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dimanche, 09 avril 2006

Henri Namur : un ministre provincial et chevalier...

...Moment d'émotion chez les Franciscains de la rue Marie-Rose ce samedi 8 avril 2006 où le frère Henri Namur, Ministre provincial des Franciscains, a reçu des mains de Monsieur le Préfet Jean-Paul Bolufer, Directeur des Journaux Officiels de la République, la croix de Chevalier de la Légion d'Honneur au titre du Ministère des Affaires Etrangères en présence d'une assemblée discrète de proches du XIVe arrondissement ou d'ailleurs.

Elu en 2002 pour six ans, lors du Chapitre provincial par l'assemblée de tous les frères, le Ministre provincial a la charge de visiter souvent ses frères, de veiller et de les encourager. C'est à lui qu'il revient de mettre en oeuvre les orientations prises au Chapitre.

Henri Namur est donc en charge de la "Province franciscaine du Bienheureux Pacifique" (...France-ouest !) qui compte 13 maisons, de Lille à Béziers, en passant par Le Havre, Fontenay-sous-bois, Paris, Orsay, Vézelay, Rennes, Nantes, Quimper, Limoges, Brive, Toulouse.

Envie de féliciter notre nouveau chevalier? C'est le Dimanche des Rameaux ! Alors, faîtes d'une pierre deux coups : la messe est à 10h30 au Couvent des Franciscains...

MRV

Plus d'info :
+ Le site internet des Franciscains de la rue Marie-Rose.

samedi, 08 avril 2006

Alexandre Moix, Deweare et moi...

Ecrivain et réalisateur, Alexandre Moix a signé un documentaire sur Patrick Deweare intitulé "L'enfant du siècle" unanimement salué par la presse. Il est notre invité pour parler de ce comédien unique qui vivait impasse du Chemin Vert dans notre arrondissement... Interview.

Propos recueillis par Jive.

Paris14.info (P14) : Tu as été révélée par un premier roman fort remarqué « Second rôle, peux- tu nous raconter comment ce livre est né ?

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Alexandre Moix (AM) : L’écriture d’un roman est souvent mystérieuse. On ne connaît pas vraiment les raisons profondes qui conduisent à écrire. Pour ma part, j’ai, depuis tout petit, toujours voulu écrire. Le roman naît le jour où l’envie, le plaisir, le besoin psychologique et la nécessité matérielle se rencontrent. Et surtout, je ne sais pas faire autre chose. Je ne me voyais pas dans un bureau en CDI à vie. Je ne me suis pas laissé d’autres choix que d’écrire. C’était une nécessité que je me suis imposé. Toute ma vie je me suis condamné à ne pas savoir faire autre chose. Tous mes efforts pour rater mes études et me faire virer au bout de deux mois de boulots super bien payés allaient dans ce sens : écrire, c’est ne pas se laisser le choix de faire autre chose qu’écrire.

P14 : Tu évoques à plusieurs reprises Patrick Deweare. Est-ce un hasard?

AM : Patrick Deweare est, pour moi, le plus grand acteur de tous les temps. Il a été une révélation. C’est le type parfait du « Jusqu’au-boutiste ». Lui-même ne s’est jamais laissé le choix d’être autre chose qu’acteur. Il ne savait rien faire d’autre. Il était sans concession avec lui-même (d’ailleurs il en est mort) et le reste du monde. Un mec qui a cherché toute sa vie la perfection sans jamais la trouver. Cette insatisfaction de la vie l’a fait se suicider. J’aime ce genre de personnages qui doutent. Le génie est dans le doute et l’erreur. Pas dans l’assurance et l’absence de remise en cause. Et puis, Deweare a été (avec Truffaut) le personnage le plus important de ma vie à un moment donné. Il m’a sauvé de la déprime une quantité de fois. Quand ça n’allait pas, je regardais un film avec lui pour aller mieux. Il y avait pire que moi comme mal-être. C’était rassurant. Dans un roman, on rend souvent hommage aux personnes qui ont compté. Deweare en fait partie en ce qui me concerne. Il est comme un membre de ma famille. J’ai l’impression de le connaître très bien.

