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vendredi, 29 septembre 2006

Marielle de Sarnez à l'Imprévu (bientôt)

Retrouvez dès lundi prochain le premier épisode de l'interview - co-réalisée avec vos questions - que Marielle de Sarnez nous a accordée le 15 septembre dernier à l'Imprévu, place Flora Tristan (75014)...

Pierre

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mercredi, 27 septembre 2006

Ferme Montsouris : où en sommes-nous ?

...le point avec Thomas Dufresne, Président du Collectif de sauvegarde du site.

Pierre

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mardi, 26 septembre 2006

Ce soir, conseil de quartier Jean Moulin porte d'Orléans

Voici la rentrée avec son rendez-vous citoyen du trimestre. Deux petites heures ce soir à partir de 19h30 à l'école du 5 rue Prisse d'Avennes, pour lancer le débat sur le besoin d'une crèche dans ce secteur, demande qui dure depuis ... fort longtemps ; et pourtant, ce ne sont pas les familles qui manquent, en particulier sur les HLM de la RIVP autour de la Porte d'Orléans.

Les autres sujets à l'ordre du jour seront les suites données aux voeux précédents, les informations des groupes de travail (déplacements et voirie, espaces verts, lien social, animations, antennes relais), et bien entendu la parole aux habitants, offerte avec le maximum de temps possible... et disponible.

Rien n'empêchera certains de prolonger une discussion dans un café voisin, car si deux petites heures c'est peu pour de la démocratie locale chaque trimestre, la convivialité et la proximité feront sans aucun doute leur effet bénéfique.

C'est donc ce soir, à 19h30, à l'école du 5 rue Prise d'Avennes. Venez nombreux...

Dan

Plus d'info :
+ Vous habitez le quartier Pernety-Plaisance ? Votre conseil de quartier, c'est demain soir, mercredi 27 septembre à partir de 20h dans le tout nouveau (ou presque) Gymnase Rosa Parks de la ZAC Didot...
+ Vous habitez le secteur Montsouris-Dareau, pas de bol, le Conseil de quartier ne s'est pas réuni depuis près d'un an... Rumeurs de démission générale. A suivre...
+ Retour sur les besoins en places de crèche dans le XIVe arrondissement et notamment ceux exprimés par les habitants de la rue Morère...

lundi, 25 septembre 2006

Développement durable : la Mairie de Paris engage la concertation (sans blague !)

Le 18 septembre 2006 s’est clôturé l’appel d’offre lancé par la mairie de Paris pour un « Accompagnement dans l'élaboration du diagnostic partagé du futur Agenda 21 parisien » qui consiste à assister la Ville de Paris pour le diagnostic partagé de son territoire. Il s'agit de « proposer une structure de concertation, animer la concertation, définir un label Agenda 21 et proposer des indicateurs de développement durable pertinents ».

Si cet appel d’offre à retenu l’attention de Paris14.info, c’est parce que le 7 avril 2006, nous avions poussé un cri d’alarme sur ce blog et lancé un appel pour un Agenda 21 dans notre arrondissement.

En effet, l’Agenda 21 local est un outil permettant d’intégrer le développement durable dans les politiques territoriales d’une ville. Né à la suite de la conférence de Rio en 1992, il n’a pris son essor en France que depuis peu. Pour rappel, sa mise en œuvre se déroule en 3 étapes :
- La réalisation d’un état des lieux des politiques sociales, environnementales et économiques (les 3 piliers du développement durable) du territoire.
- Ce travail permet de faire le diagnostic du territoire qui est ensuite partagé avec tous les habitants et acteurs de la ville (généralement au travers de forums citoyens, d’ateliers, d’enquêtes…). Le processus de concertation est un des principaux piliers d’un Agenda 21 local.
- Une stratégie territoriale de développement durable est élaborée permettant de dresser un plan d’actions qui va orienter les politiques de développement durable à court, moyen et long terme de la collectivité.

