.
+ Après-demain, suite et fin de la première partie de notre entretien.

mardi, 07 mars 2006

Un entretien avec Pierre Castagnou - Part. I (1/3)

Interviewer Pierre Castagnou, Maire du XIVe. L'idée nous trottait dans la tête depuis belle lurette... A l'occasion du Conseil d'arrondissement du 16 janvier 2006, nous avons donc franchi le pas et sollicité un entretien d'une heure. Pierre Castagnou en a accepté le principe et nous a reçu le 3 février 2006 ...pendant près de 3 heures ! Parcours personnel, premiers pas en politique, dossiers locaux et parisiens...

...Nous vous livrons ci-après la fidèle retranscription de cet entretien (*).

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Un entretien avec Pierre Castagnou

Part I (1/3)


Paris14.info (P14) :
Monsieur le Maire, bonjour. Tout d’abord, nous vous remercions d’avoir accepté de nous accorder un entretien. Voici très rapidement l'exposé des thèmes que nous allons aborder… Il s’agit donc d’une interview en 3 parties peut-être 4 si nous en avons le temps.

1ère partie : Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours ? L’idée est de permettre aux lecteurs de Paris14.info de mieux vous connaître...

2ème partie : Votre rôle et votre fonction de Maire du 14e ? Ici nous souhaitons mieux expliciter la fonction, ce que vous aimez dans cette fonction, etc.

3ème partie : Un point sur tous les dossiers locaux…

…Et 4ème partie, si nous en avons le temps, nous aborderons les dossiers parisiens dépassant le cadre de notre arrondissement.

Mais, abordons tout de suite notre 1ère partie : quelle âge avez-vous ? De quelle région êtes-vous ? D’où venez-vous ?

Pierre Castagnou : J'ai 65 ans. J'ai toujours vécu à Paris. J’ai des origines béarnaises du côté de mon père. D’ailleurs, mon nom est très béarnais. Je le précise car il ne se termine pas par un x. Je n’ai donc pas d'origine auvergnate comme on le croit souvent. Et j’ai des origines bourguignonnes du côté de ma mère.

P14 : Où avez-vous fait vos études ?

PC : J'ai fait mes études au lycée Buffon dans le 15e arrondissement. Ensuite j'ai fait hypokhâgne et khâgne à Henri IV mais comme je ne me destinais pas à l'Ecole normale supérieure, j'ai bifurqué pour entrer à Sciences-Po dont je suis diplômé.

Parallèlement j'ai fait des études de lettres et d’histoires à la Sorbonne. J’ai également une licence de droit.

P14 : Khâgne et hypokhâgne, 65 ans, on n’est pas loin de 1968 au moment de votre période étudiante… Où étiez-vous au moment des « événements » ?

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PC : En 1968, je n'étais plus étudiant. Pour terminer ma licence en droit en 4e année, j'ai eu besoin de gagner ma vie. J'ai d’abord enseigné l’histoire et la géographie en classe de 1re. Je sentais déjà le souffle de mai. Quand il y a eu les événements de 1968, je travaillais au « Centre des jeunes dirigeants d'entreprise ». Le jour j'étais au travail, le soir j'allais voir ce qui se passait au Quartier Latin et même à Montparnasse où il y eut quelques échauffourées…  Le Centre des jeunes dirigeants était l'aile gauche du patronat ; le poil à gratter du CNPF de l'époque ; nous considérions que le CNPF ne répondait pas aux problèmes posés par mai 68. C’était donc une période d’affrontement - pacifique -entre le Centre des jeunes dirigeants et le CNPF.

P14 : Côté parcours professionnel, vous avez commencé dans le privé – c’est ce que nous apprend la bio officielle du site de la Mairie du XIVe – mais dans quelles entreprises et dans quel secteur ?

