Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 26 juillet 2007

Les entretiens de l'été : Pierre Castagnou (part. V)

Paris14.info prend ses quartiers d'été et vous propose de retrouver l'essentiel des interviews conduites sur l'année passée...
Nous vous livrerons au passage, nos impressions et séquences "off" sur ces entretiens...
A tout seigneur, tout honneur, nous débutons cette série estivale avec une interview de Pierre Castagnou, Maire du XIVe arrondissement diffusée dans nos colonnes au mois d'août dernier...

Part. V : petite enfance & crèches.

Paris 14 (P14) : À quand une crèche dans le secteur de la Porte d'Orléans, n’était-elle pas prévue rue Morère ?

Pierre Castagnou (PC) : C’était difficile rue Morère pour des raisons techniques ; ou alors le coût aurait été très élevé… Mais il y aura des places réservées à la Mairie d’arrondissement dans la crèche de la poste Bachelard, qui va ouvrir près de la Porte d'Orléans : 15 places.

P14 : S’agissant des crèches, pourriez-vous nous donner quelques chiffres ? Combien y-a-t-il de places de crèches dans le XIVe et pour combien d’enfants en bas âge ? A la fin de la mandature, combien de places supplémentaires aurez-vous construit ?

PC : Il y a très exactement 1758 places de crèche pour un total de 3900 enfants de moins de 3 ans. Nous aurons attribué en fin d’année 2005 un peu plus de 600 places sur 1600 demandes. La manque de places est un vrai problème, même si, en la matière, le 14e n’est pas l’arrondissement le plus mal loti. 

P14 : Mais il y a l’air d’avoir une forte disparité, comme par exemple entre le quartier de la Place de Catalogne qui a plus de places que dans le sud de l'arrondissement.

PC : Oui, c’est vrai ; le problème est souvent celui de locaux ou de terrains disponibles.

P14 : Le fils de Laurent Fabius, Thomas Fabius, a pour métier d’installer des crèches dans les entreprises privées. La Mairie ne pourrait-elle pas négocier des accords et demander des contingents de 10-15 places pour le secteur public, quitte à financer une partie ?

PC : Oui, je connais cette initiative. Nous sommes ouverts à toute discussion. Pour preuve, le projet engagé avec la poste, qui  est un établissement public, ou avec l’hôpital Ste Anne dont la crèche accueillera les enfants du personnel mais aussi des enfants de l’arrondissement.

P14 : La gare de la petite ceinture sur l’Avenue du Général Leclerc, dite gare de Montrouge, ne pourrait-elle pas être utilisée pour une crèche ? Au passage, est-il prévu de protéger ce patrimoine ?

PC : Elle est en très mauvais état. Mais la Ville n’est pas chez elle. La gare appartient à Réseau ferré de France (RFF).

A la fin de la mandature, nous aurons créé 290 places. C’est encore insuffisant, bien évidemment, mais le retard accumulé est important et ne pouvait pas être comblé en une mandature. Cela d’autant plus qu’au niveau parisien les arrondissements de l’Est parisien souffraient d’un manque encore plus important qu’il a fallu essayer de combler.

P14 : A combien estimez-vous les besoins ?

PC : Un millier de demandes n’ont pu être  satisfaites cette année. Mais parfois les parents peuvent trouver une solution avec la garde à domicile... Ce qu’il faut, c’est, au minimum, pouvoir satisfaire les demandes des familles qui financièrement n’ont pas d’autres solutions que les crèches.

P14 : Les gens posent des questions sur les suivis des dossiers. Les familles pourraient-elles avoir la possibilité de suivre leur dossier sur internet ? Et d’autre part, quels sont les critères d’attribution au sein de la commission transparente ? Un seuil de revenu ?

PC : Je retiens cette idée d’accessibilité du dossier en ligne… Nous avons crée un Bureau des crèches auquel tout le monde peut s’adresser pour déposer une demande ou savoir ou en est son dossier. Sous l’ancienne équipe, les demandes de places étaient gérées par le cabinet du maire…
Une commission de transparence se réunit tous les trimestres. Des critères d’attribution ont été fixés : l’emploi (ou la formation), les horaires de travail et le temps de trajet, les revenus, la domiciliation, la situation familiale (on sait qu’à Paris, il y a un pourcentage très élevé de familles monoparentales), l’âge des enfants, d’éventuels rapports des services médico-sociaux.