P14 : La perle rare de ton documentaire est ce dernier entretien filmé chez lui dans le 14ème. Comment as-tu découvert ce film ?

AM : En côtoyant sa famille et notamment sa mère Mado. C’est elle qui m’a dit que cette interview devait exister. Elle s’en souvenait. J’ai cherché et j’ai trouvé. C’est une interview de 20 minutes (j’en utilise 8 minutes dans mon film) tournée chez lui, Impasse du Moulin Vert, 3 jours avant son suicide. Un journaliste canadien, (le Michel Drucker québécois) l’interroge dans son jardin. DEWEARE y est formidable : décontracté, chemise hawaïenne, il parle de son enfance, de son métier, de ses débuts au cinéma, de ses débuts au Café de la Gare, de mai 68, de ses projets… Il devait tourner « Edith et Marcel » de Lelouch, la semaine suivante. Personne ne peut imaginer en voyant ces images que trois jours plus tard, il se tire une balle de 22 long rifle au fond du palais… ça donne la chair de poule. Cette séquence (because son suicide) n’a jamais été diffusée, même à l’époque. Inédite, c’est la première fois qu’on la voyait. J’en suis assez fier.

P14 : Combien de temps Patrick Deweare a-t-il vécu dans le 14ème ? Avait-il eu le coup de foudre pour ce quartier?

AM : Il aimait beaucoup le 14ème. Au départ, le Café de la Gare n’était pas dans le marais comme aujourd’hui mais dans une rue proche de la gare de Montparnasse. D’où le nom « Café de la Gare ». C’est donc le quartier de ses débuts dans la vie. De plus tous ses meilleurs copains comme Coluche habitait le quartier. Je crois qu’il y a vécu 2 ou 3 ans, dans cette maison paisible avec jardin, située au fond d’une impasse tranquille (cf. photo ci-dessous) qui existe à peine sur les cartes. Deweare aimait la discrétion, qu’on ne parle pas trop de lui. Aujourd’hui, avec les paparazzi, il serait fou. Il aurait déjà tiré sur tout le monde !

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P14 : Quels sont les films de Deweare que tu peux recommander à nos lecteurs ?

AM : Evidemment tous !!! « Coup de tête » de Jean-Jacques Annaud est mon préféré. Car il y a tout Deweare dedans. C’est presque un documentaire sur lui. C’est ce que me disait Alain Corneau en parlant de ce film. Pour tous les proches, c’est « Coup de tête » leur film préféré. Il y est fabuleux : tendre, fou, marrant, violent, paumé, enfant sauvage…

« Série Noire » de Alain Corneau est un incontournable. J’ai été très marqué psychologiquement par ce film. Il y a eu un avant et un après. Je n’ai jamais vu un acteur joué comme ça dans aucun film… Même De Niro ou Pacino ont des cours à prendre. Il y est hallucinant. C’est au lendemain de ce film que les gens on commencer à le prendre pour un dingue.

P14 : Venons-en à ta dvdthèque. Quels films peut-on trouver chez toi ?

AM : De tout mais surtout du français : de Guitry dont je possède tous les films (il serait temps qu’ils sortent en DVD !) en passant par Pagnol, Sautet, Truffaut, Kieslowski, Les Galettes de Pont-Aven, des séries comme les Brigades du Tigre, Chapi Chapo, Les Cinq dernières minutes… mais aussi les Ford, Welles… Je ne peux pas vivre une journée sans livres et sans films.

P14 : Accordes-tu une importance au home cinéma ?

AM : J’accorde plus d’importance au film. Un chef-d’œuvre peut se voir par tous les temps, avec un son pourri et une image crade. Citizen Kane remasterisé ou en vieille VHS reste Citizen Kane.

P14 : Comment es-tu équipé ?

AM : Simplement. Lecteur DVD, graveur, télé LCD

P14 : As-tu vécu des beaux moments HOME CINEMA ?