Evidemment, lancer un tel processus est salutaire pour Paris afin de concilier les dimensions sociales, économiques et environnementales des politiques territoriales futures de la capitale en toute connaissance de cause et en collaboration avec les habitants et les usagers parisiens.

Mais après les choix d’un tram et de lourds aménagements des grands axes (soit un total de près de 750 millions d’euro) plutôt que de doubler le nombre de dessertes banlieue à Paris et banlieue à banlieue de la proche couronne (même coût de revient), dommage de recourir enfin à l’outil de base pour la mise en œuvre du développement durable, en fin de mandat, sachant qu’un Agenda 21 prend au moins 2 ans pour aboutir et certainement plus pour une capitale comme Paris.

Or justement, les délais d’exécution annoncés sont du 04 décembre 2006 au 15 juillet 2007, soit quelques 7 mois pour faire l’état des lieux, c'est-à-dire évaluer l’ensemble des politiques parisiennes dans toutes les thématiques du développement durable (Air, eau, sol, déchets, transport, bruit, santé, énergie, espaces verts, biodiversité, politiques sociales, urbanisme, déplacements, emploi, éducation à l’environnement…), d’organiser la concertation, de lancer les débats dans 20 arrondissements, de réunir les entreprises, les usagers parisiens, opter pour les bons indicateurs (les thématiques d’Agenda 21 se comptent par dizaines avec tout autant d’indicateurs).  Il n’y a qu’à voir les délais du PLU pour se rendre compte du travail à mener qui est aussi important. De qui se moque-t-on ???

Restera enfin à choisir l’équipe qui accompagnera la Mairie de Paris. Depuis quelques années, de (très) grosses boîtes de consultants issus du management environnemental en entreprise, grands spécialistes de « la com’ », se sont mis à concurrencer les équipes d’experts pluridisciplinaires des bureaux d’étude en s’attaquant au marché des Agendas 21. Il va sans dire que leur expérience de la ville et du développement durable est insuffisante – mais l’effet « poudre aux yeux » est garanti. Reste qu'une équipe sérieuse aurait bien du mal à mener un Agenda 21 local dans des délais aussi brefs...

Angélie

Plus d'info :
+ Oui. Pour le guide des bonnes pratiques, consultez http://www.agenda21france.org/.

vendredi, 22 septembre 2006

Téléphonie mobile et antennes relais (suite)

Notre article sur le revers subi par les opérateurs de téléphonie mobile (sur la question de l'indépendance des expertises de dangerosité des téléphones portables) a suscité un commentaire de René Dutrey, Premier adjoint au Maire du XIVe et Président du groupe Vert au Conseil de Paris. Nous vous le retransmettons.

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A la demande du Conseil de Paris, B. Delanoë avait saisi le Conseil Scientifique de la Ville de Paris par lettre du 23 janvier 2006, lui demandant de faire un bilan critique des diverses études ayant conduit à penser que le seuil retenu à Paris pour les antennes d’émissions et de réception de téléphonie mobile était très en dessous des niveaux pouvant présenter des dangers sanitaires. Le Conseil avait ainsi adopté à l’unanimité le 16 juin dernier les conclusions formulées dans le rapport d’un groupe de travail ad hoc. La Ville avait fait sien cet avis en publiant ses conclusions dans le dernier journal « A Paris ».

Ce groupe de travail avait suivi les positions de deux experts, Bernard Veyret et René De Seze, étayées par deux rapports : un rapport de l’OPECST (l’office parlementaire des choix scientifiques et technologiques) de 2002, et une étude de l’AFSSET de Juin 2005. Les deux experts en questions sont également les co-auteurs de ces deux études. Les autres éléments examinés allant à l’opposé des positions de ces deux experts avaient été purement et simplement écartés : une étude du TNO – Septembre 2003, les « Documents du CRIIREM » ainsi que les auditions de Michèle Rivasi, Madeleine Madoré et Pierre Le Ruz.

