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mercredi, 30 août 2006

Nos élus, vos questions (suite)

Après avoir longuement interviewé notre Maire, Pierre Castagnou, il était important pour nous de rétablir l'équilibre des "temps de parole" et d'ouvrir nos colonnes à d'autres groupes politiques, notamment de l'opposition.

Première à nous avoir répondu favorablement, Marielle de Sarnez devrait nous accorder une interview (vidéo) dans le courant du mois de septembre.

medium_desarnez_2004.jpgConseiller de Paris, Député européen, habitante du XIVe, Marielle de Sarnez est née en 1951. Elle a deux enfants.

Entrée en politique pour soutenir la candidature de Valéry Giscard d'Estaing à l’élection présidentielle de 1974, elle est une des chevilles ouvrières de la création de l’UDF en 1978. Dans les années 70 et et 80, elle collabore successivement auprès des responsables de l'UDF, Jean Lecanuet, Simone Veil et Raymond Barre avant d'être nommée Secrétaire générale des États généraux de l'opposition en 1989.

De 1993 à 1997, elle est successivement conseillère, puis directrice de cabinet de François Bayrou au ministère de l'éducation nationale. Elle est la première femme française non-énarque à occuper un tel poste.

Elle est ensuite secrétaire générale du groupe UDF à l’Assemblée nationale entre 1997 et 1998.

En 1999, elle est élue au Parlement européen sur la liste conduite par François Bayrou.

En 2004, elle conduit la liste UDF en Île-de-France. Elle réalise 12,63 % des voix.

En mars 2006 elle est élue à la tête de la fédération UDF de Paris. Elle s'est déclarée récemment candidate UDF à la Mairie de Paris pour les élections municipales à Paris en 2008.

Comme pour l'interview de Pierre Castagnou, nous vous invitons à nous faire part dès aujourd'hui de vos questions et interrogations. Vous êtes sur un blog, cliquez sur "commentaires", vous avez la parole...

Maroun

Plus d'info :
+ A noter depuis la rentrée de septembre et afin de limiter le nombre de messages publicitaires non sollicités, les commentaires de ce blogs sont modérés selon les critères de notre charte éditoriale. Pas de censure mais une mise en ligne sous 48h max. Merci de votre compréhension.

mardi, 29 août 2006

Conseils de quartier du 14e : un rapport intéressant

Un petit groupe d'étudiants s'est penché sur le fonctionnement des Conseils de quartier du XIVe arrondissement. Nous vous livrons un résumé fort instructif de leur travail, réalisé par Dominique Gentil et qui a été adressé aux membres de ces mêmes Conseils de quartier pour large diffusion.

Maroun

Plus d'info :
+ Notre fil d'actu Conseils de quartier.

lundi, 28 août 2006

Une interview de Pierre Castagnou (Part. VII)

C'est bientôt la rentrée. L'occasion pour Paris14.info de faire le point sur les dossiers en cours dans notre arrondissement avec Pierre Castagnou, Maire du XIVe...

Aujourd'hui, suite et fin de notre interview avec le thème des transports en commun...

Paris 14 (P14) : La nouvelle ligne de "microbus" dîte "Traverse Bièvre-Montsouris" est un vrai succès. Ne voulez-vous pas encourager une nouvelle ligne de ce type pour désenclaver le quartier Jean Moulin, Didot, Porte de Vanves, en reliant le parc Georges Brassens dans le 15ème ?

Pierre Castagnou (PC) : Je vous remercie parce que vous me donnez beaucoup d'idées pour la prochaine mandature !

P14 : Ecoutez, si vous voulez plein d’idées, vous savez où est la fabrique ;-)

PC : [Rires] On vient de créer une première ligne de bus de quartier, c'est la seconde de Paris. La Ville n’est pas seule. Il y a le STIF [ndlr : Syndicat Transports d'Ile-de-France], responsable de l’organisation des transports au niveau de la région, la RATP…  La traverse Bièvre Montsouris  a été créee rapidement. Je crois que chacun est maintenant convaincu et séduit par ce type de desserte.

P14 : Pas de regrets, de voir que c’est un bon vieux diesel Peugeot de 607 Hdi, et non un bus électrique ?