AM : Oui. Quand je revois des films comme Star Wars, Barry Lyndon ou Il était une fois en Amérique de Sergio Leone...

P14 : Que penses-tu des suppléments sur les DVD ?

AM : Peu mieux faire. Et bien souvent, trop long. On a tendance aujourd’hui à accorder plus d’importance aux bonus qu’au film. La star, c’est le film.

P14 : Tes prochains achats DVD ?

AM : « C. comme la lune » de Joël Serria avec Jean-Pierre Marielle. Jamais vu.

P14 : Peux-tu nous dire deux mots sur ton actualité dans les prochains mois

AM : Je termine  actuellement le montage d’un documentaire sur le compositeur de musique de films François de Roubaix, en même temps que j’écris mon second roman.

P14 : As-tu un rêve de réalisateur et d’écrivain?

AM : Mon rêve de réalisateur aurait été de rencontrer et de bien connaître François Truffaut. Et celui d’écrivain de rencontrer et de bien connaître Marcel Proust.

Plus d'info :
+ Jive, c'est notre cinéphile et dvdphile quatorzièmois. Retrouvez tous ses articles, critiques et interviews dans notre rubrique Cinéma ou en accès direct dans notre colonne de gauche (Jive recommande...).
+ Une petite toile dans le 14e ? Tous les horaires des cinémas du 14e en accès direct ci-contre dans notre colonne de gauche...

 

vendredi, 07 avril 2006

Collège Jean Moulin : éducation nationale (des masses)

...Les anti-CPE poursuivent leur action dans le XIVe arrondissement. Après le lycée Paul Bert, c'était aujourd'hui le tour du Collège Jean Moulin, bloqué par ses élèves, âgés rappelons-le de 12 à 15 ans, un âge où l'on est traditionnellement très au fait des luttes citoyennes et des mouvements spontanés de défense d'un avenir radieux.

Pierre

Plus d'info :
+ Nos rubriques loisirs et / ou sorties et bons plans.

Développement durable : le XIVe leader ?

J’ai rêvé d’un Agenda 21 dans le XIVème arrondissement.

Pourquoi ? Parce qu’au regard des polémiques actuelles et passées au cœur de notre arrondissement et au-delà (tramway, quartiers verts, dessertes de bus…), la mise en place d’un Agenda 21 bien en amont des projets auraient permis de mieux planifier ceux-ci et éviter ainsi de nombreux conflits.

En effet, l’Agenda 21 local est un processus permettant aux collectivités d’intégrer localement et concrètement le développement durable sur leur territoire, en partenariat avec tous les acteurs de la communauté (habitants, associations, élus…). Cette initiative est née lors de la Conférence de Rio en 1992, celle-là même qui a tiré la sonnette d’alarme contre le réchauffement climatique.

Mais comment élabore-t-on un Agenda 21 ? Le processus se déroule en 3 phases :
> La 1ère consiste à établir un diagnostic en dressant un état des lieux des politiques sociales, environnementales et économiques (les 3 piliers du développement durable) du territoire.
> Le diagnostic sert ensuite de point de départ à la concertation avec tous les acteurs au travers de forums citoyens, d’ateliers, d’enquêtes… Elle fait partie intégrante de la démarche.
> Un plan d’actions peut alors être rédigé, restituant l’ensemble des propositions en les hiérarchisant (par thématique, faisabilité…). C’est lui qui va orienter les politiques de développement durable à court, moyen et long terme de la collectivité.

Si ce travail – qui peut durer 3-4 ans – nécessite l’étroite collaboration des élus, il est de mise de le confier à un bureau d’étude ou une agence, présentant l’énorme avantage de disposer ainsi d’un regard extérieur et objectif, tout en offrant une expertise normalement multidisciplinaire (urbanistes, environnementalistes, économistes, sociologues…) capable d’avoir une approche transversale du territoire.