Or voici qu'un rapport de l’IGAS de janvier 2006, a été rendu public ce mois, et met très clairement en cause l’expertise de l’AFSSET tant sur ses méthodes, ses moyens, que sur l’indépendance de ses experts. Dans ce rapport, il est pris comme exemple de ces dysfonctionnements, le dossier de la téléphonie mobile. Il est noté en particulier l’existence de liens financiers avérés (directs ou indirects) entre les opérateurs de téléphonie mobile et certains de ces experts, dont font partie MM Bernard Veyret et René De Seze.

Ce nouvel élément, confirmant la position des associations travaillant dans ce domaine qui mettent en cause depuis des années l’indépendance des experts, porte gravement atteinte à la crédibilité de cet avis.

D'où une proposition de voeu du groupe Les Verts au prochain Conseil de Paris, que voici : "Le conseil de Paris émet le vœu que le Maire de Paris demande au Conseil Scientifique de la Ville de Paris de retirer cet avis. Qu’une communication dans le journal « A paris » annonce cette décision. Et qu’en tout état de cause, il ne soit tenu aucun compte de l’avis du conseil scientifique de la Ville de Paris sur les antennes de téléphonie mobile et que celui-ci soit retiré de toute communication de la ville."

René Dutrey, Premier adjoint au Maire du 14ème, Président du groupe Vert au Conseil de Paris.

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Pierre

Plus d'info :
+ Notre rubrique Antennes Relais.

jeudi, 21 septembre 2006

Circulation automobile (suite)

...Le débat sur la place de l'automobile dans une grande ville comme Paris continue à être très animé et de plus en plus documenté... Il faut dire que nous sommes en pleine actualité.

 Ainsi, une dépêche AFP nous apprenait que le weekend dernier la ville de Stockholm avait adopté un péage urbain pour limiter la circulation automobile. Cas isolé ? Londres a ouvert la voie. Depuis février 2003, une "taxe d'embouteillage" a été mise en place. D'un montant de 8 livres (près de 12 €), elle doit actuellement être payée par tous les Londoniens qui circulent dans le centre-ville, soit environ 20 km2 autour de la City et de Westminster. L'opération étant aujourd'hui considérée comme ayant fait ses preuves, à partir de février 2007, la zone sera plus que doublée. Elle englobera les quartiers chics de Knightsbridge, Kensington et Chelsea - malgré l'opposition des Londoniens à cette extension, manifestée lors d'une consultation publique. Selon des chiffres fournis en septembre 2005 par la mairie de Londres, la taxe d'embouteillages a permis de réduire de 15% la circulation dans le centre de la capitale, soit 70.000 véhicules en moins par jour. Et les conducteurs passeraient un tiers de leur temps en moins dans les bouchons.

Autre exemple avec la ville-Etat de Singapour (4,3 millions d'habitants) : les automobilistes, taxis compris, y paient avec une carte rechargeable à chaque entrée dans des zones restreintes ou à chaque fois qu'ils empruntent les voies rapides. En période de pointe, l'accès au financial district revient dès lors à $1.6, soit plus que le métro.

Citons également le modèle romain, envisagé un temps à Paris... Ainsi, le centre historique de Rome est divisé en plusieurs zones interdites aux véhicules particuliers dépourvus d'un permis spécial. Ces permis sont valables soit pour une zone (A,B,C,D,E,F,G) soit pour tout le centre (X,T). Ils sont délivrés, en règle générale, soit aux habitants de ces zones, soit aux personnes y travaillant. Le prix maximum d'un permis spécial (X) permettant également de se garer, est d'environ 350€ par an.

D'autres métropoles réfléchissent à des solutions similaires. Milan souhaite instaurer à partir de 2007 un péage pour les voitures des non-résidents afin de diminuer la pollution. Outre Atlantique, la ville de San-Francisco (California - USA), étudie la faisabilité d'un péage urbain aux heures de pointe, comparable à celui de Londres. Cette étude ne devrait pas aboutir avant 2008.

