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dimanche, 19 mars 2006

Virginie Seghers : découvrez la nouvelle chanson française - née dans le XIVe :-)

Un vent de fraîcheur souffle sur la chanson française. Auteur, compositeur, interprète et fille du poète Pierre Seghers, la pétillante Virginie Seghers se lance dans l’aventure de la chanson. Simple, surprenante et vive, Virginie présente des chansons enracinées dans son enfance insolite et ancrées dans les préoccupations d’une jeune femme d’aujourd’hui. Portrait d'une jeune femme du XIVe arrondissement...

Petite fille, elle saute sur les genoux de Léo Ferré, de Guy Béart, de Paco Ibañez, de Juliette Gréco, de Vinicius de Moraes, de Catherine Sauvage, de Louis Aragon, de Marc Ogeret ou de Vercors… qui fréquentent la maison de Montparnasse où elle grandit. Rien d’étonnant lorsqu’on est la fille d’une romancière et d’un poète ; rien d’étonnant surtout quand ce poète est aussi l’éditeur des poètes du monde entier : Pierre Seghers.

Résistant de la première heure, fondateur dès 1939 d’une des premières revues de poésie contre l’occupant « Poètes casqués », créateur en 1945 d’une maison d’édition qui deviendra pendant trente ans la référence en matière de poésie, au travers notamment de la célèbre collection « poètes d’aujourd’hui », Pierre Seghers est aussi parolier de chansons, interprétées par ses amis, tels Juliette Gréco (Le voyou et la voyelle) ou Léo Ferré (Merde à Vauban).

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Enfant unique, Virginie grandit parmi les artistes, avec un père âgé, mais qui ne cesse d’entreprendre, et à près de quatre-vingts ans porte la poésie sur scène, dans les usines, dans les prisons. Est-ce ce goût de l’entreprise, de la diversité, ou un esprit de contradiction qui la mèneront à HEC ? Jeune conseiller auprès de grandes entreprises maître de conférence à Sciences Po, à l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris, en économie sociale, auteur de sérieux ouvrages économiques…, Virginie Seghers cache bien son jeu.

C’est une jeune femme qui n’a en apparence rien d’un saltimbanque, et pourtant… Avec son dictaphone qui ne la quitte jamais, elle enregistre, au gré des jours, ses chansons, enracinées dans cette enfance insolite, et ancrées dans les préoccupations d’une jeune femme d’aujourd’hui. Et Virginie Seghers arrive où on ne l’attendait plus. Elle chante ! Ses propres chansons. Des chansons qui lui ressemblent, surprenantes, fragiles, vives.

Encouragée par Claude Le Bihan, alors directeur de l’action culturelle de Télérama, Virginie fait ses premiers pas sur scène dans de petits festivals. C’est lors d’une première partie d’un concert de Vincent Delerm que Dominique Bluzet, directeur du Théâtre du Jeu de Paume d’Aix en Provence, la découvre et lui propose une résidence et la production d’un premier « vrai » spectacle, en 2006. L’aventure est lancée ! Le Loup du Faubourg produit son premier disque, en assure la direction artistique et devient également son producteur pour la scène.

Henri Agnel écrira les arrangements et sera l’un des guitaristes du disque. L’équipe se constitue : Hervé Legeay, guitariste entre autres de Sanseverino, la rejoint, avec Xavier Lugué, de l’orchestre de contrebasses, ainsi que pour la scène, le guitariste Jérôme Ciosi.

Virginie dit que ses chansons naissent "par hasard et par amour, d’on ne sait où, d’un cri enfoui comme un murmure". Du hasard, il y en a peu, de l’amour beaucoup.

Camille

Plus d'info :
+ Virginie Seghers chante au Théâtre du Renard du 21 mars au 8 avril 2006 à 21h (sauf dimanche et lundi). Réservations : 01 40 21 90 95 ou par mail mariloup(at)leloupdufaubourg.com. A nos yeux, c'est un événement à ne pas manquer - et c'est un événement pour Télérama, si, si.
+ Ecoutez des extraits de son album sur le site du Loup du Faubourg.

samedi, 18 mars 2006

Paul Vivien, mon peintre en musique

Paul Vivien aime peindre la musique ; reliant les arts, il agrémente le bruit flou qui passe, invisible au quotidien, et l’accorde aux harmoniques de son imaginaire, suggérant par ses nuances l’irréel. C’est une peinture qui parle de brumes subtiles puis d’éblouissements, accordant à l’ambiance des petites touches d’éclats qui accompagnent des reflets. En musique, on parlerait de Claude Debussy, mais aussi de Georges Gershwin, de Darius Milhaud et d’Henri Sauguet.