PC : J’ai occupé différentes responsabilités au « Centre des jeunes dirigeants d'entreprise » jusqu'à en devenir le Secrétaire Général. J’y suis resté jusqu’en 1974. J'ai démissionné, non pas par désaccord, mais parce que j'avais à l’époque décidé de m'engager dans la vie politique. Même si mes opinions et mes convictions étaient connues, mes fonctions m’interdisaient de les mettre en avant. Aussi, au bout d’un moment, j’ai dit : « Je me retire pour pouvoir m’engager et m'exprimer librement sans pratiquer la confusion des genres… » J’ai donné ma démission et j'ai été chômeur pendant quelque temps. Je pouvais prendre un tel risque.

P14 : Nous n’étions pas encore dans un contexte de pénurie. Giscard n’était pas encore arrivé… ;-)

PC : …Voilà. Oui, oui… [rires]. Je me suis retiré pour pouvoir m'engager librement. J'ai participé à la campagne de François Mitterrand.

P14 : Justement, votre entrée en politique c’est d’abord une adhésion au parti socialiste ou plutôt une rencontre avec un homme et avec François Mitterrand en particulier ?

PC : A l'époque, en 1974, j'étais encore Secrétaire Général. C'est l'équipe de campagne de François Mitterrand qui a pris contact avec moi, connaissant mes opinions, défendant un certain nombre d'idées notamment concernant la réforme de l'entreprise, l'évolution des relations sociales, la création d’entreprise... On m’a demandé un coup de main, ce que j’ai fait dans le plus grand secret d’ailleurs. J’avais été contacté par Erik Orsenna et Jacques Attali qui faisaient partie de l’équipe.

J'ai adhéré ensuite au Parti Socialiste dans le 14e où j'habitais. J’ai voulu être un adhérent de base. C’est un engagement politique que je voulais compatible avec la poursuite d’une vie professionnelle...

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Propos recueillis par Pierre Vallet et Dan Krajcman.
Merci à MRV pour son aide dans le travail de retranscription.

Plus d'info :
+ Après-demain, la suite de notre entretien...

dimanche, 05 mars 2006

Les ventes à la découpe dans le 14e (2/2)

(suite de notre article en date du 2 mars dernier)

Que ce soit dans de grands ensembles immobiliers (par exemple, actuellement rue de la Tombe Issoire) ou de petits immeubles type 1890 -1900, le 14e voit de nombreux programmes se dérouler. La chambre des notaires de Paris surveille de façon continue l'ensemble des ventes immobilières et parvient à détailler les volumes liés aux ventes à la découpe. De cette analyse (1), on parvient à détailler proportion et quantité de logements mis en vente selon ce principe sur les 8 dernières années (chiffres 2005 non disponibles). En ressort effectivement une augmentation sur les dernières années, puisque plus de 500 logements sont concernés dans le 14e, ce qui représente désormais plus d'un logement sur cinq vendus dans notre arrondissement.

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Si le phénomène n'est pas nouveau, comme exposé précédemment, le nombre maximum de ventes à la découpe fut atteint sur Paris en 1997, lorsque les prix de l'immobilier furent au plus bas des 20 dernières années.

medium_vente_a_la_decoupe.jpg

Les effets de la vente à la découpe

Qui plus est, la chambre des notaires note que si on compare strictement le prix au m2, les appartements vendus à la découpe sont en moyenne moins chers que les autres. Explication qui peut en être donné est le fait que les appartements à la découpe sont généralement parmi les plus grands en superficie, ayant par nature un prix au m² inférieurs aux plus petits. Le prix n'est donc que simplement en parfaite relation avec le marché.

Si, pour le 14e, les ventes à la découpe représentent 21% du marché (2004), de façon plus globale, pour Paris elles représentent grosso modo 15% des ventes. Interdire comme le proposent certains (2), ou limiter plus encore par la législation ces ventes relève donc plus du jeu politique que d'un pragmatisme économique : en contractant l'offre de 15% sur un marché déjà exsangue, et où les prix sont tirés vers le haut faute d'adéquation entre la demande et l'offre, nul doute que les prix ne cesseront de monter.

Mais ce ne serait évidemment pas le seul effet. Alors que le logement de façon plus global souffre de pénurie, ce serait également donner un signal fort aux investisseurs institutionnels afin de les dissuader complètement d'investir dans des constructions de logements. Pour eux, ces actifs seraient immobilisés ad vitam aeternam sans possibilité de s'en désengager.