Alors je me suis mise à rêver… rêver que nos politiques parisiens avaient lancé une enquête préparatoire au plan de déplacement avant de tout chambouler les sens des rues ou de réduire la circulation sur les grands axes, rêver qu’il y avait eu une réelle incitation à la construction écologique avec des stratégies claires, plutôt que de lancer épisodiquement quelques campagnes très coûteuses et ne touchant pas toujours les cibles visées…

Helsinki, La Hayes, Rome, San Francisco, mais aussi des villes comme Lille ou Toulouse…toutes ces (grandes) villes ont osé se lancer. Et à Paris ? Il a fallu attendre juin 2005 (après 4 ans d’investiture)  pour que le Maire de Paris annonce l’engagement de la ville à lancer son Agenda 21 …longtemps après tous ces gigantesques travaux modifiant profondément le fonctionnement de quartiers entiers et de leur voisinage sans la moindre réflexion globale à l’échelle de la ville. Et depuis ? Silence radio…

Sachant que pour une ville comme Paris, au moins 2 ans de préparation seront nécessaire entre l’engagement et le lancement du processus (préparation des appels d’offre, sélection des équipes, mise en place des comités de pilotage…), cela nous donne un démarrage en… 2008, en pleine élection municipale ! Utopique ou …timing parfaitement calculé diront les mauvaises langues.

Voilà pourquoi je me suis mise à rêver... Rêver qu’à défaut de Paris, notre XIVème arrondissement oserait lancer un Agenda 21 (plus facile à mettre en œuvre à cette échelle) pour marquer son véritable engagement sur la voie du développement durable.

Angélie

Plus d'info :
+ "La démarche Agenda 21 locaux", préparé par le Comité 21 (Comité français pour l'environnement et le développement durable).
+ Un exemple concret : l'Agenda 21 du Grand Lyon.

Plus d'info (bis) :
+ Angélie est une "VIB" (Very Important Blogueuse) du XIVe. Elle anime le blog "Un geste par jour" qui est aujourd'hui l'un des blogs les plus fréquentés de la blogosphère "soucieuse de l'environnement".
+ L'idée d'un Agenda 21 dans le XIVe vous séduit ? Contactez-nous ou réagissez via les commentaires. Un petit groupe est en train de se constituer autour d'Angélie !!!
+ ...Incroyable : il n'est toujours pas obligatoire de construire selon les normes HQE (Haute Qualité Environnementale) à Paris. Vous ne rêvez pas, nous sommes bien en 2006...

jeudi, 06 avril 2006

Une plantation d’arbres rue Alphonse Daudet

Les habitants du XIVème ont eu lundi l’occasion d’assister à une plantation d’arbres pour le moins inhabituelle sur la placette située à l’angle des rues Alphonse Daudet et Leneveux.


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En effet, sous un beau soleil de printemps, l’équipe de jardiniers et d’employés de la Direction des Parcs, Jardins et Espaces Verts menés par Hervé Sitar, était reçue par un comité d’accueil venu tout exprès pour l’occasion : deux classes de primaire de l’école Prisse d’Avennes, leurs enseignantes, des membres du Conseil de Quartier Jean Moulin Porte d’Orléans, et une représentante de la Mairie du XIVème, qui ont eu l’heureuse initiative de ce happening printanier et pédagogique. Un bel emplacement, dont l’idée n’émane pas d’ingénieurs ou de responsables politiques mais d’habitants et de leur Conseil de quartier : un exemple à suivre !

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Les deux « Poiriers de Chine », de leur nom botanique Pyrus Calleryana « Chanticleer » ont été plantés sous les regards médusés de l’assistance, enfants, promeneurs et habitants rendus curieux par l’animation, tout aussi peu habituelle que la bonne humeur régnante. Les jardiniers, encouragés par la curiosité des petits et des grands, ont répondu à une foule de questions sur ces deux arbres qui ont huit ans (l’âge des enfants), viennent de pépinières et ont été plantés « en motte », ce qui permet d’avoir des sujets d’un beau volume, et d’amener leurs chances de reprises à un taux de plus de 90%.