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Il y a aussi dans cette approche une manière d’aimer la vie comme d’aimer les gens. Paul Vivien se tient toujours à une distance courtoise, afin de ne pas blesser celui qui est en face, pour laisser l’autre respirer, pour laisser passer la lumière qu’il estime tant, vers celui qui regarde. Cette peinture a pour corollaire le délicat souci de celui qui l’observe, elle questionne sans imposer, sans heurter, elle souhaite laisser vivre – mine de rien – avec bienveillance.

Paul Vivien, habitant du 14ème, exposera très bientôt au Grand Réservoir de l’hôpital du Kremlin Bicêtre, du 23 mars au 9 avril 2006. Je ne saurais vous conseiller d’y aller, ne serait-ce que pour y entendre ce qu’il a peint, car ça fait du bien…

Dan

Plus d’info :
+ Vernissage le jeudi 23 mars, de 18h30 à 21h30. Grand réservoir du CHU de Bicêtre. Exposition du 23 mars au 9 avril 2006, du mardi au dimanche de 15h à 18h30 sur RDV.

jeudi, 16 mars 2006

La Journée « Dorioùdigor - Portes ouvertes » de l'école Diwan

L'équipe pédagogique de Diwan - l'école bretonne du 92 bis boulevard Montparnasse - nous adresse ce message que nous vous retransmettons...

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La petite école maternelle Diwan de Paris, qui a ouvert ses portes en septembre 2004 dans le quartier Montparnasse grandit ! Elle prépare déjà activement la rentrée prochaine. Elle organise le samedi 18 mars prochain une journée « Dorioù digor - Portes ouvertes » destinée à l'ensemble des parents, Bretons ou pas, qui désirent en savoir un peu plus sur les bienfaits du bilinguisme pour leur enfant, et sur la méthode d'enseignement par immersion. Bienvenue aux curieux!

Tout au long de cette journée, qui débutera à 10 heures, les nouveaux parents pourront ainsi rencontrer les parents actuels, les enfants déjà scolarisés, les responsables associatifs et le directeur de l'école.

Au programme (sujet à modifications) :
> 10h00 - 12h00 : classe ouverte venez découvrir l'enseignement bilingue en situation réelle avec les enfants et leur enseignant
> 12h15 : apéro et crêpes bretonnes(vendues au profit de l'association)
> 14h : contes pour petits et grands en partenariat avec la Mission Bretonne dans le cadre de la journée mondiale du conte.

Les principes de l'école Diwan de Paris, c'est...
- Une éducation de grande qualité
- Le bilinguisme précoce, qui éveille les enfants à toutes les langues et ouvre son esprit sur le monde
- Des résultats scolaires exceptionnels
- Un développement cognitif favorisé
- Un contexte multiculturel
- Des classes à petit effectif (15 élèves par classe)...

Venez en discuter avec nous et trouver des réponses aux questions que vous vous posez.

Claude Nadeau
Présidente du comité de soutien de l’Ecole Diwan

Plus d'info :
+ La première école Diwan a été créée en 1977 en Bretagne. Ces écoles bilingues (français - breton) laïques, gratuites et ouvertes à tous sans distinction sont gérées par des associations de parents. Le réseau Diwan est formé actuellement de 40 établissements, de l'école maternelle jusqu'au Lycée. Il scolarise près de 3000 élèves, et se hisse parmi les meilleurs à l'échelle nationale pour les taux de réussite aux différents examens (brevet des collèges et baccalauréat). A l'image de la mosaïque parisienne, l'Ecole Diwan de Paris accueille des petits élèves de différentes nationalités et de tous les milieux, avec pour objectif commun le bilinguisme à tavers la langue bretonne, dans un esprit d'ouverture sur l'Autre et d'enrichissement mutuel.
+ Renseignements : 06 14 39 76 76. Ecole Diwan - 92 bis boulevard Montparnasse - 75014 Paris (métro Vavin ou Montparnasse).

mercredi, 15 mars 2006

Fan de la bibliothèque rose ?

France 3 Ile de France est en train de tourner un sujet sur les 150 ans de la bibliothèque rose. L'équipe recherche des jeunes amateurs de la collection (Club des 5, Fantômette...) ayant envie d'en parler devant une caméra. Ce qui les intéresse entre autres, c'est de voir comment ces ouvrages trouvent encore leur public aujourd'hui.
 