Enfin, ce n'est évidemment pas sans conséquence sur la population de l'arrondissement. Ce n'est pas là une question de mixité sociale, (seuls les revenus > 5300€/mois sont concernés) mais une question sociologique. Le bobo est remplacé par le petit propriétaire, certainement bourgeois lui aussi mais probablement moins bohême.

Pascal

(1) cf. Chambre des Notaires de Paris.

(2) cf.
Dominique Strauss-Kahn.

Plus d'info :
+ Demain soir, les ventes à la découpe dans le 14ème - réunion publique avec Marie-Noëlle Lienemann (ancienne ministre du Logement) à l'invitation de Pierre Castagnou - Mairie du XIVe, salle des mariages - le 6 mars à 19h.
+ Notre fil d'actu "logement & 14e".
+ Un bon plan logement ? Ici.

jeudi, 02 mars 2006

Les Ventes à la découpe dans le 14e (1/2)

Le 6 mars prochain aura lieu une réunion (1) organisée par la Mairie du 14ème sur un sujet sensible : les ventes à la découpe. A l'invitation de Pierre Castagnou - et à l'occasion de la publication de son livre - Marie-Noëlle Lienneman, ancien Ministre déléguée au Logement (1992-1993) et Secrétaire d'Etat au Logement (2001-2002), exposera ses préconisations pour lutter contre ce phénomène.

Ce système de vente par appartement d'ensemble immobilier est depuis quelques temps la cible de nombreuses attaques venant de la classe politique comme de la société civile. Objet d'une importante médiatisation, ce principe est fortement décrié compte tenu du nombre de personnes concernées et de leurs particularités. Notre 14ème arrondissement voit tout particulièrement ce mécanisme de ventes immobilières. Sans tomber dans un manichéisme, quels sont les effets réels des ventes à la découpe ?

Les ventes à la découpe, kezako ?

Nombre de grands investisseurs (assurances, banques, mutuelles, etc.) disposent d'un parc immobilier conséquent, notamment sur Paris. N'étant pas soumis aux mêmes aléas que les personnes physiques, ces investisseurs ont conservés longtemps dans leurs actifs ces biens immobiliers. Or la chute de l'immobilier au début des années 90 a démontrée la fragilité de ces actifs, les poussant à réduire leur exposition au marché immobilier. Est donc apparue dès les années 90 une vente massive de ces logements.

Le principe appliqué à la vente est bien sûr dès le début en respect avec les obligations légales, autorisant tout propriétaire à ne pas renouveler un bail pour effectuer une vente, et donnant un droit de préemption à son locataire. Mais la hausse de l'immobilier a modifié la donne et transformé ce qui pouvait paraître pour le locataire souvent comme une aubaine parfois en véritable calvaire. Les prix actuels sont effectivement devenus prohibitifs pour la plupart des locataires. Toutefois cela n'a pas toujours été le cas. On peut citer par exemple (2) un programme de vente à la découpe en 1998 rue du commandant Mouchotte où 35 à 45% des locataires ont exercés leur droit de préemption pour acquérir leur  logement à 2300 €/m², ce qui en laisserait plus d'un songeur aujourd'hui. Plus proche mais toujours bien visible, le panneau publicitaire de la GEMCO Avenue du Général Leclerc annonçant des appartements à 4400€/m². Aujourd'hui, avec une hausse de l'immobilier portant le prix moyen du m² à plus de 5500 €, ce même phénomène de ventes à la découpe catalyse désormais toutes les attaques contre ce qui est appelé spéculation immobilière.