PC : Je ne suis pas un spécialiste, mais le carburant utilisé est peu polluant, c’est du diester.

P14 : Oui, mais dans peu polluant, il y a tout de même polluant. C'est bien le terme qui gêne...

PC : …Techniquement, compte tenu de la taille du bus, il ne pouvait pas être électrique. Mais la Ville pousse dans ce sens là : 45% du parc des véhicules de la Ville fonctionnent aux énergies propres. Nous ne sommes au pouvoir que depuis 2001, et rien n’avait été fait avant. Je note que vous insistez pour que cette majorité soit reconduite afin d’arriver à 100% ! [rires]

P14 : Sur le handicap, peu de bus et stations de métro sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.

PC : Il y a une politique extrêmement volontariste de la Ville dans ce domaine ; mais, ici encore, elle ne peut pas tout faire. La RATP est une régie autonome avec sa propre direction, pas un service municipal. Des progrès importants ont cependant été réalisés sur les lignes de bus « mobilien » comme le 28, 38 ou encore le tramway – d’ailleurs voilà un mode de transport totalement non-polluant.

La RATP doit poursuivre ses efforts dans ce domaine. La Ville de Paris aménage la voirie pour faciliter les trajets des personnes à mobilité réduite. On a multiplié le nombre de places pour personnes handicapées, crée le service PAM pour le transport des personnes à mobilité réduite, on a favorisé ici [ndlr : à la Mairie] l'accueil des personnes handicapées, notamment des personnes malentendantes. La mairie devra être équipée d’un nouvel ascenseur pour les handicapés en fauteuil –ce sera sous la prochaine mandature. A court terme, nous allons installer d’une signalétique pour les malvoyants.

P14 : A ce jour, quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier, le plus satisfait, et à l’inverse le moins satisfait ?

PC : Difficile de mettre en avant telle ou telle réalisation. Il y a bien le chantier de couverture du périphérique qui  vient de démarrer, le tram, le renouveau du quartier Plaisance Porte de Vanves… Cette mandature est marquée par le nombre des projets engagés et des réalisations : équipements sportifs, écoles, espaces verts, logements, crèches… Les engagements que nous avons pris au moment des élections municipales seront respectés pour l’essentiel.
Avec les associations et les Conseils de quartier, il y a un indéniable renouveau de la vie démocratique locale, même si il y a beaucoup d’imperfections. Mais la démocratie n’est jamais parfaite... 

...Ce qui me fait plaisir, c’est de voir que cet arrondissement bouge, vie, entreprend, est dynamique. C’est un arrondissement où il y a un vrai dialogue entre les habitants, entre les associations, et je pense que la Maison des associations y contribuera…

Mais ce n’est pas à moi de dire ce qui est bien. D’abord la mandature n’est pas terminée; et puis le juge de paix ce sont les électeurs qui diront s'ils sont satisfaits de ce qui a été fait ou pas, si ce qui leur est proposé leur convient ou pas. Restons modestes !

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Interview de Pierre Castagnou Part. I / II / III / IV / V & VI...
+ Toutes nos dernières interviews - y compris vidéo.

dimanche, 27 août 2006

Le chantier de l'été...

...C'est la rue d'Alésia où le bus 62 va bénéficier de nombreux nouveaux aménagements. Un chantier dont vous aurez également été nombreux à bénéficier puisqu'une mise en sens unique de la rue d'Alésia, même temporaire, ça se remarque ! La rue d’Alésia en partie bloquée par les travaux, la circulation automobile avait dans un premier temps été reportée (par qui ? Voirie, RATP, Mairie ?) dans les petites rues avoisinantes. Le flot de véhicules s’engorgeant dans des ruelles inadaptées, a très vite fait monter la température des riverains... Une cellule de crise a donc été mise en place et ce plan provisoire a finalement été modifié : la circulation pendant les travaux est désormais orientée vers l’avenue René Coty, ce qui est un moindre mal ...Sauf bien entendu pour les habitants de cette avenue qui recevait déjà le surcroît de trafic détourné du quartier vert et qui goûtait jusqu'alors les bienfaits de la pause estivale...