Autant de solutions qui ne font bien entendu pas l'unanimité. A Paris, la diminution de l'espace dévolu à l'automobile se heurte en outre à l'absence de mesures d'accompagnement et d'une offre alternative crédible de transports en commun supplémentaires - notamment à l'échelle francilienne. Toute fermeture de voirie est donc l'occasion d'une nouvelle levée de boucliers comme en témoigne l'appel (*) du Collectif contre la fermeture de la Porte de Vanves - collectif dont on peut légitimement penser qu'il milite pour le droit le plus ouvert en matière de circulation automobile bien qu'il soit favorable à la couverture du périphérique...

L'occasion pour Paris14.info de consulter ses lecteurs en leur proposant un nouveau sondage express directement inspiré de celui qui l'a précédé et dont nous vous livrons pour mémoire les derniers résultats...

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Les 220 lecteurs ayant répondu à ce sondage express jugeant très largement inefficaces les mesures anti-pollution mises en oeuvre, et l'usage de l'automobile étant l'un des facteurs reconnu de pollution atmosphérique, abordons la question suivante : quelles solutions pour limiter l'utilisation de la voiture ? Faut-il contraindre, éduquer, inciter, laisse-faire, taxer... Vous souhaitez vous exprimer, commencez par un petit clic dans notre colonne de gauche... Et si vous souhaitez expliciter votre choix, vous avez la parole via notre lien "commentaires" ci-après.

Pierre

(*) Les habitants du 14ème et 15ème arrondissement de Paris ainsi que les habitants de Vanves membres du collectif contre la fermeture définitive de la porte de Vanves appellent à une grande manifestation le mercredi 27 Septembre 2006 à partir de 19H00 contre la fermeture définitive de la porte de Vanves et contre la politique dogmatique de la Mairie de Paris et du Conseil Régional. RDV Angle de l'Avenue de la Porte Brancion et le Boulevard Lefebvre (devant la station service) pour une marche jusqu'à la porte de Vanves.

Plus d'info :
+ Nos rubriques Circulation & Transports en commun.

mercredi, 20 septembre 2006

Les experts de la téléphonie, très mobiles

La téléphonie mobile vient d'avoir ses premières interférences. Deux articles, parus dans le Parisien et Libération (éditions du 13/09/06), ont mis en lumière un rapport explosif de l’IGAS, l’Inspection Générale Des Affaires Sociales d’une part, et de l'IGE, L'inspection Générale de l'Environnement d’autre part : les deux mettent en cause les méthodes de l'AFSSET, l’Agence Française De Sécurité Sanitaire et de l'Environnement. Ces rapports, restés enterrés huit mois au LMinistère des affaires sociales et dans celui de l’Environnement, n'ont été rendu publics que récemment, sous la pression de deux associations, Priartem et Agir pour l’environnement.

Les "experts de la mesure" semblent en avoir pas mal manqué puisqu'ils ont fini par se faire épingler. Ils auraient ainsi, en contradiction avec le règlement intérieur de l'Agence, entretenu des liens financiers avec les opérateurs de téléphonie mobile : pointé du doigt par les Inspecteurs Généraux, on apprend que l'expert en chef mandaté pour mener de façon indépendante le rapport sur les dangers des portables remis en 2003, était payé par Bouygues Télécom à titre permanent, puisqu’il faisait parti du conseil scientifique de cette entreprise. On apprend aussi que trois membres du comité d'experts ont leur laboratoire financé par les trois opérateurs… Pour les mesures établies, on pourrait donc reprendre le fameux slogan de Pierre Desproges : étonnant, non ?!

Le journaliste du Parisien, Eric Giacometti, précise : « les enquêteurs notent que ces experts n'ont pas auditionné certains scientifiques (plus critiques) ou analysé l'investigation sur les cas de cancer de Saint-Cyr-l'Ecole (dans les Yvelines). Les conséquences en termes judiciaires ne sont pas écartées ».