Cette commission fonctionne très bien. Personne ne critique son fonctionnement. Elle est présidée par mon adjointe chargée de la petite enfance [NDLR : Marianne Auffret]; y siègent également mon adjoint chargé des affaires scolaires [NDLR : Vincent Jarousseau], un représentant de l’opposition, la coordinatrice des crèches de l’arrondissement, un médecin…

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Subventions aux associations, accès aux équipements municipaux, finances de la Ville... Suite de notre interview demain.

------------------------------

Les commentaires...

...Sur le sujet des places de crèche, la bataille de chiffre continue de faire rage. Il n'y a qu'à consulter l'article publié il y a quelques jours...

Arrêtons-nous cependant aux chiffres donné par le Maire du XIVe. 1758 places de crèche pour un total de 3900 enfants de moins de 3 ans. 600 places attribuées en 2005 sur 1600 demandes. 900 candidatures rejetées. A la fin de la mandature, 290 places devraient avoir été créées. Mais si l'optimisme est sans doute une qualité pour un politique, il semble que le Maire du XIVe soit un forcené en la matière. Les derniers chiffres comuniqués en mars 2007 par la Mairie de Paris (cf. http://www.paris.fr/portail/viewmultimediadocument?multim...) font en effet état de 130 places de crèches et 37 places de halte-garderie créées. Créations auxquelles il convient d'ôter 20 à 26 autres places fermées. Nous en arriverions donc à un solde de 141 à 147 places créées sur une mandature d'une durée exceptionnelle de 7 ans.

Bref, nous avons sollicité Marianne Auffret pour en savoir plus et nous reviendrons vers vous avec une réponse à la rentrée.

vendredi, 20 juillet 2007

Les entretiens de l'été : Pierre Castagnou (part. III)

Paris14.info prend ses quartiers d'été et vous propose de retrouver l'essentiel des interviews conduites sur l'année passée...
Nous vous livrerons au passage, nos impressions et séquences "off" sur ces entretiens...
A tout seigneur, tout honneur, nous débutons cette série estivale avec une interview de Pierre Castagnou, Maire du XIVe arrondissement diffusée dans nos colonnes au mois d'août dernier.

Part. III : logement social, Loi SRU et spéculation immobilière...

Paris 14 (P14) : Nous allons aborder le thème du logement social. La Ville de Paris finance 4000 logements sociaux chaque année, le chiffre couramment évoqué est celui de 100.000 demandeurs de logements sociaux, près de 5000 pour le seul 14ème arrondissement. Quelle est la durée moyenne d'attente pour un logement social ? Faut-il attendre plus de 10 ans ?

Pierre Castagnou (PC) : La difficulté à laquelle nous sommes confrontés, c’est d’abord le très faible taux de rotation : 4% sur Paris et 2,5% sur le 14ème arrondissement. Donc il y a peu de logements qui se libèrent.

La Ville construit beaucoup. Elle rachète aussi des immeubles privés pour les transformer en logements sociaux. Dans l’arrondissement, nous avons aussi 3 projets de maison relais pour les personnes en grandes difficultés sociales. Jamais autant n’a été fait en matière de logement. Mais il faut que tout le monde s’y mette. Le problème du logement n’est pas que parisien, il est aussi francilien. Trop de villes refusent de construire des logements sociaux !

P14 : Vous dites que l’un des problèmes dans le 14ème c’est le faible taux de rotation. Mais la Ville achète dans le 16e où le taux est encore plus faible. Ma question c’est le problème n’est-il pas le droit au logement social à vie ? On vous donne à l’âge de 30 ans un logement correspondant à vos besoins familiaux. 40 ans plus tard, vos besoins ont évolué mais vous êtes toujours dans le même appartement…