Mais revenons-en à l'objectif de ces travaux. La ligne du bus 62 va se voir agrémentée d’un arrêt supplémentaire (place Victor Basch, coté avenue du Maine dans le sens est > ouest) ainsi que de quais élargissant le trottoir au niveau des arrêts afin de faciliter l'accès au bus des personnes à mobilité réduite, pères et mères de famille armés de poussettes, etc.

Autre nouveauté, le transfert des bus articulés de feu la ligne PC1 vers la ligne 62, au début de l’année 2007, lorsque le tramway entrera en service. La ligne la plus chargée de Paris - 56 000 voyageurs / jour - pourrait ainsi connaître une augmentation substantielle de son nombre de passagers...

A la suite des aménagements de la rue d’Alésia, le principe sera le suivant : un bus, roulant ou bien à l’arrêt, ne pourra pas se faire doubler par d'autres véhicules. Ainsi se dégagera devant lui un espace qui lui permettra de rouler d’une manière plus optimale, et donc d’avoir un temps de parcours plus régulier. Voila pour la théorie, que l’on vérifiera à l’usage, car la ligne 62 a toujours été épouvantablement engluée dans les embouteillages. Attention néanmoins à l’exaspération des automobilistes, taxis et autres professionnels, dans cette rue déjà fort saturée. Tenteront-ils de doubler "à contre-sens" ?

Cet aménagement est en réalité un premier et petit pas vers une rue d’Alésia uniquement vouée à la circulation de transports en commun et « doux », un projet trottant dans la tête des élus à la Ville de Paris depuis quelques années : dans un conditionnel-futur contrat de mandature, cette rue serait parée de larges couloirs de bus, plus ou moins alternés, coupant ainsi le flux de la circulation automobile en plusieurs endroits par des sens uniques. Ce qui la transformerait en une voie de desserte plutôt que de circulation urbaine... favorisant donc les transports en commun et doux, mais reportant la circulation automobile et polluante... euh... ailleurs ?

Un projet urbain dont on peut souhaiter qu'il soit clairement exprimé et présenté avant une prochaine mandature. Un électeur averti en vaut deux et il serait bon de voir nos représentants élus sur des programmes plutôt que sur des rumeurs ou non-dit.

Maroun

samedi, 26 août 2006

Tramway : une randonnée pour (re-)découvrir les Maréchaux

Une idée de sortie pour ce weekend ? Demain, dimanche 27 août, de 14 h à 17 h , l'équipe de la Mission Tramway invite les amateurs de plein-air à redécouvrir les boulevards des Maréchaux et leurs environs, en partenariat avec le Comité de Paris de la Fédération Française de Randonnée Pédestre.

medium_tramway_des_marechaux.jpg

Le rendez-vous est fixé sous le drapeau des Randos pour tous, à la sortie du Métro Porte de Vanves, au tout début de la rue Raymond Losserand. Le parcours représente 7,9 km, soit l’exacte distance de la ligne du tramway T3. Il serpente de part et d’autre des boulevards des Maréchaux, en passant d’un lieu insolite à une curiosité architecturale ou historique, d’un jardin à une ruelle… : rue des Arbustes, rue Didot, rue des Plantes, villa d’Alésia, Square du Serment de Koufra, Réservoirs de Montsouris, rue du Douanier Rousseau… et, pour terminer, une halte culturelle à la Cité Internationale Universitaire de Paris ! Alors, êtes-vous sûrs de ne pas vouloir prendre l'air ?

Pierre

Plus d'info :
+ Les photos de la première balade du 6 juillet dernier dans le XVe arrondissement.
+ Deux autres promenades seront organisées pour découvrir les aménagements : le 1er octobre dans le 13e arrondissement et le 22 octobre un parcours transversal vous permettra d’apprécier la totalité de l’itinéraire du tramway T3.
+ Notre rubrique "Tramway".
+ Une autre manière de découvrir les Maréchaux...

vendredi, 25 août 2006

Une interview de Pierre Castagnou (Part. VI)

C'est bientôt la rentrée. L'occasion pour Paris14.info de faire le point sur les dossiers en cours dans notre arrondissement avec Pierre Castagnou, Maire du XIVe...

Aujourd'hui, subventions aux associations, accès aux équipements et services municipaux, finances de la Ville...