Un bref historique : le 17 mai 2003, l'AFSSET présentait son rapport qui innocentait les dangers des portables, alors que des cas douteux de tumeur au cerveau étaient apparus chez des enfants de Saint-Cyr-l'Ecole après l'installation d'une antenne relais. La polémique avait rebondi, certains experts du rapport ayant livré les conclusions quatre mois avant dans un document de l'opérateur Orange (« le Parisien » du 17 avril 2003). En 2005, Le Pr. Zmirou, directeur scientifique de l'AFSSET, démissionne avec fracas. Le 10 octobre, le président de la même agence, Guy Paillotin, provoque un tollé au Sénat en révélant à propos du rapport de 2003 que « c'est une expertise que je considère comme n'existant pas (...) car elle ne tenait pas devant une expertise juridique (...) ».

Stephen Kerchove, délégué général de l'association Agir pour l'environnement, ajoute : « Cette enquête était enterrée et nous les avons obligé, avec Priartem, à la rendre publique. Ce rapport a été rendu aux ministres de la Santé et de l'Environnement il y a huit mois. Nous l'avons demandé, aucune réponse. Avec un avocat, nous sommes revenus à la charge et avons saisi la Commission administrative d'accès aux documents, l'arme ultime pour faire plier l'Etat. Quelques jours plus tard, l'enquête était mise en ligne en catimini sur le site de la Documentation française... ».

Aujourd'hui, ces deux associations réclament une « expertise pluraliste, contradictoire et transparente » sur les effets sanitaires de la téléphonie mobile. Ce que dénonçait (dans notre dossier antennes relais) Etienne Cendrier, lors d’un récent procès (qu’il a gagné), nous interpelle ici dans notre arrondissement, qui a vu trois de ses six Conseils de quartier demander il y a deux ans au Maire d’appliquer pour l’implantation des antennes relais, le principe de précaution établi par l’OMS, à savoir 0,6 volts par mètre en pic - et non comme la loi Française l'y autorise 45 v/m, ou la charte de Paris négociée avec les opérateurs par Yves Contassot à 2,5 v/m (en moyenne). Pierre Castagnou s'était engagé publiquement - notamment devant le Conseil de quartier Jean Moulin / Porte d'Orléans réuni en séance pleinière - à soutenir ces voeux issus des Conseils de quartier. Quelques mois plus tard, en Conseil d'arrondissement, il se rétractait adoptant une position plus mobile...

Dan

Plus d'info :
+ Le site officiel de Priartem : www.priartem.com
+ Le site officiel d'Agir pour l'environnement : www.agirpourlenvironnement.org
+ Rappelons que cet enjeu de santé publique - la limitation de la puissance des antennes-relais - a fait l'objet d'une proposition de loi commune à des députés de gauche et de droite, preuve s'il en est que ce débat peut échapper à la bêtise d'un affrontement partisan...

mardi, 19 septembre 2006

Maréchaux : Tramway 1 - Vélo 0

Les Maréchaux retrouvent peu à peu leur relative quiétude. Les premiers tramways ont fait leur apparition avec leur design médiocre de rame de métro égarée en surface. Allez, ne boudons pas notre plaisir, même avec son dessin raté et peu innovant, les avantages de ce nouveau mode de transport - accessibilité aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu'aux mamans et papas armés d'une poussette notamment - devraient nous permettre d'avaler sans trop de difficulté la pillule... Nous parlons ici des riverains et usagers - et sans doute pas des quelques dizaines de commerces divers qui n'auront pas eu les reins suffisamment solide pour encaisser le manque à gagner généré par les travaux et auront cédé leur commerce avant qu'une pelouse jonchée de papiers gras (qui fait le ménage ? les parcs et  jardins ?) ne vienne verdir devant leur pas de porte...