PC : Quand la situation du locataire évolue mais qu’il souhaite rester dans son logement, on ne peut pas non plus lui dire « vous dépassez le plafond, donc vous quittez » ! La loi prévoit des surloyers.
La Ville, par l’intermédiaire des bailleurs sociaux comme l’OPAC, développe les échanges de logements  pour que par exemple les foyers où il n’y a plus d’enfants, puissent trouver un logement plus adapté et laisser leur appartement à une nouvelle famille.  C’est une politique nouvelle mais elle n’est pas aisée à mettre en oeuvre. Les gens sont attachés à leur logement, leur immeuble, leur quartier…

P14 : Combien de logements sont réellement disponibles sur les 4000 logements financés par la Ville ? Le chiffre de 1200 est avancé…

PC : Dans le 14e, la grande majorité des logements financés sont des logements construits et non acquis, soit les deux tiers. Dans l’arrondissement, sur le millier de logements sociaux nouveaux financés sur 2001-2008, 650 relèvent de la construction neuve et 365 de l’acquisition.

P14 : Il y a une situation d’urgence absolue : au sein de la commission transparente d’attribution, comment fait-on le tri ?

PC : Il y a 4600 demandeurs de logements dans le 14ème. En raison du très faible taux de rotation, à peine 80 logements peuvent être proposés par an. Et il est déjà arrivé que certains mois aucun logement ne puisse être proposé… Après, la commission examine selon les critères qu’elle a définis, et sélectionne (ce qui n’est pas facile) trois demandeurs par logement avec un ordre de priorité. Puis c’est le bailleur, et non la commission, qui attribue.

Mais il faut être réaliste : la crise du logement n’est pas que parisienne. Elle est nationale. Il y a trois millions de personnes en France qui sont mal logées, ou pas logées du tout. Emmaüs reconnaît dans son rapport annuel l’effort fait par la Ville de Paris. Mais Paris n’est pas en mesure, à elle seule, de résoudre le problème du logement à Paris. Dans ce domaine, il faut une impulsion très forte, une politique très volontariste de l’Etat ; il faut une mobilisation des collectivités locales, et s’agissant de Paris, c’est en associant les communes limitrophes qu’on pourra mieux répondre à une vraie politique foncière. Il a fallu toute l’énergie de Jean Paul Huchon pour obtenir le feu vert de l’Etat afin de créer une agence foncière Régionale.

Il faut lutter contre la spéculation immobilière et contrôler la hausse des loyers. Dans une ville comme Paris c’est essentiel. Il faut aussi utiliser le droit de réquisition. Dans le passé ça a été fait par des gouvernements de gauche, ceux de Pierre Bérégovoy et de Lionel Jospin. Marie-Noëlle Lienemann, alors ministre du logement, avait réquisitionné le 26 rue de la Tombe Issoire où l’on avait fait des travaux pour loger provisoirement des familles en difficulté.

Cela sera l’un des thèmes majeurs des campagnes présidentielle et des législative. En tant qu’homme de gauche, j’ai trouvé invraisemblable que l'Abbé Pierre ait été obligé de faire un deuxième appel après son premier appel de 1954. Et 50 ans après, on est toujours dans la même situation, même pire ! Ce n’est pas acceptable. Cet hiver, Médecins Sans Frontières a distribué des tentes au sans-abri pour attirer l’attention sur ce grave problème.

P14 : Dans la rue du Commandeur, il y a des bureaux vides… ?

PC : Il s’agit d’un immeuble privé. Nous avons souhaité le racheter mais le prix était trop élevé. Finalement, c’est le siège national de l’UCPA qui s’y est installé.
Le 14e va dépasser en 2006 20 % de logements sociaux. D’ici la fin de la mandature, l’arrondissement comptera plus de 7% de logements sociaux supplémentaires.

P14 : La loi SRU oblige à 20 % de logements sociaux : faut-il aller au-delà de la loi ? Faut-il s’arrêter là ?

PC : La loi est destinée à contraindre les communes qui ne le font pas à construire des logements sociaux. Sur Paris, chacun a pu constater la résistance de certains maires, dont certains ne se gênent pas pour faire la leçon, à construire des logements sociaux dans leur arrondissement où ces 20% sont très loin d’être atteints. 20% est un minimum. Nous devons être en mesure d’apporter une réponse aux demandeurs de logements sociaux. Paris va aussi plus loin. Le PLU impose 25 % de logements sociaux dans les programmes de construction neuves.