Paris 14 (P14) : Sur quels critères objectifs nos élus fondent-ils leur décision d'accorder une subvention à une association ou à une entreprise ? Existe-t-il un document type, une "grille d'analyse", permettant en fonction d'éléments prédéfinis (exister depuis plus d'un an, être domiciliée dans le XIVe, avoir X dizaines d'adhérents, avoir des statuts démocratiques, etc.) de demander une aide ou une subvention ? En l'absence d'un tel document, opposable à toutes et à tous, où s'arrête la décision politique souveraine et responsable ? Où commence le clientélisme ?
 
Pierre Castagnou (PC) : Autrefois, les subventions étaient attribuées sur simple demande d’un élu. Il suffisait d’être bien avec tel adjoint pour obtenir une aide !

Les demandes de subventions font désormais l’objet d’une véritable procédure. Il faut remplir un dossier (que chacun peut trouver sur le site de la mairie) et fournir un certain nombre d’éléments administratifs et comptables. L’importance est donnée au projet pour lequel l’aide est sollicitée. Les demandes sont instruites par l’administration municipale. Le dossier est alors transmis à l’adjoint au maire de Paris concerné qui, en lien avec la mairie d’arrondissement, décide de la suite à donner. Les subventions sont votées, après avis du Conseil d’arrondissement, par le Conseil de Paris. Elles sont versées par le trésorier payeur général qui exerce un contrôle sourcilleux. Les contrôles ont été renforcés pour mettre fin aux anciennes pratiques : Cour des comptes, Inspection générale des services de la Ville.

Ce qui prime, c’est bien évidemment l’intérêt pour la collectivité et pour les Parisiens. C’est totalement transparent ! La liste et le montant des subventions attribuées par la mairie de Paris sont d’ailleurs consultables sur le site Paris.fr
On est à mille lieux des pratiques clientélistes et des abus des anciennes équipes municipales.

P14 : Pourquoi les bibliothèques du 14e sont-elles fermées le dimanche ?

PC : La question est en fait celle de l’amplitude d'ouverture des services municipaux et de l’adaptation des horaires aux nouveaux horaires de la Ville.

P14 : Et les piscines, en particulier l’été en période de forte chaleur, le dimanche ou le soir…

PC : C'est une vraie question. C’est le sens de la création du bureau des temps.  Les choses ont commencé à changer : ouverture de bibliothèques entre 12 heures et 14 heures, fermeture plus tardive des piscines… Mais ouvrir davantage les équipements a un coût, car on peut sans doute mieux organiser les équipes, mais il faudra aussi embaucher. L’équipe municipale s’est engagée à ne pas augmenter les impôts.

P14 : Le budget de la Ville ne figure pas dans le document « compte rendu de mandat de Bertrand Delanoë » de l’année en cours. Il n’est pas disponible non plus sur le site de la Ville de Paris… Mais il paraît que le déficit de la ville augmenterait ?

PC : Non, il n’y a pas de déficit !  Contrairement au gouvernement, la Ville doit voter son budget en équilibre, c'est-à-dire que les dépenses ne peuvent pas dépasser les recettes. Par contre la Ville emprunte. C’est vrai. Mais il n’y a rien d’anormal à emprunter pour financer des investissements, qui seront amortis sur plusieurs années.

Le recours à l’emprunt reste extrêmement raisonnable et maîtrisé, Paris a l’un des taux d'endettement le plus faible parmi les grandes villes de France. Il y a aussi une gestion très active de la dette et de la trésorerie, qui permet d’économiser 10 millions d’euros par an. L’agence d’évaluation indépendante Standard & Poors vient à nouveau d’accorder la note "3A" à la Ville de Paris pour la qualité de se gestion.

P14 : Vos prédécesseurs vous ont donc livré des finances saines…

PC : …Disons plutôt qu’ils n’ont pas beaucoup investi ! Et puis les finances de la Ville sont grevées par le désengagement de l’Etat. Tout le monde le dit, même les collectivités de droite. Le gouvernement a confié de nouvelles compétences (RMI…), mais il s’est gardé une partie des crédits qui allaient avec ! Cela représente 150 millions d’euros par an.