La journaliste souhaiterait tourner à la librairie vendredi prochain (17 mars) entre 16h00 et 18h00. Aussi, si vos enfants sont intéressés, n'hésitez pas à me le faire savoir très rapidement car s'il n'y a pas de candidats aux Minots, les journalistes se reporteront sur une autre librairie. Voilà une occasion de donner la parole aux passionnés des livres !
 
Vous avez jusqu'à demain début d'après-midi pour vous décider (et oui, désolée, ça ne laisse pas beacoup de temps...)
 
A bientôt,
 
Linda

Plus d'info :
+ ...Et coordonnées : Les Minots - une librairie rien que pour les enfants (et leurs parents) - 121 rue du Château - 75014 Paris - tél : 01 43 20 95 85
+ Sitewouaib : www.lesminots.fr

Un bel ouvrage sur le XIVe arrondissement...

Depuis 1994, la collection « C’était hier… » retrace l’histoire des arrondissements parisiens des origines à nos jours. Des ouvrages de référence qui raviront les amoureux du vieux Paris. Nous vous conseillons la lecture de "C'était hier... Le XIVe arrondissement" consacré à nos quartiers d'antan...

medium_cetaithierle14e.jpgRichement illustré de gravures et de cartes postales anciennes, cet ouvrage est une invitation à la découverte des quartiers, mais aussi des habitants, célèbres ou anonymes, qui façonnèrent l’histoire du XIVe arrondissement. Il entraîne le lecteur dans une exploration à la fois érudite et vivante des charmes de cette véritable « ville dans la Ville » : les artistes de Montparnasse, les théâtres de la rue de la Gaîté, le parc Montsouris, La Cité universitaire, la place Denfert-Rochereau, les catacombes, le « château » du Maine, l’hôpital Broussais, le chemin de fer de petite ceinture, les cinémas-palaces… et bien plus encore !

Un ouvrage de Daniel Simon, publié par les éditions Arcadia... N'hésitez pas à la commander dans votre librairie de quartier favorite (code ISBN : 2-913019-25-0) !

Camille

Plus d'info :
+ Ouvrage format 20,5x20,5 cm - 176 pages - 180 ill. N&B - 29 €.
+
Dans la même collection :
-
Philippe Viguié Desplaces, C’était hier le 7e arrondissement. ISBN 2-913019-13-7.
- Danielle Chadych et Dominique Leborgne, C’était hier le 11e arrondissement. ISBN 2-913019-12-9.
- Claude Couraud, C’était hier le 12e arrondissement. ISBN 2-913019-11-0.
- Gérard Conte, C’était hier le 13e arrondissement. ISBN 2-913019-10-2.
- Bernard Ucla et Michel Willard, C’était hier le 15e arrondissement. ISBN 2-913019-14-5.

lundi, 13 mars 2006

L'Express 14 : sous pression

L'Express 14 (73 rue Daguerre - voir le plan du quartier) bar de nuit discothèque insonorisé s'est vu interrompre sèchement sa deuxième partie de concert par la police à minuit. Raison invoquée : la plainte d'un (seul) voisin de l'immeuble.

medium_73_rue_daguerre_75014.jpgIl est à noter qu’il n’y a jamais eu aucune plainte sur ce lieu, qui fait face à La bélière, autre lieu de musique avec une longue histoire de plaintes et de combats pour sa sauvegarde. La police aurait au passage inspecté la propreté du bar (?!) et dressé un procès verbal ...pour tapage nocturne ?! Vu que c’était un concert acoustique, c’est dur à croire. Quand on connaît l'endroit, on sait qu'on n'entend rien au dehors... Et je précise que j'habite en face et que pendant des années, je ne savais pas qu'ils organisaient des concerts !

Ca fait deux fois que l’Express 14 est dans le collimateur du commissariat. La dernière fois c’était les affiches.

Il y a un concert prévu le week-end prochain YO AND COW à 22 heures le vendredi et samedi. Je crois qu’il est bon que vous informe et de se tenir mobilisé. Nous allons essayer une médiation. Et nous demandons à toute personne qui le peut de nous aider à le faire.

Une fois de plus on éradiquerait la musique dans la ville sur claquement de doigts suite à une plainte ultra minoritaire.
Quand les gens du quartier font bon ménage. L’intérêt  d’une seule personne contre une activité artistique et une économie. En attendant des éclaircissements...