Une législation déjà étoffée

Pourtant, la législation n'a cessé de s'alourdir afin de protéger les locataires contre ce type de vente. Désormais tout locataire invalide de façon importante ou qui aura 75 ans révolus d'ici à la fin de son bail peut rester occupant. De plus, est protégé tout locataire aux revenus inférieurs à 100 % du plafond du PLI (prêt locatif intermédiaire), donc qui gagne moins de 5 300 € par mois pour un couple sans enfant et 6 300 € pour un couple avec deux enfants (3). Effet pervers inéluctable, mieux vaudrait pour un propriétaire institutionnel ne jamais louer aux personnes aux revenus modestes, ou à des personnes âgées et handicapés au risque de ne pas pouvoir disposer de ses actifs...  Un comble.

Face à cette législation, des groupes spécialisés ont investi cette activité de réhabilitation, de commercialisation et de traitement très juridique de chacun des dossiers. Cette activité étant souvent bien éloignée du périmètre d'activité des propriétaires des ensembles immobiliers, cette vente leur est souvent déléguée. Certes, parfois leurs agissements sont bien à la limite du droit mais leur plus grand tort serait d'avoir une rentabilité très importante, d'être bien souvent d'origine américaine mais surtout d’oser s'attaquer à des locataires ayant des revenus de plus de 5300 €/mois…  Même en éprouvant toute sympathie avec Jeanne Moreau ou Lionel Jospin, on peut se douter que l'écho médiatique serait bien moindre si les locataires " découpés " était issus de classes plus défavorisés, et notamment avec moins d'éléments évoluant dans les sphères médiatiques.

Enfin, et c'est bien ce qui a fait réagir légitimement beaucoup de locataires, les logements avaient tendance à être vendu en premier lieu (avant réhabilitation, marketing, commercialisation) à ces intermédiaires pour des prix souvent inférieur au prix du marché. Ces locataires, parfois non informés du changement de propriétaire, ne le découvraient que lors de la vente par morceau effectuée par ce même intermédiaire. Bien sûr, cette vente où la préemption du locataire était applicable se faisait une fois la marge prélevée, à des prix bien supérieurs aux prix initiaux. Une proposition de loi a été adoptée le 16/06/2005 afin de rendre ce mécanisme impossible puisque si l'acquéreur ne s'engage pas à maintenir le statut locatif pendant six ans, le locataire doit être informé des conditions de vente de son logement par le vendeur et acheter directement auprès de lui - en principe avant que l'acquéreur impose une plus-value supplémentaire. A noter, Yves Cochet, député (Vert) du XIVe arrondissement - 11e circonscription (Plaisance / Petit-Montrouge) a voté contre ce projet de loi (4). Principale demande des opposants à ce texte, que la décision revienne entièrement aux collectivités locales en émettant un permis de diviser comme il existe un permis de construire.

Pascal

(1) Mairie du XIVe, Salle des mariages - 6 mars 2006 - 19h.
(2) Groupe Ad Valorem.
(3) cf. Agence départementale d’information sur le logement de Paris.
(4) cf. quotidien La Tribune - 17/06/05.

Plus d'info :
+ Notre fil d'actu "logement & 14e".
+ Un bon plan logement ? Ici.

mercredi, 01 mars 2006

L'agenda du XIVe : Mars 2006

...Il est complété avec le concours des Internautes qui nous adressent leurs infos.

Voici donc l'agenda du XIVe arrondissement pour le mois en cours et au-delà...