P14 : Il a pourtant été inscrit dans la Constitution que tout transfert de compétences doit s’accompagner des ressources afférentes ?

PC : Ce n’est pas respecté. Sont concernés le RMI, la prestation handicapé, etc.…

P14 : L’opposition réclame un audit des finances de la Ville à mi-mandat par une agence indépendante. Pourquoi ne pas lui accorder ?

PC : Ce n’est pas sérieux. On fait des audit en début de mandat pour mieux connaître les choses, pas à mis parcours. La transparence existe. Il y a des débats budgétaires, une commission des finances : tous les chiffres sont disponibles à l’ensemble des élus. Ce n’est pas un audit qui permettrait d’accroître la transparence, ce n’est pas le but d’un audit.

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Transports en commun & déplacements, accessibilité, bilan de la mandature... Lundi prochain, suite et fin de notre interview de Pierre Castagnou.
+ Interview de Pierre Castagnou Part. I / II / III / IV / V...
+ Toutes nos dernières interviews - y compris vidéo.

jeudi, 24 août 2006

ZAC Didot : deux réunions importantes...

...se sont tenues à la Mairie du XIVe et au gymnase Rosa Parks le 29 juin dernier à la demande de riverains inquiets par une recrudescence des actes d'incivilité. Alors, grilles du jardin, jeunes en scooter, rondes de police, animations et besoins en éducateurs, décisions de la Mairie... Le Conseil de quartier Pernety a mis en ligne sur son site internet un compte-rendu exhaustif de ces deux rencontres. A lire là-bas, à commenter ici...

Pierre

Plus d'info :
+ Le site internet du Conseil de quartier Pernety - probablement le plus complet et le plus à jour en ligne : http://quartier.pernety.free.fr
+ Prochaine réunion publique du Conseil de quartier Pernety : le 27 septembre à 20h (lieu à préciser).

mercredi, 23 août 2006

Une interview de Pierre Castagnou (Part. V)

C'est bientôt la rentrée. L'occasion pour Paris14.info de faire le point sur les dossiers en cours dans notre arrondissement avec Pierre Castagnou, Maire du XIVe...

Aujourd'hui, deux des thèmes phares de la mandature : petite enfance & crèches.

Paris 14 (P14) : À quand une crèche dans le secteur de la Porte d'Orléans, n’était-elle pas prévue rue Morère ?

Pierre Castagnou (PC) : C’était difficile rue Morère pour des raisons techniques ; ou alors le coût aurait été très élevé… Mais il y aura des places réservées à la Mairie d’arrondissement dans la crèche de la poste Bachelard, qui va ouvrir près de la Porte d'Orléans : 15 places.

P14 : S’agissant des crèches, pourriez-vous nous donner quelques chiffres ? Combien y-a-t-il de places de crèches dans le XIVe et pour combien d’enfants en bas âge ? A la fin de la mandature, combien de places supplémentaires aurez-vous construit ?

PC : Il y a très exactement 1758 places de crèche pour un total de 3900 enfants de moins de 3 ans. Nous aurons attribué en fin d’année 2005 un peu plus de 600 places sur 1600 demandes. La manque de places est un vrai problème, même si, en la matière, le 14e n’est pas l’arrondissement le plus mal loti. 

P14 : Mais il y a l’air d’avoir une forte disparité, comme par exemple entre le quartier de la Place de Catalogne qui a plus de places que dans le sud de l'arrondissement.

PC : Oui, c’est vrai ; le problème est souvent celui de locaux ou de terrains disponibles.

P14 : Le fils de Laurent Fabius, Thomas Fabius, a pour métier d’installer des crèches dans les entreprises privées. La Mairie ne pourrait-elle pas négocier des accords et demander des contingents de 10-15 places pour le secteur public, quitte à financer une partie ?

PC : Oui, je connais cette initiative. Nous sommes ouverts à toute discussion. Pour preuve, le projet engagé avec la poste, qui  est un établissement public, ou avec l’hôpital Ste Anne dont la crèche accueillera les enfants du personnel mais aussi des enfants de l’arrondissement.

P14 : La gare de la petite ceinture sur l’Avenue du Général Leclerc, dite gare de Montrouge, ne pourrait-elle pas être utilisée pour une crèche ? Au passage, est-il prévu de protéger ce patrimoine ?