Bien sur, il ne s’agit pas de construire n'importe où, n'importe comment. Mais les programmes de logements sociaux sont aujourd’hui de belle qualité architecturale. Il y a aussi le problème des ventes à la découpe qui touchent beaucoup d’immeubles à Paris et dans le 14ème, comme rue du Commandant Mouchotte, où finalement le propriétaire à renoncé à vendre après que la Ville ait annoncé qu’elle entendait acheter.

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Suite de notre entretien lundi avec la question des sans-abri.

----------------------------

Les commentaires...

In fine, Pierre Castagnou ne conteste pas nos chiffres. Si 4000 logements sociaux sont financés chaque année, un peu plus de 1000 seulement sont disponibles. Un chiffre en baisse par rapport aux années Tibéri. Si "jamais autant n'a été fait en matière de logement", jamais les résultats obtenus n'ont été aussi dérisoires et Bertrand Delanoë, en poursuivant à Paris une politique du logement social qui avait pourtant déjà fait les preuves de son inefficacité, devra assumer pleinement cette crise qui aura conduit l'Abbé Pierre à un nouvel appel...

Et pour cause, comme le relève le Maire du XIVe arrondissement, la question du logement social n'est pas parisienne mais francilienne. Personne ne semble pourtant se décider à changer d'échelle. Pourtant, Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon ont entre leurs mains de nombreux leviers... Mais tout ce qui pourrait nous rapprocher d'un Grand Paris renforce l'un et affaibli l'autre...

Il faudra également avoir le courage politique de s'attaquer au scandale du logement social à vie qui annihile toute marge de manoeuvre en autorisant des personnes qui n'en n'ont plus la nécessité de bénéficier d'une solidarité qui n'est pour eux qu'un élément de confort. Les surloyers ne sont pas ou peu appliqués. Il faudra donc remettre totalement à plat le système d'attribution des logements sociaux et ce, au plan régional.

Sur un sujet aussi sensible, l'Etat, partie prenante, ne pourra rester en dehors d'une négociation d'ampleur. Prendra-t-il  l'initiative d'une conférence régionale du logement social ?

Pierre Vallet

lundi, 02 juillet 2007

Geneviève Bellenger : populaire ?

Portraitisée en avril 2005 comme une élue qui ne nous laissait pas indifférent Geneviève Bellenger est à l’origine du premier quartier vert mis en oeuvre dans notre arrondissement en juillet 2002. Elle s’est par la suite faite remarquer en imposant la politique des transports de Denis Baupin et de Bertrand Delanoë dans le 14ème.

C’est encore elle qui invite Ségolène Royal le lundi 11 juin 2007 dans la 11ème circonscription pour venir soutenir Yves Cochet (et Pierre Castagnou), avec télés, médias, et retransmissions sur tous les JT… La France cathodique était chez nous, dans le 14ème : qui ne l’a pas reconnue sur son petit écran ?

medium_PICT0296.2.JPG

Que l’on soit pour ou contre sa politique, c’est en discutant avec ses partisans et ses opposants que l’on mesure le respect qu’elle a finalement su obtenir, même de ses adversaires. La force qu’il lui a fallu pour imposer ses convictions à ses partenaires (contre vents et marées), puis à tous (tête baissée) dans notre arrondissement, m'incite à lui tirer mon chapeau, hommage à une (forte) personnalité capable de mettre en oeuvre une politique (... approuvée ?), et cela sans se soucier d'une popularité immédiate.

 

Dan

samedi, 30 juin 2007

6e édition de la journée de la petite enfance du XIVe arrondissement

d47b3aaea85451c1368b2e7bd01d5693.jpgDemain, dimanche 1er Juillet de 9 h à 18h, square Ferdinand Brunot (devant la mairie du XIVe - métro Mouton-Duvernet), c'est la journée de la petite enfance...

Cette 6e édition, organisée par la Mairie du 14ème et l'association Suivez le Kid sera sous le signe de la musique. Tables rondes, conférences, spectacle et concert accueiileront les familles toute la journée. Des ateliers seront également proposés qui permettront aux enfants de découvrir des instruments et de multiples matériaux sonores. Des associations d'envergure nationale comme Carl Orff seront présentes pour partager leur savoir-faire.