...Nous voilà donc avec des Maréchaux réinventés selon le vocable officiel de la Mission Tramway. Las, on n'invente pas la poudre tous les jours et cette invention là risque de décevoir un grand nombre d'usagers au premier rang desquels les amis de la petite reine qui découvriront dans les semaines à venir que 300 millions d'euro n'auront pas permis de dessiner tout le long du parcours du tramway une piste cyclabe clairement identifiable par les automobilistes, les piétons et les cyclistes eux-même, en site propre et a minima protégée de la légendaire indiscipline de nos concitoyens franciliens. La preuve en image, entre la porte de Châtillon et la Porte d'Orléans...

Certes, nous nous attendions aux problèmes générés par l'incivilité des uns - ou tout simplement l'absence de places de livraisons pour les autres... Exemple avec ce véhicule de livraison garé tant bien que mal sur ce qui devrait un jour être une piste cyclable...

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...Mais nous ne pensions pas que cette piste cyclable serait conçue de manière aussi ...imbécile. !  Exemple au carrefour de l'avenue Jean Moulin. Car, cette piste cyclable (photo ci-dessous), où arrive-t-elle ?

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...Sur ce superbe panneau...

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...Qui signifie bel et bien "fin de piste cyclable". Sur la suite du parcours, les cyclistes joueront donc - à l'ancienne - à cache-cache avec les automobilistes, bien à l'étroit entre le tracé du tramway et le trottoir (photo ci-dessous). Et en l'absence de trottoir réhaussé, devinez où les cyclistes choisiront de se réfugier ? Parmi leurs amis piétons...

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 ...Mais pour peu qu'un automobiliste ait pas décidé d'aller acheter ses cigarettes, no problem, vous le retrouverez sur le passage piéton...

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Cela pourrait prêter à rire, mais vu le montant du chèque, on pourrait se mettre à pleurer devant la bêtise d'un urbanisme aussi mal maîtrisé et un cahier des charges aussi limité. Car on pouvait tout de même penser que tout cet argent dépensé aurait permis de faire cohabiter intelligemment piéton, tramway, voiture et vélo en toute sécurité, notamment en prévoyant d'intégrer tout au long du parcours du tramway une piste cyclable en site propre... Ce ne sera pas le cas. Affligeant...

Depuis son ouverture Paris14.info s'est efforcé de promouvoir la construction d'un tramway intelligent. Avons-nous été entendu ? Vous avez la parole...

Pierre

Plus d'info :
+ Notre rubrique Tramway.

lundi, 18 septembre 2006

Vérités et mensonges circulatoires... by Morgand

Nous recevons ce message - très remonté - de Morgand relatif à nos amis automobilistes... Alors, minorité libertaire et inconscientes ou habitants piégés par leur travail ou mode de vie ? Le débat se poursuit...

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Vérités et mensonges circulatoires...

J'en ai absolument marre d'entendre les plaintes d'une minorité d'automobilistes - de cette minorité d’usagers, que sont déjà les automobilistes. Car 70 % des Parisiens et habitants de proche banlieue utilisent les transports en commun. Donc ce n'est pas de gauche ou de droite, mais depuis quand fait-on une politique pour moins de 15 % des gens ?

Les travaux, oui, c'est chiant c'est une évidence. Une grosse lapalissade. Mais certains ont la mémoire courte, par exemple rue Raymond Losserand. Rappelons nous  la demande incessante des vieux, des jeunes, des mères avec poussettes ou sans et des commerçants, pour avoir des trottoirs un peu plus larges.
<< Avant on ne passait pas. C'était la foire. Le bordel ! >>
Certains ont oublié que la majorité des parisiens veut respirer. Au propre et au figuré.
<< Les nouvelles installations de voirie cassent le bizness ! >>
Comme si la consommation baissait juste à cause de gens qui ne viendrait plus chercher leur baguette en voiture ?!
(Ce qui au passage fait un prix de revient excessif pour cette baguette )
La crise économique et morale des français ça n'existe pas ?
Je travaille dans les clubs de musique, les bars:
Tout le monde constate une frilosité des consommateurs depuis longtemps.
Et il est vrai qu’il faut du temps pour que les gens reviennent.
Enfin ces travaux ne sont pas tombés de l’hyper espace. Ils ont été demandés par des habitants de Paris.