PC : Elle est en très mauvais état. Mais la Ville n’est pas chez elle. La gare appartient à Réseau ferré de France (RFF).

A la fin de la mandature, nous aurons créé 290 places. C’est encore insuffisant, bien évidemment, mais le retard accumulé est important et ne pouvait pas être comblé en une mandature. Cela d’autant plus qu’au niveau parisien les arrondissements de l’Est parisien souffraient d’un manque encore plus important qu’il a fallu essayer de combler.

P14 : A combien estimez-vous les besoins ?

PC : Un millier de demandes n’ont pu être  satisfaites cette année. Mais parfois les parents peuvent trouver une solution avec la garde à domicile... Ce qu’il faut, c’est, au minimum, pouvoir satisfaire les demandes des familles qui financièrement n’ont pas d’autres solutions que les crèches.

P14 : Les gens posent des questions sur les suivis des dossiers. Les familles pourraient-elles avoir la possibilité de suivre leur dossier sur internet ? Et d’autre part, quels sont les critères d’attribution au sein de la commission transparente ? Un seuil de revenu ?

PC : Je retiens cette idée d’accessibilité du dossier en ligne… Nous avons crée un Bureau des crèches auquel tout le monde peut s’adresser pour déposer une demande ou savoir ou en est son dossier. Sous l’ancienne équipe, les demandes de places étaient gérées par le cabinet du maire…
Une commission de transparence se réunit tous les trimestres. Des critères d’attribution ont été fixés : l’emploi (ou la formation), les horaires de travail et le temps de trajet, les revenus, la domiciliation, la situation familiale (on sait qu’à Paris, il y a un pourcentage très élevé de familles monoparentales), l’âge des enfants, d’éventuels rapports des services médico-sociaux.

Cette commission fonctionne très bien. Personne ne critique son fonctionnement. Elle est présidée par mon adjointe chargée de la petite enfance ; y siègent également mon adjoint chargé des affaires scolaires, un représentant de l’opposition, la coordinatrice des crèches de l’arrondissement, un médecin…

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Subventions aux associations, accès aux équipements municipaux, finances de la Ville... Suite de notre interview après-demain.
+ Interview de Pierre Castagnou Part. I / II / III / IV...

mardi, 22 août 2006

Mobiliser contre la pollution atmosphérique...

A la veille de l'été, nous vous avons proposé un petit "sondage express" relatif à la pollution atmosphérique... Bilan à 10 jours de la fin du parcours ? Réponse en image.

medium_pollution_atmospherique.gif

...Pour le moment, 136 de nos lecteurs nous ont donné leur opinion en un clic. Comme Morg, vous souhaitez nous en dire plus ? Vous avez la parole (cliquez sur "commentaire" ci-dessous). Coup d'épée dans l'eau ? Peut-être... Mais la sensibilisation de nos concitoyens reste un travail de longue haleine et nous accepterons bien volontiers que vous ajoutiez votre pierre à l'édifice...

Ce débat - eh oui, cela fait encore débat - n'est en tout cas pas près d'être clos. Il devrait même reprendre le dessus à l'approche des échéances électorales de 2007 et 2008 qui nous l'espérons verrons enfin l'enjeu environnemental prendre la dimension qui devrait être la sienne. Le développement durable n'est pas qu'un phénomène médiatique...

D'ici là, nous en serons réduits à compter sur l'artillerie lourde américaine puisque Al Gore, dans un style très Michaël Moore (!) mais également très hollywoodien, se propose avec un certain succès de mobiliser les opinions publiques internationales avec un reportage choc intitulé : "An Inconvenient Truth" ("Une Vérité Embarrassante"). Nous vous en livrons ci-après les deux bandes-annonces.

Spot de 2mn30s

Spot de 30s.

Une méthode de marketing des idées sans doute plus aggressive mais certainement plus efficace. Alors, comme le suggère NetPolitique.net, et si Nicolas Hulot s'y mettait ?