Toute la journée, le désormais célèbre Vide-Grenier Spécial Bébé permettra aux parents de vendre les poussettes, chauffe-biberons, ou autres layettes et pemettre aux chanceux de faire les meilleures affaires dans le parc de la mairie.

Un village des institutions et des associations de la Petite Enfance comme la PMI, la CAF,La leche League, l'Apaso accueillera les familles pour les informer sur leurs droits, sur les activités de soutien à la parentalité dans le14ème ou encore le portage des bébés.

Marianne

Plus d'info :
+ Sur le blog de Suivez le Kid

dimanche, 24 juin 2007

Les skaters de la Mairie du XIVe

No comment.


Skaters devant la Mairie du XIVe - 19 juin 2007
Vidéo envoyée par Pierre_Vallet

Pierre

Plus d'info :
+ Une autre vidéo dispo ici.
+ Bon, Papy, tu viens quand dans le XIVe ?

jeudi, 21 juin 2007

Majorité municipale : bienvenue au MoDem

La majorité municipale du XIVe est décidément une grande famille... Comme si les rapports Verts-PS ne suffisaient pas, voici que le MoDem vient ajouter son grain de sel à une situation qui ne manquait déjà pas de piquant.

Le cas Danièle Auffray en est une belle illustration. Reprenons.

Elue sur la liste "Verts" en 2001, Danièle Auffray est à ce jour élue de la majorité municipale. Elle est officiellement adjointe au Maire de Paris en charge des nouvelles technologies et de la recherche. Arrivent les législatives. A grand renforts de publicité, voici notre élue verte qui rejoint le MoDem. Elle part en campagne sous les couleurs de la formation de Marielle de Sarnez dans la 10e circonscription.

medium_19062007600.jpg

On pourra à ce titre consulter cette vidéo pour que nous puissions mieux mesurer l'engagement de Danièle Auffray au Mouvement Démocrate.

Battue au 1er tour et la page législatives tournée, retour au Conseil d'arrondissement. Là, surprise : Danièle Auffray siège toujours au sein de la majorité municipale. A-t-elle quitté le MoDem ? A-t-elle été démis de ses responsabilités d'élue de la majorité ? Apparemment pas et les élu-e-s interrogé-e-s feignent, parfois avec un grand sourire, de l'ignorer. Nous pouvons donc en conclure que des membres du MoDem - une avant-garde ? - font partie de la majorité municipale, qu'ils peuvent même y occuper des responsabilités, tandis que d'autres, Marielle de Sarnez et Yves Ogé par exemple, assis juste derrière leur petite camarade, continuent à faire partie de l'opposition.

Allez, nous sommes sûr qu'il y a une explication très simple, un truc technique auquel nous n'avons pas pensé. Danièle Auffray a du rejoindre le groupe des divers gauche ou des non-inscrits. De fait, elle serait dedans mais dehors et pourrait prendre part aux décisions de la majorité en femme libre mais engagée. La politique autrement comme ils disent.

Ainsi va la vie dans ce Conseil d'arrondissement qui ressemble de plus en plus à un théâtre de marionnettes où chacun incarne à tour de rôle l'opposant au sein de sa majorité. Pierre Castagnou sous pression constante des Verts peinait déjà à conserver le contrôle, gageons que l'arrivée du MoDem dans ce jeu de dupes ne devrait pas l'aider. Mais en l'absence d'opposition municipale, peut-on lui en vouloir ? Nourrir l'opposition en son sein est peut-être le meilleur moyen de maintenir l'illusion de la contestation et de conserver le pouvoir. Pierre Castagnou aussi a le droit d'avoir ses pauvres jusqu'à la fin de la mandature...

...Au-delà, reste à savoir qui, du MoDem ou des Verts, réalisera le meilleur score au 1er tour des municipales et obtiendra la Mairie du XIVe. Si Bertrand Delanoë peut l'emporter, coincé entre René Dutrey et Marielle de Sarnez, Pierre Castagnou ne pèsera pas lourd dans la balance (*).