Mars 2006

01 / Gadjo Dilo de Toni Gatlif - Ciné Club du XIVe avec les Conseils de quartier Didot / Porte de Vanves & Pernety - L'Entrepôt - 7 rue Francis de Pressensé - 20h - 4€.
04 / Atelier populaire d'urbanisme - Centre social Didot-Broussais - 96, rue Didot (accès par le n°96 bis) - 10h.
04 / Femmes de lettres, femmes de tête - Conférence dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme - Mairie annexe, 12, rue Durouchoux - 16h30.
04 / ...Et jusqu'au 8 mars, c'est le Printemps des poètes.
04 / Rencontre et signature de Nathalie Brisac pour Kakine Pouloute - librairie Les Minots - 121, rue du Château - toute la matinée.
04 / A l'initiative de la Ronde des Bébés, « Cine parents bébé » avec Match Point de Woody Allen - Venez profiter des joies du cinéma en famille avec votre bébé et offrez vous un film suivi d'un apéro (table à langer / local poussette/ animation portage en écharpe) - 7€ par famille - L'Entrepot,  7/9 rue Francis de Pressensé (métro Pernety) - 11h.
04 / A l'occasion de la sortie de son ouvrage Le Scandale du logement, dédicace Marie-Noëlle Lienemann à la librairie Tropiques - 63, rue Raymond Losserand - 17h30 à 19h30.
04 / Concert Rock Spirale & MorgenBuzz - centre d'animation Vercingétorix - 181 rue Vercingétorix - PAF 5€ (adhérents 3€) - à partir de 19h.
05 / Femmes latino américaines - Film documentaire et concert dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme - Mairie annexe, 12, rue Durouchoux - 15h.
05 / Lecture en musique « La pluie » de D. Keene et « En ces temps-là, l’amour » de G.Segal - centre d'animation Vercingétorix - 181 rue Vercingétorix - 17h.
06 / Les ventes à la découpe dans le 14ème - avec Marie-Noëlle Lienemann (ancienne ministre du Logement) à l'invitation de Pierre Castagnou - Mairie du XIVe, salle des mariages - 19h.
07 / Concert du conservatoire (gratuit) : Calmel, Girard, Saint-Saëns (Le Carnaval des Animaux) avec l'ensemble instrumental  « A ciel ouvert » - Salle des fêtes de la Mairie annexe - 12, rue Durouchoux - 20h.
08 / Avec l'association "Aventure du Bout du Monde", les "Projections du Mercredi" : thème "Argentine" - FIAP, salle Bruxelles, niveau inférieur - 30, rue Cabanis - Tarifs adhérents 3 €; non-adhérents 6 € - 20h30.
09 / Bal du Casa - Salle des fêtes de la Mairie annexe, 12, rue Durouchoux - 14h30.
10 / ...Et jusqu'au 26 mars, Cécile Girard expose ses peintures à la Galerie Expression Libre - 41 rue Hippolyte Maindron -  du mardi au dimanche de 12 h à 19 h 30. Attention : vernissage le 9 mars...
11 / Lecture aux tout-petits (3-6 ans)  « Miam, beurk ! » autour du thème de l'alimentation - Librairie les Minots - 121, rue du Château - 11h.
11 / Bourse d'échange Jouets et vêtements 0-4 ans - Ouverture au public à 13h  Clôture à  18h - Rue du moulin des lapins (Métro Pernety) - Contact inscription et renseignements : Pascale (06 88 56 38 43).
11 / Les Gros Mots ! Lecture-spectacle avec la Compagnie les Téléfériques - Centre d'animation Vercingétorix - 181-183, rue Vercingétorix - 19h à 21h.
12 / Les Mots d'Amour !  Lecture-spectacle avec la Compagnie les Téléfériques - Centre d'animation Vercingétorix - 181-183, rue Vercingétorix - 15h à 17h.
12 / A l’initiative d’Irina Kojine, professeur de piano de l’association Kalédoïk, un concert est organisé pour sa classe en particulier, et pour quelques autres élèves désireux de participer + Irina invite pour cette occasion des violonistes de talent qu’elle a coutume d’accompagner - Entrée libre - Centre d'animation Vercingétorix - 181-183, rue Vercingétorix - à partir de 18h30.