Pierre Vallet

Plus d'info :
+  An Inconvenient Truth, sortie le 11 octobre 2006. Site officiel en cliquant ici...

lundi, 21 août 2006

Une interview de Pierre Castagnou (Part. IV)

C'est bientôt la rentrée. L'occasion pour Paris14.info de faire le point sur les dossiers en cours dans notre arrondissement avec Pierre Castagnou, Maire du XIVe...

Aujourd'hui, sans-abri, logement social, Loi SRU et spéculation immobilière...

Paris 14 (P14) : Venons en à la question des sans-abri. Deux groupes importants dans le 14ème, l’un devant la caserne des pompiers Marché Villemin, l’autre Avenue du Gal Leclerc devant Pier Import. D’ailleurs, à cet endroit, il y avait un banc, on a enlevé ce banc et maintenant ces sans-abri ont disposé là des chaises, des matelas, des canapés... Comment réagissez-vous devant cette situation ?

Pierre Castagnou (PC) : Nous avons mis en réseau tous les acteurs intervenant auprès des sans-abri : assistantes sociales, Emmaüs, SAMU social, Restos du cœur, BAPSA… Souvent ils travaillaient séparément. Nous avons chercher à mieux coordonner leur action, développer une synergie.

Les sans-abri sont une population très composite. Il y a de plus en plus de femmes, de plus en plus de jeunes. Il faut agir très vite, dès que les gens tombent dans l’errance, pour éviter la désocialisation, d’autant que beaucoup de sans-abri ont un emploi, ont un revenu…

Parfois les choses sont plus difficiles. Les gens vivent dans la rue depuis longtemps. Ils n’ont plus aucune attache et ne veulent pas avoir affaire aux institutions.
Une des réponses est la construction de résidences sociales, de taille modeste pour faciliter la réinsertion. Nous avons ainsi quatre projets dans l’arrondissement. Le chantier de la première résidence, rue de la Gaîté, vient de débuter.

P14 : Au bout d’un certain temps, il y a une exaspération des riverains

PC : Oui, le Samu social, la BAPSA qui dépend de la Préfecture de police [ndlr : Brigade d’Assistance aux Personnes Sans Abri] interviennent… On a récemment recensé une centaine de sans-abri dans le 14ème. La police intervient en cas de trouble de l’ordre public.

Le problème, c’est parfois que les sans-abri refusent d’aller dans des centres d’hébergement d’urgence parce qu’ils craignent la promiscuité ou la violence, refusent la contrainte, n’arrivent pas à renoncer à l’alcool…

J’en appelle aussi à la compréhension de chacun. Se retrouver sans toit peut arriver à tout le mode : on perd son boulot, on se sépare de sa femme ou de son mari, on perd son logement et on a vite fait de se retrouver à la rue. D’ailleurs souvent les gens aident les sans abris en leur donnant argent, matelas, couvertures…

P14 : Puisque nous parlons d'action sociale, qu’en est-il des problèmes de locaux du Centre social Didot Broussais menacé d'expulsion à l'hiver dernier ?

PC : Le problème est réglé. Il était impensable que l’AP-HP puisse mettre à la porte le seul Centre social du 14ème. Le centre restera sur Broussais. Il sera relogé par la ville dans le cadre de la reconversion du site. C’est l’engagement que j’ai pris et il sera respecté.

P14 : Le 2e centre social du quartier Porte de Vanves est programmé pour quelle date ?

PC : Eh bien les travaux ont commencé avec la démolition de l’ancien centre commercial. La livraison est prévue en 2008. Outre le centre social, il y aura une crèche, un relais d’assistantes maternelles, et des locaux d’activité.

P14 : Rue Morère, l’un des deux projets devait être une crèche, mais ce serait une résidence sociale du type de la rue de Ridder… Un projet qui a dynamité dans tout le quartier Didot l’action en faveur des personnes sans abri.

PC : Non, cela n’a rien  à voir avec la rue de Ridder, où il existe un centre d’hébergement du Samu social. Il s’agira d’une pension de famille de 10 studios, où les gens bénéficieront d’un accompagnement social.

Propos recueillis par Dan Krajcman et Pierre Vallet - cette interview a été relue par Pierre Castagnou

Plus d'info :
+ Suite de notre interview après-demain avec l'un des thèmes phares de la mandature : petite enfance & crèches.