Morg
Président de MUSI14

Plus d'info :
+ Le site de internet de l'Express 14 : www.express14.com
+ MUSI14 est une association de musiciens du 14e et de défense des lieux culturels de proximité.

mercredi, 08 mars 2006

Etudes et musique : des astuces pour accorder ses violons...

Votre enfant est inscrit au Conservatoire du 14ème Arrondissement et entre en 6ème à la rentrée 2006 ?

Le Collège Paul BERT est, jusqu’à présent, le seul établissement du 14ème arrondissement à proposer des classes avec aménagement d’horaires qui permettent de suivre, dans les meilleures conditions possibles, les cours du Conservatoire, grâce à un partenariat entre la direction du Collège et celle du Conservatoire.

L’enseignement dans les classes avec aménagement d’horaires est strictement le même que celui des autres classes. Seule diffère l’organisation de l’emploi du temps où ne figurent  pas (ou presque pas) d’heures de permanence.
Les cours de ces classes se terminent donc, certains jours,  plus tôt que dans les autres classes. Le temps libéré permet aux élèves de suivre les cours au Conservatoire  hors des créneaux tardifs ou très chargés du mercredi après-midi ou du samedi tout en poursuivant chez eux, dans des conditions horaires confortables,  le travail personnel de leur instrument.

Cette année, par exemple, les élèves de la classe 6ème avec aménagement d’horaires, terminent à 15 heures le lundi et le vendredi ainsi que le mardi une semaine sur deux.

Si, pour la rentrée 2006-2007, vous n’appartenez pas au secteur dévolu au Collège Paul Bert, il vous faut demander pour votre enfant une dérogation, au 3ème trimestre du CM2, (imprimé à retirer au Rectorat de l’Académie de Paris – Service de la Division des Elèves et des Etablissements – 94 avenue Gambetta – Métro Saint-Fargeau) et de demander « la classe musique » de 6ème. Alors que jusqu’à l’année dernière, cette dérogation était accordée sans problème, le Rectorat en juin dernier a refusé par lettre type  toutes les dérogations, y compris celles pour la classe avec aménagement d’horaires. Les parents concernés, avec le soutien de L’APEC, de la FCPE, du Proviseur et de la Principale adjoint de Paul Bert ont fait des demandes en recours qui ont toutes finalement abouti.

Ces dérogations ont permis à ces  élèves inscrits au Conservatoire et  entrant en 6ème de continuer de bénéficier de ces conditions idéales. Elles ont permis aussi le maintien de cette sixième qui a besoin des élèves bénéficiant de dérogations pour être remplie. Les élèves du secteur étant trop peu nombreux. Comme l’année dernière, l’APEC s’est fixé comme objectif de diffuser l’information concernant cette classe et de défendre son existence. Nous prions les parents intéressés, de bien vouloir prendre contact, dès maintenant, avec l’Association des Parents d’Elèves du Conservatoire.

Nous sommes à votre disposition pour toute information et vous tiendrons au courant de nos démarches.

Ami(e)s lecteurs et lectrices... Très cordialement à vous.

Association des Parents d’Elèves et amis du Conservatoire du 14ème arrondissement de Paris. Association Loi de 1901 adhérente de la F.N.A.P.E.C. (Fédération Nationale des Associations de Parents d’Elèves de Conservatoires et écoles de musique, de danse et de théâtre).

Plus d'info :
+ Oui, par mail !

dimanche, 05 mars 2006

Les ventes à la découpe dans le 14e (2/2)

(suite de notre article en date du 2 mars dernier)

Que ce soit dans de grands ensembles immobiliers (par exemple, actuellement rue de la Tombe Issoire) ou de petits immeubles type 1890 -1900, le 14e voit de nombreux programmes se dérouler. La chambre des notaires de Paris surveille de façon continue l'ensemble des ventes immobilières et parvient à détailler les volumes liés aux ventes à la découpe. De cette analyse (1), on parvient à détailler proportion et quantité de logements mis en vente selon ce principe sur les 8 dernières années (chiffres 2005 non disponibles). En ressort effectivement une augmentation sur les dernières années, puisque plus de 500 logements sont concernés dans le 14e, ce qui représente désormais plus d'un logement sur cinq vendus dans notre arrondissement.

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Si le phénomène n'est pas nouveau, comme exposé précédemment, le nombre maximum de ventes à la découpe fut atteint sur Paris en 1997, lorsque les prix de l'immobilier furent au plus bas des 20 dernières années.