13 / Groupe de Paroles avec la Compagnie du Cabaret Feuilleton - Une soirée festive où une quinzaine de personnes se retrouvent pour inventer l’imaginaire de leur quartier : l’histoire d’un voyageur, une journée de gare... - Chacun amène de quoi grignoter... et profite de cette occasion pour rencontrer de nouveaux voisins, d’autres associations, ... -Centre d'animation Vercingétorix - 181-183, rue Vercingétorix - à partir de 20h.
14 / Conseil de Quartier Jean Moulin / Porte d’Orléans - Ecole élémentaire 5, rue Prisse d’Avennes - 19 h 30
16 / Réunion de concertation pour la rénovation du square des Jonquilles (212-213, rue Vercingétorix & rue des Jonquilles) en présence de René Dutrey, Premier Adjoint à la Mairie du XIVe chargé de l’environnement et des espaces verts, des représentants de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces Verts - Centre d'animation Vercingétorix - 181 rue Vercingétorix - 19h.
16 / Chansons françaises - Salle des fêtes mairie annexe - 12, rue Durouchoux - 20h30.
17 / ...La Saint Patrick. Avis aux amateurs de pubs [ndlr : merci de prononcer "peub"] !
18 / Journée « Dorioùdigor - Portes ouvertes » à l'école Diwan - 92 bis boulevard du Montparnasse - plus d'info au 01 48 90 45 18.
18 / ...Et 19 mars, Journées d'amitié des Franciscains - Couvent des Franciscains - 7 rue Marie-Rose. Programme détaillé sur www.franciscains-paris.org.
18 / Atelier populaire d'urbanisme - Centre social Didot-Broussais, 96, rue Didot (accès par le n°96 bis) - 10h.
18 / Avec l'association "la Ronde des Bébés", atelier "portage" -  181, rue Vercingétorix - 16h.
18 / Réunion d'information sur la grippe d'aviaire avec la participation d'Axel Kahn - Salle polyvalente de la Mairie - 9h.
19 / Commémoration du cessez le feu et de la fin de la guerre Algérie - Parvis de la mairie - 10h30.
20 / Conseil d’arrondissement - Séance publique - Mairie du 14e, salle des mariages - 19h.
23 / Pomme d’api d’Offenbach - Spectacle du Casa - Mairie annexe - 12, rue Durouchoux - 14h30.
23 / Comité d’initiative et de consultation de l’arrondissement (CICA) - Séance publique - Mairie du 14e, salle des mariages - 19h.
25 / Ciné-ma différence...
25 / ...Et 26, c'est la fête de l'Arbre au Parc Montsouris (entrée angle Reille / Coty) - Présentation de différentes facettes des métiers de l’arbre à Paris + ... la subdivision arboricole procédera à des démonstrations de déplacements dans les arbres + une information sur les plantations réalisées dans le cadre du Tramway. Des représentants de la Mission Tramway seront aussi présents pour informer promeneurs et riverains de l’évolution des
travaux - 9h à 17h.
25 / Rencontre et signature de Marie Donzelli pour Moi quand j'étais petite, éd. Petit Phare. - Librairie les Minots - 121 rue du Chateau - 11h à 17h.
25 / ...Et 26 (bis) Journées d'Amitié de la Paroisse Notre-Dame-du-Travail - Programme complet sur paroisse.ndtravail.free.fr...
26 / Bal Rock - Salle des fêtes de la Mairie annexe - 12, rue Durouchoux - 15h.
29 / Réunion « Les parents ont la parole » (sommeil, alimentation, allaitement, éducation...) - Café associatif "Le moulin à café", Place de la garenne - 18h30 à 20h.
31 / Théâtre La pluie appartient aux enfants par la Compagnie Alzaïa - spectacle en deux temps, comme un battement de coeur - Centre d'animation Vercingétorix - 181-183, rue Vercingétorix - 20h.