Pierre

(*) En mars 2001, Pierre Schapira (PS) emporte la Mairie du IIe arrondissement face à Benoîte Taffin (Divers droite). Quelques jours plus tard, à la grande surprise des habitants du IIe arrondissement, il se retirera pour laisser la place à Jacques Boutault (Verts) afin d'assurer un partage équitable des arrondissements entre les différentes composantes de la majorité plurielle de Bertrand Delanoë. Le XIVe accueillant René Dutrey, leader des Verts au Conseil de Paris et Marielle de Sarnez, leader du MoDem, on voit mal comment il pourrait échapper à l'un ou l'autre de ces deux alliés de Bertrand Delanoë. Vous voulez être élu ? Foncez chez eux !!!

Plus d'info :
+ Le site de campagne de Danièle Auffray : www.danieleauffray2007.fr :-)

dimanche, 17 juin 2007

Législatives : les députés élus

Voici les résultats du second tour des législatives de ce dimanche à 22h15 :
  • Yves Cochet (vert) réélu avec 57,17 % des voix sur la 11ème circonscription.
  • Serge Blisko (PS) réélu avec 57,34 % des voix sur la 10ème circonscription.

Dan

dimanche, 20 mai 2007

Inauguration officielle d’Isoré le géant

C’était la fête, samedi 19 mai 2007 à 11h00, pour l’inauguration « officielle » d’Isoré, ce géant réinventé par toute l’équipe enseignante et les enfants de l’école maternelle du 77 rue de la Tombe Issoire. Financé (entre autres) par trois Conseils de quartier, le géant se retrouve en œuvre monumentale créée par l’artiste Corinne Béoust, qui a su réunir tous les suffrages populaires.

 medium_IMG_1121.JPG

Les enfants de l'école l'ont chanté ainsi sur la place (sur l’air du « petit âne gris » d’Hugues Auffray) :

Ecoutez cette histoire qu’on nous a racontée
C’est l’histoire d’un géant qu’on appelle Isoré
Dans le temps Isoré était vraiment méchant
Il passait tout son temps à tuer beaucoup de gens

Alors les gens de la ville se sont vraiment fâchés
Et puis ils ont fini par chasser Isoré
Tout seul, il est resté oh combien désolé
Alors il s’est caché dans la grande vallée

Et le temps a passé, il s’est bien ennuyé
Il a bien réfléchi et puis s’est amendé
Il a promis juré de ne plus recommencer
Aux enfants de l’école, une lettre a envoyé

Les enfants d’Tombe Issoire furent bien étonnés
Un jour de recevoir cette lettre démesurée
Au géant repentant appelé Isoré
Ils ont bien voulu tous donner leur amitié

Pour ne pas oublier cette histoire du passé
Sur les murs de l’école, nous l’avons dessiné
Et en bas du dessin, nous sommes fiers de signer
Les enfants de l’école du géant Isoré.

medium_IMG_1124.JPG

La foule des grands jours… Pierre Castagnou nous disait se croire à Charletty... !

medium_IMG_1128.2.JPG

... et ci-dessous Corinne Béoust entourée de Pierre Castagnou (Maire du 14ème) et de Vincent Jarousseau (adjoint en charge des affaires scolaires).

medium_IMG_1132.JPG

On souhaite à Isoré une belle aventure, et pour Corinne Béoust beaucoup d'autres oeuvres à exposer dans nos rues...

Dan

mercredi, 16 mai 2007

Les Parisiens et leurs Conseils

Qu'appelle-t-on les Conseils à Paris ? Si la question se pose, c'est que les confusions restent encore nombreuses. La Ville de Paris est en effet une commune divisée en 20 arrondissements mais aussi un département ; et dans cette commune de Paris on trouve plus de 120 Conseils de quartiers : ce qui créer une incompréhension qui peut apparaître légitime lorsque quelqu'un parle de "Conseiller"... A moins d'un an des prochaines élections municipales, voici un petit point.