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Les effets de la vente à la découpe

Qui plus est, la chambre des notaires note que si on compare strictement le prix au m2, les appartements vendus à la découpe sont en moyenne moins chers que les autres. Explication qui peut en être donné est le fait que les appartements à la découpe sont généralement parmi les plus grands en superficie, ayant par nature un prix au m² inférieurs aux plus petits. Le prix n'est donc que simplement en parfaite relation avec le marché.

Si, pour le 14e, les ventes à la découpe représentent 21% du marché (2004), de façon plus globale, pour Paris elles représentent grosso modo 15% des ventes. Interdire comme le proposent certains (2), ou limiter plus encore par la législation ces ventes relève donc plus du jeu politique que d'un pragmatisme économique : en contractant l'offre de 15% sur un marché déjà exsangue, et où les prix sont tirés vers le haut faute d'adéquation entre la demande et l'offre, nul doute que les prix ne cesseront de monter.

Mais ce ne serait évidemment pas le seul effet. Alors que le logement de façon plus global souffre de pénurie, ce serait également donner un signal fort aux investisseurs institutionnels afin de les dissuader complètement d'investir dans des constructions de logements. Pour eux, ces actifs seraient immobilisés ad vitam aeternam sans possibilité de s'en désengager.

Enfin, ce n'est évidemment pas sans conséquence sur la population de l'arrondissement. Ce n'est pas là une question de mixité sociale, (seuls les revenus > 5300€/mois sont concernés) mais une question sociologique. Le bobo est remplacé par le petit propriétaire, certainement bourgeois lui aussi mais probablement moins bohême.

Pascal

(1) cf. Chambre des Notaires de Paris.

(2) cf.
Dominique Strauss-Kahn.

Plus d'info :
+ Demain soir, les ventes à la découpe dans le 14ème - réunion publique avec Marie-Noëlle Lienemann (ancienne ministre du Logement) à l'invitation de Pierre Castagnou - Mairie du XIVe, salle des mariages - le 6 mars à 19h.
+ Notre fil d'actu "logement & 14e".
+ Un bon plan logement ? Ici.

vendredi, 03 mars 2006

Si vous souhaitez déménager...

...Après toutes ces histoires de vente à la découpe, vous pourrez vous dégager les neurones dès demain soir :-)

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Pierre

Plus d'info :
+ Spirale : Jeune groupe répétant et enregistrant au centre Vercingétorix, Spirale est un projet déjà très abouti, tranchant, punk-rock chanté mais très ouvert, aux structures de morceaux passionnantes. Les paroles, en français, osent la révolte, le lyrisme. Ce sont en outre de vrais fans de musique : jazz, hip-hop... ils vont encore évoluer, c'est sûr, raison de plus pour les voir sans tarder, chez nous.
+ Morgenbuzz : le nouveau groupe de JP Morgand (Les Avions !), habitant du 14ème, est résolument rock, un rock actuel, concis. Réunissant deux jeunes musiciens très talentueux (guitare, batterie), Morgand lui-même, et Mupson à la basse, ils aboutissent à des morceaux très énergiques, tendus entre d'une part de vraies ambiances et d'autre part de vraies explosions.
+ Concert Rock Spirale & MorgenBuzz - centre d'animation Vercingétorix - 181 rue Vercingétorix - PAF 5€ (adhérents 3€) - à partir de 19h.
+ Envie de programmer une petite sortie ? Consultez notre agenda !

jeudi, 02 mars 2006

Les Ventes à la découpe dans le 14e (1/2)

Le 6 mars prochain aura lieu une réunion (1) organisée par la Mairie du 14ème sur un sujet sensible : les ventes à la découpe. A l'invitation de Pierre Castagnou - et à l'occasion de la publication de son livre - Marie-Noëlle Lienneman, ancien Ministre déléguée au Logement (1992-1993) et Secrétaire d'Etat au Logement (2001-2002), exposera ses préconisations pour lutter contre ce phénomène.

Ce système de vente par appartement d'ensemble immobilier est depuis quelques temps la cible de nombreuses attaques venant de la classe politique comme de la société civile. Objet d'une importante médiatisation, ce principe est fortement décrié compte tenu du nombre de personnes concernées et de leurs particularités. Notre 14ème arrondissement voit tout particulièrement ce mécanisme de ventes immobilières. Sans tomber dans un manichéisme, quels sont les effets réels des ventes à la découpe ?

Les ventes à la découpe, kezako ?

Nombre de grands investisseurs (assurances, banques, mutuelles, etc.) disposent d'un parc immobilier conséquent, notamment sur Paris. N'étant pas soumis aux mêmes aléas que les personnes physiques, ces investisseurs ont conservés longtemps dans leurs actifs ces biens immobiliers. Or la chute de l'immobilier au début des années 90 a démontrée la fragilité de ces actifs, les poussant à réduire leur exposition au marché immobilier. Est donc apparue dès les années 90 une vente massive de ces logements.