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Les deux arbres font déjà cinq mètres et seront arrosés tous les quinze jours pendant trois ans. Robustes, ils résisteraient à la pollution et on l’espère aussi aux parasites et autres pestes végétales qui font pas mal de dégâts parmi les érables du Boulevard Raspail, ou les sophoras de la rue d’Alésia. La terre de plantation est enrichie en roche volcanique pour nourrir et garantir l’aération des nouvelles racines. Déchargés par une grue, les arbres ont été soigneusement installés dans deux trous creusés à l’aide d'une mini pelleteuse. Sa manipulation a d’ailleurs suscité chez les enfants autant d’intérêt que les explications de l’équipe…

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Mais nous avons eu, une fois n’est pas coutume, la chance d’entendre des professionnels nous parler avec enthousiasme de leur métier, qui consiste à planter, à tailler et à abattre des arbres, activités qui ne sont pas toujours acceptées avec autant de joie qu’une plantation, alors qu’elles sont également indispensables.


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On émet le souhait que dans les hautes sphères de la Direction des Parcs et Jardins, un responsable entendra notre demande : plus de verdure et de diversité pour les rues de Paris ! Plus de façades végétalisées, moins d’alignements mornes de platanes, et pourquoi pas, comme le propose Dan Krajcman du Conseil de Quartier, des alignements panachés (d’érables, chênes, tilleuls, gingkos, fruitiers…) ?… Les magnifiques gingkos de l’avenue Reille, ou les Pawlonias récemment plantés rue Friant nous laissent penser qu’une évolution dans ce sens serait possible !

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Les enfants on pu repartir avec quelques branches bourgeonnantes coupées, afin de maximiser les chances de reprises des arbres. On imagine les vocations nées en ce début d’après-midi ensoleillé d’avril… Un grand merci à Hervé Sitar, Fabien et tous les autres ouvriers de l’atelier Saint Yves de la direction des Parcs, Jardins et Espaces Verts.

Ama

Plus d'info :
+ Pour les amoureux des arbres, quelques liens utiles :
http://jardins.paris.fr le portail qui recense les nombreux événements liés aux parcs et jardins à Paris.
http://www.paris.fr/portail/Parcs/Portal.lut?page_id=5596 les lieux de découverte et d’initiation liés à l’écologie urbaine et à l’environnement
http://www.jardinons-alecole.org/ pour éveiller, même et surtout à Paris, les enfans au monde végétal

mercredi, 05 avril 2006

La Voix du 14e : journal chrétien d'information ...en ligne

...Après la paroisse Saint Pierre de Montrouge, c'est au tour de la Voix du 14e de faire ses premiers pas sous format blog. Certes, l'équipe semble toujours un peu rôdage sur le plan de la forme, mais le contenu est là et l'info souvent intéressante comme cette interview de Marcel Pochard, le nouveau Président de la Cité U, qui confirme la création de deux nouvelles maisons...

...En tout cas une bonne nouvelle pour la communauté catholique du XIVe qui s'était émue de la disparition de la Voix dans son format papier. Bravo à la nouvelle équipe !

Pierre

Plus d'info :
+ La Voix du 14e - anciennement la Voix de Saint Pierre - a plus de 90 ans. C'est le plus vieux journal du XIVe. Un blog à découvrir en cliquant ici.
+ Vous souhaitez rejoindre l'équipe de rédaction de la Voix ? Contactez-les !!!

mardi, 04 avril 2006

Blocage du lycée Paul Bert : un élu intervient...

Les manifestations anti-CPE ont touché très largement le XIVe arrondissement ces derniers jours. La circulation sur le périphérique, Porte d'Orléans et l'avenue du Général Leclerc a été très régulièrement perturbée par des groupes de de jeunes manifestants.

Hier, c'était au tour du blocage du Lycée Paul Bert par des lycéens anti-CPE. Mais le concours et le soutien notable de Vincent Jarousseau, adjoint aux affaires scolaire de la Mairie du XIVe (une visite nettement moins virtuelle qu'à l'accoutumée) dans cette opération - au sein même de l'établissement - fait couler de l'encre puisque nous recevions dans la soirée cette lettre ouverte...