1. Le Conseil de Paris (municipal), et le Conseil Général (départemental) sont réunis ensemble à l'hôtel de Ville. Ils siègent donc tantôt en formation de Conseil municipal, tantôt en formation de Conseil général. Ce sont les mêmes Conseillers, le son d'une cloche séparant les deux séances. Lors des élections (les "municipales"), seront désignés sur chaque liste électorale les Conseillers de Paris qui siègeront à l'hôtel de Ville, et qui pourront diriger les projets politiques. Le Conseil de Paris élit le Maire de Paris, qui choisit parmi les Conseillers de Paris ses adjoints. Chacun sera dans son domaine l'arbitre d'une ligne financière (attribuée par l'adjoint au budget), qu'il orientera selon les projets politiques et leurs enjeux à plus ou moins tel ou tel élu d'arrondissement. On voit ici le rôle prépondérant du Maire de Paris dans la politique menée (orientations et budgets), et on constate une certaine centralisation des pouvoirs (au détriment des arrondissements). Le Conseil de Paris se réunit 11 fois par an, c'est-à-dire, en règle générale, une fois par mois.

2. Le Conseil d'arrondissement (il y en a donc 20 à Paris) se compose de l'ensemble des élus issus des élections municipales locales. Certains sont également Conseillers de Paris, d'autres pas. Le Conseil d'arrondissement élit le Maire d'arrondissement, qui choisit parmi les élus locaux ses adjoints. Mais la Mairie d'arrondissement n'est pas une Mairie de plein exercice : en effet, elle ne gère pas les budgets, hormis celui dit de "l'état spécial" qui lui est attribué pour palier à des dépenses urgentes. Ainsi dans chaque domaine de compétence, l'adjoint local utilise un budget attribué par son homologue à l'hôtel de Ville ; le Maire d'arrondissement pouvant influer voir arbitrer, le Maire de Paris faisant figure de dernier arbitre. Il reste néanmoins à l'arrondissement un droit de vote sur tout ce qui le concerne ; ce qui a pour effet, pour chaque décision parisienne, d'être votée au minimum par deux fois (à l'hôtel de Ville puis dans l'arrondissement). Les élus locaux ont également la tâche de gérer leur délégation au plus près, afin de faire appliquer les décisions localement et de faire remonter si nécessaire à l'hôtel de Ville les demandes. Le Conseil d'arrondissement se réunit une fois par mois, et la tendance est à la demande (depuis 2001) d'une plus grande autonomie : un arrondissement Parisien pouvant être comparé à une ville de Province en terme de démographie.

3. Depuis 2002 (dans le 14ème), sont apparus des Conseils de quartiers. Dans notre arrondissement ils sont au nombre de six, avec une charte qui leur fixe les règles et les enjeux. Nos six Conseils de quartiers sont présidés par des habitants et non des élus : c'est l'une des spécificités du 14ème. Issus du Conseil d'arrondissement, les Conseils de quartiers ne sont pas des associations, mais des commissions consultatives. Ils sont composés de 16 habitants volontaires tirés au sort, 5 représentants des associations (issues du CICA) de l'arrondissement, 5 acteurs sociaux - économiques ou institutionnels nommés par le Maire du 14ème, puis 5 élus n'ayant (paradoxalement) pas de droit de vote. Les Conseils de quartiers sont appelés à faire des propositions, à émettre des avis, ils peuvent voter un voeu par trimestre, et ont également pour fonction d'informer la population sur les dossiers locaux à venir ou en cours. Ils se réunissent une fois par trimestre, et sont donc basés sur du bénévolat.

Pour ne plus confondre désormais, un Conseiller de Paris, un Conseiller d'arrondissement, et un Conseiller de quartier.

Dan

Plus d'info :
+ Voir les séances vidéo du Conseil de Paris (archives ou direct). Le site de la Mairie du 14ème ; le site de la Mairie de Paris.

+ Prochaines échéances municipales : mars 2008. Nos élus du 14ème en cliquant ici (photos à réactualiser...)

samedi, 12 mai 2007

Découvrez les artistes du XIVe arrondissement...

...et leurs ateliers ! C'est aujourd'hui et demain à l'initiative de la Mairie du XIVe... 150 artistes vous ouvriront leurs portes. Demandez le programme (cliquez sur l'image - format .pdf) !

medium_ateliers_artistes_75014.jpg

Pierre

Plus d'info :
+ Notre rubrique culture ou sorties et bons plans.