Avril 2006

01 / Histoires de doudous - lecture pour les petits (3-6 ans) - Librairie les Minots - 121, rue du Château - 11h.
01 / Tremplin Hip hop #3 (c'est bientôt la finale !) - découvrez le talent des jeunes du quartier !!! - Centre d'animation Vercingétorix - 181-183, rue Vercingétorix - à partir de 19h.
04 /  Conseil de Quartier Montparnasse / Raspail - Ecole élémentaire 24, rue Delambre - 19 h 30.
04 / Concert du conservatoire (gratuit) : Bach, Girard, Escaich, Mozart avec l'orchestre des élèves (2e et 3e cycles) - Salle des fêtes mairie annexe, 12, rue Durouchoux - 20h.
05 / Nous nous sommes tant aimés de E. Scola - Ciné Club du XIVe avec les Conseils de quartier Didot - Porte de Vanves et Pernety - L'Entrepôt - 7 rue Francis de Pressensé - 20h - 4€.
05 / Concert du conservatoire (gratuit) - à 19h, orchestre du 1er cycle - à 20h, orchestre d'instruments à vent avc l'orchestre d'élèves et l'ensemble de saxophones d'Ile de France - Salle des fêtes mairie annexe, 12, rue Durouchoux - 20h.
11 / "Le médecin malgré lui" - représentation théâtrale (texte de Molière et Musique de Gounod) - mise en scène Jean-Paul Vauquelin - musique par l'association lyrique du 1ème arrondissement - mairie du XIVe - salle des fêtes - 20h.
12 / ZigZags par la Compagnie Miel de Lune - Spectacle pour petits et grands, balade poétique et drôle au gré de différents tableaux où les danseurs-comédiens illustrent chacun une façon de vivre sa relation à l'autre ...Un zapping ludique aux allures de clip vidéo - à partir de 18h30.
25 / Concert du conservatoire (gratuit) - Chorale du Conservatoire I "Contes de l'enfance" - Salle des fêtes mairie annexe, 12, rue Durouchoux - 20h.
26 / Réunion « Les parents ont la parole » (sommeil, alimentation, allaitement, éducation...) - Café associatif "Le moulin à café", Place de la garenne - 18h30 à 20h.
25 / « Mots d’ici venus d’ailleurs », lectures et voyage littéraire au cœur d’œuvres d’auteurs d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, des Caraïbes, d’Europe, d’Orient et du Maghreb - Avec  Simone Hérault - Textes de Maïssa Bey, Tahar Ben Jelloun, René Depestre, Dany Laferrière, Nancy Huston, Léopold Sedar Senghor, Emmanuel Dougala, Amin Maalouf… - Libre participation - L’Entrepôt, la Galerie - 7/9  rue Francis de Pressensé - Tél 01 45 40 07 50 (Métro Pernéty).
28 / Avec l'association "la Ronde des Bébés" et Olivier Morel (professeur / auteur de « la fessée »), conférence sur le thème "Comment dire non à son enfant" - 181 rue Vercingétorix - 20h.
29 / Ciné-ma différence...

Mai 2006

03 / La prisonnière du désert de J. Ford - Ciné Club du XIVe avec les Conseils de quartier Didot - Porte de Vanves et Pernety - L'Entrepôt - 7 rue Francis de Pressensé - 20h - 4€.
13 / Bourse aux vélos avec l'association Mieux se déplacer à Bicyclette...
20 / Ciné-ma différence...
31 / Réunion « Les parents ont la parole » (sommeil, alimentation, allaitement, éducation...) - Café associatif "Le moulin à café", Place de la garenne - 18h30 à 20h.

Juin 2006

07 / Soirée courts métrages - Ciné Club du XIVe avec les Conseils de quartier Didot - Porte de Vanves et Pernety - L'Entrepôt - 7 rue Francis de Pressensé - 20h - 4€.
09 / Avec l'association "la Ronde des Bébés" et Francine Dauphin (sage femme), conférence sur le thème "la naissance" - 181 rue Vercingétorix - 20h.
13 / Conseil de Quartier Jean Moulin / Porte d’Orléans - Ecole élémentaire 5, rue Prisse d’Avennes - 19h30.
17 / Vide-grenier de la rue Didot - Plus d'info et inscription sur www.acadidot.com...
20 / Conseil de Quartier Montparnasse / Raspail - Ecole élémentaire 24, rue Delambre - 19h30.
24 / Ciné-ma différence...
28 / Réunion « Les parents ont la parole » (sommeil, alimentation, allaitement, éducation...) - Café associatif "Le moulin à café", Place de la garenne - 18h30 à 20h.

Pierre

Plus d'info :
+ Votre info, votre actualité ne figure pas encore sur cet agenda ? Ecrivez-nous (pour les pièces jointes type "programmes détaillés et photos d'illustration" ou laissez-nous un commentaire !
+ L'agenda de Février 2006.