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M. Jarousseau,

Je viens d'apprendre par l'intermédiaire de mon fils Romain élève en seconde au lycée Paul Bert que vous étiez ce matin à l'intérieur de l'établissement afin de soutenir certains élèves désirant bloquer l'entrée principale rue Huyghens.

Contrairement à votre droit, vous avez pris la parole dans la cour et apporté votre soutien à ce blocage je cite : "au nom de la Mairie du 14"!

Mme la Proviseure vous a immédiatement invité à stopper votre intervention.

Ne remettant absolument pas en cause le droit de grève, valeur fondamentale dans notre République, je ne peux que déplorer ce genre de comportement. Résultat : l'établissement est à nouveau fermé ce jour, demain et après demain.....

Tout en faisant abstraction à la question : "pour ou contre le CPE?" il est anormal qu'un élu prenne position à l'intérieur d'un établissement public et appelle à la fermeture de celui-ci !

En signe d'un profond désaccord et de protestation avec la position officelle de la Mairie du 14ème, sachez que j'envisage fortement de remettre dans les prochains jours ma démission de Président de "l'Association des Jardiniers de l'Aqueduc" situé au 2 rue de l'Empereur Julien 75014 Paris.

Très sincèrement attristé par votre opération "coup de poing".

Cordialement

Mr Thierry Le Dez
Parent d'élève et Président de l'Association des Jardiniers de l'Aqueduc

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...Aux dernières infos, Pierre Castagnou aurait rappelé à l'ordre son adjoint et présenté ses excuses au Lycée. Votre avis ? L'intervention d'un élu au sein même d'un lycée et "au nom de la Mairie du XIVe" est-elle choquante dans ce contexte tumultueux ?

Pierre

Plus d'info :
+ Il est important, pour analyser les avis des uns et des autres, d'avancer à visage découvert. J'ouvre donc le bal... Je suis à titre perso favorable au CPE.
+ ...Manifestations, blocages de lycées, si vous rêviez de vacances sportives, il reste encore quelques places :-)

Rue Morère... Si ce n'est le 13, sera-ce le 19 ?

...Un projet immobilier était annoncé au 13 rue Morère.

...Vous pensiez que ce serait une crèche ? Eh non. Retoqué pour des raisons techniques d'accessibilité du site (*) et de sécurité incendie, le projet de structure d'accueil pour la petite enfance fait place à une résidence sociale de 10 studios, et une vingtaine de logements sociaux classiques.

Autre version défendue par les riverains, la mairie ayant acheté le terrain trop cher, le prix au berceau aurait été prohibitif... Riverains qui aimeraient bien qu'une nouvelle étude soit conduite par la Mairie toujours pour l'implantation d'une crèche au 19 rue Morère, terrain également préempté par la mairie pour la moitié du prix et d'une superficie équivalente au 13. Alors dans les nombreuses priorités affichées par la Mairie (tout semble prioritaire à dire vrai), quels projet nos élus vont-ils valider ? Deux projets de logements sociaux dans une seule et même rue ou un un projet mixte apparemment plus équilibré ? A suivre ?

Camille

Plus d'info :
+ ...Sur le blog du Conseil de quartier Jean Moulin - Porte d'Orléans.

lundi, 03 avril 2006

Une visite de l'école Pierre Larousse...

...Après rénovation. Ca a coûté 717 000 € et ça a l'air très réussi. Au passage, merci à Vincent Jarousseau de mettre en avant le budget de ces rénovations. Il est rare de trouver ce type d'informations en ligne - vous pouvez d'ailleurs toujours chercher sur le site de la Maire du XIVe, en la matière, pas un mot sur le budget de la Mairie d'arrondissement (que l'on nomme "l'état spécial d'arrondissement")...