Le principe appliqué à la vente est bien sûr dès le début en respect avec les obligations légales, autorisant tout propriétaire à ne pas renouveler un bail pour effectuer une vente, et donnant un droit de préemption à son locataire. Mais la hausse de l'immobilier a modifié la donne et transformé ce qui pouvait paraître pour le locataire souvent comme une aubaine parfois en véritable calvaire. Les prix actuels sont effectivement devenus prohibitifs pour la plupart des locataires. Toutefois cela n'a pas toujours été le cas. On peut citer par exemple (2) un programme de vente à la découpe en 1998 rue du commandant Mouchotte où 35 à 45% des locataires ont exercés leur droit de préemption pour acquérir leur  logement à 2300 €/m², ce qui en laisserait plus d'un songeur aujourd'hui. Plus proche mais toujours bien visible, le panneau publicitaire de la GEMCO Avenue du Général Leclerc annonçant des appartements à 4400€/m². Aujourd'hui, avec une hausse de l'immobilier portant le prix moyen du m² à plus de 5500 €, ce même phénomène de ventes à la découpe catalyse désormais toutes les attaques contre ce qui est appelé spéculation immobilière.

Une législation déjà étoffée

Pourtant, la législation n'a cessé de s'alourdir afin de protéger les locataires contre ce type de vente. Désormais tout locataire invalide de façon importante ou qui aura 75 ans révolus d'ici à la fin de son bail peut rester occupant. De plus, est protégé tout locataire aux revenus inférieurs à 100 % du plafond du PLI (prêt locatif intermédiaire), donc qui gagne moins de 5 300 € par mois pour un couple sans enfant et 6 300 € pour un couple avec deux enfants (3). Effet pervers inéluctable, mieux vaudrait pour un propriétaire institutionnel ne jamais louer aux personnes aux revenus modestes, ou à des personnes âgées et handicapés au risque de ne pas pouvoir disposer de ses actifs...  Un comble.

Face à cette législation, des groupes spécialisés ont investi cette activité de réhabilitation, de commercialisation et de traitement très juridique de chacun des dossiers. Cette activité étant souvent bien éloignée du périmètre d'activité des propriétaires des ensembles immobiliers, cette vente leur est souvent déléguée. Certes, parfois leurs agissements sont bien à la limite du droit mais leur plus grand tort serait d'avoir une rentabilité très importante, d'être bien souvent d'origine américaine mais surtout d’oser s'attaquer à des locataires ayant des revenus de plus de 5300 €/mois…  Même en éprouvant toute sympathie avec Jeanne Moreau ou Lionel Jospin, on peut se douter que l'écho médiatique serait bien moindre si les locataires " découpés " était issus de classes plus défavorisés, et notamment avec moins d'éléments évoluant dans les sphères médiatiques.

Enfin, et c'est bien ce qui a fait réagir légitimement beaucoup de locataires, les logements avaient tendance à être vendu en premier lieu (avant réhabilitation, marketing, commercialisation) à ces intermédiaires pour des prix souvent inférieur au prix du marché. Ces locataires, parfois non informés du changement de propriétaire, ne le découvraient que lors de la vente par morceau effectuée par ce même intermédiaire. Bien sûr, cette vente où la préemption du locataire était applicable se faisait une fois la marge prélevée, à des prix bien supérieurs aux prix initiaux. Une proposition de loi a été adoptée le 16/06/2005 afin de rendre ce mécanisme impossible puisque si l'acquéreur ne s'engage pas à maintenir le statut locatif pendant six ans, le locataire doit être informé des conditions de vente de son logement par le vendeur et acheter directement auprès de lui - en principe avant que l'acquéreur impose une plus-value supplémentaire. A noter, Yves Cochet, député (Vert) du XIVe arrondissement - 11e circonscription (Plaisance / Petit-Montrouge) a voté contre ce projet de loi (4). Principale demande des opposants à ce texte, que la décision revienne entièrement aux collectivités locales en émettant un permis de diviser comme il existe un permis de construire.

Pascal

(1) Mairie du XIVe, Salle des mariages - 6 mars 2006 - 19h.
(2) Groupe Ad Valorem.
(3) cf. Agence départementale d’information sur le logement de Paris.
(4) cf. quotidien La Tribune - 17/06/05.

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