Il y aussi la rumeur que les pompiers ne passent plus dans certaines rues refaites, quand finalement ce sont des cars de touriste irresponsables qui ont bloqué ces rues.

Je pousse un coup de gueule contre cette minorité de xxxxx qui sont fiers de vouloir faire tomber la mairie, juste par ce qu'ils ne roulent pas en toute liberté. Qu’elle soit de gauche ou de droite cette mairie... pour moi ne change rien...dans la stupidité de ce prétendu combat. C'est vraiment minable de réduire l'activité et la gestion d'une des plus grandes villes du monde, à ce caprice. Toutes les mairies européennes doivent alors tomber. Et celle de Bordeaux aussi.

Quand je prends la voiture de mes parents, de temps en temps, avec mes parents qui ne marchent plus, là, c'est effectivement le cauchemar. Quand je vois le nombre de véhicules imposants occupés par une seule personne.
Je me dis que c'est pas Delanoe ou Sarko qui m’emmerdent, mais ces gens égoïstes et masos à la fois.
Alors là, on va sortir la fameuse phrase 
 << Je suis obligé de prendre la voiture ?! >>
Oui, il y a des gens qui doivent travailler en voiture et qui mériteraient effectivement d'avoir un statut. Des facilités. Une vignette. Mais ils sont très très peu nombreux.

Il y a aussi l’idée que tout ça c’est contre les pauvres... Le coût moyen mensuel d’une voiture est de plus de 500€ (chiffres de l’ INSEE ou du CNC ) quand le coût annuel d’une carte orange annuelle étant de 500€. Faites le calcul.
Moi je n’ai pas les moyens de toute façons d’avoir, d’entretenir, et d’assurer un véhicule. Et je ne prétends pas être pauvre. Je suis étonné que des journalistes reprennent cet angle.

Voilà, j'en ai marre de ce tissu de bêtises disproportionnées sur la circulation, de ces faux messages de liberté.
La liberté de tous ces véhicules climatisés de faire respirer leur gaz, devant les restaurants ou les écoles ? Parce que c'est cool de dormir, ou de téléphoner, ou de lire, plein gaz à l'arrêt ?! Surtout les jours de canicule. La liberté de bloquer les rues ? De foutre la trouille aux vélos ou même de taper les gens au pare choc (des vieux comme dans le 75015 - deux morts l’été dernier)...

Allez, je m'emballe, car il y une majorité d'automobilistes qui sont raisonnables et raisonnants. Alors est-ce une manipulation ou juste une colère existentielle qui se cristallise sur le bitume ? Je vous pose la question.

Morgand

jeudi, 14 septembre 2006

Interview Marielle de Sarnez : c'est demain

Notre rencontre avec Marielle de Sarnez, député européen et élue (UDF) du XIVe, est programmée demain à 11h dans un café du quartier Didot.

A ce jour, voici pour mémoire les questions ou remarques - brut de décoffrage - qui nous ont été adressées. Mais l'interview ne sera "bouclée" qu'une heure ou deux avant la rencontre. Si vous avez de nouvelles questions à nous adresser, il est donc encore temps...

Pierre

Plus d'info :
+  Pour cette interview co-réalisée avec vos questions, nous passons en mode vidéo. Moins de travail de restranscription, plus de rapidité et tout simplement plus de vie... Bon, maintenant, pour les conditions du tournage, ce sera roots. Nous sommes sur un blog et tout est réalisé avec les moyens du bord. Merci de votre compréhension.
+ Notre dernière interview ? Pierre Castagnou, Maire du XIVe arrondissement.