On se rattrapera sur le site de la Ville ou vous pourrez trouver une rubrique budget. Celle-ci est hélas assez décevante puisque pas une seule page ne résume les dépenses de la ville dans leur globalité sous une forme synthétique et graphique. Et là encore, pas un chiffre sur l'état spécial de nos mairies d'arrondissement. Une mission d'information qui semble pourtant à la portée d'une communauté de commune... Mais quelqu'un a-t-il réellement une vision globale des recettes et dépenses à Paris ??? Lors de son dernier compte-rendu de mandat, Bertrand Delanoë s'était vu pourtant suggérer de remettre au public un document papier intégrant les dépenses de la Ville. Il a pris acte de cette excellente suggestion et en a pris note. Ne désespérons pas, tous ces chiffres devraient donc pouvoir nous parvenir prochainement...

D'ici là, nous nous contenterons donc - notamment sur les aspects affaires scolaires dont il a la charge - du blog de Vincent Jarousseau.

Pierre

Plus d'info :
+ Le blog de Vincent Jarousseau.

 

dimanche, 02 avril 2006

La Mallette jaune : plongée dans un 14e futuriste...

Carole Boudebesse est une jeune auteur du 14e arrondissement. Elle publie un premier roman d'anticipation... Interview...

Paris14.info (P14) : Vous publiez un premier roman, la Malette jaune, aux éditions Glyphe. Notre arrondissement vous a-t-il influencé ?

Carole Boudebesse (CB) : J’ai commencé l’écriture de La mallette jaune début 2003, peu de temps après mon emménagement dans le 14e arrondissement. Mon ordinateur avait trouvé un point de chute idéal. Le quartier a stimulé mon imagination. En parallèle, l’environnement joue un rôle clé dans le roman de science-fiction : la description architecturale guide le lecteur dans un univers inconnu, propre à l’auteur, où il devra prendre ses marques. Les lieux de mon roman sont les multiples reflets de lieux réels, fantasmés ou inscrits dans mon histoire familiale. Le 14e y trouve sa place, à côté d’un quartier latin transfiguré et de la jungle cambodgienne.

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P14 : Quels lieux illustrent votre roman ?

CB : Dans la deuxième partie de La mallette jaune, j'ai utilisé l’hôpital Sainte Anne et la place Denfert-Rochereau. On y rencontre Diane de Kelton, guerrière d’un système spatio-temporel différent, qui tente désespérément de rentrer chez elle.  Enfermée à Sainte-Anne par un système judiciaire qui ne la comprend pas (elle parle la langue d’un autre monde), elle s’enfuira du célèbre asile pour se perdre dans un Paris futuriste. Plus tard, elle rencontre la voyante de la place Denfert-Rochereau (inspirée d’un personnage réel).

P14 : Comment vivez-vous le 14e au quotidien ?

CB : Il est excitant de vivre à l’intersection d’un hôpital psychiatrique (Sainte-Anne), d’un cimetière (de Montparnasse) et d’une prison (la Santé). Montsouris (le parc) accueille mes ballades et la rue Daguerre me prête ses chapeaux (la chapellerie Divine)...

Camille

Plus d'info :
+ La mallette jaune - un roman de Carole Boudebesse aux éditions Glyphe, en librairie et par correspondance : www.editions-glyphe.com
+ 4e de couv' : Il y a des matins comme ça où on aurait préféré ne pas se réveiller. Ces matins gris et sournois qui précèdent les grandes catastrophes. Il y a aussi les malédictions absurdes qui vous forcent à parcourir la moitié de l’univers, en ne vous laissant pour option que la fuite ou la mort. Que feriez-vous si un être cher vous menottait dans votre sommeil à une mystérieuse mallette jaune ? Une mallette qui attise la curiosité des forces de l’ordre de tout le pays. Une mallette qui doit être livrée dans une région en guerre. Une mallette forgée dans un matériau inconnu, d’une solidité hors du commun. Une mallette qui explose dans quatorze jours. Que feriez-vous ? Plongez dans l’aventure, entre fuite désespérée et retour impossible, labyrinthe urbain et jungle putréfiée, Paris futuriste et Cambodge rouge.